[CR] Al Qadim DD5 (ex DK²)

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Re: [CR] Al Qadim DD5 (ex DK²)

Message par Sama64 »

MAJ du CR avec la 2ème séance jouée le 20/05
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Arma
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Re: [CR] Al Qadim DD5 (ex DK²)

Message par Arma »

Hello,
Avez-vous rejouer depuis ? :)
Je suis curieux de savoir quel a été la suite de cet histoire !

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Sama64
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Re: [CR] Al Qadim DD5 (ex DK²)

Message par Sama64 »

Ca a continué oui, en petit comité (3 joueurs)
Session du 17 juin 2019
Nos héros décident de se rendre chez les elfes aquatiques de la communauté de Shahb, à moins de 2 heures de bateau. Jazirat Al Hammasat (= l'ïle des chuchotements) est un ilot fameux pour ses 2 colonnes de grès, très rapprochées, entre lesquelles le vent s'engouffre, provoquant des "chuchotements".
Les elfes aquatiques vivent sous l'eau mais quelques petites maisons et 2 pontons permettent aux être non amphibies de les rencontrer (et de commercer).
Shahb dirige donc le bateau de pèche et amarre l'embarcation. Le groupe est accueilli par plusieurs elfes, qui sont rapidement mis au courant de la situation. L'interrogatoire du pêcheur hybride kuo-toa n'a pas donné grand chose, à part la confirmation que des rêves seraient à l'origine sinon de la transformation, en tout cas du départ des villageois vers les profondeurs marines. Le villageois n'avait d'ailleurs pas prémédité de piéger les héros, mais quand les kuo-toas sont apparus pour assaillir son bateau il les a perçu comme des amis.

Shahb insistant sur la menace des kuo-toas, les elfes acceptent d'aider nos héros, en lançant un rituel de Respiration aquatique et en leur déléguant 5 guerriers (avec leur monture dauphins).

Le groupe accompagné des 5 guerriers elfes part donc vers le lieu de la forteresse engloutie des kuo-toas, laissant le pécheur sous bonne garde dans le village.


Hashur, Dayzzatar et Abn Alfadilla plongent, accompagné des 5 elfes et de Shae et Shahb. Ces derniers restent pour l'instant à l'extérieur des ruines afin de s'assurer qu'aucun kuo-toa ne puisse s'échapper.
Les ruines sont à une 60aine de mètres de profondeur, une seule entrée est visible (une grande arche) et seules quelques meurtrières sont percées dans le mur sud. Le batiment fait environ 50m sur 60 et près de 5 m de haut
La forteresse est bâtie en partie contre une falaise et le toit est formé d'un demi-dôme.
Envoyant un éclaireur, le groupe constate que 4 kuo-toa montent la garde devant une double porte en métal . Dayzzatar et Hashur s'avancent en nageant discrètement mus les créatures les remarquent. Le combat est bref et sanglant, Dayzzatar découpant les kuo-toas de son tulwar magique.
Récupérant une lourde clé sur l'un des morts, le groupe ouvre la double porte et commence à explorer les lieux.
La plupart des salles sont vides mais ils doivent quand même affronter des kuo-toas, des "crevettes géantes", et négocier un passage avec des requins (Abn Alfadilla utilisant judicieusement son pouvoir de langage animal).
Dans une des salles nos héros actionnent un levier, sans savoir ce qu'ils ont déclenché.

Même si les combats sont brefs et à l'avantage de nos héros, les petites blessures s'accumulent et le kahin commence à épuiser ses sortilèges. Hashur a également évité un empoisonnement en ouvrant une porte piégée (mais équipé d'une amulette anti-poison, il a juste ressenti une petite piqûre).

Enfin nos héros accompagnés des elfes (qui ont surtout servi à assurer les arrières et à nettoyer une salle de gardes) arrivèrent dans une grande salle où ils eurent fort à faire pour se débarrasser des kuo-toas dont un "chef" armé d'une grosse pince de métal. Hashur utilisa son Second souffle pour récupérer un peu et Abn Alfadilla soigna magiquement le "soyeux" pirate, tombé a peu de PV.

A suivre...
Dernière modification par Sama64 le ven. mai 01, 2020 6:23 pm, modifié 1 fois.
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Re: [CR] Al Qadim DD5 (ex DK²)

Message par Sama64 »

CR de la partie du 10/07/19:

Nos 3 héros ont été rejoints par Shahb et Shaë. Ils se regroupent dans une des salles afin de faire le point.
Après avoir exploré l'aile nord et trucidé un petit groupe de kuo-toas nos héros ont trouvé d'anciennes pièces dans un coffre incrusté de coraux et de concrétions. Qui sait depuis quand ce coffre était sous les eaux ?
Trouvées également 3 petites perles et 4 de taille moyenne : après les avoir étudiées les petites devraient valoir entre 20 et 30 dinars d'or, les moyennes entre 40 et 60 dinars.
Un étrange tube de métal ainsi que des armes en mauvais état étaient aussi incrustés dans les sédiments.

Shaë décida d'utiliser un stratagème, prenant l'apparence d'un hybride kuo-toa elle décida d'aller vadrouiller dans le couloir principal, équipée d'un bâton diffusant de la lumière (car elle ne voit pas dans la pénombre).
Elle tomba sur 2 kuo-toas, qui ne crurent pas totalement à son histoire (il faut dire qu'elle ne parlait pas l'aquan et que son bâton lumineux était étonnant) et allèrent chercher du renfort (une douzaine de+ !).
Heureusement Dayzattar et ses compagnons avaient aperçu ce qui se passait et se cachèrent afin d'embusquer les créatures.
Shahb , usant de magie (une trombe d'eau) se débarrassa d'une bonne partie des kuo-toas, envoyés valdinguer contre les murs et le plafond.

