Films 22 : le grand retour du Guet des orfèvres

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Romain d'Huissier
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Re: Films 22 : le grand retour du Guet des orfèvres

Message par Romain d'Huissier » jeu. sept. 14, 2017 9:12 am

Loris a écrit :
mer. sept. 13, 2017 9:36 pm
Ce sue je reproche à l'épisode 7 c'est d'avoir la même histoire que l'episode 4 !

Non.

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Kandjar
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Re: Films 22 : le grand retour du Guet des orfèvres

Message par Kandjar » jeu. sept. 14, 2017 9:25 am

Romain d'Huissier a écrit :
jeu. sept. 14, 2017 9:12 am
Loris a écrit :
mer. sept. 13, 2017 9:36 pm
Ce sue je reproche à l'épisode 7 c'est d'avoir la même histoire que l'episode 4 !

Non.

Bravo à tous les deux. Si vous voulez faire une battle de péremptoire, vous pouvez le faire par sms ?
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Romain d'Huissier
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Re: Films 22 : le grand retour du Guet des orfèvres

Message par Romain d'Huissier » jeu. sept. 14, 2017 9:29 am

Roh, c'était juste un clin d'oeil à l'époque greuh. ;)

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Message par le Zakhan Noir » jeu. sept. 14, 2017 9:34 am

Bon ça y est, j'ai enfin vu Maubeuge, de Christopher Nolan. Un film de guerre/social finalement assez vertigineux

C'est l'histoire d'une ville tellement moche que 400000 soldats décident de déserter, quitte à prendre la mer sous le feu ennemi. Même les gradés sont d'accord!

Devant l'assaut implacable d'architectes teutons déments qui veulent topographier la ville pour maubeugiser ensuite les autres villes françaises, l'armée tricolore donne tout ce que 'lle a pour empêcher ce projet diabolique, ce qui permet aux autres d'avoir une chance de fuir

Beaucoup de navires sont envoyés sur la Sambre pour transporter les soldats, mais  la brume rouillée est tellement épaisse que tout le monde panique en discernant les silhouettes des autres navires, et s'entre-coule avec du friendly fire

Les carcasses de Spitfire et de Messerschmidt jonchent les berges, les pilotes ayant piqué du nez en volant au-dessus de la ville, pris à la gorge par un spleen foudroyant

Les habitants, tout droit sortis d'un épisode gore de Walking dead, errent dans les environs fixant de leurs orbites vides les combats et la fuite désespérée  des Alliés.

L'Histoire est respectée, les Allemands ont effectivement fait une longue pause devant Maubeuge, le temps de convaincre des colonnes de chars pourtant surpuissantes d'entrer dans un tel enfer mélancolique et grisâtre


Je vous le conseille vivement, d'autant que les consignes de sécurité sont respectées: il ne dure que 1h40, et les médecins ont établi qu'il fallait être exposé deux heures à une vision de Maubeuge pour avoir des séquelles
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Re: Films 22 : le grand retour du Guet des orfèvres

Message par Macbesse » jeu. sept. 14, 2017 9:40 am

Silenttimo a écrit :
mer. sept. 13, 2017 10:55 pm
 "Frances Ha"...

Attention, tu cites un film de 2012 pour montrer qu'il y avait un dynamisme dans les 90', qui serait perdu aujourd'hui.
Je me suis dit "mais je suis si vieux ?" à la lecture, et je suis allé vérifier. Mais il va devoir être mis au compte de "l'élan perdure".

C'était à n'en point douter un film surprenant et audacieux. Je m'attendais à du sous-Woody Allen (d'autant que le réal' a été tâcheron pour l'industrie, ce à quoi il fait quelques clins d'oeil discrets dans le film), et je ne sais même plus pourquoi j'avais fini par franchir le pas, et j'étais sorti charmé par cette fausse légèreté et par la fragilité des personnages. Et puis... un personnage central de chorégraphe sans faire un biopic d'une grande figure genre Pina Bausch, il fallait oser !

Pour prendre un exemple récent qui me semble équivalent, as-tu vu Paterson ? Je pense que ça pourrait te plaire.

