Film : Les Blockbusters qui (dé)tonnent

Ciné, télé, zik et bla bla persos (trolls, floodeurs et baskets interdits)
Rosco
Dieu en cours d'affectation
Dieu en cours d'affectation
Messages : 1698
Inscription : dim. avr. 30, 2017 10:23 am

Re: Film : Les Blockbusters qui (dé)tonnent

Message par Rosco »

Dien bien phu est un film sur la guerre pas un film de guerre.
Comme toute l'oeuvre de Schoendorfer

Avatar de l’utilisateur
Guts of Darkness
Dieu en cours d'affectation
Dieu en cours d'affectation
Messages : 2266
Inscription : jeu. janv. 19, 2017 12:47 am

Re: Film : Les Blockbusters qui (dé)tonnent

Message par Guts of Darkness »

Libre à toi de le penser.
Le réalisateur tait présent et a été prisonnier. Il filme ce qu'il connaît c'est donc bien un film de guerre, puisqu'il y a toutes les phases du siège.
CasusNo: pour réinventer l'eau chaude en s'échauffant les esprits dont pas grand monde ne présente le moindre trait et où les charognards peuvent s'exercer librement. Un peu comme les dégénérés de l'opale qui se complaisent à comparer le poids de leurs étrons.

Avatar de l’utilisateur
Lord Foxhole
Pape
Messages : 656
Inscription : sam. janv. 31, 2015 11:57 pm
Localisation : Isandlwana

Re: Film : Les Blockbusters qui (dé)tonnent

Message par Lord Foxhole »

Corrigez-moi si je me trompe, parce que je n'ai visionné le film qu'une seule fois....  Dans Diên Biên Phu, le seul moment où le spectateur voit enfin les soldats viêtminhs  de prés, c'est juste à la fin, non ? 
Gary Gygax réveille-toi ! Ils sont devenus fous !

Avatar de l’utilisateur
Silenttimo
Dieu bavard du muet
Messages : 8070
Inscription : mar. févr. 13, 2007 3:39 pm
Localisation : Hauts-de-Seine sud (92)

Re: Film : Les Blockbusters qui (dé)tonnent

Message par Silenttimo »

Un film de guerre doit-il nécessairement montrer des combats ?

Vous avez 2h...

:mrgreen:
"Les Balkany font plus de caméos dans les scandales financiers que Stan Lee dans les films Marvel" (Blackjack)

Fan de ciné muet et US :
- Lubitsch : "Je fais appel à l'intelligence du spectateur !"
- Avatar : "l'homme qui rit" de P. Leni (1928)

Avatar de l’utilisateur
Mugen
Dieu des bottes de cuir
Messages : 9505
Inscription : mer. mai 17, 2006 11:34 am

Re: Film : Les Blockbusters qui (dé)tonnent

Message par Mugen »

Rosco a écrit :
lun. janv. 13, 2020 8:43 pm
Dien bien phu est un film sur la guerre pas un film de guerre.
Comme toute l'oeuvre de Schoendorfer

Oui, mais on doit pouvoir dire la même chose de 1917.
Il y a bien des hommes qui s'affrontent à certains moments, et des morts, mais jamais une seule bataille n'est filmée
Et je précise que je l'ai vu.

Au final, c'est un film très proche de Il faut sauver le Soldat Ryan, si l'on excepte le parti-pris de filmer en plans-séquence, toujours centrés sur un acteur ou un autre.
Sois satisfait des fruit, des fleurs et même des feuilles,
Si c'est dans ton jardin à toi que tu les cueilles.
Ne pas monter bien haut peut-être, mais tout seul.