Le combat se déroulait bien pour nos héros, jusqu'à ce qu'une énorme créature, mi batracien mi-poisson, au corps hérissé d'épines, fasse son apparition, elle se dirigea vers le groupe, suivie par 4 kuo toas.

Spoiler:
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La grande créature semblait faire peu de cas des attaques de nos héros, excepté les terribles coups de tulwar d'argent assénés par Dayzzatar. Même les sortilèges de Shahb semblaient sans effet.
De plus, un trident au halo verdâtre fonça vers le groupe et commença à combattre les guerriers elfes aquatiques.
Les kuo-toas utilisaient également la magie...Certains de nos héros commencçaient à ressentir fatique et blessures. Abn Alfadilla utilisa ses derniers pouvoirs afin de soigner ses compagnons, de même que Shaë. Puis le Kahin se transforma en requin afin de pouvoir mieux combattre les créatures malfaisantes.

Nos héros, débarrassés des kuo-toas les plus faibles, purent en apercevoir un autre , plus massif et armé d'un sceptre, installé sur le seuil au fond du couloir. Ce kuo-toa fit quelques gestes de son sceptre et un hâlo verdâtre l'entoura.

Au cours du combat, Dayzzatar et Hashur tombèrent sous les coups des créatures, mais se relevèrent avec courage. Le gros batracien tomba enfin sous les coups de lames et les sortilèges de Shahb.
Nos héros se ruèrent sur le kuo-toa au sceptre mais furent pris de convulsions en sentant leur chair se racornir.
Spoiler:
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Les elfes aquatiques succombèrent et plusieurs de nos héros étaient grandement affaiblis mais le "mage" kuo-toa , désormais seul, décida de s'enfuir vers une porte massive au fond, suivi par le Kahin sous forme de requin.
Le Kuo-Toa eu le temps d'ouvrir la porte en y appliquant une amulette, et de s'engouffrer dans l'issue.

Les survivants le suivirent dans une grande pièce circulaire surmontée d'un dôme situé à plus de 8 mètres de hauteur. . Un trône massif de pierre noire, entouré de tentacules gisait au fond, en face de la porte, une grande statue de Dagon était visible à côté près du mur sud-est.

Spoiler:
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Le kuo-toa nageait rapidement vers la statue de Dagon mais tomba enfin (sous la mâchoire du requin ?).


Nos héros prirent un peu de temps pour fouiller la pièce et détruire le pentacle entourant la statue de Dagon, puis quittèrent le complexe avant de remonter à la surface en emportant les corps des elfes tués au combat.


Le Loot :
Dans la salle au dôme, nos héros ont trouvé derrière le trône d'obsidienne un coffre contenant :
- 6 petites statuettes d'obsidienne représentant un gros batracien : difficilement vendable ...
- une aiguemarine évaluée entre 300 et 400 dinars
- 3 lapis-lazulis (évalués chacun entre 8 et 12 dinars)
- un onyx complètement noir d'environ 40 à 50 dinars
- 2 bracelets en jade représentant un humanoïde à tête d'éléphant
- 3 crânes (de singe) incrustés de petites gemmes : pas facilement vendables, mais peut être 30 à 50 dinars chacun s'ils trouvent le bon acheteur ? 
- 2 potions de grand soin (fait regagner 4d4+4 PV chacune - 1 dose dans chaque fiole)
- 2 potions de vision nocturne (donnent une vision dans le noir à 18 m, durée 1 heure, 2 doses dans chaque fiole)
- des tablettes de pierre couverts d'une écriture cunéiforme (que certains PJs pourront reconnaître comme du primordial/ dialecte aquan) - elles prendront un peu de temps à être déchiffrées
Dernière modification par Sama64 le jeu. avr. 16, 2020 8:55 am, modifié 1 fois.
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Re: [CR] Al Qadim DD5 (ex DK²)

Message par Sama64 »

CR Partie du 23 Octobre 2019
Session en petit comité avec 3 joueurs "historiques".
On avait donc Dayzzatar "le soyeux" le corsaire humain (archétype Bretteur), Hashur El Merak, Mamelouk demi elfe aquatique (archétype maître de guerre) et un nouveau PJ, une triclassée clerc/ sorcière /barde du savoir demi-elfe (originaire d'Amn) (car le joueur n'a pas voulu convertir son druide du DK² vers DD5).
Ça faisait beaucoup de bien de les revoir, et la dynamique entre eux était bien cool.
Il s'agissait d'un petit scénario urbain orienté RP (pour Capharnaüm à la base) car les joueurs voulaient voir autre chose après les 2 dernières grosses séances de dungeon crawling.

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Quelques semaines se sont écoulées depuis la fin de leurs dernières aventures et nos héros ont pu reprendre leurs activités de négoce maritime basé à Bandar al Sa'adat.
Par contre aucune nouvelle de la sha'ira Khadiga (qui est partie dans les royaumes de génies) ni de 'Valfalas' Shahb Al Bahria le sha'ir elfe (qui est partie la rejoindre); celui-ci a juste le temps de prendre Hashur à part et de lui confier qu'ils sont demi-frères (!) et de luiremettre une broche représentant des gemmes, en lui disant qu'il s'agit d'un cadeau du père d'Hashur à leur mère commune (une shai'ra elfe aquatique). Son père serait donc un humain, un grand navigateur originaire du Nord, au-dela de la Grande Mer (donc originaire de Féérune), au nom de Tanislo (ou quelque chose d'approchant).

