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Re: [Into The Odd] Les 5 supplices revisités

Publié : mar. mars 26, 2019 4:16 pm
par Carfax
Nota sur l'imagerie
Un mot sur le nouveau choix graphique. Je bascule sur un choix de vieilles photos pour imager les protagonistes comme les décors de l'histoire et abandonne les dessins employés lors des premières parties. Tout bêtement, il m'est plus simple ainsi de conserver une unité graphique et de trouver nombre de portraits vintages de l'époque victorienne sur le net. Sur chaque photo et autant que je puisse, j'appliquerai dessus avec Paintnet une couleur sépia puis le même filtre artistique, à savoir "Peinture à l'huile" avec une largeur de pinceau de 2 et une granularité de 50.

 
Un exemple en 200*250 pixels :
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Re: [Into The Odd] Les 5 supplices revisités

Publié : jeu. mars 28, 2019 1:17 pm
par Carfax
ERRATUM
Aérogare : nom féminin  -> lieu de départ et d'arrivée des moyens de transport desservant un aéroport.
C'est marrant j'aurai juré pour le masculin...du coup vraiement trop voyant...mise à jour des "mises en bouche" en conséquence (textes quasi inchangés, seule la pagination de la quatrième a été impactée).
:pri

Re: [Into The Odd] Les 5 supplices revisités

Publié : ven. mars 29, 2019 10:16 am
par Carfax

Préquels

La campagne offre cinq préquels sous la forme de mini-scénario individuel pour apporter liant et contenu à son entame. J'ai pris la décision de m'en inspirer mais de ne pas les faire jouer. Non, j'en use simplement sous la forme d'un récit personnalisé pour chaque PJ mais surtout précurseur. Ces récits s'appuient sur le passé des PJs au travers des parties précédentes - figurants rencontrés, lieux découverts, événements réalisés et équipements possédés - mais aussi se réfèrent aux faits narrés dans les journaux précédemment envoyés. Je notifierai en bleu mes remarques en tant que MJ.  

Débutons avec le personnage Thomas DEVENTON...

Re: [Into The Odd] Les 5 supplices revisités

Publié : ven. mars 29, 2019 11:23 am
par Carfax
Préquel de Thomas DEVENTON
 


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Jeune homme d'un trentaine d'années. Dynamique et vigoureux, il ne manque ni d'ingéniosité ni de courage pour se tirer d'un mauvais pas. Ex employé du "Globe" mais véritable homme à tout faire, il travaille désormais pour son richissime ami Richard, lord de son état. Il voue un amour passionnel pour Mia rencontré il y a peu en Afridi. 

 
Bastion station - Bastion
Début de soirée à l’approche de l’été.
Trois jours avant le début de l’aventure.
 
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Sous un épais nuage de vapeur, Thomas cesse d’agiter son chapeau qu’il tient d’un bras tendu au-dessus de sa tête. Peu à peu le nuage s’estompe, le train s’éloigne abandonnant le quai sur lequel il se tient. Mia, sa douce, accompagne Miss Ashley Westlake en son cottage pour une petite quinzaine de jours. L’express de 19h42 les y conduira.

« C’est incroyable comme toutes les deux ont lié amitié et complicité en quelques semaines » songe-t-il en ajustant son chapeau sur son chef. « Depuis son infection par la peste Jaune, Ashley est bien fragile, certes désormais sauve grâce à l’antidote ramenée d’Afridi, mais toujours amoindrie et maigrichonne. Avec l’arrivée de l’été et les premières moiteurs qui feront très vite une étuve de Bastion, mieux vaut se mettre au vert comme l’a si bien suggéré cette chère docteur Sarah Latimer. Et puis dans les mains maternelles de Majunga, également du voyage, que peut-il leur arriver ? Elle aussi a bien souffert avec la tragique disparition de son neveu et la maladie de sa maîtresse, l’air rafraîchissant de la campagne ne pourra lui être que profitable. Comment en douter ? Eh bien, il ne me reste plus qu’à retrouver Richard et m’enquérir des nouvelles de Sarah qu’il est allé visiter précipitamment après sa mésaventure de ce matin ».
 
Quartier asidien – Bastion
Perdu dans ses pensées, tout en slalomant avec agilité entre les voyageurs nombreux en ce début de soirée, Thomas s’est à peine rendu compte qu’il s’est déjà extirpé de la gare ferroviaire et de son tohu-bohu. Ses pas l’ont machinalement entraîné vers la fraîcheur des berges du fleuve, aux portes du quartier populaire asidien qui borde la gare. Il aurait pu prendre un cab mais, peu pressé, marcher le long du fleuve n’est pas pour lui déplaire. D’autant qu’avec cette ferveur pour l’inauguration de la nouvelle aérogare impériale et l’arrivée en ville de la délégation manchoudienne accueillie pour l’occasion, ce quartier s’est paré de ses plus beaux atouts comme en témoigne, non loin, les multiples lampions colorés qui s’illuminent déjà.
 