Rosco
Dieu en cours d'affectation
Dieu en cours d'affectation
Messages : 1698
Inscription : dim. avr. 30, 2017 10:23 am

Re: Film : Les Blockbusters qui (dé)tonnent

Message par Rosco »

@Guts of Darkness @Mugen
Schoendorfer ne filme jamais les combats, toujours les hommes entres les combats, saut peut être dans la 317 eme section, ou il me semble que l'on voit un peu de combatDans Dien bien Phu,, le rôle du cameraman est joué par son fils.
Il filme la conséquence de la guerre sur les hommes plus que la guerre.
Pas un hasard si il a eu un oscar pour un documentaire, il fut reporter avant d'être romancier puis cinéaste à son retour d'Indochine.
Lui même ne se considérait pas comme un soldat, mais si il a été militaire car il n'avait pas combatu mais vécu et filmé des combats.
Cela ne n'empechait pas des véterants de le traiter en égal

Avatar de l’utilisateur
Silenttimo
Dieu bavard du muet
Messages : 8070
Inscription : mar. févr. 13, 2007 3:39 pm
Localisation : Hauts-de-Seine sud (92)

Re: Film : Les Blockbusters qui (dé)tonnent

Message par Silenttimo »

Un peu de rattrapage (volontaire) sur des films des 80's et 90's (liens IMDB) :

- "Charlie" (1984) : adaptation trop fidèle et pas très emballante du roman de King "firestarter". C'est lisse, sans surprise, avec des effets spéciaux un peu datés. Pas nul, mais médiocre. Le moment le plus réussi étant le passage relatant les tests médicaux (et les suites) auxquels les parents de Charlie sont soumis parmi d'autres volontaires.

- "Cujo" (1983) : autre adaptation de King (là, je n'ai pas lu le roman original, donc difficile de comparer). Et contrairement à "Charlie", le réalisateur s'empare de la matière. Bien que les films aient la même note sur IMDB, "Cujo" est beaucoup plus réussi, sans conteste, et tout y est supérieur à "Charlie" : la photo, la réalisation, le casting, les effets spéciaux (certes, pas de fantastique pour "Cujo", mais les effets avec des animaux ne sont pas toujours évidents). En outre, le film bénéficie d'une magnifique restauration et la copie que j'ai vue est vraiment très belle.

- "La nuit des morts-vivants", le remake (1990) : avec la bénédiction de Romero (producteur exécutif qui semble avoir suivi de très près le tournage), Tom Savini (spécialiste des effets spéciaux et du maquillage gore avec qui Romero a travaillé dès 1977 et surtout pour "Zombies" en 1978) réalise un remake globalement réussi.
Mais je trouve que cette réussite doit surtout au début (du début à l'arrivée de Barbara dans la maison) et à la fin (la fuite de Barbara, son sauvetage, et le retour à la maison avec les milices), ainsi qu'à la personnalité de Pat Tallman qui incarne une Barbara "bad ass" bien éloignée de l'originale (passé le choc initial), ce qui est totalement volontaire de la part de Savini.
La fin est AMHA globalement supérieure à la version d'origine, et certaines séquences ajoutées, notamment le bûcher final, devaient figurer dans la version de 1968 avant d'être retirées (visiblement,en raison de tensions raciales). Le rôle prépondérant joué par Barbara constitue également un point fort de ce remake.
En revanche, toute la partie dans la maison me paraît plus faible, même si l'adaptation est fidèle par rapport à la version de 1968.
Mais je n'ai pas boudé mon plaisir, d'autant que je ne prendrai pas de cervelle au déjeuner !
:mrgreen:

- "Galaxy quest" (1999) : je lorgnais sur ce film depuis un moment, ne sachant pas totalement à quoi m'attendre, nanar ou réussite (et puis je n'ai jamais accroché à Star Trek que ce film parodie).
Donc un peu de détente...
J'ai trouvé ce film réussi, bien divertissant, avec quelques moments franchement drôles ou loufoques, et j'ai passé un bon moment.
Je me demande ce que cela aurait donné avec un acteur plus réputé que Tim Allen, parce que Sigourney Weaver, Alan Rickman, Sam Rockwell et Tony Shaloub tendent un peu à l'éclipser, alors qu'il est censé être la grosse vedette du show.
L'idée de départ est très bonne (et conne !), et le résultat est assez cohérent avec le nawak de la situation de départ.


