[CR] Les Masques de Nyarlathotep

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nonolimitus
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Re: [CR] Les Masques de Nyarlathotep

Message par nonolimitus » mer. oct. 10, 2018 9:39 am

@Lotin : jaloux je suis... Dire que mes joueurs sont à peine capable de prendre 2 ou 3 notes en cours de partie !!! Alors, de là à leur faire écrire un CR... Même pas en rêve !!!

 
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Re: [CR] Les Masques de Nyarlathotep

Message par SgtPerry » jeu. oct. 11, 2018 5:10 pm

je plussoie, c'est très chouette à lire et c'est toujours agréable d'avoir la vision, forcément tronquée, des joueurs avec leurs doutes et leurs réflexions. En tout cas bravo aux joueurs pour l'effort.

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graham2071
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Re: [CR] Les Masques de Nyarlathotep

Message par graham2071 » jeu. oct. 11, 2018 5:30 pm

Je viens de finir l'épisode 1. Un grand bravo ! Un des meilleurs comptes rendus de jeu de rôle qui m'ait été donné de lire.

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Lotin
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Re: [CR] Les Masques de Nyarlathotep

Message par Lotin » ven. oct. 12, 2018 7:50 am

Merci pour eux, je leur transmets vos bravos demain soir lors de la fin probable de l'épisode londonien.
Misr House, nous voilà !

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graham2071
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Re: [CR] Les Masques de Nyarlathotep

Message par graham2071 » jeu. nov. 22, 2018 2:01 pm

Bin alors, vos lecteurs s'impatientent... Nos protagonistes auraient-ils mystérieusement disparu ?

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Re: [CR] Les Masques de Nyarlathotep

Message par Lotin » jeu. nov. 22, 2018 3:29 pm

Ils sont à la bourre de leur récit.
En jeu, nous avons deux grosses séances au Caire au compteur, que de l'enquête et de la paranoïa. La visite des chantiers de fouille et autres pyramides se dessine pour la prochaine session du 01/12.

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Re: [CR] Les Masques de Nyarlathotep

Message par Lotin » sam. déc. 08, 2018 4:36 pm

Et hop, le résumé de la toute dernière séance à New York. Une séance de transition où les joueurs ne voulant pas abandonner leurs nonos s'évertuent à épuiser toutes les pistes ou bouts de pistes qu'il leur reste. C'est le Dr. Nick Mason qui raconte.


Saison 2 épisode 1.5 Spécial – La Bibliothèque


Acte 1
Février 1925

Une semaine après les évènements du Fat Maybelle, les journaux ont relayé une version édulcorée de l’affaire. Nous guérissons tranquillement à l’hôpital tandis que nous suivons avec attention la fin de l’histoire. Il n’y aura aucun jugement, le Fat Maybelle est fermé et son propriétaire a été jeté en prison. Nous nous remémorons cette sombre histoire, et nous réalisons que parmi les membres de ce culte infâme, une seule personne s’est échappée : la personne interrogée par l’équipe et qui avait été enfermée à la va-vite au Bureau d’Investigation. Faute de preuve ou d’inculpation, elle a été libérée. Un frisson nous parcourt l’échine...
Par le Lieutenant Poole, nous apprenons que les restes de deux livres ont été exhumés dans la salle qui a brûlé : un en grec, le second en anglais. En très mauvais état, ils sont quasi illisibles.
L’équipe décide d’aller faire un compte-rendu de l’affaire à Erica Carlyle puis de lui demander une petite « compensation » afin de financer nos futurs déplacements. Nous lui signifions que nous nous sommes mis en piste sur les traces d’une secte en rapport indirectement avec l’histoire de son frère et le meurtre de J. E. et que, bien modestement, nous avons mis la police sur les rails afin de démanteler ce réseau de meurtriers.
Elle nous écoute sans aucune conviction. Elle nous suggère même de prendre un intermédiaire pour lui transmettre des informations et la renseigner. Puis elle nous dit clairement qu’elle ne veut plus avoir des liens directs avec nous.
On propose dans un premier temps Dorothy comme intermédiaire, mais les filles, dans un élan de courage insensé, reviennent sur le sujet du financement et insistent lourdement sur les bienfaits philanthropiques d’une œuvre de bienfaisance en notre faveur. La scène commence à devenir pesante. Finalement, Miss Carlyle nous met en déroute après une brève, mais intense joute verbale et cousine, voulant avoir le dernier mot, décide que l’intermédiaire sera Vernon. Quand elle se braque comme cela, et je l’ai appris à mes nombreux dépens, le jugement est sans appel, mieux vaut se taire et hocher la tête.

