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Re: Gnomes parasites mais siii meugnons

Publié : lun. avr. 15, 2019 12:12 pm
par Sammael99
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Je vous embête plus très souvent avec mes histoires de petits (il faut dire qu'ils ne sont plus très petits, non plus...)

Mais celle là elle est thématiquement appropriée. Ce bouquin la fascine depuis qu'elle est toute petite, mais ces dernières semaines elle y retourne plus qu'à son tour.

Re: Gnomes parasites mais siii meugnons

Publié : mer. avr. 17, 2019 10:55 am
par le Zakhan Noir
moi,moi,moi, malade comme un chien, mais j'ai quand même envie de partager ce bonheur banalissime avec les parents que vous êtes:  comme j'ai la chance de bosser pas loin de chez moi depuis 2 ans, j'amène et je vais souvent chercher les gamins à l'école.  Et comme j'étais malade, hier, je les ai pris à 16h30, avant la garderie. Et bien pénétrer dans la classe, voir la tête de ton boutchou, sagement assis sur son banc, qui s'illumine en te voyant, et qui crie "papa!!!" en venant se jeter dans tes bras, ça n'a pas de prix... 

Ca durera pas longtemps ces moments là, mais faut en profiter à fond...

Re: Gnomes parasites mais siii meugnons

Publié : mer. avr. 17, 2019 11:08 am
par Zeben
Moi mon kiff du moment c'est le réveil en mode "bonjour mon papa" suivi d'un câlin. Je sais que ça ne va pas durer, mais que c'est bon :wub:

@Sammael99 elle a l'air particulièrement soigneuse ta fille ! La mienne est encore petite mais je me vois mal lui filer un bouquin de ma collection quand je vois comment elle traite ses bouquins. J'espère qu'elle va changer pour que je puisse lui transmettre ma passion sans la brimer ni être tout le temps derrière son dos pour être sûr qu'elle fait attention...

Re: Gnomes parasites mais siii meugnons

Publié : mer. avr. 17, 2019 11:13 am
par Sammael99
Zeben a écrit :
mer. avr. 17, 2019 11:08 am
@Sammael99 elle a l'air particulièrement soigneuse ta fille ! La mienne est encore petite mais je me vois mal lui filer un bouquin de ma collection quand je vois comment elle traite ses bouquins. J'espère qu'elle va changer pour que je puisse lui transmettre ma passion sans la brimer ni être tout le temps derrière son dos pour être sûr qu'elle fait attention...

Elle sait qu'il ne faut pas déconner avec mes bouquins. Bon, elle venait me voir toutes les deux minutes avec le bouquin ouvert entre les mains, donc elle a froissé une page (forcément). Je lui ai expliqué qu'on ne marchait pas avec un livre ouvert, elle s'est excusée, et j'espère que la prochaine fois elle ne le refera pas.

Re: Gnomes parasites mais siii meugnons

Publié : mer. avr. 17, 2019 11:15 am
par Zeben
Sammael99 a écrit :
mer. avr. 17, 2019 11:13 am
Zeben a écrit :
mer. avr. 17, 2019 11:08 am
@Sammael99 elle a l'air particulièrement soigneuse ta fille ! La mienne est encore petite mais je me vois mal lui filer un bouquin de ma collection quand je vois comment elle traite ses bouquins. J'espère qu'elle va changer pour que je puisse lui transmettre ma passion sans la brimer ni être tout le temps derrière son dos pour être sûr qu'elle fait attention...

Elle sait qu'il ne faut pas déconner avec mes bouquins. Bon, elle venait me voir toutes les deux minutes avec le bouquin ouvert entre les mains, donc elle a froissé une page (forcément). Je lui ai expliqué qu'on ne marchait pas avec un livre ouvert, elle s'est excusée, et j'espère que la prochaine fois elle ne le refera pas.

