[CR] - Le donj du vendredi soir présente:D&D 5 dans le dodé!

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Dof Man
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Re: [CR] - Le donj du vendredi soir présente:D&D 5 dans le dodé!

Message par Dof Man » lun. juil. 04, 2016 11:33 am

cylen... un génie !
"ce que tu dis est dénué de sens !
- fais gaffe, tu préfères des nuées de météores ?"

Cygur
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Re: [CR] - Le donj du vendredi soir présente:D&D 5 dans le dodé!

Message par Cygur » dim. mai 12, 2019 6:34 pm

Á l’horizon, l’Empire ; là-bas, la capitale, qu’on prétend pavée d’or, qu’on met sur piédestal,
mais c’est bien éloigné, de notre ville natale, des bagarres, des taudis, de notre espace vital.
                                                                                                                                                               
Qu’avions-nous connu d’autre, que Ptolus, cité-monde, que ses gourbis miteux et ses ruelles immondes ?
Ce fut d’abord la crasse, les odeurs des bas-fonds, planches clouées pour volets, toiles en guise de plafond,
et à coté : les quais, les navires et le large, les marins, les dockers, que le shivel rend barges.
Crécher dans les Warrens, c’est comme être insulaire : juste là, mais distants, les milieux populaires,
commerçants et étals, les couleurs des bazars, des vrais toits, des rideaux, ça déjà, c’est bizarre.
Faubourgs plus éloignés, et encore plus altiers, mais ils le semblaient tous, venant de mon quartier :
le territoire des guildes, chaussées entretenues, maisons en pierres taillées, miliciens en tenues.
Au Nord les beaux hôtels, étrangers, négociants, et quelques fortunés, qui vivent insouciants,
aux alentours les temples, dévots et processions, édifices cossus et gardes en factions.
Plus à l’ouest cousus d’or possèdent leur ghetto, cerbères à leurs portails, forteresses et châteaux,
tout ce que fin du fin de la noblesse distille. Et enfin, prodigieuse, cette éternelle Aiguille.
 
Nous faisant tous larrons : une unique occasion ; de cet avenir bouché, ce fut notre évasion.
 
Au dehors les Paledogs, les dingues et les paumés, jouent avec leurs manies, par la drogue assommés.
Mais telle fleur sur fumier, réside une merveille : sur la fortune des pauvres, l’humble Père Max veille.
Savoir ce qu’il devint, après disparition, nous souda plus encore, en passant à l’action.
Gamins trop débrouillards, pour subir, s’incliner, face au destin écrit pour ceux qui sont mal nés,
changèrent leurs conditions en lui portant secours, obtenant par la même, d’un noble le concours.
 
Von Thirpix, frère de Max, perçoit nos potentiels, et nous emménageons dans zone résidentielle,
chez alliée, Dame Nagel, respectée et illustre, mari emprisonné, et ce depuis des lustres :
être républicain, de délit d’opinion, vaut pour lui d’être en geôle, la moins pire des sanctions.
 
Années d’évolution pour devenir nous-mêmes, façonnant nos carrières comme on polit une gemme,
de la Rouquine méfiante, firent guerrière de sa foi, vraie défenseuse des faibles, et qui trouva  sa voie,
accueillant orphelins, pérennisant l’asile, fondé par le Père Max, en un lieu indocile.
 
Enfant il sut donner bien du fil à retordre, ce fut paradoxal qu’il entra dans les ordres,
Èguille sert à piquer, également à recoudre, et les deux sont utiles, quand on vient en découdre.
 
Dès gamin, dans les bourses, il sut compter les pièces, ce surnom lui resta, bien qu’il dompta l’adresse,
qu’il faut à ces gens-là, qui maîtrise l’énergie, aux travers des arcanes, et qui en font magie.
 
Capable en son jeune âge, des pires idioties, s’affranchir du réel, Random le fit aussi,
Pièce et lui s’appliquant, à geler, à détruire, à savoir comment tuer, à savoir comment nuire.
 
Malin et talentueux, toujours là, pas très loin, prodiguant connaissances, ses bienfaits au besoin,
le Murmure se fit voix, et la voix une chanson, qui chez nous procure joie, chez les autres un frisson.
 
Sac de frappe, un Mastiff, même pas peur, même pas mal : prendre coups à leurs places, est son plan optimal ;
petite frappe devint lourde, s’extirpant du vulgaire, grâce aux techniques apprises dans les arts de la guerre.
 
Minot mimant minets, observant bien placé, furtif, dextre, patient, lorsqu’il partait chasser,
Minou adopta l’arc, discret et redoutable, attendant silencieux, une ligne de mire fiable.
 
Le plus fort d’entre nous, et ce depuis l’enfance, cent pour cent offensif, négligeant sa défense,
le féroce Hugues La Main, jamais ne se résigne : gosse, adulte, même place, devant en première ligne.
 
Sa grande sœur pareillement, choisit voie militaire, préférant la distance, pour épauler son frère,
archers Minou, Bezoul, s’apprenant leur métier, pour cribler nos ennemis, de leurs flèches les châtier.
 
De l’angélique bambin rien ne reste à vrai dire, ni le bras à sa gauche, ni la face, ni le rire,
ceux du Voile l’éduquèrent, et l’enjôleur blondin, de « Velours » à « Grand Fer », changèrent en paladin.
 