S'agissant de films plus récents :

- "Grâce à Dieu" (2018) : le film de François Ozon est tristement d'actualité. Il raconte le dépôt de plainte contre le père Preynat et la constitution de l'association "La parole libérée".
Le film est une très belle réussite cinématographique et esthétique. Le traitement du sujet reste le plus factuel possible, les personnages incarnent les principaux protagonistes accusateurs. Une grande réussite sur un sujet délicat et casse-gueule.
Balasko et Swann Arlaud y sont tous deux remarquables, notamment le second.
La réalité du sujet, toutefois, reste glaçante.

- "Les incognitos" (spies in disguise, 2019) : film d'animation sympa et assez réussi, qui exploite le thème du "buddy movie" dans le milieu de l'espionnage avec un espion #1 qui louche vers James Bond.
Toutefois, à l'instar de trop de films US d'animation, je trouve le rythme général un peu trop effréné, et il n'y a pas assez de moments de respiration permettant d'apprécier certains gags ou certaines situations ou répliques.
Mes enfants ont également aimé, mais l'intrigue générale d'espionnage n'est pas aussi évidente à comprendre que dans bon nombre de films d'animation (notamment chez Pixar) qui peuvent convenir aussi bien aux 6-9 qu'au 10-15 (et plus !).
"Les Balkany font plus de caméos dans les scandales financiers que Stan Lee dans les films Marvel" (Blackjack)

Fan de ciné muet et US :
- Lubitsch : "Je fais appel à l'intelligence du spectateur !"
- Avatar : "l'homme qui rit" de P. Leni (1928)

Avatar de l’utilisateur
rogre
RDieu
Messages : 4029
Inscription : jeu. déc. 06, 2007 12:53 pm
Localisation : Lyon 6è

Re: Film : Les Blockbusters qui (dé)tonnent

Message par rogre »

Vous n'avez pas aimé "Star Wars IX" (bon, moi personnellement ça m'a plutôt plu…)?
Rabattez vous sur "Starcrash, le choc des étoiles" (1978), film italien avec Caroline Munroe (en bikini, c'est notoire!) et David Hasselhoff - et d'autres très très bons acteurs, des dialogues frappés au coin du bon sens, des robots, des lasers, des effets spaciaux multicolores, des maquettes, des troglodytes. Musique classe de John Barry

Le film étant très connu - si si, je l'avais vu en salle, je viens de le revoir - je serai bref et feignant, et reprendrai juste, parce que je suis sans voix, parce que c'est beau, le début de la critique par "Nanarland":
"Il est des moments d'émotion culturelle qui marquent la vie de tout homme à la fibre artistique un tant soit peu développée. La lecture d' « Ulysse » de James Joyce pour le lettré; la découverte de Vermeer pour l'amateur de peinture ; la chronique de « Starcrash, le choc des étoiles » pour le nanardeur ! L'angoisse étreint alors l'âme de l'esthète : serai-je à la hauteur du Grand Œuvre qui se présente à moi ? Car « Starcrash » de Luigi Cozzi, c'est… comment dire ? Ce n'est pas n'importe quoi ! Quel sociologue nanar évaluera-t-il un jour combien de vocations de nanardeurs sont nées sous la puissance de ce choc des étoiles ?"

Ah quand même, le synopsis? Du moins le déroulé du début du film - comme dans SW, mais en fixe, et fautes incluses:

« Au-delà des temps, la vie existait aux confins de l'univers. Des galaxies entières prospéraient sous le règne bienveillant de l'Empereur des étoiles. Jusqu'au jour où le féroce Zarth Arn, qui régnait sur les étoiles maudites, découvrit l'arme absolue, capable de dominer les esprits. L'Empereur, informé de l'accès de mégalomanie de Zarth Arn, chargea une frégate spaciale (sic) d'enquêter sur ses projets. La frégate fut détruite. Zarth Arn, qui se crut invincible et entreprit la conquête de la galaxie. (sic) Des étoiles maudites aux confins de l'univers, Zarth Arn répend (sic) terreur et destruction. L'heure arrive enfin de s'opposer à son délire de domination. »

