[CR : Cthulhu Gumshoe] Black Pacific Ocean

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killerklown
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Re: [Black Pacific Ocean] La Brume sur le Fleuve Rouge

Message par killerklown »

Espérons pour tes joueurs qu'il ne s'agisse pas de Berthold Konrad Hermann Albert Speer (plus connu sous le nom d'Albert Speer) :twisted:
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Léonard
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Re: [Black Pacific Ocean] Cargo

Message par Léonard »

Allez, après trois mois de pause, retour du Bureau of Special Investigations.

Épisode 12 : Cargo

Mars 1938. Les PJ s’inquiètent de la disparition d’un cargo allemand chargé d’armes, le Sigrùn, volé à Haiphong par des pirates chinois, et remis à un mystérieux équipage japonais. A son bord se trouvait un passager nommé Hermann Brandt, vétéran de la Grande Guerre en Océanie, et titulaire de la Croix de Guerre.

Le célèbre Hermann Detzner

Guus Van Diemen reçoit une lettre de son fils, étudiant à Amsterdam, à qui il a demandé de se renseigner sur cet ancien combattant allemand. S’il a effectivement reçu la Croix de Guerre, il s’agit certainement de Hermann Detzner, un officier en poste en Nouvelle-Guinée pendant la Grande Guerre. Après la reddition des troupes coloniales germaniques face aux forces australiennes, Detzner refusa de se soumettre et mena une guérilla symbolique avec quelques hommes. Il ne déposa les armes qu’en janvier 1919, et finit par retourner en Allemagne.

Pressentant qu’ils y trouveront des réponses à l’énigme du Sigrùn, les PJ s’envolent pour la Nouvelle-Guinée à bord de leur hydravion Martin M-130. Ils emmènent avec eux trois soldats (un Anglais, un Marine américain et un Gurkha népalais) qui leur ont été confiés récemment par leur hiérarchie pour appuyer le BSI en cas d’opération militaire.

Enquête en Deutsch-Neuguinea

Jusqu’en 1919, l’île de Nouvelle-Guinée était partagée entre trois puissances coloniales : les Pays-Bas à l’ouest, l’Allemagne au nord-est et l’Australie au sud-est. Le Traité de Versailles, qui a arraché ses colonies à l’Allemagne, a attribué à l’Australie toute la partie orientale de l’île.

Arrivés en Nouvelle-Guinée, les PJ amerrissent à Lae, où ils entrent en contact avec les autorités militaires australiennes. Ils font part de leurs recherches, mais sans obtenir de renseignements déterminants. Il faut dire que les Australiens ne disposent que de 150 patrouilleurs ruraux (les Kiaps) pour surveiller l’ensemble du territoire de Papouasie-Nouvelle-Guinée.
Les PJ obtiennent tout de même qu’on mette à leur disposition un jeune Kiap métis, Pete Casey, compétent mais méprisé par sa hiérarchie à cause de ses origines papoues.

Les PJ se rendent ensuite à Madang, l’ancienne capitale de la Nouvelle-Guinée allemande, où ils rencontrent quelques vieux colons allemands. Ils discutent notamment avec le pasteur Otto Schnaufer, qui a bien connu Hermann Detzner, et leur remet même le livre de souvenirs publié par l’officier. Ils apprennent beaucoup de détails sur les tribulations de Detzner entre 1914 et 1919, mais personne ne semble au courant de son éventuel retour dans le pays.
En se déplaçant dans les villages fréquentés par Detzner pendant la guerre, les PJ n’apprennent rien de plus à son sujet. Cependant, on leur signale que plusieurs colons allemands ont déménagé à Madang récemment, sur les conseils du pasteur Schnaufer. Ce dernier les a avertis que les Papous risquaient prochainement de se révolter dans l’arrière-pays.

Le culte du Cargo

D’après certaines rumeurs, on aurait constaté dernièrement des signes d’agitation sociale et religieuse dans certaines tribus papoues de la côte. Ils seraient liés au Culte du Cargo, né en Mélanésie au XIXème siècle. Cette religion, mêlant croyances autochtones et syncrétisme chrétien, considère que les richesses et la technologie des Blancs est d’origine divine, et elle promet à ses adeptes qu’ils peuvent y avoir accès en priant les esprits.
A l’heure actuelle, un prophète papou nommé Mambou réunirait de plus en plus de fidèles dans un village proche de Madang. Les PJ décident d’aller lui rendre visite pour savoir si ces troubles locaux pourraient avoir un rapport avec l’affaire Hermann Detzner.