Les puissants voient en nous bataillon stratégique, sans influence ou presque, et en un mot pratique :
les costauds louent leurs bras et les mages leurs esprits, nous estimons le risque et nous fixons un prix.
Le « crane noir » pour Kathru ; et pour la pyramide : une orbe de cristal, escarcelles sont moins vides.
Service d’ordre, fête chez Kath, démons sous les lampions, évitant bain de sang, presque vus en champions,
retrouvant pour Shever des pierres remarquables, dans des égouts puants, chez hommes-rats implacables,
nous faisant des contacts, petite notoriété, tissant relationnel dans la bonne société.                      
 
À Ptolus chaque instant apporte sa nouveauté, chaque rue à ses histoires, dont on aime papoter,
il s’en déroule sans cesse, des sublimes, des violentes ; avouons que ces dernières semblent bien plus fréquentes.
 
Infanticides morbides, copiant celui d’antan, qui visa Mary Key il y a 125 ans,
Kathru  qui brouille les pistes avec ses assassins, le Rat balance la planque où s’entassent ses larcins,
un bordel décati, un fantôme, puis ses cendres ; Josualdo assumant ce que Famille engendre :
les honneurs et l’opprobre rarement se séparent, il déballe sans remord, de tout il prend sa part.
 
Entrepôts Abanar, pour joailleries volées ; une comptable coupable, son amie affolée,
les deux se travestissent, pour entrer dans l’hôtel, où chambres ne sont louées, qu’à mâle clientèle.
Attifée comme sa mère, tenancier brave l’équipe, qui apporte solution à ses problèmes d’Œdipe.
Plus tard, dans la cuisine, les deux femmes, leurs dépouilles, passage vers les égouts, la descente et la fouille.
Aux tombeaux les Skavens, qui nous mettent à la peine, et viennent par tombereaux, goûter fruit de nos veines,
Shulls finissant le reste de leurs lances qui foudroient, bijoux récupérés, rendus à qui de droit.
 
Astreinte à quête d’or, la clique se précipite, vers les salles souterraines dans les Forges Maudites.
D’un coup : couloir s’écroule, on survie à la chute, nous voici plus profond, où tous nous persécutent.
Des Duergars, fanatiques, zombies, nécromanciens, protégeant de leur mieux quelques trésors anciens :
Gull affronta jadis un groupe de baroudeurs, qui eut le goût exquis de laisser ces splendeurs.
On s’aperçut plus tard, quand lieux furent explorés, que zombies colmataient galerie fraichement forée.
 
Propriétaire de cirque, le brave Hipolito, recherché par sa fille, qui nous emploie bientôt.
De bistrots en tavernes, saltimbanques, miliciens, nous renseignent ou nous mentent, ne nous menant vers rien.
La vision de sire Kas, permit de déceler, la fontaine, l’escalier, et l’endroit esseulé,
où sont Hipolito, et son geôlier vampire, qu’on terrasse non sans mal, bien qu’ayant connu pire.
Faux père de Séléna, Doppledanger rusé, se devait de périr, nous ayant abusés.
Son patron retrouvé, la caravane d’artistes, à nouveau de mille feux, peut faire briller sa piste.
 
Première mioche recueillie sous le toit de la Rousse, Aïdan marche à peine, mais derrière sa frimousse
se cache une magicienne, ou peut-être une démone, possédant compétences, qui valent qu’on se questionne.
Un faux inquisiteur, puis deux vrais également, requérant la gamine, prétendent jouer les mamans.
Èguille déboussolé : ses deux grands prêtres tués, l’Église de Gaëm doit se reconstituer,
zodar impitoyable, au sein même de leur temple, est venu les défier, comme pour faire un exemple.
 
Kathru commanditaire, et nous sommes embauchés, pour jouer les chaperons pour enfants débauchés,
filature, espionnage, d’un bordel à une secte, à forge à little street, où le mal se détecte,
invocations, démons, Josualdo en renfort, rejetons libérés, et récompense en or.
 
Après c’est Mère Nagel qui a perdu son chat, donc famille en entière qui bientôt le chercha.
Traces, indices, hommes de paille, Tikassal balancé, mais derrière lui Vladaam ont tout manigancé :
des loups-garou au sol, elfes noirs dans les arbres, c’est l’équipe composée pour nous couvrir de marbre.
La belle Épée de Pièce aiguise les appétits, des Vladaam et des autres, nous voilà avertis.
 
Avec famille Kathru nous passons un marché, elle fournit protection, et nous partons chercher
bateau pouvant voler, perdu dans les montagnes. Josualdo téléporte la troupe qui l’accompagne.
Seule la proue du bateau ne s’est pas fracassée, on la fouille et… Horreur : elle vient nous tabasser.
Immense golem de bois, que promptement nous tuâmes, un joli coup de Pièce qui absorba son âme.
Aussitôt de lourds blocs du massif se décrochent, sol devient vague de pierres sur océan de roches,
le flot nous emmenant dans entrailles minérales, via les portes de Tharsis, celles de la capitale… ?
Gauche et droite, des archers, droit devant une méduse, sur le champ nous agressent, traitant troupe en intruse.
Un tremblement de terre qui fut providentiel, nous vomit en surface, heureux de voir le ciel.
 