Franchement, c'est un beau film, réussi dans son genre - et surtout au vu de son budget, d'au moins 50000 lires. Et Caroline Munoe est en bikini très expressive.

http://www.nanarland.com/Chroniques/chr ... crash.html


Décidément feignant et crevé, j'ai mi-dérogé, hier soir, à mon 16ème (de suite) James Bond à la télé: le fameux et atypique (quoique…) "Jamais plus Jamais" (1983), d'Irvin Kershner (oui, celui-là), avec un Sean Connery de 54 ans à moumoute mais classe, Kim Basinger ET Barbarra Carrera (et en bikini, c'est obligé), Klaus-Maria Brandeuer (le méchant vicelard à accent), et de gros problèmes de droits notamment musicaux - du coup les mélodies guillerettes austin-poweresques sont de Michel Legrand! Je suis allé me coucher au milieu: il est vrai que je l'avais vu en salle, et je me souvenais de tout, car, sérieux ou pure parodie, c'est un bon JB - quoique pur remake d'"Opération Tonnerre", avec le SPECTRE de Bloefeld (Max von Sydow et son chat), et anticipant sur le début "de Skyfall" - Synopsis : James Bond a vieilli. Il est considéré par ses supérieurs comme étant bon pour la retraite… Scénar idiot, vulgarité (on jure beaucoup), costumes crème et survet gris, jeux videos, requins, Rowan Atkinson, grivoiserie constante, étonnamment bien filmé: un JB post-moderne, mais fidèle à lui-même, et plus réussi que la plupart des Moore !


 
"La description d'un Casusien moyen: un expert en tout, une incapacité à communiquer, la légèreté d'un tractopelle et l'empathie d'une brique." :P (glamourous.sam)

Avatar de l’utilisateur
Guts of Darkness
Dieu en cours d'affectation
Dieu en cours d'affectation
Messages : 2266
Inscription : jeu. janv. 19, 2017 12:47 am

Re: Film : Les Blockbusters qui (dé)tonnent

Message par Guts of Darkness »

Kamikaze: assaut dans le pacifique (2007 - titre anglais : For those We Love) est un film japonais sur les derniers jours d'une unité de pilotes kamikaze, à la fin de la Seconde Guerre mondiale (bataille d’Okinawa où les Japonais perdent près de 8000 avions, la plupart Kamikaze) et est un hommage à ces soldats qui se sont sacrifiés pour leur pays. On découvre donc l'origine, quand le vice-amiral Onishi décide en 1944 d’utiliser des unités kamikazes en parlant de bombardement ciblé, afin de préserver l'honneur du pays, que ce soit dans la victoire ou la défaite. Les premières missions sont des ordres de se sacrifier auxquels les pilotes obéissent, puis vu le succès (un porte-avion endommagé, un porte-avion d'escorte coulé) et le statut de héros que les pilotes acquièrent, l’afflux de jeunes pilotes volontaires est immédiat et constant. Le mot d’ordre est défense de la nation et survivre à la « mission » équivaut à une trahison.

L’histoire se déroule à travers une mère de famille qui tient un restaurant à Chiran, près d’une base « d’unités spéciales » où les recrues viennent souvent y manger. Elle garde la mémoire des jeunes qui se confient à elle et qui, malgré le couvre-feu, font la fête la veille de leur départ.

La plupart des scènes sont issues d’images d’archive (américaines), prises depuis les navires. Cela vaut d’ailleurs tous les FX actuels. Mais on voit aussi les attaques des kamikazes depuis le cockpit, avec le passage des CAP (close air patrol – les avions en l’air qui défendent la flotte américaine) qui font souvent un carnage car les avions des kamikazes ne sont pas les plus récents et sont sans escorte, puis le passage en dessous des nuages et la DCA qui déchaîne un feu d’enfer, passer les destroyers qui servent de sentinelles avancées et atteindre si possible les porte-avions.