Tel un papillon de nuit, c’est avec nonchalance qu’il oblique vers ces petites lumières tremblotantes. Comme un vieux réflexe, il pose alors sa main droite à sa ceinture pour saisir sa canne-sagaie…mais sursaute troublé par son absence. Bon dieu de bon dieu, il ne peut s’y faire ! C’est vrai qu’il l’a confiée voilà quelques temps – bien trop longs à ses yeux – aux établissements Grünberg & Lux. Certes, son bricolage d’amateur exécuté sur le navire qui le ramenait d’Afridi en compagnie de Mia, était piteux il faut bien le reconnaître.  Et puis, le major Ian Fergusson– un ami de jeunesse de Richard, perdu de vue et retrouvé par le jeu du hasard lors de cette même traversée – a su se montrer extrêmement convaincant. Grünberg & Lux ont pignon sur rue et une réputation fort solide en artefacts et autres étrangetés, suffisamment pour qu’il se laisse convaincre de leur confier la transformation de sa sagaie en canne. Heureusement, la récente visite nocturne de leurs entrepôts par des malandrins a été sans conséquence fâcheuse ; aussitôt la nouvelle lue dans le « Globe », il s’en était assuré auprès des intéressés en se précipitant faire le pied de grue devant leurs bureaux. Enfin, tout cela ne sera que souvenirs dès demain, jour de restitution de sa précieuse canne par Grünberg & Lux.

Thomas poursuit sa flânerie. Il jouxte désormais le quartier asidien qui s’anime en ce début de soirée comme l’atteste le brouhaha ambiant qui en provient. Un fumet savoureux et épicés qui s’échappe d’une proche ruelle titille ses papilles et provoque quelques gargouillis dans son estomac vide ; il oblique humant l’air, confiant à son odorat le soin de remonter la piste de cette appétissante fragrance.
 
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Étrangement calme, sombre, l’étroite ruelle encombrée de bric et de broc s’enfonce dans un méandre d’habitations précaires. Thomas prête toute son attention à ne pas s’embrocher dans ce fatras. Soudain, un homme surgissant sur sa droite le percute violemment ; manquant de chuter sur le choc, il parvient néanmoins à conserver son équilibre enserrant d’un réflexe inattendu l’inconnu dans ses bras.  Celui-ci est un jeune asidien en tenue d’apparat traditionnelle ; sa bouche laisse échapper un large et épais filet de sang et son corps est pris de soubresauts. A bout de force, il choit des bras de Thomas en psalmodiant presque imperceptiblement dans un dernier râle « titrane, titrane, … ». Hébété, ses mains poisseuses du sang de l’inconnu mortellement blessé, Thomas accompagne d’une flexion ce corps sans vie qui s’écroule à terre. CLINC ! Tombé à ses pieds, Thomas prend alors conscience du sabre à lame courbe que l’homme tenait dans ses mains au moment du choc ; ce dernier était manifestement armé. Mille interrogations fusent.

Le coup est puissant ; précis et parfaitement maîtrisé ; par derrière ; sur la nuque ; sa vue se trouble ; son corps est lourd ; trop lourd ; Thomas s’affaisse et sa tête heurte le sol ; il entend des voix ; on parle asidien, un quelconque dialecte de ces contrées ; puis il saisit quelques bribes fort accentuées ; on lui parle dans sa langue ; une seule et simple phrase qui se répètent « Qu’a-t-il dit ? Qu’a-t-il dit ? » ; une main ferme et puissante enserre alors ses deux joues tel un étau ; on le secoue ; violemment ; « Qu’a-t-il dit ? Qu’a-t-il dit ? » ; les yeux vitreux, comateux, sa vision se floute ; il ne distingue que l’avant-bras de cette puissante poigne qui le martyrise ; un avant-bras tatoué de tout son long d’une effroyable griffe de dragon qui semble s’animer et se mouvoir vers ses yeux pour les percer ; une vision terrifiante qui le hante lorsqu’il sombre inconscient.