C'est donc une gamine tout ce qu'il y a de plus normale, me voilà rassuré :lol:

Re: Gnomes parasites mais siii meugnons

Publié : jeu. avr. 18, 2019 6:37 pm
par philippe_j
Argh, les livres abimés c'est juste trop dur, ça. Mon petit garnement #2... je sais pas comment c'est possible mais c'est genre dans les dix minutes où un livre ou autre support imprimé arrive à sa portée, il fini soit déchiré directement, soit au minimum froissé.
J'essaye de me faire violence et de me dire que certains trucs sont dispensables, mais ça me brise le coeur quand même, quoi :(

Re: Gnomes parasites mais siii meugnons

Publié : ven. avr. 19, 2019 3:01 pm
par Marchiavel
Notre appartement est rempli de deux choses : des livres, et des jouets de collection/vintage... et ma fille n'a que 3 ans 1/2.

Re: Gnomes parasites mais siii meugnons

Publié : dim. avr. 28, 2019 6:32 pm
par philippe_j
Ouais, c'est pour ça que notre appartement est essentiellement rempli de ... cartons :P (jusqu'à ce que je trouve une solution plus sécurisée).

Re: Gnomes parasites mais siii meugnons

Publié : dim. avr. 28, 2019 7:30 pm
par Ravortel
ben si tu mets le gamin dans le carton :

a. il est content (au début)
b. ce qui était dedans DOIT être disposé dehors.

Prévoir un trou dans le carton pour insérer de la nourriture, sinon le carton sera bouffé.

PS : Fonctionne à l'identique avec une gamine. Mais je ne pratiquerai pas l'horreur Hunkluziw.

Re: Gnomes parasites mais siii meugnons

Publié : jeu. mai 02, 2019 12:32 am
par KamiSeiTo
J'ai rejoint le club ! n_n

a

Publié : jeu. mai 02, 2019 9:44 am
par Krieghund
le Zakhan Noir a écrit :
mer. avr. 17, 2019 10:55 am
moi,moi,moi, malade comme un chien, mais j'ai quand même envie de partager ce bonheur banalissime avec les parents que vous êtes:  comme j'ai la chance de bosser pas loin de chez moi depuis 2 ans, j'amène et je vais souvent chercher les gamins à l'école.  Et comme j'étais malade, hier, je les ai pris à 16h30, avant la garderie. Et bien pénétrer dans la classe, voir la tête de ton boutchou, sagement assis sur son banc, qui s'illumine en te voyant, et qui crie "papa!!!" en venant se jeter dans tes bras, ça n'a pas de prix... 

Ca durera pas longtemps ces moments là, mais faut en profiter à fond...

Ah quand je vais chercher Number One à la crèche, il me voit et se met direct à hurler en pleurant, la tête toute rouge. L'émotion... Et direct cours dans mes bras pour un calin. Mais il s'illumine pas vraiment^^ Et il parle pas encore à 21 mois (il comprend tout, hein ! Mais il a justement compris que parler lui apporterai des emmerdes et qu'il faudra répondre aux questions et non pas que papa/maman devinent ses besoins^^)

Re: Gnomes parasites mais siii meugnons

Publié : dim. mai 05, 2019 12:02 pm
par philippe_j
Moi moi moi, comme j'ai retrouvé un boulot mais que la mission en question est à Metz, je dois donc faire une heure de route le matin et le soir. Et donc numéro 2 se retrouve à aller à la crèche à 7h30 et en sortir à 18h30. En soi, ce n'est pas dramatique puisque l'ainé avait ce même rythme en Chine pendant deux ans, mais ce qui me fait le plus mal c'était de voir sa réaction en réalisant qu'il n'allait pas dans la salle habituelle à la crèche (une seule salle d'accueil, le matin)... complètement accroché à moi, impossible de le détacher, alors que d'habitude il se barre sans se retourner.
Bon, je me dis que y'en a juste pour quelques jours à s'habituer, mais ça me tord les boyaux de l'entendre crier dans mon dos. Déjà que ça me les casse grave de devoir aller travailler aussi loin :/

Re: Gnomes parasites mais siii meugnons

Publié : lun. mai 06, 2019 11:25 am
par Marchiavel
Dur ça. Désolé que vous ayez à vivre ça.