Malgré l’hostilité des adeptes de Mambou, les PJ parviennent à obtenir une audience auprès du leader religieux, qui se fait appeler le Blackfella King (le rois des Noirs).
Ce dernier raconte que depuis quelques mois, il a des visions, envoyées par les esprits des anciens, qui prédisent l’arrivée en Nouvelle-Guinée de navires chargées de nourriture, de matériel et d’armes, grâce auxquels les Papous pourront se libérer du joug australien. Mambou ne serait pas le seul à être touché par ces visions. Il a même entendu dire que dans un petit village, plus à l’est, l’un de ces bateaux aurait déjà accosté.

Le Sigrùn

Remontant à bord de leur hydravion, les PJ prennent la direction du village indiqué par Mambou. En survolant la zone, ils découvrent, échoué dans une crique, un cargo correspondant à la description du Sigrùn. Accompagnés par leurs trois soldats et leur guide métis, ils débarquent et vont inspecter le navire allemand. Celui-ci est désert, sûrement depuis plusieurs jours, et toute sa cargaison (les armes, mais aussi des caisses de nourriture et de vêtements) a été emportée.
A proximité de la crique se trouve un village papou. Mais il semble bien qu’il n’y ait plus sur place que des femmes et des enfants, et que les guerriers soient partis en empruntant un sentier en direction de la montagne.

Le groupe suit les traces des Papous, et s’enfonce dans la forêt tropicale. Après une journée entière de marche harassante, les PJ commencent à percevoir les signes d’une présence qui paraît les épier dans les sous-bois…

Combat contre les Papous

Avant que les PJ aient pu organiser leur défense, ils sont assaillis par de redoutables guerriers armés d’arcs et de sagaies. Plusieurs membres du groupe sont légèrement blessés, mais grâce à une puissance de feu supérieure, ils parviennent à repousser les Papous et à se réfugier sur une crête. De là, ils distinguent le camp papou, surmonter du drapeau à bandes noires, blanches et rouges du IIème Reich.

Très vite, les PJ se rendent compte qu’une attaque frontale du camp est impossible, car les adversaires sont trop nombreux, et certains utilisent même des fusils Mauser provenant du Sigrùn. Ils décident alors de tenter une stratégie audacieuse : Tenzin, leur soldat gurkha, est chargé de contourner discrètement la position ennemie. Arrivé à proximité du campement, il repère deux huttes principales, gardées par des guerriers. Il s’approche de l’une d’entre elles et y lance une grenade dégoupillée…

La formidable explosion qui s’en suit frappe tout le monde de stupeur. C’est le dépôt d’armes allemandes que Tenzin a fait sauter, et c’est par miracle qu’il n’a pas lui-même été soufflé par la déflagration.
Pris de panique, les Papous s’enfuient à travers la forêt, laissant leur campement sans surveillance.

Les confessions d’Hermann Detzner

Dans l’autre grande hutte, en partie effondrée, les PJ découvrent Hermann Detzner. Couché sur une litière, il est terrassé depuis plusieurs jours par une crise de malaria, et n’oppose aucune résistance.
Les PJ ramènent l’officier jusqu’à leur hydravion, sur un brancard de fortune. Après l’avoir quelque peu soigné, ils obtiennent qu’il raconte son histoire.

Il y a trois ans, Detzner a été approché à Berlin par un diplomate japonais, qui lui a parlé du sort malheureux de la Nouvelle-Guinée. D’après lui, la population, et en particulier la communauté allemande, souhaitait se libérer du pouvoir australien, et le Japon serait prêt à soutenir cette aspiration.
C’est ainsi que Detzner s’est vu proposé de repartir en Nouvelle-Guinée à bord d’un cargo chargé d’armes, pour tenter d’y faire naître une révolte papoue.

Detzner raconte les détails de l’opération, depuis le départ du Sigrùn de Hambourg jusqu’à son arrivée en Nouvelle-Guinée. Ce qui intéresse fortement les PJ, c’est son passage, quelques jours après avoir quitté la Chine, par une île sous autorité japonaise. Detzner y a rencontré quelques membres d’une organisation secrète, qui ne peut être que la Société de l’Océan Noir. Parmi eux, un anthropologue nippon lui a expliqué comment il pourrait profiter du Culte du Cargo pour se faire accueillir par les Papous, qui le verraient comme un envoyé des esprits.

Hermann Detzner reconnaît que cette aventure était une chimère. Il est remis aux autorités australiennes, qui décideront de son sort.
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killerklown
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Re: [CR : Cthulhu Gumshoe] Black Pacific Ocean

Message par killerklown »

Toujours aussi passionante cette campagne :bravo:
Le guide papou était joué par un joueur ou c'était un PNJ ?
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Re: [CR : Cthulhu Gumshoe] Black Pacific Ocean

Message par Léonard »

killerklown a écrit : Le guide papou était joué par un joueur ou c'était un PNJ ?
C'était un joueur occasionnel, invité sur la partie. J'avais préparé un prétiré pour lui.
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Re: [CR : Cthulhu Gumshoe] Black Pacific Ocean

Message par Orlov »

Génial les nazis des Tropiques !


