Film : Les Blockbusters qui (dé)tonnent

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Rosco
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Re: Film : Les Blockbusters qui (dé)tonnent

Message par Rosco »

Dien bien phu est un film sur la guerre pas un film de guerre.
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Guts of Darkness
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Re: Film : Les Blockbusters qui (dé)tonnent

Message par Guts of Darkness »

Libre à toi de le penser.
Le réalisateur tait présent et a été prisonnier. Il filme ce qu'il connaît c'est donc bien un film de guerre, puisqu'il y a toutes les phases du siège.
Quand le con pointe du doigt près de quelqu’un, espère-t-il montrer la lune et penser dénicher un fou ou veut-il faire sentir son doigt qu’il s’est récemment mis dans le cul, parce qu’il a lu que cela permettait de deviner la direction du vent ?

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Lord Foxhole
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Re: Film : Les Blockbusters qui (dé)tonnent

Message par Lord Foxhole »

Corrigez-moi si je me trompe, parce que je n'ai visionné le film qu'une seule fois....  Dans Diên Biên Phu, le seul moment où le spectateur voit enfin les soldats viêtminhs  de prés, c'est juste à la fin, non ? 
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Silenttimo
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Re: Film : Les Blockbusters qui (dé)tonnent

Message par Silenttimo »

Un film de guerre doit-il nécessairement montrer des combats ?

Vous avez 2h...

:mrgreen:
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Mugen
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Re: Film : Les Blockbusters qui (dé)tonnent

Message par Mugen »

Rosco a écrit :
lun. janv. 13, 2020 8:43 pm
Dien bien phu est un film sur la guerre pas un film de guerre.
Comme toute l'oeuvre de Schoendorfer

Oui, mais on doit pouvoir dire la même chose de 1917.
Il y a bien des hommes qui s'affrontent à certains moments, et des morts, mais jamais une seule bataille n'est filmée
Et je précise que je l'ai vu.

Au final, c'est un film très proche de Il faut sauver le Soldat Ryan, si l'on excepte le parti-pris de filmer en plans-séquence, toujours centrés sur un acteur ou un autre.
Sois satisfait des fruit, des fleurs et même des feuilles,
Si c'est dans ton jardin à toi que tu les cueilles.
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Re: Film : Les Blockbusters qui (dé)tonnent

Message par Rosco »

@Guts of Darkness @Mugen
Schoendorfer ne filme jamais les combats, toujours les hommes entres les combats, saut peut être dans la 317 eme section, ou il me semble que l'on voit un peu de combatDans Dien bien Phu,, le rôle du cameraman est joué par son fils.
Il filme la conséquence de la guerre sur les hommes plus que la guerre.
Pas un hasard si il a eu un oscar pour un documentaire, il fut reporter avant d'être romancier puis cinéaste à son retour d'Indochine.
Lui même ne se considérait pas comme un soldat, mais si il a été militaire car il n'avait pas combatu mais vécu et filmé des combats.
Cela ne n'empechait pas des véterants de le traiter en égal

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Silenttimo
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Re: Film : Les Blockbusters qui (dé)tonnent

Message par Silenttimo »

Un peu de rattrapage (volontaire) sur des films des 80's et 90's (liens IMDB) :

- "Charlie" (1984) : adaptation trop fidèle et pas très emballante du roman de King "firestarter". C'est lisse, sans surprise, avec des effets spéciaux un peu datés. Pas nul, mais médiocre. Le moment le plus réussi étant le passage relatant les tests médicaux (et les suites) auxquels les parents de Charlie sont soumis parmi d'autres volontaires.

- "Cujo" (1983) : autre adaptation de King (là, je n'ai pas lu le roman original, donc difficile de comparer). Et contrairement à "Charlie", le réalisateur s'empare de la matière. Bien que les films aient la même note sur IMDB, "Cujo" est beaucoup plus réussi, sans conteste, et tout y est supérieur à "Charlie" : la photo, la réalisation, le casting, les effets spéciaux (certes, pas de fantastique pour "Cujo", mais les effets avec des animaux ne sont pas toujours évidents). En outre, le film bénéficie d'une magnifique restauration et la copie que j'ai vue est vraiment très belle.