Un œil s’ouvre, puis les deux. Thomas n’a pas perdu sa vue mais une terrible migraine lui tambourine les tempes. Se massant le cou, dans un terrible effort, il se redresse, s’appuie sur le mur proche de lui. Le fond de l’air est frais ; entraînés par une légère brise, les lampions dansent au-dessus de lui. Ce doit être le petit matin. Il fait peine à voir, sa redingote est sale tout comme ses chausses, son chapeau déformé traîne sur le sol. Ses mains…oui…le choc d’une collision, un homme mourant, « titrane, titrane, … », le sabre, le violent coup sur sa nuque, le tatouage, « Qu’a-t-il dit ? Qu’a-t-il dit ? »…oui…tout lui revient. Mais autour de lui, nul corps, nul sabre. Seul, il est tout seul dans cette misérable ruelle.
Spoiler:
Que retenir de ce préquel ? Tout d'abord je baigne le joueur dans du connu en rappelant des faits et personnages des parties précédentes. Parmi ces personnages, j'en absente certains. Cela me permet notamment d'expliquer l'absence de son ami Richard à la gare mais aussi de relier son préquel à celui de  Richard "parti au chevet de Sarah" comme nous le verrons.
Ensuite je me souviens que le joueur de Thomas DEVENTON s'interrogeait sur la manière de transformer sa sagaie, son artefact obtenu en toute fin de la précédente partie, en canne pour que celle-ci soit plus commode et discrète pour une vie citadine. Du coup, je lui fais confier l'objet à un établissement spécialisé en la matière. Trois choses : d'une je lui offre sa canne-sagaie mais l'en dépossède pour ce préquel, de deux, je relie ce préquel à deux articles précis des journaux précédemment présentés et, de trois, j'introduis le personnage du troisième joueur en la personne du Major ainsi que son préquel qui se déroulera à cette vente aux enchères.

Enfin, je place l'action dans le quartier asidien pour qu'il en prenne connaissance - il va y revenir pour aller au théâtre des ombres au début de l'aventure -, mais aussi pour lui distiller des éléments de l'intrigue : la mort du jeune chinois, le mot psalmodié et enfin le tatouage vu  sur l'avant bras qui n'est autre que celui du grand méchant en second
 

Protagonistes cités dans le préquel et connus de Thomas

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Document(s) fourni(s) au joueur suite à ce préquel

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Tatouage de la griffe du dragon

Re: [Into The Odd] Les 5 supplices revisités

Publié : ven. mars 29, 2019 2:44 pm
par Chewba
Pour Commencer, ces résumés (ceux de ce début de campagne et ceux des deux parties précédentes) sont un plaisir à lire!
Entre les efforts de mise en forme et le texte, c'est clairement addictif (la suite! la suite!!)

Par contre, j'ai deux questions:
- question sur l'histoire: Mia est une version renommée de Buria ou aucun lien fille unique?
- question technique: avec quoi as-tu fait les pages de mise en bouche du bastion globe?
 

Re: [Into The Odd] Les 5 supplices revisités

Publié : ven. mars 29, 2019 3:24 pm
par Carfax
Chewba a écrit :
ven. mars 29, 2019 2:44 pm
Mia est une version renommée de Buria

Tout d'abord merci pour tes encouragements et, oui, Mia est bien Buria. En fait, avec mes joueurs, on a trouvé ce nom peu gracieux à l'usage lorsqu'on l'évoque "à la table"  et, du coup, on a dérivé peu à peu vers Mia qui est resté. Il faudrait que je modifie les précédents résumés mais la flemme me gagne un peu :( . Mais ta remarque est judicieuse et bien à propos pour éviter de perdre le fil des personnages...merci.

EDIT : j'ai pris un peu de courage et substitué Buria par Mia dans le CR des précédentes parties
 
Chewba a écrit :
ven. mars 29, 2019 2:44 pm
avec quoi as-tu fait les pages de mise en bouche du bastion globe?
J'ai trouvé bêtement un fichier ppt modifiable et libre d'accès sur le net en faisant une recherche du type  "pattern old newspapers" ou "canvas vintage newspapers". J'ai pas gardé le lien mais le ppt oui. Si cela t'intéresse je peux te l'envoyer en MP.
 

Re: [Into The Odd] Les 5 supplices revisités

Publié : mar. avr. 02, 2019 3:12 pm
par Carfax
Préquel de Richard HAMILTON


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Lord et richissime héritier. La trentaine. Investisseur avisé à l'intelligence vive. Très respectueux des étiquettes, cultivé et éduqué ; mais l'exercice physique n'est pas non plus pour lui déplaire et il reste un excellent cavalier. L'homme est pour l'heure un célibataire endurci. Il vit en son manoir situé dans les quartiers huppés de Bastion et impeccablement tenu par son majordome Georges. Il a toute confiance en Thomas.
 

 
Empire Avenue - Bastion
Fin d’une journée ensoleillée à l’approche de l’été.
Trois jours avant le début de l'aventure.


Le cab file le long de l’Empire Avenue sous un soleil rougeoyant à l’horizon. Il reconduit Lord Richard Hamilton en son manoir. « Diable, quelle chaleur et dire que l’été n’est pas encore des nôtres ! ». De sa main droite gantée, le Lord s’offre une entorse aux convenances et défait quelque peu sa cravate bleue azure qui enserre son cou. Cette cravate, il ne la porte pas par hasard ; c’est un présent auquel il tient. Fortement. Un présent de SarahSarah…si proche, si belle. Et pourtant il ne se résout pas à franchir ce pas, celui d’une simple demande. Pourquoi ? il ne sait...