Et pour les henchmen des PJ tu les a géré comment ? comme des PNJ normaux ou avec des règles spécifiques ?
Johan Scipion a écrit : lun. janv. 23, 2017 3:52 pm Ça va être fun, ça va être jeune, et vous allez tous mourir.
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Re: [CR : Cthulhu Gumshoe] Black Pacific Ocean

Message par Lotin »

Content de lire que ça reprend !
Merci.
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Léonard
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Re: [CR : Cthulhu Gumshoe] Black Pacific Ocean

Message par Léonard »

Orlov a écrit :Génial les nazis des Tropiques !
En l'occurrence, il n'y avait pas de nazi, mais plutôt un nostalgique du Kaiser Guillaume.
Pour l'instant, j'ai réussi à faire une campagne pulp années 1930 100 % Nazi-free. ;)
Orlov a écrit :Et pour les henchmen des PJ tu les a géré comment ? comme des PNJ normaux ou avec des règles spécifiques ?
J'avais demandé aux joueurs de créer des persos avec des scores limités en compétences d'investigation. Chaque joueur était chargé d'un PJ supplémentaire, un peu comme les Grogs à Ars Magica.

Sinon, une remarque sur le scénario : à l'écriture, j'étais très content d'avoir réussi à relier le personnage d'Hermann Detzner et le Culte du Cargo. Mais en faisant jouer la partie, je me suis rendu compte que ça donnait un plan ennemi quand même sacrément alambiqué. Du coup, les joueurs ont eu un peu de mal à résoudre l'enquête, et c'est pas vraiment leur faute.
Bon, ça m'a permis de bien rigoler à les voir se creuser la tête à se demander ce que l'Allemand pouvait bien faire sur un cargo chargé d'armes ("A mon avis, il doit y avoir quelque chose d'autre caché dans la cale." "Heu, les gars, normalement, on cache les armes sous les boîtes de conserve, pas le contraire.")
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Re: [CR : Cthulhu Gumshoe] Black Pacific Ocean

Message par Sama64 »

Toujours aussi palpitant, merci !
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Re: [CR : Cthulhu Gumshoe] Black Pacific Ocean

Message par Antharius »

Un plaisir à lire et j'apprends beaucoup! Un régal MJiesque!
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Léonard
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Re: [Black Pacific Ocean] Le Temps du Rêve

Message par Léonard »

Séance en petit comité : le couple de joueurs à ma table était excusé pour cause de naissance de leur bébé, la veille. ;)

Le Temps du Rêve

Suite aux révélations de l’Allemand Hermann Detzner, le professeur Bolgenstein a fait joué ses relations dans le milieu universitaire pour en apprendre un peu plus sur Yamazaki Yukio, l’anthropologue japonais que Detzner a rencontré dans les Carolines.
Il s'avère que depuis deux ou trois ans, Yamazaki a entretenu une importante correspondance avec plusieurs anthropologues occidentaux, et a même rencontré certains d’entre eux. Il prétendait travailler sur une vaste étude comparée des religions et des mythes du Pacifique.

Un rendez-vous manqué

En juin 1938, le Lieutenant-Commander Packard et Guus Van Diemen s’envolent pour Darwin, en Australie. Ils doivent remettre Hermann Detzner aux autorités de ce pays, pour qu’il soit jugé pour sa tentative de subversion des Papous de Nouvelle-Guinée. Mais ils ont aussi pris rendez-vous avec l’anthropologue Donald Thomson, spécialiste des Aborigènes, que Yamazaki Yukio a rencontré il y a deux ans.

Après s’être acquitté de leur tâche auprès des autorités judiciaires, les PJ se rendent au l’hôtel Victoria, où Thomson leur a donné rendez-vous. Hélas, ce dernier est absent. Il a bien pris une chambre la veille, mais ce matin même, il est reparti avec trois hommes en tenue de brousse, qui étaient venus le chercher.
Un peu inquiets de ne pas le voir revenir, les PJ tachent d’obtenir des précisions sur son départ. Ils apprennent que l’un des trois inconnus avait le visage défiguré par une vieille blessure, et qu’un autre, le plus âgé, portait une médaille militaire au revers de sa veste. Ils sont montés dans la chambre de Donald Thomson sans y être invités, et leur entrevue a donné lieu à quelques éclats de voix et à une lampe brisée. Il semblerait aussi qu’ils aient confisqué le colt .45 de l’anthropologue. Par conséquent, tout laisse à penser que ce dernier ne les a pas suivis de son plein gré.