En fait, ces jeunes qui étaient considérés comme des héros durant la guerre ont été quasiment oubliés et le réalisateur a voulu leur rendre hommage.

Si vous ne souhaitez pas voir le film, vous pouvez toujours regarder cette vidéo non officielle de Warum Joe, groupe punk français, dont le titre est Vent Divin (Kamikaze en japonais) qui montre quelques images d'archive.
CasusNo: pour réinventer l'eau chaude en s'échauffant les esprits dont pas grand monde ne présente le moindre trait et où les charognards peuvent s'exercer librement. Un peu comme les dégénérés de l'opale qui se complaisent à comparer le poids de leurs étrons.

Avatar de l’utilisateur
Guts of Darkness
Dieu en cours d'affectation
Dieu en cours d'affectation
Messages : 2266
Inscription : jeu. janv. 19, 2017 12:47 am

Re: Film : Les Blockbusters qui (dé)tonnent

Message par Guts of Darkness »

Jexi est une comédie US sur un sujet qui aurait pu être traité comme un film d'horreur: un téléphone portable intelligent, successeur de Cortana et Siri qui développe des émotions humaines.
C'est très fun, avec une idée qui ne semble pas si originale, mais à laquelle personne n'avait pensé. Le seul défaut est cette habitude maintenant qu'ont les comédies américaines de se sentir obligées de rajouter des scènes muettes (sur fond musical) pour montrer des scènes de joie et de bonheur. Cela fait clip vidéo et cela déconnecte du film à mon avis.

Ah! Les films d'auteur français... Twentynine Palms de Bruno Dumont entre dans cette catégorie. Le pitch: le quotidien d'un couple (un photographe et son modèle) en repérage dans un désert californien. Donc on a droit à un film quasiment sans dialogue, entrecoupé de scènes de cul presque dignes d'un porno (il n'y a que la pénétration qu'on ne voit pas). On se fait chier pendant 2h00 à attendre que ce merdeux montre un peu ses outils de travail, ne serait-ce qu'un appareil photo, plutôt que ses burnes et sa queue. Je parle de merdeux, car c'est le genre d'abruti à chialer dès que sa grosse voiture rouge (qu'il a sans doute louée) est un peu rayé par des arbustes, mais qui se contrefout d'écraser un chien. Et puis, 20 minutes avant la fin, on a droit à un remake de Duel, Délivrance et d'un slasher à la fois. Quel chef d’œuvre! Et surtout, ce film sans musique à part celle de la radio, quelle trouvaille pour grappiller un peu sur le budget des droits de la Gema.

Je ne suis pas le dernier à critiquer Hollywood, mais que l’intelligentsia française se pâme sur ce genre de film en criant au prodige me fait penser à la merde d'artiste. Après, l'hystérie sur le réchauffement climatique et la faim dans le monde (dont on parle à la télé depuis plus de 40 ans) ne peut que me faire doucement sourire.
CasusNo: pour réinventer l'eau chaude en s'échauffant les esprits dont pas grand monde ne présente le moindre trait et où les charognards peuvent s'exercer librement. Un peu comme les dégénérés de l'opale qui se complaisent à comparer le poids de leurs étrons.

Avatar de l’utilisateur
Sammael99
Dieu des babines ruinées
Messages : 11423
Inscription : mer. sept. 15, 2004 11:43 pm
Localisation : Hong Kong, Chine

Re: Film : Les Blockbusters qui (dé)tonnent

Message par Sammael99 »