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Re: Films 22 : le grand retour du Guet des orfèvres

Message par Kandjar » jeu. sept. 14, 2017 9:46 am

Romain d'Huissier a écrit :
jeu. sept. 14, 2017 9:29 am
Roh, c'était juste un clin d'oeil à l'époque greuh. ;)
J'ai bien compris, mais je ne suis pas sensible à la nostalgie (alors imagine ceux qui n'ont pas connu l'époque...)
Et la remarque s'appliquait autant à l'un qu'à l'autre. Perso, j'ai bien en tête le vieux sujet Episode VII dans lequel tu as fait une analyse détaillée du film*. J'ai bien du mal à croire que Loris l'a oubliée. C'est un peu dommage de faire comme si...

* sans forcément adhérer à tout hein...
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Re: Films 22 : le grand retour du Guet des orfèvres

Message par Silenttimo » jeu. sept. 14, 2017 9:48 am

Macbesse a écrit :
jeu. sept. 14, 2017 9:40 am
Silenttimo a écrit :
mer. sept. 13, 2017 10:55 pm
 "Frances Ha"...

Attention, tu cites un film de 2012 pour montrer qu'il y avait un dynamisme dans les 90', qui serait perdu aujourd'hui.
Je me suis dit "mais je suis si vieux ?" à la lecture, et je suis allé vérifier. Mais il va devoir être mis au compte de "l'élan perdure".

C'était à n'en point douter un film surprenant et audacieux. Je m'attendais à du sous-Woody Allen (d'autant que le réal' a été tâcheron pour l'industrie, ce à quoi il fait quelques clins d'oeil discrets dans le film), et je ne sais même plus pourquoi j'avais fini par franchir le pas, et j'étais sorti charmé par cette fausse légèreté et par la fragilité des personnages. Et puis... un personnage central de chorégraphe sans faire un biopic d'une grande figure genre Pina Bausch, il fallait oser !

Pour prendre un exemple récent qui me semble équivalent, as-tu vu Paterson ? Je pense que ça pourrait te plaire.  

Pas vu "Paterson".

Je citais "Frances Ha" parmi des films qui pour moi ont réussi à être audacieux ou originaux dans la période 2003-2017, tout en indiquant que (pour moi), la liste était moins longue que pour la période (plus réduite) 1996-2002.
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Re: Films 22 : le grand retour du Guet des orfèvres

Message par Erwan G » jeu. sept. 14, 2017 10:12 am

Dit il en n'ayant pas vu une bonne partie des films incontournables de la période... ;)
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Re: Films 22 : le grand retour du Guet des orfèvres

Message par Fender » jeu. sept. 14, 2017 10:19 am

Définis "catastrophique". Parce que la "naissance" de Darth Vader, comme moment de massacre d'une légende, c'est juste parfait. Presque aussi bien que Jumping Jack Yoda.
Ah oui, c'est vrai j'ai tendance à zapper ce moment de la honte 
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Re: Films 22 : le grand retour du Guet des orfèvres

Message par Macbesse » jeu. sept. 14, 2017 10:24 am

Silenttimo a écrit :
jeu. sept. 14, 2017 9:48 am
Je citais "Frances Ha" parmi des films qui pour moi ont réussi à être audacieux ou originaux dans la période 2003-2017, tout en indiquant que (pour moi), la liste était moins longue que pour la période (plus réduite) 1996-2002. 


Oups.

Comme tu citais Wes Anderson juste avant et que sa filmo s'étend sur les deux périodes, avec Rushmore (1998), la Famille Tenenbaum (2002) et la Vie aquatique (2003), j'ai été confusé.

Je peux aussi revoir l'intégralité de la filmographie plusieurs fois sans me lasser. ;) 
Erwan G a écrit :Dit il en n'ayant pas vu une bonne partie des films incontournables de la période... Image

La liste ! la liste !
 

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Re: Films 22 : le grand retour du Guet des orfèvres

Message par Yusei » jeu. sept. 14, 2017 10:34 am

Je n'ai pas suivi toute la discussion mais en films audacieux récents et américains, je voudrais nominer The Lobster et Beasts of the Southern Wild.