La Vieille garde

Le soir même, les PJ se rendent au commissariat de police pour signaler l’enlèvement de Donald Thomson. Mais lorsqu’ils décrivent les suspects à l’officier de service, celui-ci paraît gêné. Il leur avoue que certains vétérans de la Grande Guerre appartiennent à une milice nommée la Vieille Garde, qui ne cache pas son admiration pour l’Italie fasciste et l’Allemagne nazie. Et la popularité des anciens combattants est telle que la police refuse de s’opposer aux agissements de la Vieille Garde.

Sur le port, les PJ obtiennent le nom d’un endroit où se réunissent habituellement les vétérans : le Gallipoli Club. Ils attendent la fermeture de l’établissement, repèrent une serveuse qui quitte les lieux et la prennent en filature. Un peu plus loin, Packard l’aborde et lui propose quelques billets pour avoir des informations sur les membres de la Vieille Garde. Elle identifie l’homme à la médaille, le major Baldwin et celui au visage mutilé. Elle révèle aussi qu’un de leurs camarades s’est vanté la veille au soir qu’ils allaient partir en opération pour « s’occuper du chef Wonggu et de ses fils». Aucun membre de la Vieille Garde n’est revenu au Gallipoli Club ce jour-là.

De retour à l’hôtel Victoria, les PJ se plongent dans les notes et la correspondance de Donald Thomson. Ils découvrent que son domaine d’étude porte sur le peuple Yolngu, qui vit en Terre d’Arnhem (une péninsule à l’est de Darwin), et tout particulièrement sur le clan de Djapu, dirigé par le chef Wonggu. Thomson s’est d’ailleurs appliqué à défendre les fils de Wonggu dans une affaire judiciaire connue comme la crise de Caledon Bay.

La Terre d’Arnhem

Le lendemain, à l’aube, les PJ décollent en direction de Yirrkala, un port en Terre d’Arnhem, proche du territoire du clan de Djapu. Après quelques heures de vol, ils amerrissent à proximité de cette minuscule bourgade, bâtie autour d’une mission méthodiste. Sur le terrain d’aviation local est posé un petit avion privé. Les PJ apprennent qu’il a déposé la veille un groupe de six hommes, identifié comme Donald Thomson et les membres de la Vieille Garde. Ils ont loué des chevaux et des mules et sont partis en direction du bush.

Les PJ trouvent un guide pour les accompagner au village du clan de Djapu. C’est un vieil Aborigène porté sur la bouteille, nommé Gedeon Petyarre. Il assure qu’en pirogue, il peut suivre un itinéraire bien plus court que celui par la terre ferme. Malgré l’état de délabrement de son embarcation, les PJ, accompagnés de deux soldats sous leurs ordres, acceptent de monter à bord, et de prendre la direction des billabongs de la Terre d’Arnhem.
Bien que les marécages soient infestés de crocodiles, la première journée de voyage se fait sans encombre. Les PJ ont le temps d’expliquer à Gedeon le plan criminel du major Baldwin et de ses hommes. L’Aborigène répond de façon mystérieuse : »Il n’y a rien à craindre. Le clan de Djapu est protégé. »

La menace

Le soir, le groupe établit un campement sur la berge. Mais pendant le repas, un gros crocodile s’approche, avec la ferme intention de goûter à la chair humaine. Paniqués, les PJ le mitraillent sans parvenir à le blesser grièvement, et le soldat John Church manque de peu d’y laisser une jambe. Finalement, agacé par les coups de feu et les brandons enflammés agités devant son museau, le saurien fait demi-tour et plonge dans le billabong. Gedeon conclut : « Ça va, c’était juste un crocodile. »

Plus tard, au cours de la nuit, deux coups de feu retentissent au loin. Puis, au petit matin, c’est un grognement profond, plus grave que ceux produits par aucun animal de la faune australienne, qui résonne. Les PJ remontent à bord de la pirogue sans avoir eu d’explication sur ces bruits inquiétants.

Après une matinée de navigation, Gedeon amarre la pirogue au bout d’un bras mort. Il explique qu’il va falloir marcher quelques heures pour rejoindre le village yolngu. Peu de temps après, les PJ repèrent les traces des chevaux et des hommes qui les précèdent.

Soudain, après une heure de marche, une fusillade retentit, à quelques kilomètres de distance, et s’interrompt au bout de quelques instants. Les PJ pressent le pas, et ne tardent pas à voir un cavalier venir au petit galop dans leur direction.
Ils arrêtent l’inconnu, un Australien en tenue de brousse, qui prononce d’une voix affolée : « La bête ! Elle a tué Norton ! Elle est gigantesque ! Ils lui ont tiré dessus, mais ils n’ont pas réussi à la blesser. Le professeur nous avait prévenus. Je n’irai pas plus loin ! S’ils veulent continuer, tant pis pour eux ! »
Les PJ parviennent à le calmer, en utilisant quelques drogues orientales. Ils demandent des explications à Gedeon, qui explique que le clan de Djapu est sous la protection d’un buniyp, une créature terrifiante du folklore aborigène. Il explique que seuls ceux qui savent les mots sacré du peuple yolngu peuvent apaiser sa fureur.