Oui, cette cravate il la porte comme une marque discrète de son affection pour Sarah car il s’en revient de chez elle après s'y être précipité en début d’après-midi. Sitôt le mot de la jeune femme reçu l’avertissant de son infortune et le temps pour Georges, son majordome, de lui glisser sa veste sur le dos, il avait quitté sa demeure pour se rendre chez son amie. Sur le seuil du manoir, il avait demandé à Georges de présenter ses excuses auprès de ses amis de ne pouvoir les accompagner sur le chemin de la gare cet après-midi ; Ashley encore bien fragile partait, en compagnie de sa gouvernante Majunga et de Mia, se mettre au vert pour fuir les premières chaleurs étouffantes de Bastion.
 
Soudain un soubresaut secoue le cab sans pour autant troubler les pensées du lord qui reste le regard vide, perdu au loin. « Ah, si je tenais dans ma poigne ce malandrin qui l'a molesté ! Pourquoi joue-t-elle de tant de malchance ? Cet hôpital est si vaste que l'on s'y perdrait des heures entières sans y rencontrer une seule âme. Il a fallu que ce vaurien y croise sa route ! ». Par malheur, alors qu’elle finissait sa garde au petit matin, Sarah était tombé nez à nez avec un individu s’affairant dans le laboratoire de virologie où elle se rendait pour y déposer un dernier prélèvement infectieux. L’homme, un jeune asidien vêtu tel un carabin, refermait un coffret empli de glace dans lequel il venait de poser une dernière éprouvette. Interloquée puis suspicieuse – nul doute que l’armoire laissée entrouverte par l’intrus était celle où les tubes contenant les germes de la récente grippe asidienne étaient entreposés –, elle n’eut pas le temps de formuler ni question ni objection. Fuyant, s’échappant du laboratoire son larcin dans ses mains, le voleur la bouscula violemment. Sarah chuta et percuta lourdement de sa tête le coin d’une paillasse. Heureusement sa perte de connaissance fut courte et sans autres conséquences que frayeur, vilaine plaie et gros hématome.
 
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A leur arrivée chez Sarah en fin d’après-midi, les agents enquêteurs de la Police Impériale avaient confiés à Richard qu’un jeune étudiant de l’Empire du levant, nommé de Shiro Ishii, avait quitté précipitamment son logement ce jour pour disparaître. Bien sûr, aucune mallette n’avait été retrouvée en ce lieu.  Après ce cours échange avec les agents, Richard leur avait cédé sa place auprès de Sarah non sans les avertir de ménager du mieux qu’ils puissent la convalescente, de ne point trop l'harasser de questions. Les agents promirent d’y prêter grande attention. Il se résolu alors à partir. Déposant un baiser sur les joues pâles de Sarah, il lui promit de revenir très vite. 

Imperial Avenue – Bastion
Le cab bifurque. Il remonte désormais Imperial Avenue sous l’ombre des gigantesques édifices architecturaux qui la bordent. Toujours songeur, le regard du lord s’attarde alors sur l’imposante façade du bâtiment administratif de la Black Star Line. L’immense enseigne de l’entreprise défile sous ses yeux. « Bigre, cette soirée inaugurale m’est sorti de la tête ! ». Plongeant sa main dans la poche intérieure de son veston, il extirpe un carton d’invitation et le relit. Après demain donc. D’autant que la veille et toujours pour ces mêmes festivités, il doit également assister à une représentation unique et exceptionnelle au théâtre des ombres dans le quartier asidien ; une soirée pour laquelle Sarah se faisait une joie de l’accompagner. Las désormais, il n’a guère envie de toutes ces mondanités en son absence.
 
Mais il ne peut y déroger. Ses récents investissements, son nouvel actionnariat dans la Black Star Line l’y contraint. L’inondation quasi systématique des docks après chaque pluie orageuse sur Bastion entraîne de fâcheuses pertes des cargaisons qui y sont entreposées ; ses placements commerciaux en souffrent et le poussent donc à les diversifier. Il a ainsi acquit des parts de la compagnie zeppelienne. Depuis plusieurs années, celle-ci convoie sans heurte son thé importé d’Indi sans qu’il n’eut jamais mots à redire. Non, aucune once de reproche. Sa rencontre avec Isaac Kellerman, haut administrateur de la Black Star Line, a conforté son choix ; le sérieux et le professionnalisme de cet homme apporte la confiance nécessaire à une relation d’affaire. De plus, l’arrivée du « Colossus » et l’ouverture sur la lointaine Asidi promettent sa pérennité.
 