⇒hé oui, la Destinée aime parfois les soap-opéra genre "Feux de l'amour" à base de révélations de ce genre :mrgreen:

Abn Alfadila (humain Kahin avec BG charlatan) et Shaë la conteuse (barde de la Voix) ont décidé de rester à Bandar al Sa'adat alors que Dayzztar et Hashur se sont rendus à Gana pour affaires, alors que la saison de la perle touche à sa fin.
Ils ont appris qu'amir le marchand avait encore eu des ennuis, ayant perdu 2navires et se trouvant à nouveau au bord d ela ruine.
Hashur soupçonne l'influence du Mauvais Oeil, et a prévu de faire appel à une Hakima afin de tirer ça au clair (il a demandé à son contact Hassan le maroquinier de lui indiquer quelqu'un).

C'est dans le souk de Gana qu'ils sont abordés par un jeune garçon poli et correctement vêtu. Le jeune Aziz après confirmation qu'ils s'agit bien du célèbre Capitaine Dayzzatar et d'un de ses compagnons, leur transmet une invitation au nom de son maître, le marchand et alim (érudit) Nassem Al Kazi. Celui-ci réside au nord dans la médina - sa demeure est connue.
Nos 2 héros acceptent, n'ayant rien prévu pour la soirée.

"Le soyeux" repasse donc à son navire changer de vêtements, Hashur l'accompagnant. Ils ont évidemment laissé la plupart de leur équipement et armes au bateau. "Le soyeux" décide d'apporter un présent au marchand : une perle de bonne taille trouvée dans le temple des kuo-toas, dans un petit coffret.

Après avoir demandé la direction de la demeure, située dans une partie résidentielle de la médina, le duo arrive devant une belle porte de bois ouvragée
Au fond d’une ruelle calme et fraîche, le duo arrive devant une belle double porte en bois sculpté. Passés l’entrée, ils se retrouvent dans un très beau patio dominé par deux coursives desservant les étages. Les rambardes sont des panneaux de bois ajourés très élégants et les colonnes qui soutiennent les étages sont en pierre polie.
On leur propose de se rafraîchir dans un coin un peu à l’écart en attendant leur hôte. Au centre du patio, une fontaine coule dans un bassin couvert de mosaïque, des plantes poussent aux quatre coins. L’endroit est vraiment agréable.
Le jeune garçon Aziz revient bientôt suivi de son maître, un homme mince d’environ 55 ans au visage doux et jovial. Il a les cheveux gris et courts, les yeux vifs et rieurs et une petite barbiche : Nassem Al Kazi.


Image
Nassem Al Kazi

La suite :

Nassem, Aziz et les 2 aventuriers pénètrent dans une belle salle au rez de chaussée, donnant sur le patio. Au fond, de nombreux coussins sur lesquels est assise une jeune femme vêtue à la zakharane mais sans voile. De quoi prendre le thé ainsi que des fruits et des friandises sont disposés sur une petite table.

Leur hôte présente la jeune femme comme Triss Aurae, une négociante originaire de la lointaine Féérune qui est son invitée pour quelques jours.

Nassem manifeste un grand respect teinté d'admiration pour leurs aventures et leur connaissance de la Mer Encombrée.
Quand Dayzzatar offre le cadeau, Nassem, très reconnaissant, veut en savoir plus sur les aventures qui ont permis de trouver la perle.

Les aventuriers comprennent vite que leur hôte est passionné par les voyages, les contrées lointaines et donc par ceux qui les ont visitées ou habitées. Il est également friand des aventuriers hauts en couleur. Dans sa jeunesse, il a lui aussi parcourût Zakhara. Il est allé jusqu’aux plateaux de L'Echine du chien (au nord de Zakhara), où il a subi une grave blessure à la jambe qui l’empêche depuis de reprendre la route. Aujourd’hui il traite avec plusieurs caravaniers et achemine toutes sortes de marchandises.
Il a été attiré très jeune par le désert au nord des cités de la perle et a voulu l'explorer et mettre en place du commerce caravanier avec le nord du pays, alors que son père faisait plutôt du commerce maritime avec les cités de la perle mais aussi les villes du Panthéon et des Royaumes en ruines.

Nassem leur présente sa femme Wasifi (assez austère, aux cheveux grisonnant) et sa fille Aliyah (d'environ 13-14 ans, avec les même yeux que son père et une belle chevelure noire) puis les invite à dîner. Dîner qui a lieu sur la terrasse et est fort agréable ! Chacun y va de son anecdote ou de sa légende, le marchand demandant régulièrement des détails au Soyeux et à Hashur sur leurs aventures.
Durant le repas, nos héros remarquent que sa fille et sa femme sont plutôt réservées voir clairement froide pour Wasifi. D'ailleurs celle-ci s'excuse avant le dessert, invoquant la fatigue d'Aliyah pour monter se coucher avec sa fille.