L’affrontement

En continuant à suivre la piste des miliciens, les PJ finissent par les apercevoir au moment où ils passent une crête. Le lieutenant Packard leur somme de s’arrêter, mais il n’obtient qu’un refus déterminé, et quelques tirs de semonce de la part d’un tireur embusqué.
Les PJ et leurs hommes tentent de progresser vers la crête à travers les broussailles, en échangeant quelques coups de feu avec les Australiens.

Soudain, les détonations redoublent dans le camp adverse, mais les balles ne fusent plus vers les PJ. Ces derniers en profitent pour remonter en direction de la crête.
Packard voit le professeur Donald Thomson, les mains menottées dans le dos, en train de fuir les combats, et il parvient à le rattraper. Quant à Guus Van Diemen, épaulé par le soldat gurkha Tenzin Pahadi, il parvient au sommet de la colline, et voit un gigantesque fauve à la peau brune en train d’attaquer les vétérans. Après avoir tué l’un d’eux d’un seul coup de mâchoires, il se précipite vers ses deux compagnons survivants, dont les balles sont impuissantes à l’arrêter.
Sans assister à la suite du massacre, Van Diemen et Tenzin prennent la fuite. Mais le Buniyp ne tarde pas à se lancer à leur poursuite. En quelques bons, il est sur les talons du gurkha. Dans un geste désespéré, ce dernier fait volte-face, et brandissant son couteau kukri, il pousse un hurlement qui arrête le monstre dans son élan.
Pendant quelques instants, l’homme et la bête se toisent, menaçants. Cela laisse juste le temps au professeur Thomson, toujours menotté, de se précipiter en avant, et de mettre Tenzin à terre en le bousculant d’un coup d’épaule.
A ce moment-là, les PJ sont trop loin pour entendre les mots que murmure l’anthropologue. Mais ils constatent que la fureur du bunyip s’apaise. La créature finit par faire lentement demi-tour, et disparaît bientôt derrière la crête.

Les Yolngu

Tandis que les PJ se remettent de leurs émotions et font connaissance avec Donald Thomson, un groupe de chasseurs aborigènes, alertés par les coups de feu, vient à leur rencontre. Il s’agit du chef Wonggu et de ses fils, qui retrouvent avec plaisir leur ami le professeur.

Les PJ sont bientôt accueillis dans le village yolngu. Autour d’un repas, ils discutent avec Thomson de son entrevue avec Yamazaki Yukio. Ce dernier s’intéressait surtout au culte des ancêtres et à l’interprétation des rêves et des visions chez les Yolngu.
Au cours de la conversation, Donald Thomson révèle que, d’après Wonggu, les anciens de la tribu reçoivent depuis plusieurs mois des rêves « étrangers ». Leur grande expérience des voyages oniriques leur a permis de se rendre compte du caractère artificiel de ces rêves, qui ont toujours des similitudes.
Pour qu’ils découvrent le phénomène par eux-mêmes, les Yolngu proposent aux PJ de participer à une cérémonie chamanique. Après avoir mâché le pituri, bercés par le son des didjeridoos et des tambours, les PJ s’endorment profondément…

Dans les rêves

Jonathan Packard, l’officier américain, rêve d’un port du XVIIIème siècle, soumis à la domination des tuniques rouges, qui raflent les patriotes dans leurs maisons et les pendent aux gibets.
Soudain, une rumeur monte depuis le port : « Les Pères Pélerins ! Ils viennent nous sauver ! » Suivant la foule en direction de la mer, Packard voit bientôt un bateau approcher à l’horizon. Il le reconnaît pour l’avoir vu souvent représenter : c’est le Mayflower. En le voyant, les soldats anglais, s’enfuient pris de panique.

Le Néerlandais Guus Van Diemen, quant à lui, rêve d’un port des Pays-Bas, sous la coupe des soldats espagnols en cuirasses et morions. Lorsqu’il entend des voix s’exclamer « Les Gueux de la Mer ! Ils arrivent ! C’est le prince Guillaume ! » Van Diemen se dirige vers la mer. Il voit alors une flotte battant pavillon hollandais, en train de couler les galions espagnols qui cherchent à fuir, chargés du butin des pillages.

Outre leurs ressemblances, ces deux rêves présentent des anachronismes qui semblent indiquer que ce sont les ancêtres qui viendront apporter le salut depuis la mer. Les Yolngus font quant à eux des rêves qui suivent le même canevas, mais où l’oppresseur est australien.