Silenttimo a écrit :
mer. janv. 15, 2020 12:16 pm
- "Galaxy quest" (1999) : je lorgnais sur ce film depuis un moment, ne sachant pas totalement à quoi m'attendre, nanar ou réussite (et puis je n'ai jamais accroché à Star Trek que ce film parodie).
Donc un peu de détente...
J'ai trouvé ce film réussi, bien divertissant, avec quelques moments franchement drôles ou loufoques, et j'ai passé un bon moment.
Je me demande ce que cela aurait donné avec un acteur plus réputé que Tim Allen, parce que Sigourney Weaver, Alan Rickman, Sam Rockwell et Tony Shaloub tendent un peu à l'éclipser, alors qu'il est censé être la grosse vedette du show.
L'idée de départ est très bonne (et conne !), et le résultat est assez cohérent avec le nawak de la situation de départ.
J'adore ce film. C'est un des grands classiques de la famille. Un film qui parvient à se moquer de Star Trek tout en lui professant son amour, et qu'on peut aimer même sans rien connaître de Star Trek. Perso je ne trouve pas que Tim Allen soit une erreur de casting : il cabotine à mort en jouant un mec qui cabotine à mort. C'est raccord, je trouve.

Mention spéciale à Enrico Colantoni qui est fantastique en Mathesar. Le moment où tu te rends compte que c'est Elias (de POI) ou le père de Veronica Mars...
Mozart n'a pas écrit que le Boléro de Ravel. Mais aussi plein d'autres trucs beaucoup moins connus (comme le canon de Pachelbel). - Le Grümph

Avatar de l’utilisateur
Silenttimo
Dieu bavard du muet
Messages : 8070
Inscription : mar. févr. 13, 2007 3:39 pm
Localisation : Hauts-de-Seine sud (92)

Re: Film : Les Blockbusters qui (dé)tonnent

Message par Silenttimo »

Sammael99 a écrit :
mar. janv. 21, 2020 8:23 am
Silenttimo a écrit :
mer. janv. 15, 2020 12:16 pm
- "Galaxy quest" (1999) : je lorgnais sur ce film depuis un moment, ne sachant pas totalement à quoi m'attendre, nanar ou réussite (et puis je n'ai jamais accroché à Star Trek que ce film parodie).
Donc un peu de détente...
J'ai trouvé ce film réussi, bien divertissant, avec quelques moments franchement drôles ou loufoques, et j'ai passé un bon moment.
Je me demande ce que cela aurait donné avec un acteur plus réputé que Tim Allen, parce que Sigourney Weaver, Alan Rickman, Sam Rockwell et Tony Shaloub tendent un peu à l'éclipser, alors qu'il est censé être la grosse vedette du show.
L'idée de départ est très bonne (et conne !), et le résultat est assez cohérent avec le nawak de la situation de départ.
J'adore ce film. C'est un des grands classiques de la famille. Un film qui parvient à se moquer de Star Trek tout en lui professant son amour, et qu'on peut aimer même sans rien connaître de Star Trek. Perso je ne trouve pas que Tim Allen soit une erreur de casting : il cabotine à mort en jouant un mec qui cabotine à mort. C'est raccord, je trouve.
Je crois que j'aurais préféré un comédien un chouia plus connu au cinéma (je suppose que Tim Allen vient du SNL ou équivalent).
En gros, quelqu'un genre Dan Ackroyd fin 80's.

(liens IMDB)

Bon sinon, j'ai vu "I kill giants" (2017).
Sur le fond, l'histoire n'est pas très éloignée de "A monster calls" (quelques minutes après minuit, 2016), sorti un an avant.
La différence principale est dans la manière qu'a chacun des enfants de refuser la situation, et les moyens trouvés pour y faire face.
Le mystère me paraît mieux traité dans "a monster calls", et le film est mieux rythmé.
Cependant, "I kill giants" aborde davantage les rapports entre pré-ados / ados et campe davantage le personnage dans le quotidien.
Un film assez réussi, mais il est un peu plus difficile d'avoir une empathie totale avec la jeune pré-ado de IKG tant elle est décalée dans son comportement, impulsive. Mais elle en devient plus attachante quand le film passe la moitié.