Nous repartons, si vous me passez l’expression, la queue entre les jambes…


Acte 2
Février 1925

De retour à N.Y., nous embarquons nos très nombreuses affaires et nous mettons en branle notre convoi automobile en route pour Boston.
En fin d’après-midi, nous sommes enfin chez nous. Relâchement pour tout le monde. Dieu que c’est bon ! Nous nous donnons rendez-vous dans l’établissement hautement respectable de Fay où nous passons une excellente soirée. Nous avons même un moment de folie lorsque nous écoutons la Rhapsodie en bleue de George Gershwin. C’est un peu osé comme musique, mais très agréable. Fay toujours au fait sur la météo ou sur les éphémérides nous apprend que le 25 janvier il y a eu une éclipse de soleil. C’est toujours spectaculaire et nous décidons que le symbole sera bénéfique pour le groupe.
Hélas ! les bonnes choses ont une fin. Le lendemain, les affaires (étranges) reprennent. Nous prenons rendez-vous avec Myriam Artwright, la bibliothécaire de l’Université d’Harvard.
Pendant que les filles et Kenneth vont au rendez-vous et qu’Andrew se repose chez Daddy, je vais à mon cabinet afin de gérer deux-trois affaires avant le départ. Arrivé sur place, je m’entretiens longuement avec Martha ma secrétaire et Wil Halley mon remplaçant. Je savoure chaque instant : qu’il est bon de revoir un endroit « normal » !
Le reste de l’équipe rencontre Miss Artwright qui, selon leur description, a un profil de « vieille fille ». Cousine se rappelle à son bon souvenir. Elle lui explique en quelques mots la tragique disparition de J. E. et qu’elle et ses amis souhaitent mettre un peu d’ordre dans ses affaires. Miss Atwright semble bien le connaître (en même temps, qui ne connaît pas le J. E. ?), d’ailleurs elle évoque la dernière conservation téléphonique qu’elle a eue avec lui mi-janvier (soit juste avant le drame). Elle nous révèle qu’il souhaitait lire l’ouvrage « Les sectes secrètes d’Afrique », mais ce livre a disparu des rayonnages. Elle évoque en effet qu’il était conservé dans les magasins et qu’il aurait mystérieusement disparu. Un vol certainement… D’ailleurs le jour de la disparition de l’ouvrage, elle s’en souvient, il régnait dans la bibliothèque une odeur innommable.
A priori, personne d’autre ne s’était intéressé à l’ouvrage depuis fort longtemps. Cousine souhaite alors faire expertiser nos objets. La bibliothécaire nous oriente vers la ville d’Arkham dont l’université doit recevoir le Pr Cowles pour le prochain semestre. Les filles demandent à Miss Artwright de faire quelques recherches sur les auteurs de leurs livres impies qu’elles promènent (et perdent) partout, ainsi que sur différentes thématiques proches de celles développées dans ces vieux grimoires exempts de sagesse. Miss Artwright accepte la mission et leur donne rendez-vous pour le mercredi suivant.
La team Scooby repart et nous récupère. Andrew se la coulait douce auprès de Daddy, ils semblaient en grande discussion sur le golf. Tandis que moi, j’étais trop heureux d’être de retour dans mon cabinet… Bref, les bonnes choses ont une fin et la folie de ma cousine n’en a pas.