Persuadés que ces rêves sont envoyés par la Société de l’Océan Noir depuis le site de Nan Madol, à Ponape, les PJ se disent qu’il est temps d’envisager sérieusement d’y lancer une opération…
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Orlov
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Re: [CR : Cthulhu Gumshoe] Black Pacific Ocean

Message par Orlov »

Toujours aussi plaisant. Merci Léonard !
Johan Scipion a écrit : lun. janv. 23, 2017 3:52 pm Ça va être fun, ça va être jeune, et vous allez tous mourir.
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[Black Pacific Ocean] Raid sur Nan Madol

Message par Léonard »

Episode 14 : Raid sur Nan Madol

Bien décidés à mettre fin à l’offensive de l’Océan Noir en Océanie, le BSI décident d’organiser une opération secrète sur l’île de Ponape. Pour éviter à tout prix que cela provoque une crise diplomatique majeure, en cas de capture de l’un des agents, ils signent tous leur démission officielle de la Marine. En outre, chacun reçoit un pendentif contenant une capsule de cyanure, à tout hasard…

Première nuit : débarquement

Décembre 1938, au large de Ponape, dans les Carolines. Le sous-marin USS Shark, commandé par le Capitaine Beauregard, fait surface à la tombée de la nuit. Huit personnes en sortent : les quatre agents du BSI, les trois soldats chargés de leur sécurité, et Kerai, pêcheur micronésien qui avait fui l’île de Pingelab l’année précédente. Grâce à un entraînement de plusieurs mois, ils assemblent sans traîner deux catamarans (dont les flotteurs étaient stockés dans les tubes lance-torpilles), entièrement peints en noir. Ils y entassent armes et matériel, et prennent la direction de Ponape.
Kerai, atteint d’un trouble visuel qui le rend parfaitement nyctalope, guide les deux voiliers jusqu’à l’île. Ils l’atteignent sans encombre, au bout de quelques heures de navigation, et pénètrent dans la mangrove qui borde la côte.

Les PJ camouflent les catamarans sous les arbres, et installent un campement discret. Ils s’y reposent pendant toute la journée suivante, et se contentent de faire un peu de repérage dans les alentours. Ils situent les ruines de Nan Madol au nord de leur position, et aperçoivent un destroyer et un torpilleur japonais qui le surveillent. Ils distinguent aussi un grand bâtiment semblable à un hangar, sur une plage proche, et une batterie sur une crête.

Deuxième nuit : exploration

Au crépuscule, les PJ, laissant un de leurs hommes au camp, embarquent dans de légers kayaks pliables. De cette façon, ils se déplacent rapidement et en toute discrétion dans la mangrove. Lorsqu’ils s’approchent du site de Nan Madol, une partie du groupe restent en soutien, tandis que Packard, Bolgenstein, Kerai et le soldat Pahadi s’enfoncent dans les canaux qui sillonnent les ruines.

L’antique cité de Nan Madol est un archipel d’îlots artificiels, constitués de longs blocs de basalte empilés. Elle est envahie par la végétation luxuriante, mais on y repère les traces de fouilles effectuées par les Japonais. On y ressent le caractère sacré du lieu, et la colère des esprits dont la demeure a été profanée.
Grâce à Kerai, les PJ repèrent à temps une casemate, où quelques sentinelles jouent aux cartes. Elle est reliée par une passerelle de bambous au plus grand îlot du site, emplacement de l’ancien temple de Nan Madol, et cœur de la cité. Lorsque les PJ y parviennent, le pêcheur micronésien, dont les yeux exceptionnels voient des choses invisibles au commun des humains, indique qu’un flot de rêves lumineux file vers la haute mer, depuis le sommet de l’île.
Kerai et Pahadi escaladent alors le mur de basalte. Bolgenstein, qui avait tenté de les suivre, renonce après avoir fait bruyamment débarouler quelques pierres. Sur l’îlot, les deux éclaireurs de l’équipe trouvent trois piliers décorés, d’où jaillissent les flux de lumières, qui suivent des directions différentes. Les piliers sont reliés par des câbles électriques à trois petites huttes faiblement éclairées. Elles ne sont pas fermées, et une forte odeur d’opium s’en dégage. Dans chacune, un personnage insolite est assis en tailleur, dodelinant de la tête, sans se rendre compte de la présence d’intrus : il y a là un vieil homme à la barbe et à la chevelure hirsute, et deux femmes asiatiques, portant des bijoux traditionnels et des tatouages. Les huttes sont décorées de sculptures de bateaux, et d’estampes japonaises représentant des scènes de guerre et de batailles navales. Et des appareils électroniques inconnus grésillent au fond de la pièce.
Fort de ses informations, les deux hommes rejoignent Packard et Bolgenstein. Ensemble, ils remontent à bord de leurs kayaks et prennent la direction du campement.