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Le cab ralentit puis stoppe sa course. « Qu’est-ce à dire cocher ? On m’attend ! » s’entend-il crier. « Mes excuses, sir ! La relève traverse la voie. » lui rétorque-t-on. Mais déjà le cab se remet en branle doublant sur sa gauche une patrouille militaire qui marche au pas. La synchronisation des mouvements des soldats est parfaite tout comme leur tenue. Un officier en tête de colonne éructe la cadence. 19h approche et, comme chaque jour, la relève de la garde se dirige vers le Haut Palais de sa Majesté. « L’exactitude militaire ! » murmure le lord…
 
Ce tableau lui remémore aussitôt son ami Ian Fergusson et leurs jeunes années d’étude au lycée militaire de Bastion teintées de rigueur martiale. Lui a poursuivi cette voie, il en avait le talent et le caractère. Indéniablement. Leur retrouvaille sur le navire « Bingerville » lors de son récent retour d’Afridi a été fortuite. Parfois le hasard est souriant. Major dans les troupes coloniales en Indi où il souffrit voilà peu d’une vilaine blessure à la main qui lui coûta deux de ses doigts, Ian vient d’être affecté au Bureau d’Enquête des Curiosités de Bastion qui lutte contre le recel des étrangetés. Depuis leurs retrouvailles, les deux hommes partagent aussi souvent que possible des moments de camaraderie. Depuis peu, Richard le pense amoureux d’une jeune beauté que Ian souhaite lui présenter à l’occasion de la représentation de demain au théâtre des ombres. Il se souvient encore de l’impatience de son ami lorsque celui-ci lui glissa deux invitations dans ses mains « Viens avec Sarah ! J’en serais heureux ». Diantre ! Il ne peut décemment décliner et le décevoir. « J’irai tout de même… » se convint-il. « Avec Thomas ? Oui, cela l’égaiera quelque peu, lui qui ne manquera pas d’être bien taciturne avec le départ de sa Mia ». Il ne peut réprimer un sourire bienveillant. Cahotant sur les pavés d’Impérial Avenue, le cab s’éloigne chahutant le Lord de ses soubresauts...
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Voilà le deuxième préquel. Celui du lord. Ici je fournis nombre d'informations au joueur. En première partie, je lui narre les mésaventures de Sarah, une figurante récurrente et appropriée au récit de ce préquel. Un mystérieux asiatique s'empare de tubes contenant des germes pathogènes d'une épidémie citée dans la première mise en bouche. La visite du Lord chez l'infortunée me permet de le séparer du personnage de Thomas. La deuxième partie me fait impliquer le lord de plein pied dans l'aventure :   il sera actionnaire de la compagnie Black Star Line et de fait inviter à l'inauguration. Je lui donne également un lien avec un autre PNJ, l'administrateur de la dite compagnie. Enfin, troisième et dernière partie, j'évoque l'arrivée du nouveau personnage qu'est le Major. Ils seront amis et c'est ce dernier qui va inviter le lord au théâtre des ombres où tout commencera in media res ; en sus, avec l'absence de Sarah, j'y fais venir Thomas. L'amoureuse du Major sera un PNJ important de l'aventure. Je la présenterai dans le prochain et dernier préquel. 
 

Protagonistes cités dans le préquel et connus de Richard
 
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Document(s) fourni(s) au joueur suite à ce préquel
 
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2 invitations pour le théâtre des ombres

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1 invitation pour l'inauguration de l'aérogare impériale

Re: [Into The Odd] Les 5 supplices revisités

Publié : ven. avr. 05, 2019 4:05 pm
par Carfax
Préquel du Major Ian FERGUSSON

 
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Homme de rigueur et d'abnégation. A peine la trentaine passée, il entame une carrière militaire dès sa sortie de l'école des officiers. Il débute dans le corps de cavalerie expéditionnaire de l'Empire et y obtient le grade de capitaine. Blessé de guerre, il est promu Major mais doit abandonner la cavalerie. Il reste néanmoins un cavalier hors pair. L'homme officie depuis au Bureau d'Enquête des Curiosités situés en Bastion. Célibataire, il recherche son âme sœur.  
 


 
Edigtown Square – Bastion
Milieu de la nuit
Trois semaines avant le début de l’aventur
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D’abord la charge, puis vient l’impact. Tout est chaos autour et, étrangement, tout est silence ; des hommes crient, des chevaux hennissent, mais il n’entend pas ; des balles fusent mais il n’entend toujours rien ; des sabres hachent mais il reste sourd. Soudain une douleur. Vive. Insoutenable. Sa main gauche, non ses doigts. Arrachés. Il chute. Sa monture s’écroule. Une balle a traversé l’encolure de la bête puis sectionné deux de ses doigts, ceux de sa main serrant les rennes. A terre, le cadavre de sa monture écrase sa poitrine et ses jambes piégées. Tout est suffocation. Tout est douleur et, étrangement, tout est encore silence. Il hoquette puis crie mais rien n’éructe de sa bouche. Aucun sang, aucun son. Tout est chaos autour et son heure est venue, silencieuse.
 