Acte 3
Février 1925

Trainant des pieds pour certains, nous mettons les voiles (à vapeur) vers Arkham afin de nous rendre à l’Université de Miskatonic, mais aussi pour visiter son célèbre asile. Avant de partir, Patterson avait contacté la police d’Arkham et a échangé quelques mots avec l’enquêteur sur place Pete Morris. Il lui avait demandé de consulter le dossier de l’affaire Leiter.
Charles Leiter est mort à cause d’une insuffisance cardiaque provoquée par une forte consommation d’alcool ou de drogue. Le décès en lui-même reste indéterminé. Il était impliqué dans un trafic de faux ouvrages anciens.
Patterson demande à ce que le dossier lui soit remis en main propre lundi dans la journée.
Un autre coup de fil cette fois à l’asile nous renseigne sur le triste destin du complice de Leiter. Cecil Hunter est décédé depuis un long moment, au cours de l’été 1924 pour être précis. Il a été interné en 1923 et dès lors sa santé s’était rapidement dégradée, il est certainement mort de consomption. On apprend que c’est Charles Leiter lui-même qui l’aurait déposé dans cet établissement. Selon les dires de la personne au téléphone, Cecil Hunter était fou à lier, il avait une phobie extrême des plumes et du papier. Cela évoque immédiatement à nos esprits vifs et éclairés l’image du copiste de vieux manuscrits.
On n’arrête plus le progrès en marche, nous appelons aussi dans la foulée le doyen de l’université : Bryce Fallon. On lui annonce la perte inestimable de J. E. et il s’en trouve très touché. On entend bien qu’il est sincèrement peiné par la perte de notre ami. Nous lui demandons un rendez-vous, mais il botte en touche, très courtoisement. Il nous apprend en quelques mots qu’il avait contacté J. E. à cause des Papiers des Procès en sorcellerie d’Arkham. En effet, le nom de cet ouvrage était ressorti lors d’un héritage de bibliophile, celui de Joshua Hobbhouse. Il s’agit d’une vieille famille d’Arkham, vivant un peu en reclus. Ils étaient liés avec les Cobb par des alliances maritales. Ces Cobb étaient même la famille la plus proche des Hobbhouse.
Ensuite le doyen nous relate rapidement la mort mystérieuse de Charles Leiter. Cette fin tragique a été causée par les nombreux vices qui rongeaient le professeur. Les livres copiés tournaient autour de la thématique de l’occultisme. Cecil Hunter étudiait l’art et était le faussaire de Leiter. Disant cela, le doyen ne fit que corroborer ce que nous savions tous déjà.

Acte 4
Février 1925

Le lundi matin, nous partons pour Arkham après avoir planifié la journée. Arrivés en ville, nous nous rendons directement au commissariat et récupérons le dossier préparé à l’intention de Patterson. J’ai en charge la lecture du rapport d’autopsie. Je remarque que des dommages thermiques ont été causés à la matière optique de Leiter, ses yeux ont cuit ! Sa vitesse de décomposition était étrangement lente, toutes les bactéries à l’intérieur du corps ont été consumées. Je pense aussitôt à une électrocution et c’est également la conclusion du légiste qui a signé le rapport. Toutefois, rien dans la configuration de la pièce où il se trouvait au moment de la mort ne laisse penser que ce fut possible. L’enquêteur, Pete Morris, rejoint également l’hypothèse de l’électrocution, mais pense qu’une tierce personne pourrait être impliquée. Cela semble contredit par le fait qu’il a été retrouvé mort dans son bureau qui était fermé de l’intérieur. La vue de la photographie prise du corps du défunt est terrible, un frisson de dégout me parcourt. On apprend que l’université a conservé les affaires du défunt.
À l’asile, le spectacle est sordide. Le dossier est maigre, le patient a été déposé par C. Leiter. Aucun tuteur n’est connu et le « patient » est mort par consomption et a été enterré dans la fosse commune. On nous décrit Hunter comme véritablement dément : il ne faisait que hurler toute la journée et avait une peur horrifiante de tout ce qui pouvait être en rapport avec un livre. La piste Hunter s’arrête ici et nous repartons.
En fin de matinée, nous arrivons à l’Université de Miskatonic et nous cherchons le doyen. Surprise sieur ! Un peu forcé, il nous reçoit. Il nous montre les ouvrages parmi les affaires conservées sur place. Il ne s’agit que de littérature anglaise, en lien direct avec ce qu’enseignait le professeur défunt. Nous faisons un tour à la bibliothèque sur le campus, mais nous ne trouvons rien qui corresponde à ce qui est noté sur la liste des « commissions » de Cousine…