Nous rentrons à Ptolus, et Random nous précise que château Shard est là, sans possible méprise.
Clerksbourg, ça apparait, voici le labyrinthe, où doit être Hilda, et où fratrie s’éreinte.
Salles franchies, leurres déjoués, survivants acclamés, par ceux qui nous piégèrent en ces lieux malfamés,
un choix nous est offert par celui qui préside, par la voix de Random, notre groupe se décide :
tous indemnes, à nouveau, mais Hilda notre sœur, n’est que statue en or, château Shard est farceur.
 
Pour remédier à ça, moissonnons les avis, nécessaires pour qu’Hilda, s’en revienne à la vie :
du Forgeron Errant, jusqu’à la Pyramide, Archivistes et Delver, des expertises solides,
nous envoient vers un site, ancien laboratoire, contenant Vif-Argent, synonyme de victoire.
Que du plaisir vraiment, des monstres par dizaines, des tensions entre nous, et notre quête fut vaine…
En échange d’un anneau, c’est aux mages qu’on ramène, sœur dorée qui patiente pour une nouvelle aubaine.
 
Un Murmure en retrait, guerre des gangs et Vladaam, qui jurent leurs grands diables qu’ils voleront nos âmes,
Bezoul et Hugues qui parlent de leur récente dispute, avec Tholos Shever qu’ils traitent de fils de…
 
Ce soir c’est « Nuit des Masques », Ptolus qui se fait peur, le fond de l’air effraie, et ce n’est pas trompeur.
La liesse gagne les gens qu’importe le quartier ; rue des millions de dieux, chacun vient volontiers
jusque ‘place des trois temples’, où la parade circule, et dépose sur bûchers, des effigies de Gull.
Les flammes qui les embrasent, acmé des réjouissances, illuminent l’assistance qui s’amuse et qui danse.
Fête à l’orphelinat, nous sommes tous déguisés ; meilleur conteur manquant, les enfants sont lésés.
Escortons Dame Nagel jusque dans sa demeure ; chemin semé d’embuches, de combats, de clameurs :
morts-vivants et druide-ours, ville à feu et à sang, la milice qui s’énerve, chargeant même les passants,
Vladaam acquièrent l’Épée, skavens en embuscade, incendie dans un coin, escarmouches en cascades.
Entre Gaëm, Lothian, vingt quatre Dieux des heures, on arrive néanmoins, tous remplis de rancœur.
Fête triste, déprimante, choyant neurasthéniques, parmi Sœurs du Silence et rigides Lothianiques.
D’un seul coup, de l’Aiguille, un nuage se répand, « crânes » émergent des feux, et du sol se rompant,
sortent myriades de monstres, et le carnage commence : Ptolus face au Chaos, Familles brillent par absence…
Sanctuaire englouti, clocher des vingt quatre heures, trois coups sonnent enfin, arrêtant la fureur.
 
Ce soir c’est « Nuit des Masques », Ptolus qui se fait peur, un air de déjà-vu, et ce n’est pas trompeur.
Fête à l’orphelinat, nous sommes tous déguisés ; un instant nous suffit pour bien réaliser,
l’improbabilité d’être là à savoir, capables de déjouer la conclusion du soir.
On questionne le Voile, présent à l’affrontement, mais nul ne se souvient du tragique dénouement.
Après : Temple des heures, poser quelques questions, mais forces du Chaos ont pris leurs positions :
les lieux sont mystérieux, et le climat dérange, entre des hommes-serpents et phénomènes étranges.
Une prière commune qui nous fait voyager : par créatures grotesques, grands prêtres submergés ;
la salle où l’on déboule regorge de fanatiques, l’affrontement qui suivit fut en tout point épique.
Sur la place, c’est même pire, les forces du Tourment, redoublent d’âpreté, d’ardeur, d’acharnement.
Lors de la première nuit, carillon fut sonné, par les Sœurs du Silence qui avaient deviné
qu’actionner les leviers finirait l’intrusion, annoncerait le terme de toute cette invasion.
Cette fois c’est notre tour, de faire sonner les cloches, d’éviter que Chaos encore plus ne s’accroche.
 
Ce soir c’est « Nuit des Masques », Ptolus qui se fait peur, amertume dans regards, dépassée la stupeur,
fête à l’orphelinat, nous sommes tous déguisés, mais on frappe à la porte, quelque chose s’est brisé.
Vagabon maigrelet, demande à voir Èguille, mais le gêneur chassé, loin d’être pacotille,
avatar de Gaëm, laisse à notre attention, enfin celle de son clerc, une marque d’affection :
une somptueuse cape où se dessine un plan, qui mène vers une bicoque avec un toit croulant.
Un escalier profond, du liquide amniotique,  une forte odeur de camphre, puis couloir « organique »,
pièges et fosses, salle de lave, humant air électrique, salamandres enflammées, minotaure mécanique.
Ensuite une officine, rempruntant le boyau, au centre un homme masqué, aux moyens déloyaux.
Ses menaces exaspèrent, haro sur l’importun : le lâche nous téléporte, chez ses joyeux pantins.
Une caverne d’ivoire, mais à mieux inspecter, immense crâne de dragon parait nous abriter :
à leur tête une méduse, toujours eux Tourmentés, par dizaines ou bien plus, que nous dûmes supplanter.
Les mâchoires gigantesques qui nous vîmes souffrir, forment une « dimension » d’où l’on ne peut s’enfuir.
C’est par heureux hasard, déclenché par Grand Fer, soutenu par le Voile,  que nous nous dérobèrent.
 
