Film : Les Blockbusters qui (dé)tonnent

Ciné, télé, zik et bla bla persos (trolls, floodeurs et baskets interdits)
Avatar de l’utilisateur
Humphrey B
Dieu des physiciens wargamers
Messages : 4937
Inscription : sam. avr. 03, 2010 7:35 pm
Localisation : Troyes
Contact :

Re: Film : Les Blockbusters qui (dé)tonnent

Message par Humphrey B »

Meuh a écrit :
lun. mars 23, 2020 11:10 am
Pour moi 1917 est au film de guerre ce que Gravity est au film spatial : le prétexte et les péripéties sont improbables, mais on y va juste pour retenir son souffle pendant 2 heures devant un grand écran (effectivement aucun intérêt ailleurs). C'est un tour de montagnes russes thématisé, si on se rend à la fête foraine en espérant un cour d'histoire c'est forcément décevant.

Je suis d'accord avec toi sur les intentions : tu décris ce que Mendes voulait. Mais sur moi, ça n'a marché du tout. Je n'ai pas retenu mon souffle, je me suis emmerdé. Tout m'a semblé faux.

@Rosco : merci pour la précision historique sur le retrait des troupes allemandes (qui éclaircit bien des choses).
“Harry, I’m going to let you in on a little secret. Every day, once a day, give yourself a present. Don’t plan it. Don’t wait for it. Just let it happen. It could be a new shirt at the men’s store, a catnap in your office chair, or two cups of good, hot black coffee.” – Agent Dale Cooper

Rosco
Dieu en cours d'affectation
Dieu en cours d'affectation
Messages : 1710
Inscription : dim. avr. 30, 2017 10:23 am

Re: Film : Les Blockbusters qui (dé)tonnent

Message par Rosco »

@Humphrey B
J'ai beaucoup aimé le cynisme de cumberbatch qui dit on stop l'attaque aujourd'hui sur cet ordre, mais on réattaquera demain sur un autre ordre

Avatar de l’utilisateur
rogre
RDieu
Messages : 4032
Inscription : jeu. déc. 06, 2007 12:53 pm
Localisation : Lyon 6è

Re: Film : Les Blockbusters qui (dé)tonnent

Message par rogre »

Suite de la série infernale des Bond… Pas le choix, confinement… Que faire d'autre?
Ce soir, « Vivre et laisser mourir » (« Live and let ddiiiiiiieeee », excellente chanson de Mc Cartney/Wings/Dossiers de l’Ecran). 8ème JB. Séquence pré-générique « Avengeresque », bizarre et macabre : meurtre sonique à l’ONU, convoi funéraire homicide, cérémonie vaudou ! – le tout sans James. Ce film est l’équivalent des fameux épisodes de « Starksky et Hutch » à Haïti – croisé de blaxploitation. Guy Hamilton réalise avec classe cette étrange panade, où James arbore une montre Seiko (cristaux liquides rouges, semblable à celle que j’avais reçue pour ma communion) magnétique, dont il sert pour ouvrir les fermetures éclair (moi, idem !) ; puis une Rolex. Pas de Q dans cet épisode, juste mentionné. Bond habite dans un cossu appart londonien tout à fait comme Steed. Moore, pour la première fois dans le rôle, est encore très juvénile, fringant, crédible et bien coiffé. La girl de l’histoire est belle, tragique, et respectable : c’est Solitaire (Jane Seymour: la prod voulait Deneuve !), la voyante. Moore à l'air sincèrement accoché ("Chérie"…). Le pote, Leiter, de la CIA, encore entier et décidément chaque fois joué par un acteur différent. Le lieu, New-York (grosses voitures, taxis jaunes), ou plutôt Harlem où, pour résumer, tous les noirs sont mafieux, assassins ou espions. Doublés à la truelle avec des accents créoles, ils disent : « mec » et « ma vieille »! C’est comme ça. « Je musarde » dit l’anglais, dépaysé dans les bouges black. Puis la Nouvelle-Orléans, où c'est la même chose. Un ou deux alliés espions un peu noirs quand même, et aussi Rosie, qui donne à Bond l’occasion de montrer qu’il n’est pas raciste. Puis elle trahit, crie et meurt. Le méchant, c’est Kananga, alias « Mr Gros-Bonnet » (? - Mr Big) un tiers-mondiste charismatique, un tiers-Fantomas flashy obsédé par les QG en sous-sol, un tiers-banal trafiquant de drogue brutal. Et nous voici à San Monique, ambiance vaudou, avec le spectacle du Baron Samedi ! Ça distrait. Bond se rase dans son bain, fume un cigare – et crame un serpent ! Aussi, l’épisode où il saute de croco en croco : c’est le début de la fin ! En fait, ce sont des alligators et le cascadeur a failli y laisser son pied, accident de tournage parmi d’autres qui ont fait que « l'équipe se demandait si le film n'était pas sous le coup d'une malédiction vaudou » ! Epouvantails tueurs, deltaplane, interminable poursuite en canot (introducing le personnage superflu et bouffon du sheriff Pepper, qui pourtant reviendra dans je ne sais plus quel JB), massacre systématique à la fête vaudoue au 44 Magnum perpétré par notre suave espion sanglé de noir, tueur à la main d’acier (Te Hee) pourchassant Solitaire, qui a cédé à Bond sa virginité (« on dit toujours, jamais deux sans trois » - quelle classe), y sacrifiant son don, jusque dans un train hitchockien. Mais on retient surtout le (pré)final célèbre, cracra et grotesque, à base de couteau, de requins et d’air comprimé. Un assez bon JB, sans espionnage mais pulp, exotique mais daté, même pas outrancier à force de l’être.
"La description d'un Casusien moyen: un expert en tout, une incapacité à communiquer, la légèreté d'un tractopelle et l'empathie d'une brique." :P (glamourous.sam)

Répondre