Acte 5
Février 1925

Notre visite à Arkham s’achève sans plus d’information. Nous rentrons à Boston où nous nous mettons à préparer notre voyage pour Londres. Par bateau nous arriverions au port de Liverpool, puis de là il nous faudra prendre la navette Liverpool-Londres. Heureusement que ces navettes semblent fréquentes. Nous repérons un cargo, le Majestic, qui devrait faire l’affaire. Un voyage en 3e classe ne se prête pas pour nous, aucun de nous n’est tenté de faire une traversée dans des conditions dégradantes et inconfortables. Pourtant le prix de la 1ère classe nous freine un peu… à l’exception de Cousine, bien entendu. Le prix de la 1ère classe est exorbitant : 300 $, la seconde classe moins onéreuse, reste peu bon marché, mais abordable : 130 $. Bien sûr, à Londres, si l’on veut se balader avec tout notre attirail de guerre, il nous faudrait un port d’arme, mais aussi un port de munition… ça va être difficile de séparer Cousine de son arsenal, et je vois l’œil triste de Kenneth à l’idée de se démunir de ses membres supplémentaires.
Les préparatifs nous occupent tout le mardi. Le mercredi, Kenneth se rend auprès du Pr Cowles afin de lui présenter le bol trouvé chez Ju-Ju. Je l’accompagne et dans la foulée, nous prenons toute notre collection. On le rencontre accompagné de sa fille, une belle rousse quelconque (je suis à peu près certain que Cousine s’écrirait qu’il s’agit là de sa maîtresse et non sa fille). On lui déballe tout. Il observe le bol et doute de son origine australienne. Le système d’écriture gravé dessus ne lui évoque absolument rien. Idem pour le masque africain. Il fait le geste de le mettre à son visage. Kenneth près de moi souffle un « enfin ! ». Les muscles de Kenneth se raidissent, il se tient prêt à bondir. Mais qu’attend-il exactement ? Trop tard, ma bonne âme a été la plus rapide, je fais remarquer au professeur l’étrangeté du masque, notamment qu’il n’a pas de système d’attache pour le porter sur la tête. Il semble pris de doute, le tourne, le retourne, puis le pose. Il se penche alors sur le sceptre. Kenneth l’avertit de l’effet de picotement qu’il ressent chaque fois qu’il le porte à la main. Il le prend et… rien ne se passe. Il ne ressent rien. Il le pose alors, l’air dubitatif et je l’attrape aussitôt. Rien non plus. Mes « collègues » m’auraient-ils raconté des craques ? En guise de test ultime, on propose à la fille de Cowles de le tester. Elle l’attrape et… elle non plus ne ressent rien. Kenneth, agacé, l’attrape alors et… ressent de nombreux picotements, pas forcément douloureux, mais franchement désagréables. Cowles semble reconnaître le type de runes sur le sceptre. Il compulse un livre sur l’Afrique australe et identifie le terme « Niambé ». Il s’agit d’une divinité suprême en Afrique australe, un équivalent de Jupiter dans le monde latin, et il s’agirait d’une figure de proue de tout un panthéon sud-africain.
C’est au tour du diadème avec ses runes cunéiformes. Il est fait d’un métal brillant. Il le prend et le trouve presque chaud au toucher. Intrigué Kenneth le prend aussi et… il le sent froid dans ses grandes mains. Je le touche à mon tour et je le trouve chaud.
Nous déballons les autres objets. Les « gants » sont toujours tachés de sang. Il le regarde et les trouve très étranges. Il n’a jamais rien vu de tel. Nous lui posons ensuite quelques questions.

Il connaît le culte de la Chauve-souris des Sables qui, d’Australie, ressemble à un culte africain. Dans le nord de l’Australie, elle s’oppose au « serpent arc-en-ciel ». La chauve-souris serait piégée dans des profondeurs aqueuses et le sable symboliserait le désert. Le serpent est une divinité bénéfique. Il y a tout un cycle de chants aborigènes qui mentionnent un lieu et des « êtres immenses » qui ont construit de grandes cités souterraines d’où ils ont été renversés par des « vents vivants ». Cet évènement aurait permis au Père de toutes les Chauves-souris de gagner en puissance et de prendre le pouvoir.

Il semble maîtriser le sujet et nous perd un peu. Nous lui demandons un peu de bibliographie afin de nous familiariser avec tout cela.
En sortant, Kenneth me parle de sa frustration au sujet du masque et de sa folle envie de trouver un hobbo afin de le forcer à le porter. Je suis presque tenté… et… ah non, c’est mal. Quoi que…

Acte 6
Février1925

Pendant ce temps, à la bibliothèque d’Harvard, Miss Artwright présente le fruit de ses recherches à nos amis. Elle leur tend une liasse de documents et semble avoir fait des fiches de lecture de tous les livres notés sur la liste de Cousine.