Gueules de bois au matin, chez Nagel au manoir, après stupéfaction, nous cherchons à savoir,
quels sont les souvenirs parmi nos connaissances, et quel fut l’épilogue de cette dernière séance :
personne ne se rappelle des soirées précédentes, kermesse fut agréable, foule riante et dansante.
 
À nouveau besoin d’or, on file Vielle Nécropole, sur conseils des Delver qui y voient un pactole.
Grâce à leurs stratagèmes, la troupe est promptement, au beau milieu des ruines, près d’un escarpement :
bave de Ver Pourpre au sol, horizon désolé, observant promontoire où loge un mausolée.
Cherchant dans le tombeau, comme prévu, morts-vivants, défendant sans merci quelques bibelots d’antan.
Un repos mouvementé, dérangés par des ombres, puis à perte de vue, ce n’est plus que décombres :
mégapole devant nous, chaque logis vaut une tombe, d’où l’ambiance oppressante, et le silence qui plombe.
Quelques jours profitables, mais au vu des dangers, c’est sans aucun regret que nous prenons congé.
 
Un matin aux Warrens, les miliciens pénètrent, mais leur brutalité n’a qu’une seule raison d’être ;
Ferris aurait occis la fille du commandant, qui propose clémence, si l’on traque l’impudent.
Vers le « Dernier Flacon », notre enquête nous conduit, dans une ruelle sordide, célèbre bar de nuit.
Lorsque nous arrivons, des clients prestigieux, interrogent, avec claques, les servantes du lieu.
Gracian Shever et Shulls, à poudre similaire, Hugues La Main allumette, sujette à la colère :
le choc, leur fuite, débats, qui nous firent déboucher, dans masures et bicoques, et même chez deux bouchers,
selon eux, hors d’atteinte, car nettoyant le sang et évacuant les corps dans sillage des puissants.
« Livrer Rousse en pâture, pour obtenir réponses », mériterait massacre, vaudrait qu’on les défonce…
Notre nouvelle recrue, neveu de Dame Nagel, se renseigne aux Archives, et rapporte nouvelles :
les Paledogs qui balancent culte des « Composteurs » ; égouts, frogmoth, zombies, menés par un pisteur.
‘Kraken’ gobant La Main, fit famille s’horrifier, comme le firent recherchés, marionnettes putréfiées.
 
Hilda et Hugues sauvés, grâce aux sommes récoltées, mais à cause de l’Épée, atmosphère survoltée :
chiens démons et Vladaam, chargent à répétition, nous ne dûmes nos survies qu’à Sainte Inquisition.
Posséder cette lame, pesante à nos épaules, peut-être Orvath, Dévath, rempliront mieux ce rôle.
 
On consulte un allié, seigneur Dalimothian, pour procès de Nagel, car les deux s’appréciant.
Plus vaste à l’intérieur, qu’elle n’en a l’apparence, sa tour domine Ptolus, seule l’Aiguille concurrence.
Ennemi de Sadar, reçoit les ‘Nagellites’, nous confie un élève, soudain phrase insolite :
« l’homme masqué, docteur Mohr, possède talent unique, rendre ‘vies’ aux vampires, aux liches et leurs
cliques ».
.
Dans la baie, la prison, citadelle imposante, d’où sort un Lord Nagel d’une humeur massacrante,
moqué et provoqué par un Hugues téméraire, mais qu’il sut, même sans arme, très aisément défaire ;
le vieux demande sa bague, volée par des geôliers, la clique part exaucer ce désir singulier.
Prospections sur les quais : prêteur sur gages véreux, agressif de surcroit, calmons le coléreux.
Sous-sols de sa boutique, abritent élémentaire, un démon, et ses sbires, qui sur nous se jetèrent ;
contraignant le cornu, magie fut dissipée : il nous martyrisa, avant de s’échapper.
Escouade ensanglantée, rejoint Lord impatient : pour y rendre l’anneau, la tour Dalimothian.
 
Sa bague ne lui va plus, il la donne à Mastiff ; puis évoque le « Crane Noir », qui désormais captif,
laisse derrière lui trésor, dont il connait la cache : quai, navire, équipage, les amarres qu’on détache,
pour semaines de plaisance, parmi oiseaux géants, tempêtes et récifs, ou pire cas échéant.
Magot est sur une île d’un aspect peu fréquent : pyramide à degrés, hébergeant un volcan.
Pour l’entrée, une gorgone, toxines en garniture ; en plat, élémentaire, occasionnant brûlures,
un dessert trop copieux, Githyankis embusqués : par leurs attaques mentales, notre fuite fut brusquée.
Sortilège de Random nous permit de comprendre le but de leur présence : ils venaient pour reprendre
non pas gemmes ou pièces d’or, mais leur vaisseau volé, c’est dire la pyramide, que l’on vit s’envoler.
 
Bateau, Ptolus, Nagel, et les explications ; une idée de Minou, mise en application :
terminer le frogmoth, les zombis, le bourbier ; repartons, mais cette fois, chasseurs face aux gibiers.
Les putrides ont fait place à des skavens curieux, « même engeance on liquide » considère gang furieux.
Implacable fratrie, tatillonne et rageuse, enchaine incantations, offensives ravageuses :
Èguille déchaine les eaux, et les sorciers les flammes ; repartons apaisés, pendant que noyés crament.
 
