Gnomes parasites mais siii meugnons

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Tybalt (le retour)
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Re: Gnomes parasites mais siii meugnons

Message par Tybalt (le retour) » sam. janv. 05, 2019 2:36 pm

XO de Vorcen a écrit :
dim. nov. 25, 2018 10:56 am
Pour ma part c'est la case dans laquelle voulait le faire rentrer au chausse-pied la maternelle et le primaire. Nous avons pris contact avec une psychologue qui le suit encore aujourd'hui (11 ans) de loin en loin. Mon fils est intellectuellement précoce. Il s'ennuyait en cours et dans ce cas ne tenait plus en place. C'est souvent accompagné d'un rejet aigu de l'injustice pouvant donner des crises. Le corps enseignant et académique n'avait comme seule réponse l'hyperactivité pour laquelle ils ont un protocole. Il a fallu que leur propre psychologue une fois saisi et disponible (c'est là que ça peut traîner) s'accorde avec notre psy pour qu'ils nous lâchent un peu.

Ça m'étonne un peu (mais pas beaucoup).
Etant enseignant en collège, j'ai une expérience en partie différente : on a des protocoles pour pas mal de cas différents, parmi lesquels l'hyperactivité et les enfants intellectuellement précoces sont deux cas bien distincts. Ça prend toujours du temps à diagnostiquer finement, mais, de manière générale, je trouve qu'il y a plus d'efforts pour prendre en compte une plus grande palette de cas individuels qu'au temps où j'étais moi-même collégien et où tout ça n'existait pas (je n'étais pas au courant de tout à l'époque, bien sûr, mais il y a des trucs qui se voient, quand même, notamment les assistantes de vie scolaire qui ont été mises en place récemment).
En revanche, il y a clairement un manque de formation des enseignants dans ces domaines au niveau du collège. Les formations se font à la demande (sachant que quand on veut faire une formation, ça prend très souvent sur les cours, donc on se met en retard dans la progression du programme et on s'expose souvent à nourrir les commentaires gratuits des parents sur "l'absentéisme" des profs), ça dépend fortement des places qui restent, et les enseignants qui ne veulent pas en faire n'en font pas, point. Du coup, les collègues qui n'ont pas l'esprit très ouvert sur ces sujets peuvent tranquillement rester dans leur ignorance. Il faut savoir aussi que les institutions au ministère disposent d'un budget ridicule pour la formation continue des profs (sauf en 2016 où il y avait beaucoup de budget pour les formations visant à mettre en place la réforme en l'imposant aux profs, et très peu de budget pour tout le reste). Du coup, la prise en charge des cas individuels continue à dépendre fortement de la bonne volonté très variable des profs sur qui on tombe, ce qui n'est pas normal.
Au moins, il y a une part de contrôle de la part des directions de établissements, et les infirmières/assistantes sociales qui peuvent aussi avoir leur mot à dire, mais, là aussi, on manque d'argent : dans mon établissement actuel, par exemple, l'infirmière est présente trois jours sur cinq et on a passé des mois sans assistante sociale.
Bref, ça m'étonne un peu qu'au niveau maternelle et primaire ce soit toujours aussi peu avancé, alors qu'il y a eu des efforts de faits au niveau du collège et qu'en théorie, c'est-à-dire selon le discours du ministère, les plus gros moyens sont mis au niveau élémentaire et primaire actuellement. Mais ça ne m'étonne pas beaucoup que le résultat soit très perfectible, parce que c'est aussi le cas au collège.
C'étaient mes deux centimes sur le sujet.
Mes sites : Kosmos (un jdra sur la mythologie grecque qui a vraiment lu les auteurs antiques pour vous) et mon blog de lectures.

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