Triss propose de leur réciter un lai de sa composition, décrivant les dernières aventures du soyeux, d'Hashur et de leurs compagnons. Les convives apprécient.
Pendant le repas, la jeune femme aura aussi raconté que son navire a fait naufrage dans la Mer encombrée, attaquée par des pirates ; elle fut la seule survivante, rejetée à la mer avant d'être recueillie par un navire marchand puis ramenée à Jumlat (ville qui ne lui a pas laissé de bons souvenirs). Le bateau pirate arborait des voiles noires et pas de pavillon.

Puis une fois seuls, le mari fait part à nos 3 aventuriers d’un événement étrange survenu il y a peu dans la maison. Il a intercepté un mot destiné à sa fille. Il s’agissait d’un mot emprunt d’une passion brûlante, presque inquiétante… les gens de passage étant nombreux dans sa demeure, la liste des suspects peut être longue… mais certains détails dans la lettre laissent entrevoir que la personne ayant écrit ce mot vient souvent.
Nassem les estime et qui plus est un mamelouk comme Hashur pourrait lui permettre de découvrir qui est l'auteur de la lettre et protéger Aliyah. Quant à Triss, il pense que sa fille serait sans doute plus en confiance si une femme pouvait l'accompagner. En effet depuis qu'il a découvert la lettre (il y a quelques jours) il a cloîtré Aliyah ici. Mais cela ne pourra pas durer longtemps.
S'ils acceptent, ils pourraient loger ici (au 1er étage, la famille est au second).

Nos 3 héros acceptent.

Nassem leur fait donc voir la lettre qu'il conserve dans son bureau au second. Pour nos héros, l’écriture est quelque peu étrange, comme si elle avait été modifiée/ contrefaite. Et certaines tournures semblent peu à propos, alors que dans l'ensemble le style montre que l'auteur de la lettre est plutôt lettré.

Le lendemain matin, Aliyah prend un cours de oud sous les yeux de sa mère et la direction d’un professeur de musique d’une trentaine d’année. . Triss, férue de musique, est autorisée à assister au cours. Elle remarque qu'Aliyah semble être ravie de voir le professeur.
D'ailleurs Triss perçoit une certaine émotion dans l’œil du professeur, mais comprend que c’est simplement qu’il est fier de son élève. La petite est en effet plutôt douée et met beaucoup de cœur à son jeu. A la fin du cours, Aliyah pose quelques questions musicales à Triss et en profite pour s'essayer à la lyre.
Pendant ce temps Hashur et Dayzzatar inspectent la demeure pour évaluer sa sécurité et les possibilités de s'y introduire depuis l'extérieur. Même si la porte extérieure est épaisse et les murs élevés, un voleur très agile pourrait escalader, sans doute jusqu'au 2ème étage où dort Aliyah.

Nassem informe les PJs qu'il a autorisé sa fille à faire quelques emplettes au souk en fin d'après-midi, accompagnée de 2 servantes. Triss pourrait les accompagner.
Hashur et Le soyeux décident de les suivre discrètement afin de s'assurer que tout ira bien.

Juste après le repas du midi, un étranger (c'est à dire non-zakharan) fait son entrée, précédé d'un domestique. Il se nomme Himilko Guerraun, il est chauve et porte une barbe blonde aussi broussailleuse que ses sourcils. A peu près du même age que Nassem, il a un certain embonpoint. Il est vêtu d’une riche toge et porte de nombreuses bagues, montées de pierres plus grosses les unes que les autres. C’est en effet un riche marchand, ami de longue date de Nassem et originaire de Féérune, du Tethyr plus précisément. Il parle un midani presque sans accent.
Il est aussitôt reçu à bras ouvert par Nassem.

Puis quelques instants plus tard, un autre étranger fait son entrée, celui là mesure pas loin de 2 m. Il a une carrure impressionnante, tout comme l’énorme fendoir qu’il porte dans le dos et l’armure métallique qui le revêt est bien rempli d'une imposante bedaine. Il porte également un casque à une corne sous le bras Ses cheveux roux sont dégarnis sur le dessus. Il porte également une grosse moustache et une barbe, rousses également. Il semble souffrir de la chaleur et quand on lui propose de se rafraîchir, il tend son casque au jeune domestique Aziz (qui a un peu de mal à le porter), et va s’asperger la tête et le cou avant de boire à grand trait un verre d'eau. L'homme, qu'Himilko présente comme son garde du corps Igmar Svenson, un homme des ïles Sélénaë, louera cette terre de Zakhara où il y a tant de beautés à contempler et de richesses à amasser, même s'il y fait sacrément chaud. Il s'exprime en midani avec un accent assez affreux.

Image
Igmar Svenson

Au détour d'une question (et d'un impair !), nos héros apprennent qu'Himilko est veuf, ayant perdu femme et enfants en mer il y a quelques années.
Puis Nassem, Himilko s'éclipsent dans le bureau à l'étage. Ingmar va se reposer dans le patio.

En fin d'après-midi, Aliyah, Triss et 2 domestiques partent dans la medina faire des achats. Dayzzatar et Hashur suivent discrètement.

Les rues sont bondées, la petite semble revivre et voudrait s’arrêter partout. Après plus d'une heure à travers le souk et ses échoppes, rien à signaler. Aliyah va rentrer chez elle. Alors qu’elles prennent une rue un peu plus tranquille les femmes tombent nez à nez avec un groupe de 4 traînes-babouches à l'air patibulaire. Ces derniers leurs demandent de leur remettre la jeune fille, sans quoi elles auront des ennuis. Aliyah et les servantes sont apeurées mais Triss tente d'intimider les malfrats, sans succès, et les armes sont tirées. Pendant ce temps, un autre groupe de 4 vient leur bloquer toute retraite par l’arrière.
Dayzzatar et Hashur aperçoivent cela et se précipitent.