De leur côté, Emy Carpenter, Guus Van Diemen et le soldat Hawk ont préféré ne pas rester inactifs. Ils se sont approchés de la plage où est bâti le grand hangar aperçu la veille, et ont repéré les postes des sentinelles japonaises. De plus, ils ont entendu au loin des chants micronésiens, ce qui laisse penser qu’il y a un village autochtone dans les environs.
Pour ne pas prendre plus de risques, les PJ ne poussent pas plus loin leur exploration pour la nuit.

Troisième nuit : action !

Pendant la journée, les PJ se reposent, et observent à distance les installations japonaises. Ils remarquent une activité importante autour du grand hangar. Plusieurs dizaines de personnes, principalement des autochtones, semblent y travailler.

Le soir, les PJ repartent en kayak, en formant à nouveau deux groupes. Cette fois-ci, ils emportent des explosifs, avec l’intention de saboter les installations de l’Océan Noir.
Carpenter, Bolgenstein et Kerai cachent leurs kayaks à proximité de la plage, et continuent à pied en direction du village des Ponapiens. Lorsqu’ils parviennent – c’est un simple hameau d’une dizaine de maisons – les habitants sont en train de sortir de l’église. Kerai s’approche discrètement, et se mêle à eux. Cela provoque un attroupement, que remarquent les soldats japonais en faction. Mais le chef coutumier, un dénommé Litokwa, dissipe leur inquiétude et entraîne rapidement Kerai dans sa hutte.
Le pêcheur de Pingelab prétend qu’il arrive directement de son île, après s’être perdu en mer. Litokwa lui explique alors que les Ponapiens sont sous la coupe des Japonais, qui leur interdisent presque totalement de pêcher, et les forcent à travailler pour eux. Dans le hangar, ils les font participer à la construction d’une gigantesque pirogue, dont on ignore la fonction. Quant au site de Nan Madol, les occupants y ont fait des fouilles, mais à présent, l’accès en est interdit aux autochtones.
Le chef conseille à Kerai de fuir au plus vite, car il pourrait être dénoncé par certains habitants du village. Le jeune homme prend alors congé de lui, et va rejoindre Carpenter et Bolgenstein, en évitant la surveillance des soldats japonais.

Au même moment, le Lieutenant-Commander Packard, Guus Van Diemen et les soldats Hawk et Pahadi sont retournés à Nan Madol, et ont réussi à retrouver leur chemin jusqu’à l’îlot aux piliers. Ils escaladent tous les quatre la muraille, mais au moment où il la franchit, Winter Hawk laisse retomber son grappin sur un bloc de basalte. Le bruit est suffisant pour que deux sentinelles japonaises sortent de leur casemate pour venir inspecter l’îlot.
Tapis dans l’ombre, Pahadi et Hawk attendent que les deux soldats se soient approchés pour leur sauter dessus. Le gurkha népalais, armé de son fidèle couteau kukri, tranche sans difficulté la gorge du premier. Mais Hawk ne parvient qu’à blesser le second, qui lui tire une balle dans la jambe, avant d’être abattu par Van Diemen.
Dans sa casemate, un sous-officier nippon, alerté par les coups de feu, appelle ses hommes au rapport. Un instant après, on entend grésiller son talkie-walkie, tandis qu’il signale l’incident à ses supérieurs.
Il n’y a plus une minute à perdre. Packard installe des charges explosives sur les piliers, Pahadi est chargé d’égorger les trois « rêveurs » (que Bolgenstein a identifié comme des chamans : l’un aïnou, la seconde coréenne, et la dernière taïwanaise), puis Van Diemen détruit l’intérieur des huttes en y lançant des grenades. Ne voulant pas retarder son groupe avec sa blessure, Hawk demande au lieutenant-commander de le laisser sur place. Il s’installe à couvert, et prépare son fusil et ses grenades, afin de réserver un bon accueil aux Japonais qui ne devraient pas tarder à se montrer. Le reste du groupe rejoint les kayaks sans se retourner.

Sur la plage, Carpenter, Bolgenstein et Kerai ont entendu les détonations au loin. Peu de temps après, ils voient passer une escouade japonaise, qui monte à bord de deux barges à moteur, et prend la direction de Nan Madol.
Profitant de la diversion, Emy Carpenter se glisse jusqu’au hangar, et parvient à y pénétrer par une porte latérale. Dans la pénombre, elle distingue les formes d’une pirogue à balancier, mais dont les dimensions sont tout à fait considérables : elle doit mesurer plus de trente mètres de long de la proue à la poupe. Sans s’attarder à observer les symboles traditionnels qui l’ornent, l’espionne place des charges de dynamite sur la coque. Mais, accordant peu de confiance à la minuterie qu’elle a branchée, elle préfère jeter une grenade en direction des explosifs, avant de s’enfuir en courant et de se jeter à couvert derrière une dune. La formidable explosion qui s’en suit met immédiatement le feu au hangar.