Il crie. Un cri de terreur…Ian se redresse, les oreilles bourdonnantes. Il est en sueur. Assis sur son lit, il serre de sa main valide celle estropiée et douloureuse. Une douleur lancinante. « Foutus doigts, foutue main, foutu cauchemar ! ». L’obscurité de la nuit nimbe sa chambre. Dehors, le square Edigtown est sans vie, tout est silence.
 
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Depuis sa blessure de guerre, Ian cauchemarde. Toujours le même cauchemar et celui de cette nuit ne déroge pas à cette règle. Voilà quelques mois en Indi, l’Empire a maté un soulèvement de centaines de milliers de soldats indigènes au service de sa propre armée ; un soulèvement motivé par des préjugés religieux. La répression fut brutale et totale. Capitaine de cavalerie du corps expéditionnaire, Ian y participa et fut blessé au cours d’une charge de la bataille finale. Depuis cette funeste journée, il manque deux doigts à sa main gauche ; le prix pour sa promotion au grade de Major et celui de sa croix de guerre qui épingle désormais son veston d’officier. Une blessure jugée trop handicapante par l’armée de Sa Majesté pour rester un cavalier ; il fut réaffecté. Et pour sa bravoure cela sera en métropole, en Bastion, au Bureau d’Enquête des Curiosités qui lutte contre le recel des étrangetés. « Vous y côtoierez les mondains, Major » avait ironisé son général de division en lui tendant son ordre d’affectation.
 
Ian s’assoit sur le bord de son lit et se saisit du verre empli d’eau posé sur sa table de chevet. Il avale plusieurs gorgées puis repose le verre. « Encore une nuit tourmentée, une de plus. De bon augure pour ma première mission sur le terrain… » soupire-t-il avant de se recoucher. Les yeux ouverts, fixant le plafond gris de sa chambre, il cherche toujours son sommeil lorsque l’aurore pointe son nez...

Memorial Place – Bastion
Même jour en fin de matinée
Trois semaines avant le début de l’aventure


Inconfortablement assis sur un des bancs du fond de salle, Ian réajuste sa position pour tenter de soulager ses muscles ankylosés. Il ne peut réprimer un énième bâillement. « Foutue nuit ! » maugrée-t-il en retirant sa main valide placée devant sa bouche. A peine une heure de présence dans cette salle aux enchères de Grûnberg & Lux et le temps lui semble déjà s’égrener au ralenti. Pire, la voix soporifique de ce satané commissaire-priseur n’arrange en rien son cas. S’il connait tout le prestige des établissements Grûnberg & Lux et de leur vente annuelle de curiosités, sa surveillance n’a rien d’excitant. Il comprenait à présent les sourires narquois de ses collègues lorsque son supérieur, le colonel Bragton, lui avait confié cette » mission » de surveillance. Il aurait préféré mille fois enquêter sur l’intrusion dont avait été victime récemment ce même établissement mais il avait été écarté, faute d’expérience selon son supérieur. « Une mission de bizut ! » pesta-t-il.

En cette fin de matinée, la salle tarde à se remplir et ses bancs restent clairsemées. « Rien de bien anormal » songe le Major, « les curiosités les plus remarquables sont présentées en fin de journée. ». A l’affût de la moindre distraction, le grincement des gonds soutenant la lourde porte d’entrée de la salle attire machinalement son attention. Une superbe asidienne entre et, d’un pas gracile, vient s’assoir deux bancs devant lui. Hypnotisé, bouche bée, son regard reste figé sur la belle inconnue. En fond, il entend vaguement le commissaire présenter de sa voix monocorde la dernière curiosité proposée aux enchères avant la tant attendue pause déjeuner.

Alors qu’au loin la grande cathédrale de Bastion sonne son douzième coup, le marteau du commissaire frappe le heurtoir, « ...adjuger à Miss Fang pour M Laslandes ! ». La jeune femme emporte sans luter la dernière enchère de la matinée, un petit heurtoir des contrées exotiques que le Major juge de peu d’intérêt. Curieux, il consulte le catalogue des ventes qu’il avait négligemment glissé dans sa poche « Petit heurtoir mandchoudien en bronze de la période séculaire Wang et n’émettant aucun son ». Le temps de sa courte lecture, la jeune femme a récupéré son bordereau d’adjudication et quitte la salle des enchères avec le reste des présents. « Miss Fang » soupire un Ian rêveur lorsque celle-ci s’éclipse.

