[CR Maison] Les Mystères de Paris (MAJ 08/07/20)

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Sammael99
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Re: [CR Maison] Les Mystères de Paris (MAJ 19/06/20)

Message par Sammael99 »

S02E10 A la recherche du rabbin Frankel

C’est Montaigüe qui m’a informé du succès de l’opération et de son déroulement. Sans attendre, je l’ai mandaté pour la suite de la mise en place du plan. Un des éléments clé de ce plan, déterminé à l’avance en 1786 était la collaboration active d’Ytzakh Frankel, un rabbin d’Europe de l’Est installé à Paris qui avait peu de scrupules à explorer les rituels les plus sulfureux de la tradition rabbinique. Mais je sentais qu’il lui était arrivé quelque chose, et maintenant que les pierres précieuses avaient été récupérées, il était temps de lui remettre la main dessus.

Montaigüe m’informa que Barru avait fait usage de thaumaturgie pour créer une cavité à l’intérieur d’un mur épais non loin de son logement, et qu’il y avait sécurisé les deux pierres précieuses qui allaient tant me servir. Ensuite, ils se sont mis en quête de Frankel.

Barru est retourné voir le diamantaire Juif qui lui sert de receleur à l’occasion, et ce dernier l’a informé que Frankel était un Juif Allemand sans doute, vu son nom, bien loin des Juifs Portugais que Paris avait accueilli depuis quelques dizaines d’années et qui prospéraient maintenant que l’Assemblée avait fait d’eux des citoyens à part entière. Il a recommandé à Barru d’aller fouiner vers le quartier du Temple ou une petite communauté de Juifs Allemands s’était semble-t’il installée.

Les cinq acolytes se sont donc mis à flaner dans ledit quartier, posant des questions à droite à gauche. Il s’est vite avéré que Frankel était unanimement détesté, et n’était plus là, qu’il avait « quitté la communauté ». Boulanger a eu le sentiment qu’il l’avait peut-être quittée contraint et forcé, et lisant les pensées d’un de ses interlocuteurs a aperçu le rabbin escorté de deux gardes nationaux. Il s’est donc rendu à la caserne locale pour en savoir plus et a effectivement trouvé dans les rapports d’arrestation que Frankel avait été serré pour sédition et activités contre-révolutionnaires, et envoyé à Bicêtre.

Pendant ce temps, Montaigüe, curieux de retrouver des traces de Frankel commence à poser des questions à la femme qui habitait maintenant l’ancienne maisonnette du rabbin. Il finit par apprendre que des affaires ont été jetées dans un terrain vague lorsque les nouveaux locataires se sont installés. En fouillant dans le terrain vague, il retrouve des traces de livres et parchemins écrits en hébreu mais pour l’essentiel détruits par la pluie et le soleil, ainsi que de nombreux vestiges de statues en argile. Il décide alors de se rendre invisible grâce au domaine de la Lumière qu’il maîtrise, et pénètres dans la maisonnette où habitait le rabbin. Il n’y trouve rien sinon une trousse d’outils de ferronnerie (poinçons, petits marteaux, brosses à polir, etc.) qu’il emporte.

La troupe se déplace ensuite à Bicêtre, au sud de Paris, dans l’espoir de retrouver les traces de Frankel. Boulanger n’est pas optimiste : ça ne fait pas un mois que les hôtes des prisons de Paris ont été massacrés par la populace en colère, et bien peu sont ceux qui y ont survécu, sans doute.
Mozart n'a pas écrit que le Boléro de Ravel. Mais aussi plein d'autres trucs beaucoup moins connus (comme le canon de Pachelbel). - Le Grümph

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Sammael99
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Re: [CR Maison] Les Mystères de Paris (MAJ 23/06/20)

Message par Sammael99 »

S02E10.2

Boulanger, en uniforme, rentre dans la cour de Bicêtre et demande à parler au directeur. Pendant qu’un des gardiens va le chercher, il observe les dégâts encore visible des massacres de début Septembre. Les grilles sont tordues et partiellement arrachées, les pavés encore par endroits tâchés de ce qui pourrait bien être du sang. Le directeur de la prison, Roland Lefrein accueille Antoine, qui s’enquiert du prisonnier Frankel.