Re: Gnomes parasites mais siii meugnons

Publié : jeu. mai 09, 2019 10:30 pm
par rougepied
Moi, moi, moi, il y a des hauts et des bas avec l’ainé. Sa maitresse nous avait déjà alerté qu’il avait de gros problème d’attention en cours. Mais aux dernières évaluations, ça a été la dégringolade. Et la douche froide pour nous. Si on rajoute le fait qu’il traine des pieds pour faire sérieusement ses devoirs et apprendre ces leçons, qu’il nous parle mal (à nous et à ces grands-parents)…
Heureusement, on a vu la maitresse et elle nous a rassuré sur son attitude en classe : à part son problème d’attention, c’est un bon gars, poli avec ces camarades et honnête.

Cette chute de résultat est d’autant plus surprenante et décourageante que j’ai l’impression de passer un temps fou à lui faire faire ces devoirs. Au point de négliger sa petite sœur de 2 ans. Et je n’ai pas pu m’empêcher de le lui faire remarquer la dernière fois qu’il l’a envoyer paitre. Quand il avait 2 ans, dès que je rentrais, je jouais avec lui jusqu’à ce qu’il soit leur de faire à manger. C’est une chance que sa sœur n’a pas.

Enfin, en attendant les prochaines évaluations, j’ai l’impression que ça va un peu mieux. Jusqu’à la prochaine douche froide.

Re: Gnomes parasites mais siii meugnons

Publié : lun. mai 13, 2019 8:16 am
par Ganelon
Article tragi-comique sur nous et nos enfants
Spoiler:
Parentologie : quand les enfants s’en foutent, adoptez la « fuck it therapy »
CHRONIQUE
Nicolas Santolaria

L’éducation est une science (moyennement) exacte. Cette semaine, Nicolas Santolaria s’interroge sur cette capacité admirable de notre progéniture à résister passivement aux injonctions des adultes.

Quand on devient parent, notre grille d’analyse du réel se trouve bouleversée de fond en comble. D’ancien glandeur concerné par pas grand-chose, on passe en un clin d’œil au statut d’individu préoccupé par tout : l’hygiène des mains, l’heure du coucher, l’exposition aux écrans. Alors que vous traversiez l’existence avec une distanciation flegmatique tel « le Duc » du Big Lebowski (et, éventuellement, avec une robe de chambre élimée), vous voilà devenu un type pestant contre la grève de la maternelle et la présence de « sucre ajouté » dans les compotes.

C’est comme si, du simple fait que vous avez désormais un – ou plusieurs – enfant(s) à charge, votre façon de voir la vie avait été ­dépouillée en un clin d’œil de toute sa légèreté. Où est-il, ce poète inconséquent qui bâfrait des Pringles par piles entières et s’enfilait des pintes de houblon sans se soucier du lendemain ? Apparemment disparu dans le triangle des Bermudes de la parentalité…

Antidéveloppement personnel
C’est pour reprendre contact avec cette ­légèreté existentielle évanouie que, ces dernières années, s’est développée la « fuck it therapy », ou « rien à foutre thérapie », en français dans le texte. Consistant à balayer les injonctions d’un revers de main assorti d’un « je m’en fous ! » conjuratoire, cette méthode d’antidéveloppement personnel encombre les présentoirs des librairies : Fuck thérapie. La boîte à outils pour une auto-psy, de Blandine Daveau (La Martinière, 2016) ; L’Art subtil de s’en foutre. Un guide à contre-courant pour être soi-même, de Mark Manson (Eyrolles, 2017) ; Le Bonheur grâce à la thérapie du rien à foutre, de John C. Parkin (Editions Contre-dires, 2017)…

Naviguant entre psychologie de comptoir et spiritualité laïque, ce courant aux contours flous souligne à sa façon l’une des dimensions les plus ironiques de votre nouvelle condition de parent : alors que vous êtes en train de vous transformer en individu stressé par tout un tas de détails sans importance, vous voyez se dresser face à vous, sous les traits rugissants de votre progéniture, une sorte de miroir inversé de votre propre névrose. En plus de balancer de la ­purée sur le mur du salon et de déranger le voisinage à force de cris ­stridents, ce punk en Babygro qui vous toise depuis la branche supérieure de l’arbre généalogique ne cesse de vous rappeler à votre embarrassant néoconservatisme.