- "La nuit des morts-vivants", le remake (1990) : avec la bénédiction de Romero (producteur exécutif qui semble avoir suivi de très près le tournage), Tom Savini (spécialiste des effets spéciaux et du maquillage gore avec qui Romero a travaillé dès 1977 et surtout pour "Zombies" en 1978) réalise un remake globalement réussi.
Mais je trouve que cette réussite doit surtout au début (du début à l'arrivée de Barbara dans la maison) et à la fin (la fuite de Barbara, son sauvetage, et le retour à la maison avec les milices), ainsi qu'à la personnalité de Pat Tallman qui incarne une Barbara "bad ass" bien éloignée de l'originale (passé le choc initial), ce qui est totalement volontaire de la part de Savini.
La fin est AMHA globalement supérieure à la version d'origine, et certaines séquences ajoutées, notamment le bûcher final, devaient figurer dans la version de 1968 avant d'être retirées (visiblement,en raison de tensions raciales). Le rôle prépondérant joué par Barbara constitue également un point fort de ce remake.
En revanche, toute la partie dans la maison me paraît plus faible, même si l'adaptation est fidèle par rapport à la version de 1968.
Mais je n'ai pas boudé mon plaisir, d'autant que je ne prendrai pas de cervelle au déjeuner !
:mrgreen:

- "Galaxy quest" (1999) : je lorgnais sur ce film depuis un moment, ne sachant pas totalement à quoi m'attendre, nanar ou réussite (et puis je n'ai jamais accroché à Star Trek que ce film parodie).
Donc un peu de détente...
J'ai trouvé ce film réussi, bien divertissant, avec quelques moments franchement drôles ou loufoques, et j'ai passé un bon moment.
Je me demande ce que cela aurait donné avec un acteur plus réputé que Tim Allen, parce que Sigourney Weaver, Alan Rickman, Sam Rockwell et Tony Shaloub tendent un peu à l'éclipser, alors qu'il est censé être la grosse vedette du show.
L'idée de départ est très bonne (et conne !), et le résultat est assez cohérent avec le nawak de la situation de départ.


S'agissant de films plus récents :

- "Grâce à Dieu" (2018) : le film de François Ozon est tristement d'actualité. Il raconte le dépôt de plainte contre le père Preynat et la constitution de l'association "La parole libérée".
Le film est une très belle réussite cinématographique et esthétique. Le traitement du sujet reste le plus factuel possible, les personnages incarnent les principaux protagonistes accusateurs. Une grande réussite sur un sujet délicat et casse-gueule.
Balasko et Swann Arlaud y sont tous deux remarquables, notamment le second.
La réalité du sujet, toutefois, reste glaçante.

- "Les incognitos" (spies in disguise, 2019) : film d'animation sympa et assez réussi, qui exploite le thème du "buddy movie" dans le milieu de l'espionnage avec un espion #1 qui louche vers James Bond.
Toutefois, à l'instar de trop de films US d'animation, je trouve le rythme général un peu trop effréné, et il n'y a pas assez de moments de respiration permettant d'apprécier certains gags ou certaines situations ou répliques.
Mes enfants ont également aimé, mais l'intrigue générale d'espionnage n'est pas aussi évidente à comprendre que dans bon nombre de films d'animation (notamment chez Pixar) qui peuvent convenir aussi bien aux 6-9 qu'au 10-15 (et plus !).
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rogre
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Re: Film : Les Blockbusters qui (dé)tonnent

Message par rogre »

Vous n'avez pas aimé "Star Wars IX" (bon, moi personnellement ça m'a plutôt plu…)?
Rabattez vous sur "Starcrash, le choc des étoiles" (1978), film italien avec Caroline Munroe (en bikini, c'est notoire!) et David Hasselhoff - et d'autres très très bons acteurs, des dialogues frappés au coin du bon sens, des robots, des lasers, des effets spaciaux multicolores, des maquettes, des troglodytes. Musique classe de John Barry