Edit: mince, The Lobster est grec apparemment.
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Re: Zakh 1 Adj 0

Message par Highlandjul » jeu. sept. 14, 2017 10:45 am

le Zakhan Noir a écrit :
jeu. sept. 14, 2017 9:34 am
Bon ça y est, j'ai enfin vu Maubeuge, de Christopher Nolan. Un film de guerre/social finalement assez vertigineux

C'est l'histoire d'une ville tellement moche que 400000 soldats décident de déserter, quitte à prendre la mer sous le feu ennemi. Même les gradés sont d'accord!

Devant l'assaut implacable d'architectes teutons déments qui veulent topographier la ville pour maubeugiser ensuite les autres villes françaises, l'armée tricolore donne tout ce que 'lle a pour empêcher ce projet diabolique, ce qui permet aux autres d'avoir une chance de fuir

Beaucoup de navires sont envoyés sur la Sambre pour transporter les soldats, mais  la brume rouillée est tellement épaisse que tout le monde panique en discernant les silhouettes des autres navires, et s'entre-coule avec du friendly fire

Les carcasses de Spitfire et de Messerschmidt jonchent les berges, les pilotes ayant piqué du nez en volant au-dessus de la ville, pris à la gorge par un spleen foudroyant

Les habitants, tout droit sortis d'un épisode gore de Walking dead, errent dans les environs fixant de leurs orbites vides les combats et la fuite désespérée  des Alliés.

L'Histoire est respectée, les Allemands ont effectivement fait une longue pause devant Maubeuge, le temps de convaincre des colonnes de chars pourtant surpuissantes d'entrer dans un tel enfer mélancolique et grisâtre


Je vous le conseille vivement, d'autant que les consignes de sécurité sont respectées: il ne dure que 1h40, et les médecins ont établi qu'il fallait être exposé deux heures à une vision de Maubeuge pour avoir des séquelles
J'avoue j'ai ri. Mais tu as oublié la superbe collaboration entre Bourvil et Hans Zimmer pour la BO.
Yusei a écrit :
jeu. sept. 14, 2017 10:34 am
Je n'ai pas suivi toute la discussion mais en films audacieux récents et américains, je voudrais nominer The Lobster et Beasts of the Southern Wild.

Edit: mince, The Lobster est grec apparemment.
J'aurais cru britannique pour the Lobster.... Mais oui, je confirme. Génial. Et je rejouterais dans la liste les deux films de Richard " Maurice Moss" Ayoade : Submarine et The Double dans la même veine, mais a priori, c'est du cinéma britannique.

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Re: Films 22 : le grand retour du Guet des orfèvres

Message par Loris » jeu. sept. 14, 2017 11:18 am

Romain d'Huissier a écrit :
jeu. sept. 14, 2017 9:29 am
Roh, c'était juste un clin d'oeil à l'époque greuh. ;)

:D
"Over the centuries, mankind has tried many ways of combating the forces of evil... prayer, fasting, good works and so on. Up until 'DooM', no one seemed to have thought about the double-barrel shotgun. Eat leaden death, demon..."
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Re: Films 22 : le grand retour du Guet des orfèvres

Message par Loludian » jeu. sept. 14, 2017 11:39 am

@Silenttimo : je pense que ça dépend aussi ce qu'on cherche dans un film. Perso, je cherche du divertissement, ou du scénario. Marvel me contente pour du divertissement.

Hier on est allés voir Mother!

C'est... particulier. Je pensais avoir compris le film, puis à la fin je me suis dit "Non ça part trop en cacahuète pour ma théorie".

Au final mon chéri a fait une théorie intéressante qui peut expliquer pas mal de choses.

Spoiler:
L'homme est Dieu, et la femme est la Terre. Cela permet d'expliquer pas mal de choses :
- le premier invité est Adam
- sa femme est Eve
- leurs enfants sont Abel et Caïn
- tous les invités suivants sont l'humanité
- les invités qui repeignent / détruisent tout sont l'humanité qui défigure la Terre par leurs construction / polluent la Terre et la détruisent
- le fils de Dieu est dévoré par les croyants, allégorie de Jésus sacrifié par l'humanité, dont on mange le corps
- le moment où ça part en cacahuète (avec la rave party, la guerre) c'est l'histoire de l'humanité

Bref, c'est une théorie séduisante, mais si on ne prend pas le film sous cet angle, je suis curieux de voir ce qu'on peut en penser.