Convoité par le Voile, un sceptre sous l’Aiguille ; on s’éclaire et l’on part. D’emblée simple broutille :
colossal dragon blanc, dans des décors immenses, nous affronte et s’envole ; puis les ennuis commencent :
par outils chaotiques, géants améliorés, trahissant la présence du docteur abhorré,
même masque, même voix, même doigts mécaniques, même ton, mêmes menaces : nos assauts lui répliquent ;
toutes nos armes, nos magies, contre un simple automate, néanmoins dangereux, comme confirment nos
stigmates.
Sceptre enfin retrouvé, retour à la surface, rendre aux gardiens des morts produit de nos audaces.
 
Maintenant une énigme, toujours d’actualité : où se terre notre frère ? Dans quelle réalité ?
C’est donc fort logiquement, que nous partons fouiller, pyramides à degrés, à des hommes-bêtes dédiées.
Transition trop brutale, laissez moi résumer, ce que furent ces longs mois, d’une quête embrumée.
 
Le Rat dit l’avoir vu ; aux Warrens, une cache, jouxtant puits de mercure, que nos alliés s’arrachent,
car nous mîmes au courant tout ceux qui pouvaient l’être, pour savoir où Murmure avait pu disparaitre.
Paledogs, Inquisition, rixes inévitables ; famille prise à partie par des indésirables,
assassins Vaï discrets, payés par qui, pourquoi ? Remettons ces questions au moment adéquat.
 
Avec note du manquant, allons voir Archivistes ; que signifient ces nombres, mènent-ils à une piste ?
Relation de Dérek, Lum le fou, sur la route, qui tient Tyu en ami, qu’aucun code ne déroute ;
celui-ci voit calculs comme des coordonnées, où seul Codex perdu pourrait nous amener,
Lum pour sa part avoue qu’il tiendrait en sauveurs, ceux qui libèreraient sa machine des Shever.
 
Gibraïth, Paledog en chef, par le Rat balancé, comme l’instigateur des attaques agencées,
une visite s’imposait, débat devint combat ; le Bodak qu’est notre hôte, sa puissance exhiba :
trois fois presque défait, il se métamorphose, devenant plus violent ; d’un coup Random propose,
qu’on lui ôte son collier, admirable analyse, on s’empare de l’objet, ses forces s’amenuisent.
À sa mort, discussion. Soudain geyser de sang : Mohr surgit parmi nous, groupe convalescent,
et demande le bijou pour sa miséricorde ; au vu de nos blessures, La Main le lui accorde.
Maussades mais sains et saufs, on s’échappe du secteur, où bientôt font tueries les golems du docteur.
Nous en décimons deux, un pour l’Inquisition, et les gars des Warrens achèvent leurs ambitions.
 
Table ronde, décision : les Shever, la machine ; poliment on s’invite dans leur palais-usine.
Conférence stérile : nul prêt de l’appareil ; pourtant intéressante, pour les nombreux conseils.
                                                                                                    
Doréhamon savant, affirmant que l’anneau, qui donné par son oncle et porté par Cyno,
serait un phylactère ayant appartenu, à Shaïr le sorcier, demi-dieu devenu.
Les Warrens, une ruelle, apparait Mage De Fer, qui suggère illico que nous fassions affaire.
Étonné mais ravi de notre fermeté à retrouver Murmure, saluant nos volontés,
il propose excursion, pour remonter le temps, et soustraire notre frère à destin inquiétant.
Nous approuvons ce plan : Mage de Fer lance un sort, souhaitant chance à l’équipe ; nous changeons de
décors.
 
Un autel devant nous, à genoux, enchaînés, on reprend connaissance, nus comme vers, consternés.
Les fresques sur les murs nous décrivent les luttes, entre armées de Shaïr, et ceux qu’ils persécutent ;
hommes-serpents par milliers, mais plus particulier : dix humains au tyran par des chaînes reliées ;
leurs visages nous évoquent les surnoms qu’on se donne ; la curieuse trouvaille nous trouble et nous étonne.
Sortir est un calvaire : lac de lave et crevasse, “générateurs d’esprits“ vomissant des menaces,
effrits, daos et autres, et pour assauts finaux, morts-vivants et leur chef, possédant un anneau. 
Identique à celui qu’on voulait échanger, mais détenant esprit brûlant de se venger ;
Doréhamon trop prompt à s’en accaparer, mena une guerre mentale pour le contrecarrer.
 
À l’air libre, enfin, on aperçoit deux villes, un cours d’eau sillonnant à travers jungle hostile.
Dinosaures, cannibales, forêt inextricable ; Èguille fait des prodiges, rend rivière praticable,
en marchant sur les ondes, on parvient à cité ; après mésaventures, asile sollicité.
Village préhistorique, esclaves, matriarcat ;  des effluves de chez nous, comme on le remarqua,
Erthuo, Nagel et Kath sont les familles majeures, mais appeler ça « Ptolus », tiendrait de la gageure.
On apprend l’existence des temples des dix dieux, ceux à nos effigies, et s’informe sur ces lieux.
 