Le film étant très connu - si si, je l'avais vu en salle, je viens de le revoir - je serai bref et feignant, et reprendrai juste, parce que je suis sans voix, parce que c'est beau, le début de la critique par "Nanarland":
"Il est des moments d'émotion culturelle qui marquent la vie de tout homme à la fibre artistique un tant soit peu développée. La lecture d' « Ulysse » de James Joyce pour le lettré; la découverte de Vermeer pour l'amateur de peinture ; la chronique de « Starcrash, le choc des étoiles » pour le nanardeur ! L'angoisse étreint alors l'âme de l'esthète : serai-je à la hauteur du Grand Œuvre qui se présente à moi ? Car « Starcrash » de Luigi Cozzi, c'est… comment dire ? Ce n'est pas n'importe quoi ! Quel sociologue nanar évaluera-t-il un jour combien de vocations de nanardeurs sont nées sous la puissance de ce choc des étoiles ?"

Ah quand même, le synopsis? Du moins le déroulé du début du film - comme dans SW, mais en fixe, et fautes incluses:

« Au-delà des temps, la vie existait aux confins de l'univers. Des galaxies entières prospéraient sous le règne bienveillant de l'Empereur des étoiles. Jusqu'au jour où le féroce Zarth Arn, qui régnait sur les étoiles maudites, découvrit l'arme absolue, capable de dominer les esprits. L'Empereur, informé de l'accès de mégalomanie de Zarth Arn, chargea une frégate spaciale (sic) d'enquêter sur ses projets. La frégate fut détruite. Zarth Arn, qui se crut invincible et entreprit la conquête de la galaxie. (sic) Des étoiles maudites aux confins de l'univers, Zarth Arn répend (sic) terreur et destruction. L'heure arrive enfin de s'opposer à son délire de domination. »

Franchement, c'est un beau film, réussi dans son genre - et surtout au vu de son budget, d'au moins 50000 lires. Et Caroline Munoe est en bikini très expressive.

http://www.nanarland.com/Chroniques/chr ... crash.html


Décidément feignant et crevé, j'ai mi-dérogé, hier soir, à mon 16ème (de suite) James Bond à la télé: le fameux et atypique (quoique…) "Jamais plus Jamais" (1983), d'Irvin Kershner (oui, celui-là), avec un Sean Connery de 54 ans à moumoute mais classe, Kim Basinger ET Barbarra Carrera (et en bikini, c'est obligé), Klaus-Maria Brandeuer (le méchant vicelard à accent), et de gros problèmes de droits notamment musicaux - du coup les mélodies guillerettes austin-poweresques sont de Michel Legrand! Je suis allé me coucher au milieu: il est vrai que je l'avais vu en salle, et je me souvenais de tout, car, sérieux ou pure parodie, c'est un bon JB - quoique pur remake d'"Opération Tonnerre", avec le SPECTRE de Bloefeld (Max von Sydow et son chat), et anticipant sur le début "de Skyfall" - Synopsis : James Bond a vieilli. Il est considéré par ses supérieurs comme étant bon pour la retraite… Scénar idiot, vulgarité (on jure beaucoup), costumes crème et survet gris, jeux videos, requins, Rowan Atkinson, grivoiserie constante, étonnamment bien filmé: un JB post-moderne, mais fidèle à lui-même, et plus réussi que la plupart des Moore !


 
"La description d'un Casusien moyen: un expert en tout, une incapacité à communiquer, la légèreté d'un tractopelle et l'empathie d'une brique." :P (glamourous.sam)

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Guts of Darkness
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Re: Film : Les Blockbusters qui (dé)tonnent

Message par Guts of Darkness »

Kamikaze: assaut dans le pacifique (2007 - titre anglais : For those We Love) est un film japonais sur les derniers jours d'une unité de pilotes kamikaze, à la fin de la Seconde Guerre mondiale (bataille d’Okinawa où les Japonais perdent près de 8000 avions, la plupart Kamikaze) et est un hommage à ces soldats qui se sont sacrifiés pour leur pays. On découvre donc l'origine, quand le vice-amiral Onishi décide en 1944 d’utiliser des unités kamikazes en parlant de bombardement ciblé, afin de préserver l'honneur du pays, que ce soit dans la victoire ou la défaite. Les premières missions sont des ordres de se sacrifier auxquels les pilotes obéissent, puis vu le succès (un porte-avion endommagé, un porte-avion d'escorte coulé) et le statut de héros que les pilotes acquièrent, l’afflux de jeunes pilotes volontaires est immédiat et constant. Le mot d’ordre est défense de la nation et survivre à la « mission » équivaut à une trahison.