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Re: Films 22 : le grand retour du Guet des orfèvres

Message par Humphrey B » jeu. sept. 14, 2017 11:46 am

Silenttimo a écrit :
jeu. sept. 14, 2017 9:48 am
Pas vu "Paterson".

Qu'il me soit permis de m'associer à @Macbesse pour conseiller ce film remarquable qu'est Paterson.

Je me permets également de m'autociter et de recopier ci-dessous le post que j'ai commis à son sujet il y a quelque temps (parce que j'avais passé du temps à écrire ce billet, alors flûte ! :D )
 
Humphrey B a écrit :
dim. août 20, 2017 6:30 pm
Je continue mon rattrapage en visionnant les derniers films de plusieurs de mes cinéastes favoris : après Cronenberg (et son décevant Maps to the stars), j'ai continué avec le dernier film de Jim Jarmush : Paterson.

Dans Paterson, on suit la vie d'un homme appelé Paterson (interprété par Adam Driver), qui habite dans la ville de Paterson (New Jersey) et conduit la ligne de bus numéro 23, direction Paterson. Cela fait beaucoup de Paterson dans Paterson, mais l'essentiel est que Paterson (le personnage, suivez un peu) est poète. Avant de prendre son service, ou chez lui le soir, il écrit quelques lignes dans un carnet, qui nous sont lues et qui apparaissent sur l'écran. Paterson est un grand admirateur d'un poète local assez connu, William Carlos Williams, dans la filiation duquel il semble s'inscrire.

C'est très compliqué de parler des poètes au cinéma. Dernièrement, Jane Campion s'y est essayée avec son très beau Bright Star. Mais elle racontait les amours de John Keats plus que son travail de poète. Jarmush s'attaque à quelque chose d'autrement plus difficile : il essaie de montrer le processif créatif d'un poète au travail. Et je trouve qu'il y parvient magnifiquement. Je ne suis pas spécialement amateur de poésie (dans le sens où je n'en lis pas), et les premiers poèmes lus dans le film m'ont un peu désarçonné. C'est de la poésie contemporaine américaine à laquelle je ne suis pas habitué : dans le film, les poèmes de Paterson que l'on entend sont l’œuvre d'un poète bien réel : Ron Padgett. Cette poésie décrit le quotidien, des choses en apparence banales, avec des mots simples. Pourtant au bout d'un moment, cela fonctionne et l'on est emporté par les mots.

Paterson montre le quotidien de son personnage principal dans toute sa routine : il se lève à heure fixe, va travailler en suivant le même chemin, écrit quelques vers, a une conversation avec son collègue Donny (personnage jarmushien s'il en est), conduit son bus, mange au parc, rentre et va promener le chien, avec un arrêt au bar pour une bière. Paterson est contemplatif et avare de mots. Sa vie semble d'une banalité absolue. Paterson partage sa vie avec Laura, sa compagne, qui est comme son contraire : une jeune femme hyper-active et touche-à-tout. Un jour elle peint les rideaux, le lendemain elle achète une guitare et veut devenir chanteuse de country, avant de se lancer dans la pâtisserie. Et elle est douée pour tout ce qu'elle fait : ses cup cakes se vendent comme des petits pains et en une journée elle apprend à jouer de la guitare. Pour autant, en refusant de choisir et de se consacrer à une chose, elle se condamne au papillonnage. Paterson ne fait qu'une seule chose, sans vraiment en avoir l'air. Mais il s'y consacre totalement - ce qui fait de lui un artiste.

Il ne se passe presque rien dans Paterson. Mais c'est un film passionnant, touchant, empli de personnages comme seul Jarmush sait en dessiner. Ce n'est pas un film contemplatif : c'est un film qui invite à la contemplation, en soulignant l'importance de ces presque riens qui trop souvent nous échappent.

Regardez-le, c'est magnifique.
“Harry, I’m going to let you in on a little secret. Every day, once a day, give yourself a present. Don’t plan it. Don’t wait for it. Just let it happen. It could be a new shirt at the men’s store, a catnap in your office chair, or two cups of good, hot black coffee.” – Agent Dale Cooper

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