Vu aussi "Boomerang" (1947) d'Elia Kazan.
Inspirée d'un fait réel : un pasteur est assassiné, la police (dirigée par Lee J. Cobb assisté par un jeune Karl Malden), pressée par les politiques et la population, doit trouver le coupable, en dépit d'une enquête infructueuse et des attaques de la presse d'opposition qui raille les insuccès de l'enquête.
Un individu (Arthur Kennedy) finit par être arrêté dans un État voisin et avoue le meurtre après un très long interrogatoire ininterrompu.
Le procureur (Dana Andrews), pressé de boucler l'enquête et d'apaiser la situation, se replonge dans le dossier.
A la suite de doutes personnels, il décide de plaider en faveur de l'accusé, mettant en péril sa carrière personnelle, mais aussi la situation de certains membres de l'équipe municipale...
Film éminemment politique sur l'intégrité et la droiture, sur l'injustice, j'ai eu le sentiment que ce film était comme un plaidoyer "avant l'heure", alors que débutent les enquêtes (1946-47) du comité contre les activités anti-américaines, et je pense que c'est volontaire.
Toutefois, le film est bien mené, avec une bonne galerie de comédiens, et en un sens, il me fait penser à "12 hommes en colère" réalisé par Lumet et sorti 10 ans plus tard. C'est un bon film, et Dana Andrews, un peu oublié aujourd'hui après avoir joué pour Preminger, Kazan, Fritz Lang, William Wyler, Jacques Tourneur, Hawks, Wellmann, Ford ou Renoir, en une carrière fulgurante qui connaît son apogée entre 1942 ("l'étrange incident" dans lequel il va être lynché) et 1957 ("rendez-vous avec la peur" dans lequel il découvre peu à peu la réalité du paranormal), y est impeccable.
Pas un chef d'oeuvre, mais c'est un film réussi, qui touche sa cible en dénonçant (déjà) la corruption, les enquêtes bâclées, voire les kake news, et le film n'est pas encore empreint des sentiments de remord et culpabilité qui irrigueront les films de Kazan dans les 50's, suite à son passage devant la HUAC, puis à la dénonciation de certains camarades.
"Les Balkany font plus de caméos dans les scandales financiers que Stan Lee dans les films Marvel" (Blackjack)

Fan de ciné muet et US :
- Lubitsch : "Je fais appel à l'intelligence du spectateur !"
- Avatar : "l'homme qui rit" de P. Leni (1928)

Avatar de l’utilisateur
rogre
RDieu
Messages : 4029
Inscription : jeu. déc. 06, 2007 12:53 pm
Localisation : Lyon 6è

Re: Film : Les Blockbusters qui (dé)tonnent

Message par rogre »

Raté, avant-hier, "Moonraker"… Ç'aurait été mon 17ème James Bond de suite, à la télé… Déjà, la semaine dernière, je suis allé me coucher à la moitié de "Jamais plus jamais".  Honte. Je cauchemarde: Hugo Drax me fait les gros yeux.

Image

Est-ce le début de la fin de ma série infernale auto-infligée? Dois-je arrêter ces bonderies? - ou me reprendre, et re-bond-ir?
"La description d'un Casusien moyen: un expert en tout, une incapacité à communiquer, la légèreté d'un tractopelle et l'empathie d'une brique." :P (glamourous.sam)

Avatar de l’utilisateur
Yusei
Dieu en cavale
Messages : 7760
Inscription : jeu. janv. 30, 2014 9:47 am
Localisation : Paris / Cachan
Contact :

Re: Film : Les Blockbusters qui (dé)tonnent

Message par Yusei »

rogre a écrit :
mar. janv. 21, 2020 11:21 am
Est-ce le début de la fin de ma série infernale auto-infligée? Dois-je arrêter ces bonderies?
Tu veux dire "arrêter ce bondage" ?

Avatar de l’utilisateur
rogre
RDieu
Messages : 4029
Inscription : jeu. déc. 06, 2007 12:53 pm
Localisation : Lyon 6è

Re: Film : Les Blockbusters qui (dé)tonnent

Message par rogre »

:mrgreen:  C'est bien cela! Le problème, c'est que quand je vois James (ou Fernande…), je… ;)
"La description d'un Casusien moyen: un expert en tout, une incapacité à communiquer, la légèreté d'un tractopelle et l'empathie d'une brique." :P (glamourous.sam)

Répondre