Le directeur, sincèrement désolé, lui explique que de nombreux prisonniers sont morts ou ont disparu lors des émeutes quelques semaines plus tôt et qu’il a été impossible de recenser précisément qui a fini dans quelle catégorie. Antoine demande alors s’il y a eu des survivants qui auraient partagé la cellule de Frankel avant les émeutes. Le directeur vérifie dans ses registres et l’informe qu’en effet un certain Jean Isoré a survécu et est encore incarcéré. Boulanger demande à lui parler.

Amené devant Isoré, un colosse impressionant qui reste enchaîné en permanence (et en effet on imagine aisément qu’il puisse sinon se frayer un chemin vers l’extérieur, Antoine commence à l’interroger sur Frankel. Mais l’homme est peu coopératif. Usant d’un mélange de menace et de promesses, Antoine finit par apprendre que Frankel était un drôle de gars, qui ne semblait pas craindre son emprisonnement ni ses compagnons de cellule. Et de fait son attitude inquiétante faisait que tout le monde lui fichait la paix. La veille de la première émeute, il avait prévenu ses compagnons de cellule que le moment était venu de préparer leur évasion. La dernière fois où Isoré l’a vu, dans la cohue de la cour entre une populace en furie et des gardiens qui préféraient protéger leur vie que les prisonniers, il a cru l’apercevoir se glissant dans une ouverture sous le sol de la cour.

Antoine ressort, et de l’extérieur Barru sonde la cour en utilisant le domaine des solides pour déterminer qu’il semble en effet y avoir une cavité sous la cour, et donc un accès. La troupe décide de revenir à la nuit tombée pour investiguer de plus près la chose.

Le soir venu, Jacqueline approche un des gardes en prétextant avoir été abandonnée par le conducteur de la diligence devant la ramener à Paris et ne savoir comment s’en sortir. Elle use discrètement de ses charmes pour se faire héberger dans la salle de garde, détournant l’attention et permettant aux autres de se glisser dans la cour où ils trouvent en effet une trappe sous la terre battue. Ils y pénètrent et sont pris à la gorge par une odeur terrible de charogne.

C’est là qu’ont été enterrés les victimes des émeutes, et pour avancer dans le tunnel il faut passer par-dessus les corps en décomposition. Boulanger, contre toute attente, est celui qui ne s’en remet pas et rend son repas.

Un tunnel s’enfonce sous terre, que les quatre compagnons suivent pendant longtemps, jusqu’à arriver finalement à une extrémité faiblement éclairée par la lumière de la lune. Le tunnel donne à l’intérieur d’un puits, quelques mètres sous la margelle. Les compagnons tentent d’utiliser la thaumaturgie pour s’en extirper, mais le seul effet est que Barru s’auto-administre une migraine épouvantable, au point d’en perdre connaissance. Les autres parviennent à remonter à l’ancienne, avec les pieds et les mains puis le hissent en haut avec la corde.

C’est le milieu de la nuit, ils sont au centre d’un village. Ils trouvent une grange et y passent la nuit. Au matin, ils dédommagent le fermier qui les a hébergés sans le savoir et en profitent pour lui poser des questions. Boulanger à l’idée de demander s’il y a un ferronier au village, ce qui est en effet le cas. Il demande alors s’il a un nouvel apprenti, et le fermier confirme.

Ils s’y rendent et demandent à rencontrer l’apprenti, visiblement méfiant. Il n’est pas barbu, mais à la mention du nom de Cagliostro, il comprend à qui il a affaire. Les compagnons et lui conviennent d’un rendez-vous le soir même. C’est bien Frankel, qui a rasé sa barbe pour trouver un emploi et se faire discret. Il n’entre pas dans les détails, mais semble savoir ce que Cagliostro attend de lui. Il demande si les joyaux ont été trouvés. Quand les compagnons confirment, il leur demande si l’essence a été capturée pour le rituel. Ils lui répondent qu’ils ne savent pas.

- « C’est la prochaine étape », dit-il alors. « Vous revindrez me chercher avec les fonds quand ce sera fait…
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