Exteter Street – Bastion
Sa canne sous le coude, Ian marche d’un bon pas sur l’étroit trottoir d’Exteter Street. C’est le plus court chemin pour s’éloigner de cette ennuyeuse salle des ventes et rejoindre sa caserne. Une fois le dernier lot cédé et après la signature des bordereaux adéquats à sa fonction, il avait pu enfin quitter ce lieu. Néanmoins, il s’était accordé l’espoir d’apercevoir une nouvelle fois Miss Fang et avait patienté devant le magasin où les acquéreurs retiraient leurs lots. Espoir vain.
 
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Bordée de hauts immeubles, l’étroite rue pavée s’allonge en arc de cercle. Déserte à cette heure-ci, le Major ne perçoit que le bruit de ses chaussures militaires martelant le trottoir. Mais soudain, plus loin, un cri apeuré. Puis des pleurs. Ébloui par les rayons du soleil couchant, il distingue mal. Au bout de la rue, sous un porche, ne dirait-on pas…non ?…si ! Il court à présent. Trois agresseurs encerclent leur victime. Une gifle. On moleste la victime. Elle choit. Il cours à perdre haleine ; si vite que sa casquette dévisse de son chef. Il crie « Oh là ! Gare à vous ! ». Mais lorsque, haletant, il rejoint Miss Fang affaissée sur le sol, les trois agresseurs ne sont plus que de lointaines et fuyantes silhouettes. A coté de la jeune femme en larme, une petite caisse de bois estampillée « Grünberg & Lux » gît éventrée, vide de sa curiosité.

Quartier Asidien – Bastion
Début de soirée
Jour du début de l’aventure


C’est le grand soir. Dans son impeccable uniforme d’apparat, Ian patiente devant le Théâtre des ombres du quartier asidien où le beau monde afflue. C’est soir de spectacle, une représentation unique et exceptionnelle ouvre les festivités de l’inauguration des nouveaux aménagements de la Grande Aérogare Impériale. Ses deux invitations en main, il y attend Miss Fang, ou plutôt Mei maintenant qu’ils ont lié connaissance. Depuis ce jour de vente aux enchères, ils entretiennent une relation amicale mais qu’il espère plus intime. En gentleman, Ian lui fait poliment la cour.   
 
Les deux précieux sésames pour ce soir, c’est Mei qui en a eu la faveur – comme conservatrice de la collection de M Laslandes qui sera exposée demain à l’occasion de cette fameuse inauguration ; un travail qui la passionne et l’occupe bien trop au goût de Ian, surtout ces derniers jours à l’approche de l'"Evènement". Pour sa part, curieusement, on venait de lui confier l’enquête sur le vol du heurtoir mandchoudien. Alors que sa demande à ce sujet restait sans écho auprès de son supérieur, tout s’était accéléré après la narration du vol à son ami Richard. « De là à penser que le lord avait intercédé en sa faveur ? » sourit-il. Bien sûr, en homme éduqué, il se gardait de lui poser cette question.
 
Richard... Lord Richard Hamilton pour être exact. Après bien des années, les aléas de la vie les avait fait se retrouver sur le pont d’un navire appareillant d’Afridi pour l’emmener vers sa nouvelle affectation en Bastion. Ils s’étaient connus au lycée militaire de Bastion durant leurs jeunes années d’études, leur complicité y était née. Depuis ces retrouvailles, les deux hommes partageaient aussi souvent que possible des moments de camaraderie. Il avait également fait la connaissance du cercle proche du Lord et notamment celle de Thomas ; un homme de confiance, vif et intelligent.
 
Par chance, Mei avait obtenu deux autres invitations pour le théâtre – M Laslandes, son employeur souffrant et âgé, préférait décliner cette mondanité nocturne trop épuisante à ses yeux pour se consacrer aux festivités inaugurales du lendemain. Au cours de leur dernier repas au restaurant, elle s’était alors empressée de les lui glisser dans les mains en soufflant à son oreille « Invite donc ton cher ami dont tu ne te lasses d’évoquer dans tes conversations. Je serai heureuse et honorée de le rencontrer ». Puis en riant, elle ajouta « Dis-lui de venir accompagné, partager un peu de complicité féminine ne me déplairait pas. ». Richard avait accepté les invitations s’amusant de son empressement à lui présenter sa belle et promit de venir en compagnie de son amie Sarah Latimer.
 