Le combat commence, Triss tentant d'utiliser des sortilèges sans trop de succès (Sommeil endormira uniquement Aliyah et non son ravisseur), les traines-babouches infligeant des blessures à la jeune elfe. Dayzzatar et Hashur attaquent les 4 brigands de l'arrière garde, mais ceux-ci sont coriaces.

Un des brigands s'empare d'Aliyah et commence à s'éloigner alors que leur chef couvre sa retraite.
alors que nos héros voient la jeune fille leur échapper, inconsciente, Igmar fait son apparition et tient en respect 2 adversaires, permettant à Dayzzatar de se rapprocher.

Le combat se poursuivant, Aliyah est libérée et plusieurs traines-babouches sont au sol. les 2 survivants tentent de s'enfuir en escaladant les murs des maisons mais Triss provoque un coup de tonnerre (Fracassement) qui fait tomber un d'entre eux . L'autre parvient à s'enfuir.
Alors qu'un des malfaisants est fait prisonnier, les 3 aventuriers et Igmar entendent la garde arriver (trop tard, évidemment !)


Fin de la partie , à suivre
Dernière modification par Sama64 le jeu. avr. 30, 2020 4:48 pm, modifié 4 fois.
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Message par dArgencourt »

Je vois que l'équipage est toujours en activité!! Ibn El Nafis doit consulter les étoiles avec attention pour suivre leurs aventures.

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Message par Sama64 »

dArgencourt a écrit :
mer. oct. 30, 2019 8:52 pm
Je vois que l'équipage est toujours en activité!! Ibn El Nafis doit consulter les étoiles avec attention pour suivre leurs aventures.
qui sait, Al Nafis fera peut être partie de prochaines escapades (via roll20) ;)
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Message par Sama64 »

CR Partie du 20 Avril 2020
Session online en petit comité avec 3 joueurs "historiques".
On avait donc Dayzzatar "le soyeux" le corsaire humain (archétype Roublard/ Bretteur), Hashur El Merak, Mamelouk demi elfe aquatique (archétype Guerrier/ Maître de guerre) et Triss Aurae tri-classée (!) clerc/ sorcière /barde du savoir demi-elfe (originaire d'Amn) 

ImageImageImage
Triss Aurae                                Hashur El Merak                   Dayzzatar "le soyeux"  

********************************************************************************************************************************************************
Une fois la menace des traînes-babouches mise à mal, Dayzzatar souhaite mettre en sécurité la jeune Aliyah, il part donc discrètement avec la jeune-fille, sa servante et Igmar vers la demeure de Nassem. 

Pendant ce temps Hashur fouille les corps des malandrins et trouve une bourse très bien remplie et une lettre cachetée. Triss interroge le dernier traîne-babouches encore valide et lui promet de le laisser partir avant l'arrivée de la garde, s'il parle. Il raconte alors qu'un femme "du peuple" d'âge moyen lui a proposé une somme pour qu'il enlève la jeune fille lorsqu'elle sera en balade dans la médina, puis la livrer dans une rue au nord du caravansérail, le soir même. Il aurait fallu donner la lettre ainsi que la bourse à un jeune homme. 
La jeune-fille devait uniquement être accompagnée de sa servante donc ça aurait du se passer sans aucune violence. 

Triss, satisfaite, le laisse partir. La garde accompagnée d'un qadi (= juge) arrive juste après et a vu le malandrin s'enfuir - elle se jette à sa poursuite. 

Hashur et Triss évoquent une attaque de voleurs pour dérober leurs bourses, sans parler de la jeune fille. Les explications de Triss convainquent le qadi (gros jet de Triss, jet pitoyable du qadi en Perspicacité). en plus quand le représentant de l'ordre apprend qu'ils logent chez l'estimé Nassem Al Kazi, il ne pousse pas plus loin les questions et leur dit qu'il passera les voir une fois le malfrat interrogé. 


Une fois rentré en la demeure de Nassem (malgré quelques détours non souhaités) Dayzattar raconte partiellement à leur hôte ce qui  s'est passé, évoquant une simple tentative de vol et non d'enlèvement. 
L'honorable marchand est quelque peu choqué, mais soulagé d'apprendre que sa fille est en bonne santé, même si éprouvée (elle est montée directement dans sa chambre). 
Triss et Hashur arrivent à leur tour ils racontent une histoire différente. Nassem est d'autant plus choqué qu'il ne se connait pas d'ennemi, en tout cas pas au point de vouloir s'attaquer à sa bien aimée fille. 

Wasifi, l'épouse de Nassem intervient alors, en disant que c'est elle qui avait organisé l'enlèvement. 
A la balustrade du premier étage, elle reproche à son mari, plongé dans les récits d’ailleurs et les rencontres avec des voyageurs, de se désintéresser complètement du bonheur de sa famille et que si elle, en a fait le deuil, elle ne pouvait se résoudre à voir leur fille aussi triste. Pour attirer l’attention de son époux, Wasifi a écrit une fausse lettre pour qu’il se rende compte que sa fille grandissait et qu’il se passait aussi des choses sous son toit ! Mais cela n’a rien changé, et tout ce que Nassem a trouvé à faire, est de la marier à un étranger, un homme qu’elle n’apprécie pas le moins du monde et qui traitera mal leur fille, à n'en pas douter.
C'est justement le moment où elle prononce ces paroles pleines de mépris que le marchand téthyrien Himilko Guerraun fait son entrée dans la demeure. 