Les sectes secrètes d’Afrique - Nigel Blackwell
Le livre « Les sectes secrètes d’Afrique» est un ouvrage qui a connu une très grande controverse lors de sa publication. Son auteur présumé est décédé en 1919 au Congo Belge juste au moment de la sortie du livre. Un procès a opposé les différents ayants droit de la famille de l’auteur. Il s’agit de Nigel Blackwell. Les ayants droit qui s’opposaient à la sortie du livre ont remporté le procès. L’impression du livre a été stoppée et les tirages existants retirés de la vente ou ont changé de titre (Les Sombres secrets d’Afrique). Il semble que les héritiers étaient très gênés par la sortie de l’ouvrage, celui-ci portant discrédit à la famille de l’auteur. En effet, le livre fleurte par moment avec l’obscène malgré tout le fonds d’érudition que l’on peut percevoir dans les écrits. Nigel Blackwell, un étrange personnage, avait pour habitude de vivre et de maintenir le secret sur ses activités et ses différentes expéditions. Pourtant il a donné un entretien à un journal où il défend la cause Hutu de Coquilhartvile en évoquant les maltraitances belges infligées à cette ethnie et dénonçant les horreurs et le martyre des populations locales rappelant la violence et les mutilations qui leur sont faites. Il en profite alors pour étudier les croyances des populations locales se sont tournées vers le culte de Hatoo qui soignera les mutilés et qui promet une mort douloureuse aux occidentaux. Les populations désertent alors les églises et Blackwell semble fortement intéressé par ce culte Hatoo.
Le journal l’African Beacon (la balise oule phare africain) a fait un résumé du livre. Selon le critique, il s’agit d’un ouvrage malsain sur les cultes africains.
Enfin on y apprend que le culte de la Langue Sanglante est d’origine kenyane.


La vie d’un Dieu - Montgomery Crompton
Montgomery Crompton est britannique. Il est né dans le Lancashire en 1774 dans une famille de la noblesse mineure. Il est le 4e fils et prend la voie militaire. Il sert de lieutenant dans le régime d’infanterie du Gloucestershire. Il est gravement blessé lors de la bataille d’Alexandrie lors de la campagne d’Égypte contre le général Bonaparte. Il tente par la suite une carrière d’artiste peintre puis de sculpteur. Considéré comme le mouton noir de la famille, il est renvoyé de l’université, puis ruiné. Il est convoqué par une commission militaire et évite un jugement uniquement grâce à l’influence de son père. En 1807 il est interné à l’asile de York puis confié aux bons soins de sa famille et meurt en 1811. Dans les copies des procédures judiciaires, on apprend qu’il a été arrêté sous le motif de disparition d’enfants. Les disparitions eurent lieu dans et autour des usines dont il était le propriétaire. Elles se trouvent près de Liverpool. S’agissait-il alors de décès accidentels ?
Son comportement dans le privé était inconvenant, notamment envers les Égyptiens, souvenir douloureux de sa blessure faite en Égypte ? Les véritables raisons sont peu claires. Les ateliers furent fermés et détruits depuis.
A priori, lors de sa convalescence à la suite de sa blessure égyptienne, il aurait eu de fortes hallucinations. Un Dieu lui aurait parlé et lui aurait fait de nombreuses promesses.
Plus tard, une coupure de presse du Manchester Gardian, datée de 1853 parle d’un incendie et mentionne un certain Crompton. Le feu aurait démarré dans une école, et aurait détruit le buste d’une divinité égyptienne, ou d’un pharaon, réalisé par Crompton qui l’avait ensuite offert à l’école. Une légende s’est d’ailleurs bâtie autour de ce buste. On dit que les élèves qui frottaient la barbe du buste auraient eu de meilleurs résultats. Deux élèves sont morts lors de l’incendie. On les suspecte d’en être à l’origine. Il est possible qu’il reste d’autres œuvres de Crompton en Angleterre.