« Mets tes chaussures ! », « range ta chambre ! » Occupés par leurs Playmobil, les deux mini-rebelles qui peuplent mon appartement n’en ont strictement rien à carrer.

Dans son ouvrage La Magie du j’en ai rien à foutre. Adoptez la méthode MêmePasDésolé, (Marabout, 2016), Sarah Knight écrit : « Les enfants n’ont pas l’expérience de la vie, ce qui explique en partie pourquoi ils n’en ont rien à foutre. Tout est bien rangé dans leur tête parce que la connerie du monde qui nous entoure ne s’y est pas encore accumulée. ­Sales petits veinards. » Si les enfants sont de véritables virtuoses du je-m’en-foutisme, c’est en premier lieu parce que leurs besoins primaires sont satisfaits sans qu’ils aient à produire le moindre effort. De là ­découle un état d’esprit où tout ce qui peut paraître important à un ­cerveau adulte est relégué au second plan.

Je peux par exemple répéter quinze fois « Viens prendre ta douche ! », « Mets tes chaussures ! », « Range ta chambre ! » à l’un ou l’autre de mes fils, sans obtenir le moindre résultat tangible. Occupés à organiser une bataille de Playmobil, les deux mini-rebelles qui peuplent mon appartement n’en ont strictement rien à carrer de ces incessants rappels à l’ordre. Je finis donc immanquablement par m’énerver, mais, dans le fond, je trouve admirable cette capacité à appliquer, sans même les connaître, les principes de la « fuck it therapy ».

Un rapport différent au temps
En termes de détachement, les enfants nous surpassent allègrement. Cette divergence fondamentale d’attitude entre géniteurs et progéniture découle, je pense, d’un rapport différent au temps. Focalisé sur des buts à court, moyen et long terme, le géniteur devient gênant à force de vouloir imposer aux autres sa vision téléologique de l’existence : demain c’est l’école, alors il faut vite aller se mettre en pyjama pour être en forme dans un futur proche et devenir polytechnicien dans un futur lointain.

La progéniture, au contraire, n’a que des projets ici et maintenant. Au nom de cette immersion dans un présent amniotique, l’enfant ne voit absolument pas pourquoi il interromprait la construction de cette navette spatiale qui, pour ne pas être bancale, a impérativement besoin d’un second moteur. L’incompréhension intergénérationnelle découle donc, en partie, de ce profond hiatus temporel.

Le je-m’en-foutisme enfantin n’est pas un nihilisme, mais une ultra-discipline, permettant à ceux qui l’appliquent de se concentrer sur les véritables priorités : le jeu, le plaisir de vivre, l’expérience des sens.

Mais qui a raison dans cette affaire ? Car, sans remettre en question le fait que les enfants ont besoin d’un cadre et de certaines limites, on ne peut nier qu’ils nous rappellent aussi, à leur façon, à nos propres errements. En tentant ­régulièrement de m’arracher à mon écran d’ordinateur à coups de mantras tels que « allez papa, on fait la bagarre », c’est comme si mes fils voulaient me faire toucher du doigt l’inanité de cette servitude auto-organisée et le caractère vicié de ma propre échelle de priorités.

Le je-m’en-foutisme enfantin n’est donc pas un nihilisme, mais au contraire une ultra-discipline, permettant à ceux qui l’appliquent de se concentrer sur les véritables priorités (le jeu, le plaisir de vivre, l’expérience des sens), en maintenant à distance l’empire, en partie nécessaire, en partie absurde, des attentes sociales. Malheureusement, l’éducation consiste, dans son versant le plus sombre, à annihiler cette merveilleuse capacité relativiste.

Voilà pourquoi ce matin, lorsque mon fils s’est pour la première fois empressé de mettre ses chaussures pour ne pas arriver en retard à l’école, j’y ai vu un progrès, mais je n’ai pu m’empêcher également d’y percevoir, avec une pointe de tristesse, le premier signe annonciateur d’un je-m’en-foutisme vacillant.

Nicolas Santolaria