Wasifi avait découvert que sa fille avait une relation amoureuse avec le jeune fils de la cuisinière et avait commencé à imaginer un plan pour qu’ils puissent fuir et être heureux ensembles. Mais quand elle a appris la veille qu’un mariage était prévu, elle dû précipiter ses projets et se servir de la cuisinière, familière des quartiers populaires, pour prendre contact avec des brigands qui récupéreraient sa fille contre une forte somme.
Wasifi se tourne ensuite vers nos 3 héros et leur présente ses humbles excuses, personne ne devait être blessé, mais c’était s’en compter sur leur bravoure… puis elle se retourne vers Nassem et lui met tout sur le dos car c'est lui qui leur a demandé de suivre Aliyah. 

Nassem, d'abord interdit par ces révélations, est indigné de la façon dont sa femme se conduit devant son invité et comment elle a failli ruiner l’avenir de leur enfant pour l’envoyer batifoler dans le désert. Puis il se rend compte du mal qu'il a causé à  sa famille et qu'il s’apprêtait à faire à sa fille. Il s'assoit sur un canapé, se prenant la tête dans les mains et commence à dire qu'il va renoncer à marier sa fille au marchand téthyrien. 

Himilko Guerraun, lui, laisse éclater sa colère. Il s’en prend à Nassem en lui reprochant de ne pas savoir tenir sa femme, d’être un incapable et un traître, et il beugle n’avoir jamais été traité de la sorte ! Il demande réparation après la rupture du contrat de mariage. Il cite la loi zakharane  qui permet de régler ce genre de rupture de contrat par un duel (les PJs savent qu'il a raison). 
Bien sûr, Himilko désigne Igmar comme son champion. 

Nos 3 héros, Dayzzatar et Triss en tête, essaie de ramener tout le monde à la raison. Mais le téthyrien est bien trop ulcéré et voudrait laver l'affront séance tenante. 
Nassem est résigné, comprend la situation dans laquelle il s'est mis, et il est prêt à affronter l'immense nordique. En effet il ne tient pas à mettre la vie d'un autre que lui en danger. 

Finalement l'insistance de nos 3 héros porte ses fruits et le tethyrien convient que la nuit portant conseil il vaut mieux se revoir le lendemain matin. Et après tout, le duel de réparation pourra attendre le matin. 

Après le départ du marchand téthyrien et de son garde du corps, Nassem et nos 3 héros parlent longuement de l'incident et de ce qu'il convient de faire le lendemain. Dayzzatar estime qu'Hashur serait le plus à même de défendre l'honneur de Nassem, mais le mamelouk estime que cela n'est pas son rôle, car selon les traditions zakharanes, l'honneur du marchand ajami (= étranger) a bien été bafoué et le contrat de mariage rompu. De plus il ne connait Nassem que depuis peu de temps. Dayzzatar essaie de le piquer dans son orgueil, sans succès. Le corsaire se résout alors à devoir affronter l'impressionnant barbare du nord (en faisant le bravache même s'il doute un peu de son succès au combat). 
Mais peu importe ces discussions, Nassem ne souhaite pas mettre en danger la vie d'un autre que lui. Il est prêt à compenser financièrement la rupture du contrat, et essayer de sauver les accords commerciaux. 
Tout le monde va se coucher, soucieux.

A suivre...
Dernière modification par Sama64 le mar. mai 26, 2020 9:30 pm, modifié 1 fois.
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Re: [CR] Al Qadim DD5 (ex DK²)

Message par Sama64 »

CR Partie du 3 Mai :

Le lendemain matin, les 2 ajamis arrivent à l'heure dite. Le marchand a l'air légèrement moins énervé que la veille, mais toujours décidé à en découdre. Malgré les offres de conciliation et de compensation de Nassem, rien n' y fait. Igmar, sa longue lame à la main droite, s'est avancé dans le cour de la demeure. 
Dayzzatar tente une dernière fois de convaincre Hashur de combattre, mais celui-ci refuse, le corsaire se prépare alors à défendre l'honneur de son hôte mais Nassem s'interpose et s'avance sans arme vers l'immense guerrier des Sélénaë. Himilko Guerraun ricane, mais Igmar range sa lame. Le marchand n’en revient pas ! Il ordonne à son garde du corps de se battre. Ce dernier se retourne et lui dit :
« Jamais je ne me battrais en duel contre un homme sans défense… vous avez encore bien des choses à apprendre sur nous autres guerriers des Sélénaë. Reprenez votre argent, je ne travaille plus pour vous. » 
Puis il va s’asseoir sur un des bancs de la cour et attend la suite tranquillement. 

Himilko Guerraun reste bouche bée un instant, puis la frustration commence à empourprer son visage. Et il finit par dire avec dédain, que de toute façon, c’était une fleur qu’il faisait à Nassem et qu’il a trouvé bien mieux ailleurs comme partenaire commercial. Il le raille ensuite sur son incapacité à diriger sa maisonnée et part rapidement non sans avoir jeté un regard noir à Igmar. 

Tant Nassem que nos 3 héros sont interloqués par ce qui vient de se passer, mais soulagés. 