Le peuple du monolithe - Justin Goeffrey
Justin Goeffrey est un poète d’avant-garde américain, souvent considéré avec mépris par la société bien pensante. Ses écrits sont jugés obscènes limites pornographiques. Un poème est retiré en 1918, il s’agit du « White divan of sorrow ». Le poète aurait traversé l’Europe en 1921 et visité de nombreux sites historiques. Il souffre de crises de folie. Après avoir écrit le peuple du monolithe, il aurait disparu. Depuis… nul ne sait ce qu’il est devenu.
Son œuvre est celle d’un esprit totalement dérangé. Selon lui, la grande vérité du monde rôde parmi nous, l’humanité est vouée à l’échec. De grands dieux seront réveillés et deviendront les maîtres du monde, comme autrefois. Dans le monde, il reste de nombreux signes de leur présence, comme les monolithes…

Les manuscrits Pnakotiques – auteur inconnu
Il s’agit d’une version moderne des manuscrits qui rassemble plusieurs textes, plusieurs sources d’inspirations. Parmi les œuvres récentes, on note l’inspiration du Rameau d’or paru en 1891 et écrit par Frazer. Dans ce livre Frazer critiquait le renouveau du mysticisme chrétien. Toutefois on reproche surtout à cet auteur de ne considérer le Christianisme que sous l’angle du sectarisme et son traitement du paganisme ancien.
Une autre source peut être trouvée dans « Les carnets de voyages » de Roland Gofery notamment ses expéditions en péninsules arabiques datées de 1821. Il évoque Hiram ou Irem une cité légendaire désacralisée et détruite qui se serait trouvée en plein désert. D’ailleurs pour cet auteur le terme pnakotique viendrait de l’arabe Al-Banaqatiqa. Les habitants du désert auraient eu très peur de l’endroit où se serait tenue cette ancienne cité. Il remarque alors que les Bédouins l’évitent.
Une vente aux enchères autrichienne de 1883 aurait eu dans son catalogue l’édition originale du manuscrit de 1496. D’après sa description, l’ouvrage contenait la sagesse des Anciens. Il était relié de vélin avec une belle charnière. Il s’agit de l’édition de Trévise et fils.
La revue d’occultisme The Elder Truth, de la société théosophique de Chicago, éditée à partir de 1921 utilise les manuscrits pour en retirer toute leur sagesse et fournir des œuvres de méditation. Toutefois l’auteur du Sceau de Pankoth aurait eu la vision d’un esprit lupin ou d’un démon et serait malheureusement décédé dans un récent accident de voiture.
Un article de la revue anthropologique de l’automne 1922 publie une lettre de Derek Willer. Il s’agit d’un récit des débuts de l’histoire de l’humanité à partir des fouilles faites à Lima (Pérou). Il évoque Pah-na-Hota qui retranscrit l’histoire des dieux et du monde. Pah-na-Hota serait venu de la mer et un scribe ayant retranscrit la parole des dieux. En fouille, ils ont mis au jour une pierre avec une rune semblable à celles dans le livre (du XVe siècle ?).
Enfin les manuscrits reprennent les textes de Gaspard du Nord, un sorcier autoproclamé au centre sud de la France, d’une région (imaginaire ?) qu’il nomme Averoigne, datés d’un large Antiquité Tardive - HMA - MA. Un texte du XIVe ou du XVe siècle y narre l’enseignement d’un magicien nommé Nathaire qui lui même a reçu l’enseignement d’un mage antique nommé Ivon.


L’équipe prend congé de cette très efficace Miss Artwright, la tête lourde de toutes les informations que cette brave femme a su trouver en si peu de temps.
Nous préparons notre départ. L’agent Patterson prend tous les objets en photographie. Ils sont ensuite tous placés dans le coffre du bar de Fay sous la garde de son frère Lawrence.
Le départ pour Londres est fixé au mercredi 18 février, jour de la Saint Siméon.


Scène post-générique

Le trajet nous prend entre une semaine et 10 jours. On débarque alors à Liverpool et on arrive le 25 février 1925. À la douane nos bagages sont contrôlés cause des livres anciens. Mais finalement après quelques explications entre gentlemen, nous passons.
Le 26 nous sommes à Londres, épuisés par un si long voyage. Nous nous rendons à l’hôtel le Sheraton Park Lane à Piccadilly.

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