Ian s’impatiente. Il trépigne. Aux pieds de marches du théâtre, le flot des invités se tarit peu à peu à l’approche de l’heure de la représentation. Mais Mei reste invisible. Richard aussi. Un rictus d’inquiétude se dessine sur son visage.  Mais voilà le Lord qui pointe son nez. Il avance d’un bon pas derrière les derniers convives qui s’empressent pour ne pas arriver en retard. « Tiens, mais ne serait-ce point Thomas qui l’accompagne ? » s’interroge Ian perplexe. Subitement douloureuse, sa main atrophiée le lance augurant d’un mauvais pressentiment : Mei reste invisible.          
Spoiler:
Dernier préquel. Je m'inspire toujours de ceux offerts par la campagne ; ici, celle sur la vente aux enchères. Mais fidèle à mes mauvaises manières envers son auteur, j'en dévie en introduisant dès à présent le personnage de Mei Fang et en la liant à un personnage. PJ que j'atrophie en sus, d'une part, pour en jouer dans la campagne en l'avertissant des dangers lorsque sa main le lancera et, d'autre part pour le rapatrier et lui faire retrouver le personnage du Lord de retour d'Afridi. Pour narrer cette histoire de blessure de Guerre, je m'inspire d'un soulèvement réel qu'a du affronter l'armée colonial anglaise en Inde.
Le vol de la curiosité me permet aussi de mettre une première enquête dans les mains du personnage. Cette curiosité n'est pas anodine bien sûr et est le heurtoir d'une porte d'accès au monde des ombres que les PJs arpenteront bien plus tard. Pour finir, je place le personnage devant le théâtre d'ombres, lieu du début de la campagne, qui attend sa promise et Richard qui vient accompagné de Thomas. Tout le monde est réuni. Y a plus qu'à !
 
 

 
Protagonistes cités dans le préquel et connus de Ian
 
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Document(s) fourni(s) au joueur suite à ce préquel
 
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Re: [Into The Odd] Les 5 supplices revisités

Publié : ven. avr. 05, 2019 4:26 pm
par Carfax
Voilà j'en ai terminé avec mes préquels. Les protagonistes ont pris position pour débuter la campagne (sous quinzaine).

Rendez-vous au théâtre des ombres pour l'acte 1 !

Re: [Into The Odd] Les 5 supplices revisités

Publié : dim. avr. 07, 2019 12:48 am
par chamochin
Absolument... canon 😵
Hâte de lire la suite. Bravo pour ton travail !

Re: [Into The Odd] Les 5 supplices revisités

Publié : lun. avr. 08, 2019 10:11 am
par Carfax
chamochin a écrit :
dim. avr. 07, 2019 12:48 am
Hâte de lire la suite
Un merci en premier lieu pour avoir pris le temps de me lire, puis la suite à venir sous quinzaine normalement car première partie prévue semaine prochaine.
 

Re: [Into The Odd] Les 5 supplices revisités

Publié : lun. avr. 08, 2019 10:44 am
par AsgardOdin
Comme Chamochin, hâte de lire la suite et bravo pour le boulot accompli !
(et merci aussi pour les astuces techniques type : "Sur chaque photo et autant que je puisse, j'appliquerai dessus avec Paintnet une couleur sépia puis le même filtre artistique, à savoir "Peinture à l'huile" avec une largeur de pinceau de 2 et une granularité de 50.", c'est sympa pour ceux qui passent après et qui voudraient faire la même chose !  :bierre: )
 

Re: [Into The Odd] Les 5 supplices revisités

Publié : mer. avr. 10, 2019 9:22 am
par Carfax
AsgardOdin a écrit :
lun. avr. 08, 2019 10:44 am
Comme Chamochin, hâte de lire la suite et bravo pour le boulot accompli !
Une nouvelle fois, merci bien. Heureux de voir que cela plaît. Notre première partie est prévue pour la semaine prochaine. Je prépare et fignole pour le moment les éléments que je distribuerai ou montrerai aux joueurs ; je recherche aussi les ambiances sonores. Je m’attelle aussi à écrire un petit résumé des règles et une feuille de personnage (à moins que je reprenne celle de @Ego' ?)...bref y a un peu de taf  ;)

Re: [Into The Odd] Les 5 supplices revisités

Publié : jeu. avr. 18, 2019 11:01 am
par Carfax
Feuille de personnage

Voici la première ébauche de la feuille de personnage vierge. J'ai pris toutes libertés sur les noms des caractéristiques. Je verrai en cours de partie si celles-ci nous siéent. 

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Ici "SOUFFLE" se substitue à "Hit Point"

Quid "Aplomb" et "Trauma" ? Le premier est une valeur de protection à l'image de l'Armure qui réduit les dégâts sur l'esprit. Le personnage de Thomas DEVENTON en a une par exemple. On peut aussi imaginer un arcanum qui offrirait une telle protection. Le deuxième est une idée de gestion de santé mentale. J'ai plusieurs idées que je proposerai à mes joueurs et j'y reviendrai plus tard.

Quid de "Phobie" ? Je vais m'inspirai de ce que propose ASATA (le jeu traduit par Grumph chez Chibi) et attribuer une phobie à chacun qui pourra se déclencher sur une perte de contrôle du personnage...

Re: [Into The Odd] Les 5 supplices revisités

Publié : jeu. avr. 18, 2019 1:31 pm
par Carfax
Un exemple concret d'une fiche renseignée

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