L’histoire se déroule à travers une mère de famille qui tient un restaurant à Chiran, près d’une base « d’unités spéciales » où les recrues viennent souvent y manger. Elle garde la mémoire des jeunes qui se confient à elle et qui, malgré le couvre-feu, font la fête la veille de leur départ.

La plupart des scènes sont issues d’images d’archive (américaines), prises depuis les navires. Cela vaut d’ailleurs tous les FX actuels. Mais on voit aussi les attaques des kamikazes depuis le cockpit, avec le passage des CAP (close air patrol – les avions en l’air qui défendent la flotte américaine) qui font souvent un carnage car les avions des kamikazes ne sont pas les plus récents et sont sans escorte, puis le passage en dessous des nuages et la DCA qui déchaîne un feu d’enfer, passer les destroyers qui servent de sentinelles avancées et atteindre si possible les porte-avions.

En fait, ces jeunes qui étaient considérés comme des héros durant la guerre ont été quasiment oubliés et le réalisateur a voulu leur rendre hommage.

Si vous ne souhaitez pas voir le film, vous pouvez toujours regarder cette vidéo non officielle de Warum Joe, groupe punk français, dont le titre est Vent Divin (Kamikaze en japonais) qui montre quelques images d'archive.
Quand le con pointe du doigt près de quelqu’un, espère-t-il montrer la lune et penser dénicher un fou ou veut-il faire sentir son doigt qu’il s’est récemment mis dans le cul, parce qu’il a lu que cela permettait de deviner la direction du vent ?

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Re: Film : Les Blockbusters qui (dé)tonnent

Message par Guts of Darkness »

Jexi est une comédie US sur un sujet qui aurait pu être traité comme un film d'horreur: un téléphone portable intelligent, successeur de Cortana et Siri qui développe des émotions humaines.
C'est très fun, avec une idée qui ne semble pas si originale, mais à laquelle personne n'avait pensé. Le seul défaut est cette habitude maintenant qu'ont les comédies américaines de se sentir obligées de rajouter des scènes muettes (sur fond musical) pour montrer des scènes de joie et de bonheur. Cela fait clip vidéo et cela déconnecte du film à mon avis.

Ah! Les films d'auteur français... Twentynine Palms de Bruno Dumont entre dans cette catégorie. Le pitch: le quotidien d'un couple (un photographe et son modèle) en repérage dans un désert californien. Donc on a droit à un film quasiment sans dialogue, entrecoupé de scènes de cul presque dignes d'un porno (il n'y a que la pénétration qu'on ne voit pas). On se fait chier pendant 2h00 à attendre que ce merdeux montre un peu ses outils de travail, ne serait-ce qu'un appareil photo, plutôt que ses burnes et sa queue. Je parle de merdeux, car c'est le genre d'abruti à chialer dès que sa grosse voiture rouge (qu'il a sans doute louée) est un peu rayé par des arbustes, mais qui se contrefout d'écraser un chien. Et puis, 20 minutes avant la fin, on a droit à un remake de Duel, Délivrance et d'un slasher à la fois. Quel chef d’œuvre! Et surtout, ce film sans musique à part celle de la radio, quelle trouvaille pour grappiller un peu sur le budget des droits de la Gema.

Je ne suis pas le dernier à critiquer Hollywood, mais que l’intelligentsia française se pâme sur ce genre de film en criant au prodige me fait penser à la merde d'artiste. Après, l'hystérie sur le réchauffement climatique et la faim dans le monde (dont on parle à la télé depuis plus de 40 ans) ne peut que me faire doucement sourire.
Quand le con pointe du doigt près de quelqu’un, espère-t-il montrer la lune et penser dénicher un fou ou veut-il faire sentir son doigt qu’il s’est récemment mis dans le cul, parce qu’il a lu que cela permettait de deviner la direction du vent ?

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