Dayzzatar propose de prendre Ali, le jeune amoureux d'Aliyah à son service sur son navire afin que celui-ci prouve sa valeur, gagne sa vie et se montre ainsi digne d'épouser la fille de Nassem plus tard. Nassem et sa femme Wasifi sont d'accord avec cette solution, de même que les 2 jeunes amoureux (même si Aliyah espère que son promis fera escale de temps en temps à Gana). 

Alors que nos héros et leur hôte prennent tranquillement cafés et thés dans la cour, un jeune garçon vient voir Hashur, il est porteur d'un message de Hassan Ibn Najib le maroquinier (et contact du mamelouk à Gana), celui-ci aimerait voir Hashur rapidement.
Le mamelouk part voir Hassan en suivant tandis que Triss et Dayzzatar discutent de leurs accords commerciaux et des cargaisons que Dayzzatar va pouvoir transporter vers les villes du Panthéon et des Royaumes en ruines. 

Hassan Ibn Najib héberge un mendiant devenu à moitié fou depuis quelques jours, ce mendiant était porteur d'un objet étrange , un disque de terre cuite, gravé d'inscriptions étranges (ni en Midani, ni même en vieux Midani) – il ne sait pas quel est ce langage, mais a trouvé un érudit pouvant peut-être les aider.
Le mendiant souffre de violents cauchemars (très fréquents – durant lesquels il parle dans une langue inconnue), et de pertes de connaissance, d'où il émerge de temps en temps. Durant ses rares moments de lucidité, Hassan a pu apprendre qu'il se nomme Adil, qu'il viendrait d'Halwa, la cité de la solitude (de l'autre côté du Golfe d'Or).

Voici ce qu'Hassan a pu tirer d'Adil : "C'était une nuit claire et étoilée à l'extérieur de la mosquée des Mille Fontaines à Halwa. Un prêtre rondouillard et distrait a quitté la mosquée, sa lourde bourse suppliant d'être allégée. Adil avait espéré que le renflement de la bourse du prêtre signifiait qu'il était fait d'or, et pas ce sceau d'argile terne, couvert d'écritures étranges et à peine compréhensibles.
Adil l'aurait bien rendu (s'il n'avait pas pu trouver un acheteur intéressé), mais pour une raison quelconque, il a trouvé l'écriture sur le disque fascinante, presque hypnotisante dans son apparence, éclairée par la lumière des étoiles. Il a essayé de prononcer des mots de l'ancienne langue et a tout de suite compris qu'il ne devait pas le faire. Bien sûr, il était alors trop tard. Comme sur un signal, neuf météores ont traversé le ciel nocturne. 
C'est la nuit où Adil s'est évanoui. Et alors le cauchemar a commencé et s'est répété sans cesse. Il s'est retrouvé à Gana, sans trop savoir comment.Adil le considère comme son kismet, ou destin, d'être maudit par les dieux pour avoir volé un prêtre. Il promet avec ferveur à nos héros de ne jamais refaire une telle chose.  

Hashur accepte d'aller voir l'érudit (Dameer Rahim) à l'université de Gana, nanti du disque d'argile. Le sage lui apprend que l'écriture sur le disque est du Kadari, un très ancien langage, une langue morte en fait, originaire du territoire nommé aujourd'hui "les royaumes en ruines". Dameer Rahim lui traduit donc l'inscription : 
« Embrassez la Destinée, et elle vous sourira. La clé de la compréhension repose au-delà des brumes de l'ignorance. Apprendre d'hier pour façonner demain. » 
Hashur lui parle du mendiant (sans tout raconter) et lui propose de venir le rencontrer, et d'assister à ses cauchemars afin d'entendre ce que le mendiant dit chaque nuit ou presque (sans doute du Kadari). 
Effectivement, ça ne manque pas, Adil le mendiant , après s'être endormi, se contorsionne sur sa paillasse, ouvre des yeux exorbités et hurle en un langage inconnu. 
Le sage Rahim est à la fois émerveillé et intrigué : du kadari parlé ! Il s'efforce de noter ce qu'il entend, puis quand le vieux mendiant replonge dans son sommeil, commence à traduire ce qu'ils ont entendu (Triss et Dayzzatar avaient rejoint Hashur chez Hassan le maroquinier). 
« Réveillez-vous ! Réveillez-vous !,
Les neuf étoiles sont tombées ! Réveillez-vous, Lions de
Demain, car les portes de Tadabbur sont ouvertes »

Même traduit, cela reste toujours très obscur : les 9 étoiles sont-elles à prendre au sens figuré ou concret ? Idem pour les portes ?
Le sage Rahim leur apprend que Tadabbur signifie prémonition ou divination en Midani, mais il s'agit d'un terme importé d'une autre langue, en l’occurrence sans doute du Kadari. 

Dameer Rahim pense aux Lions d'hier quand il a entendu les mots "Lions de demain". Il s'agissait d'un groupe de Farisan [équivalent de paladin dans Zakhara] dont la légende dit qu'ils étaient guidés par Suhail min Zann, un très fervent imam de Zann le très sage [dieu de la connaissance dans Zakhara]. Ils auraient mis à mal les machinations d'un groupe de mages et d'adeptes de dieux païens, qui régnaient dans l'ancien territoire des Royaumes en ruines. C'était au temps du Premier Calife Ahmad al-Assad.
Les Royaumes en ruines de Nog et de Kadar ont laissé derrière eux des écrits, des inscriptions et des artefacts magiques qui ont longtemps survécu à leurs civilisations maudites. Ce sont ces artefacts que des aventuriers peu scrupuleux recherchent dans les jungles des Royaumes en ruines. 