Trajet ; que du bonheur : pluie mortelle, dinosaure qui vomit des zombis, anthropophages encore…
Au sommet d’une montagne, on vit les pyramides entourant ziggourat, et les foules livides
déambulantes, sans but, jusqu’à notre arrivée ; morts-vivants humains, Shulls, qu’on ne put esquiver.
Belle victoire ; on furète, tombeaux du Loup, du Chat. Les descriptions murales que l’on y dénicha,
dépeignent résistances des peuplades assiégées, ainsi que celle des dix, venus les protéger.
Par deux fois, un esprit, personnifiant la bête auquel temple est dédié, nous assaille bille en tête.
Cependant, surprenant, car ni Hugues, ni Minou, face à sa propre « image », ne put porter de coup.
Du temple de Cyno, on débute l’inspection : ribambelle de rivaux, impose évacuation.
Les parages interdisent, repos de qualité, retour Ptolemaya, pour la sérénité.
 
Toujours cette bonne vieille jungle, ses ondées nécrotiques, mangeurs d’hommes habituels, reptiles
mésozoïques.
Rousse apprend chez les nobles que quatre pyramides furent déjà inspectées, conséquemment sont vides.
Au retour : rebelote. D’un sommet on constate, fascinante machine, non loin du ziggourat.
Exterminant non-vie, on se fraye un passage, jusqu’au grand scarabée, curieux appareillage,
d’où sort un clandestin, qui prend contrôle des morts, infâme gelée vivante, qu’on détruit sans remord.
Journal de bord : Shever, prêt à tout pour objets, trouvés au fond des temples, même nous tuer en projet.
On utilise robot, on débat très longtemps, Ptolemaya encore, instruire représentants.
 
Tyrannosaures montés, ville en ébullition, contre tribu Vladaam, guerre en préparation.
Reine d’ici, Dame Nagel, nous impose la fuite, on fait mine de partir. Mais on revient ensuite,
avec notre robot, dans une ville sous les cendres ; Ptolemaya vacille, et le Voile peut s’étendre :
partout nuées d’horreurs, trépassés en furie, anéantissent la vie, multiplient les tueries.
Dans le castel Erthuo, à la fin, réfugiés, nous subîmes les vagues des morts et leurs alliés,
des Shulls venus en force, machine à leur coté, achevant Dame Erthuo. Survient au débotté,
un Vladaam qui transforme hôtesse en adversaire ; lui absorbe les âmes, elle arrache les viscères.
Hugues la Main qui périt, Vladaam qui s’évapore, et la course effrénée jusqu’à notre transport :
serpents géants psioniques, par zombis escortés, crurent empêcher le clan de se téléporter.
 
Blizzard autour de nous, la famille qui grelotte. Puis des révélations cependant qu’on ergote :
désormais certains sorts, jusque là inactifs, ici sont efficaces, mages sont dubitatifs ;
Doréhamon, abscond, pense que troupe fut contrainte, à subir les épreuves d’une des gemmes de Prélinth.
 
De retour à Ptolus, chez Shever, sur un quai, la machine mise en joue, alors qu’on débarquait,
dizaines de Shulls qui tirent, excavant on élude ; à quelle époque sommes-nous, reste un sujet d’étude.
Dérek joue des arcanes, fait voyager la clique, jusqu’à Dailimothian et sa tour atypique.
On nous jette, nous reçoit, échange d’informations. Cape d’Èguille sent Murmure, et voit sa position :
notre clerc nous mena, où frère déambulait ; nous sommes sept jours avant, comme l’accord stipulait.

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Soulyacémoa
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Re: [CR] - Le donj du vendredi soir présente:D&D 5 dans le dodé!

Message par Soulyacémoa » dim. mai 12, 2019 8:26 pm

Mastiff un génie :pri :pri :pri
Archer hors pair, As du backstabb
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Beau(x) parleur(s) aux propos ineptes et...nigmatiques
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Re: [CR] - Le donj du vendredi soir présente:D&D 5 dans le dodé!

Message par Dof Man » dim. mai 12, 2019 8:55 pm

Magistral !
"ce que tu dis est dénué de sens !
- fais gaffe, tu préfères des nuées de météores ?"

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Re: [CR] - Le donj du vendredi soir présente:D&D 5 dans le dodé!

Message par Dof Man » dim. mai 12, 2019 8:56 pm

Magistral !
"ce que tu dis est dénué de sens !
- fais gaffe, tu préfères des nuées de météores ?"

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Re: [CR] - Le donj du vendredi soir présente:D&D 5 dans le dodé!