Packard, Van Diemen et Pahadi, alors qu’ils s’éloignent de Nan Madol, croisent les deux barges chargées de soldats japonais. Mais sous le couvert de la mangrove, les trois hommes ne craignent pas d’être aperçus. Peu de temps après, ils entendent une fusillade et des explosions provenant des ruines. Là-bas, le Marine Winter Hawk a vendu chèrement sa vie.
Alors qu’ils se dirigent vers leur campement en kayaks, échappant aux projecteurs des bâtiments de guerre, les deux groupes se rejoignent. Moins d’une heure après, ils montent à bord de leurs catamarans, et prennent la mer.

Récupération

A présent que la marine japonaise doit être à leur recherche, il n’est pas question pour les PJ de rejoindre l’USS Shark. Si le sous-marin était vu dans les parages, ce serait la preuve que les États-Unis sont derrière l’opération. Mais un plan B a été prévu : par une phrase codée à la radio, les PJ font appel à leur hydravion Martin M-130, surnommé The Flying Dutchman. Avec lui, pas de risque d’incident diplomatique : il appartenait officiellement à la compagnie de navigation de Guus Van Diemen, qui l’aurait vendu dernièrement à l’armée chinoise.
A l’aube, les catamarans rejoignent un secteur dont les coordonnées géographiques ont été fixées à l’avance. Après de longues minutes d’attente angoissante, l’hydravion apparaît à l’horizon, et amerrit à proximité des deux voiliers. Les PJ montent rapidement à bord, et sabordent les bateaux. Puis l’appareil décolle, au moment où on aperçoit les premiers avions japonais dans le ciel, et il ne tarde pas à disparaître dans un banc de nuages. Peu de temps après, il franchit l’équateur, quittant alors les eaux sous mandat japonais.

Épilogue

Après cette aventure, les agents du BSI obtiennent le droit à un repos bien mérité. Cela permet à leur service de se faire un peu oublier des autorités japonaises, et à eux de rejoindre l’Europe ou les États-Unis, où ils n’ont pas mis les pieds depuis près de trois ans.

Dans les mois qui suivent, l’agitation s’apaise dans les îles d’Océanie, où l’ont entend plus parler de visions incitant à la révolte contre les blancs. La Société de l’Océan Noir semble avoir mis fin à ses manigances. Mais peut-être n’est-ce qu’un répit, car le Japon n’a pas renoncé à ses visées expansionnistes en Asie et dans le Pacifique.
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Antharius
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Re: [CR : Cthulhu Gumshoe] Black Pacific Ocean

Message par Antharius »

Super CR!

Un plaisir à lire, très dépaysant, chapeau !
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jay carpenter
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Re: [CR : Cthulhu Gumshoe] Black Pacific Ocean

Message par jay carpenter »

Vraiment excellent, il n'y a plus qu'à transformer en scénario tout ça :mrgreen: (Noël approche, alors je tente le coup :oops: :mrgreen: :charmeur )
Salve Grumio !
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Léonard
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Re: [CR : Cthulhu Gumshoe] Black Pacific Ocean

Message par Léonard »

jay carpenter a écrit :Vraiment excellent, il n'y a plus qu'à transformer en scénario tout ça :mrgreen: (Noël approche, alors je tente le coup :oops: :mrgreen: :charmeur )
A vrai dire, j'ai mis les 9 premiers scénarios en ligne sur le SDEN. Je pourrai y ajouter la suite (déjà mis en forme sur mon ordi) si quelqu'un a l'intention de faire jouer la campagne.

Sinon, comme vous avez pu le constater, ce 14ème scénario était le dernier de la campagne. A l'origine, j'avais prévu d'en rajouter quelques uns, mais j'ai me suis arrêté un peu plus tôt pour deux raisons : d'une part parce que deux membres de la tablée sont moins disponibles pour cause de bébé, et d'autre part parce que j'avais l'impression que mes autres idées étaient un peu redondantes, et que je voulais m'arrêter avant qu'on soit gagnés par la lassitude.
Il est possible que j'ajoute 1 ou 2 scénarios se déroulant en 1941, dans quelques temps. On verra bien.

En attendant, on va enchaîner sur une campagne Achtung Cthulhu commençant en Europe en 1939, menée par le joueur qui incarnait Guus Van Diemen, et dans lequel j'ai prévu de jouer... le fils de ce dernier. On sera dans la continuité de ma campagne, quoi.
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