La plupart des sages sont convaincus que plus de deux anciennes civilisations ont évolué le long du Nogaro, un large fleuve infesté de crocodiles qui serpente sur des centaines de kilomètres à travers la jungle sauvage.
Compte tenu des deux langues anciennes les plus répandues sur le continent, certains pensent que Nog et Kadar étaient les seules civilisations d'importance dans la région. Cependant, les historiens ont trouvé la preuve de l'existence d'au moins quatre autres traditions culturelles le long de la vallée du fleuve Nogaro, en commençant par des géants avant l'arrivée des humains. Comme aucune de ces autres cultures n'a développé de forte tradition écrite, cependant, la vérité sur celles-ci ne sera peut-être jamais connue.

L'histoire de Nog et de Kadar est alambiquée et confuse, car les deux empires semblent avoir connu plusieurs régimes dynastiques, dont certains peuvent (ou non) avoir gouverné en parallèle différentes régions le long du Nogaro. 

L'érudit leur conseille d'aller chercher des informations complémentaires à l'université de Hudid, de loin la plus complète et érudite de la Terre du Destin, si on excepte celle d'Huzuz, bien entendu. 


Le lendemain, alors que les préparatifs du prochain voyage en mer sont presque finalisés, nos 3 héros se rendent en fin de journée chez Hassan le maroquinier, afin de voir s'ils peuvent tirer d'autres renseignements d'Adil le mendiant. Alors qu'ils s’apprêtent à rentrer dans le petit appartement, ils entendent un bruit de meuble renversé. Se précipitant à l'intérieur, ils voient Adil au sol, près d'un tabouret renversé. Le vieil homme est vivant mais gémit et se débat (mais ils savent que des états équivalents sont fréquents). 
Hashur s'approche du mendiant, et sent un souffle d'air près de lui, et le visage du mendiant se déforme puis sa pommette éclate en projetant du sang. 

Triss Aurae incante Lueurs féériques et projette un halo violet autour d'Hashur et d'Adil. Une forme vaguement humanoïde apparaît, penchée vers le mendiant. 
Spoiler:
Image
Un combat  s'ensuit, l'être humanoïde (plus proche d'un tourbillon que d'un homme en fait) essayant d'attraper quelque chose sous la chemise du mendiant, tandis qu'Hashur, Dayzzatar l’affrontent au contact et que Triss projette des gerbes d'électricité violette [Décharge occulte]. 
Finalement l'être tourbillon se dégage en s'envolant jusqu'au plafond, essayant d'atteindre la jeune femme, sans succès. Il finit par succomber aux assauts des 3 héros, et disparaît. 
Adil est blessé mais vivant. Il a toujours le disque d'argile avec lui. Triss Aurae pense qu'il s'agit d'une créature invoquée par un magicien, sans doute très loin de Gana, mais qui a pu retrouver le vieux mendiant. 

Nos 3 héros, surpris mais presque indemnes, se remettent de leur émotions et savourent une épreuve surmontée plutôt aisément [passage au niveau 6].
Le mystère reste entier mais finalement Adil ne serait peut être pas fou ni victime du mauvais oeil mais plutôt d'une malédiction ou de la vengeance d'un puissant sorcier ?
Cela tombe bien, un sanctuaire dédié à Zann le très sage est situé près d'Hudid et est réputé pour aider à lever de telles malédictions. 

A suivre...

Débrief et considérations techniques : 
le combat que j'espérais un peu fun et croustillant a tournée à la boucherie pour la créature:
Un traqueur invisible qui  devait pour une fois mettre en difficulté les PJs en particulier le bretteur (qui avec ses aptitudes passe son temps à placer sa sneak attack) s'est retrouvé pris dans des Lueurs féériques, donc perte de l'invisibilité et en plus un avantage pour tous ses adversaires qui souhaitaient l'attaquer. 
Résultat, le bretteur a passé 3 fois ses sneaks (avec arme magique évidemment), et combiné à mes jets d’attaques calamiteux (une seule touche sur 6 attaques) le traqueur s'est fait défoncer et a juste fait 3 points de dégats  :neutral: (et je passe sur les décharges occultes en pleine poire, lancées par la sorcière). 

Je reconnais que les Lueurs féériques étaient super bien vues (et durée 1 minute, sans possibilité de refaire une sauvegarde à chaque tour, pour un sort niveau 1 ça dépote grave) et que j'ai sans doute pas très bien joué le traqueur (notamment sa mobilité), mais j'étais quand même sacrément déçu du combat (j'ai vraiment rarement pu mettre mes PJs en difficulté, que ça soit avec le DK² ou DD5), un monstre CR6 qui  se fait défoncer comme ça sans blesser ses adversaires ça me semble gros :(

 j'ai malgré tout félicité mes joueurs (en tout cas celui qui a lancé Lueurs féériques). C'est sûr que si la sauvegarde du Traqueur était passée ça aurait été une autre histoire (quoique la sorcière aurait pu relancer ses Lueurs). 
J'avais laissé le monstre seul car il s'agit d'un scenario du commerce et pour cette scène il était logique qu'il attaque seul. Les PJs étaient bien reposés avec tous leurs PV (ils avaient fait leur repos long avant) mais c'est le fait de n'infliger que 3 Points de Dommage qui m'a vraiment chagriné. J'essaierai de faire mieux la prochaine fois  :oops:
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