Message par Soulyacémoa » mar. mai 14, 2019 11:57 pm

Doréamon
Je suis né dans les sables brûlants d'Uraq et l'indigence la plus crasse,
la plus complète.
Je n'en ai pas de souvenirs précis mais comment oublier la soif et la chaleur étouffante, l’ombre suffocante de la tente ? Le point d'eau pour tout horizon et les nuées de mouches pour seule compagnie.
Puis mon père nous a conduit à la grande ville des dunes et de là, après quelques courtes années de débrouille et de survie, nous débarquions à Ptolus avec un groupe de compagnons faméliques et leurs familles. J'avais cinq ans révolus lorsque je contemplais l'Aiguille pour la première fois. Mon oncle Ferhat avait l'ascendant sur le groupe des jeunes hommes, mon père, son aîné de plusieurs années négociait, conseillait les modestes et laborieuses voies de la légalité pour des lendemains plus sûrs. Lorsque oubliant les familles, le groupe de mon oncle se constitua en compagnie de mercenaires, mortels et redoutables expédients à la solde du plus offrant, mon père n'abandonna pas son jeune frère, veillant sur ses arrières, assurant la diplomatie et les négociations pour ce loup de Ferhat sans foi ni loi, ne respectant aucune parole donnée si le prix était suffisamment élevé.
La compagnie de l'oncle s'agrandit et se coupa totalement des familles déracinées d'Uraq, ballotées sur la grande mer d'ombre et de brume et finalement échouées sur le rivage stérile de l’Aiguille, d’un désert à un autre mirage.
Cette pathétique communauté ne devait pas être la faiblesse de mon oncle. Mon père pourvoya à leurs besoins autant qu'il le pu, louvoyant aux côtés de mon oncle pour lui éviter l'irréparable : l'inimitié tenace et zélée des potentats de la Cité. De guerre lasse sans doute, après des années sur le fil ténu séparant la fin du pire, il le poussa à épouser la Dame du Belhart, une famille noble totalement ruinée et décimée mais un pied tout de même dans la tapisserie des puissants de Ptolus. Pour mon père, être le proche parent, à la fois frère et conseiller de mon oncle, toujours plus influent et arrogant, avait son prix : intimidations de la part des commanditaires, peines de prison, légères certes, mais que les hommes de plus en plus nombreux de Ferhat auraient pu assumer et vexations et humiliations quotidiennes de la part de l’oncle, comme celle de retirer à son aîné, mon père, son anneau d'adamantium, notre seul bien aussi précieux qu'inutile, l'anneau de notre famille d'éleveurs de chèvres et de chameaux, de pillards de tombes à l'occasion ou de guides dans les confins les plus arides et reculés d'Uraq depuis des générations, depuis toujours. Je venais d'avoir huit ans lorsqu'il demanda l'anneau de mon père, l'anneau du clan, pour épouser Dame Sophitia de Belhart, que vous connaissez aujourd'hui comme Dame Nagell. Pour mieux fouler aux pieds nos origines et nos traditions : l'aîné porte cet anneau et comme assisté des ancêtres, il dirige le clan en associant tous ses membres mais en jouissant d'une légitimité et d'un respect sans faille. L'anneau est une babiole en soi, je ne l'ignore pas, mais c'est un symbole qui possède la force et l'autorité que nous lui accordions. Tout cela n'a plus aucune importance, les contes du vent et du sable n'ont plus ni écho ni consistance. Avant ma neuvième année, mon père était mort d'épuisement loin de sa famille, dans des circonstances demeurées obscures, par pure mesquinerie, Ferhat ne jugeant pas utile de nous éclairer sur le sujet. Mon oncle devint Lord Nagell, ma famille, les nôtres devinrent des fantômes, des ombres de Ptolus, un mirage uraqite à l'ombre de l'Aiguille sans âge. Ma mère ne pouvait subvenir à nos besoins, l'oncle veillait toujours à nous rappeler sa puissance en nous privant de la moindre stabilité, du moindre confort évidemment, de toute sécurité et de tout espoir. Ne pouvant ni entrer en apprentissage ni exercer une quelconque besogne par la grâce de l'oncle, je commençais à mendier à cette époque, ma peau purulente et forces abcès semblaient m'y destiner. Mais l'oncle s'en offusqua bien entendu, sa réputation ne le permettait pas. Je fus bastonné à maintes reprises pour toute main tendue. Nier ? Inutile, il n'avait pas à feindre d'être étranger à tout cela, nous ne pouvions plus l'approcher dans ses beaux quartiers depuis longtemps déjà. Devenu aussi arrogant et fortuné que cruel, ma mère n'eut d'autre solution que de fuir vers l'Uraq.
Elle m’y débarqua plus mort que vif, famélique cadavre rongé par la fièvre...
Ma mère avait cependant préservé ma liberté, aussi elle pu me vendre pour une somme dérisoire (un dirham de vieil argent) à la Muqqadima, complexe et vénérable institution combinant hôpitaux, universités, observatoires, bibliothèques aux volumes innombrables et autant de cours et de salles d'entraînement physique et martial. Chaque étudiant y perfectionnait le domaine pour lequel il était le plus doué. La hiérarchie et l'autorité y régnaient depuis toujours, produisant les groupes les plus efficaces, les plus aguerris et les plus célèbres d'Uraq, mêlant le savoir, la détermination et l'agilité pour les expéditions les plus périlleuses qui soient au fin fond des pyramides d'un autre temps, lorsque les dieux étaient des rois vivant parmi les hommes. Et ces mort-vivants millénaires ne se laissaient pas dépouiller ou perturber sans imprécation ni réaction.
Quoique modique investissement, les frères de la Muqqadima me soignèrent, me formèrent, m'instruisirent et me testèrent. Après sept années pleines, je devins un dagar, entendez un delver, efficace et respecté. Ma mère, elle, avait payé notre traversée de sa propre liberté. Encore attirante malgré les affres de sa destinée heurtée, elle fut vendue par le capitaine à un gras marchand pour devenir sa cinquième épouse chargée de chaperonner ses plus jeunes mariées. Je ne la voyais presque pas mais nous demeurions proches, communiquant par écrit plusieurs fois l'an. Après sept années d'intense formation, je quittais le statut de novice : je devais choisir un domaine d'étude à approfondir, intégrer les corps expéditionnaires les plus actifs ou même quitter la Muqqadima... surtout je pouvais sortir et circuler plus librement, revoir et profiter de ma mère plus souvent.
Mais c'est à cette époque qu'elle me fut arrachée, ma réussite et ma sécurité l'avaient faite s'effondrer en quelques semaines, décompression de deux décennies d'angoisse et de misère. Elle me demanda de répandre ses cendres dans nos sables, dans le vaste océan les bordant et à Ptolus, sur la tombe de mon père. De lui je n'avais plus qu'un souvenir lointain, incertain. La fugitive image de sa main calleuse portant l'anneau gris à son doigt tel un fardeau colossal, la responsabilité ancestrale d'une large famille sans ressources ni abri. J'ignorais si mon père avait une tombe mais je savais que ma mère souhaitait m'éloigner à nouveau de cette terre maudite d'Uraq, nécropole géante à ciel ouvert, sans voile ni artifice. Elle me confia le dirham d’argent qu’elle avait reçu de la Muqqadima et conservé tel un talisman, persuadée qu’il ne pouvait rien m’arriver tant qu’elle veillait dessus. Son souffle fut happé par le vent d’est malin et suffocant. C’est dans un état second que je revins à Ptolus… pour apprendre que l'oncle avait irrité un célèbre uraqite de la Cité et que ce Sadar jouait avec lui depuis plus de dix ans dans des geôles où même la fin ne pouvait être espérée sans l'aval de son tortionnaire. Dame Nagell me reçut comme un fils injustement chassé du foyer, elle qui avait vainement essayé de nous venir en aide, il y a de cela une vie déjà. Mais je me refusais à vivre à ses crochets. Je travaillais dur pour amasser l'argent nécessaire à la libération de son époux. Delver, espion, détective pour une famille ou une autre, je réunissais en quatre ans une rondelette somme pour laquelle greffiers et avocats de mon oncle me remercient encore. Ce n'est que lorsque les orphelins que ma tante Sophitia avait généreusement recueilli (devenus ses hommes à tout faire autant que sa seule famille) disparurent soudainement, que je revins vivre au manoir Nagell. C'est sur mes deniers que nous achetions (un certain paladin Grand Fer et moi) le parchemin capable de tirer les nagellites du pétrin sous l'Aiguille où ils s'étaient fourrés.
Puis j'obtins la réouverture du procès de Lord Nagell, signifiant aux avocats de Sadar que je ne cherchais pas à le désavouer ou à le faire payer mais simplement à trouver un règlement à la situation, Lord Nagell n'étant plus une menace pour personne.
Replacer la famille Nagell dans la société de Ptolus est mon but, une famille aux activités enfin normalisées, siégeant ça et là dans les divers conseils. Eliminer mon oncle ne m'a jamais traversé l'esprit, mon père ne goûterait guère cela je le sais. Je compte le mettre à la retraite en lui montrant que l'on peut bâtir et continuer à se regarder en face, si toutefois il a encore une conscience, lui qui semble perdre l'esprit chaque jour un peu plus. Puisse-t-il consoler ma tante quelques temps, elle qui n'a partagé avec lui que l'absence et la souffrance.
Je compte relever cette maison et l'ouvrir à tous ceux qui ont souffert et quitter leur terre natale. Je vise loin mais j'avance à pas mesurés, mon ambition est de durer, d'établir une maison solide, discrète mais active dans la Cité, croquer bien entendu mais sans avoir la folie des grandeurs et pour mieux redistribuer. Je ne serai pas le plus grand marchand qui soit ni un héros comme Kathrû, grand ami de mon oncle Ferhat, ni l'incontournable gardien de l'envers de la Cité, l'ombre de Ptolus, comme l'est le redoutable et indispensable Sadar. Je travaille dans la discrétion, j'étoffe mon réseau de contacts et j'ai eu l'honneur d'être reconnu et compris par des personnalités intègres et remarquables, informées et sensibles au devenir du monde. Parmi celles-ci Dame Erthuo figure en bonne place mais il en est une autre, sans palais ni blason que je respecte encore davantage. Certaines âmes ont des visées, des buts qui dépassent notre simple condition et nos aspirations égoïstes. Je bâtirai une Maison pour les aider modestement et favoriser ceux qui partagent notre conception des choses, la sauvegarde et le salut ont en moi un allié.
Sans doute dois-je cela à mon père.
Je n'ai jamais trouvé sa tombe, peu de chances qu'Oncle Ferhat lui ait offert une sépulture sinon pour pisser dessus. Qu'importe, le passé est mort, aussi j'ai versé les cendres dans le jardin du manoir Nagell, sous le rosier blanc et le jasmin. Je suis à ma juste place ici et je vis l'instant tel qu'il se dévoile avec tous ses présents. L’anneau de la famille et la responsabilité qui en incombe me reviennent.

Je suis Doréamon, contemple mon héritage.
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Re: [CR] - Le donj du vendredi soir présente:D&D 5 dans le dodé!

Message par Dof Man » mer. mai 15, 2019 4:38 pm

rend l'anneau !!!
"ce que tu dis est dénué de sens !
- fais gaffe, tu préfères des nuées de météores ?"

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Re: [CR] - Le donj du vendredi soir présente:D&D 5 dans le dodé!

Message par Soulyacémoa » ven. mai 17, 2019 8:56 am

Cet anneau n'est pas à moi cher paladin.
Il appartient à l'aïeul Shaïr, tu connais ?
Je ne pense pas vous croiser prochainement, aussi,
le grand bonjour à Murmure et à vos frangins et frangines de ma part.

Cordialement.
Doréamon.
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