[CR Maison] Les Mystères de Paris (MAJ 20/08/20)

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Sammael99
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Re: [CR Maison] Les Mystères de Paris (MAJ 12/02/20)

Message par Sammael99 »

MDP S02E07 Après la Chute

13/07/19

- Réveillé par son cauchemar, Jean-Pierre ne retrouve pas le sommeil. Il est convaincu que c'est une vision plus qu'un cauchemar.
- Il comprend que le "prévost" qui lui a parlé doit être Etienne Marcel. Il sait depuis le récit de Trompe la Mort que le fantôme d'Etienne Marcel est une des figures du demi-monde Parisien.
- Il se rappelle d'ailleurs que Trompe la Mort avait indiqué qu'on pouvait le voir les nuits de pleine lune sur la Place des Vosges.
- Ce n'est pas la Pleine Lune, mais il décide de s'y rendre quand même à tout hasard. Il essaie de percevoir les éléments du Voile Mortuaire présents, mais rien n'attire son attention.
- Finalement, à l'aube, il rentre au 13, passablement déprimé.

***

- Lorsque Renaud arrive au 13, il retrouve Jipé au balcon du premier étage, une tasse de café froid à la main, qui semble regarder dans le vide avec mélancolie.
- Jipé raconte à Renaud les événements qui se sont déroulés à l'époque de la libération de Paris , le récit de Trompe La Mort.
- Puis il lui raconte son cauchemar de la nuit dernière : "Je pense que Vautour a attaqué Corbeau, et que Corbeau est mort ou très mal en point."
- Renaud suggère qu'ils fouillent son bureau pour essayer de savoir où il a pu se rendre. Ils retrouvent de nombreuses notes et commentaires ésotériques dont ils ne comprennent pas grand chose.
- Jipé se rappelle du pied creux dans le récit de Trompe la Mort.
- Il utilise sa magie des objets pour visualiser le mécanisme qui ouvre le pied creux. Il en extrait un long papier enroulé.
- C'est une carte de Paris couverte de cercles concentriques. Quatre lieux sont marqués sur la carte.
- Le premier est un point central, proche de Saint Germain l'Auxerrois. Tous les cercles dessinés sur la carte passent par ce point, et plusieurs l'ont comme centre également. Il est écrit "PIVOT" à cet endroit, de l'écriture classique de Corbeau.
- Trois autres points où plusieurs cercles se croisent ont été entourés par Corbeau. Un proche des Arts et Métiers, un proche de l'Opéra et un proche de la rue Monge.
- C'est à ce moment là que Damien et Philippe rentrent de Reims, plutôt contents d'eux.
- Le récit de Jipé fait l'effet d'une douche froide.
- "Je pense donc que Corbeau est mort ou en mauvaise posture, et que Vautour n'est autre que Polyphème".
- Il doit expliquer à ses collègues que dans le cauchemar, le vautour n'avait qu'un oeil, comme Polyphème, le cyclope de l'Odyssée.
- Philippe, en bon procédurier, considère qu'il est urgent d'avertir la hiérarchie de la disparition de Corbeau, surtout si le gang de Polyphème est impliqué.
- Heureusement, il connaît l'assistante du préfet. Il prend contact avec elle et obtient un rendez-vous dans l'heure.
- Alors qu'ils se mettent en route, Jipé reçoit un coup de fil du capitaine Laurène Vairon qui lui indique qu'ils ont identifié un certain Reynhardt Fuchs, citoyen Allemand sans domicile fixe qui pourrait bien être Goupil (des SDF du squat l'ont identifié comme tel). Il a un téléphone portable à son nom : faut-il le géolocaliser ? Jipé demande à ce que ce soit fait.


***

- Pendant que Jipé, Philippe et Renaud se rendent à la préfecture, Damien va à la Bibliothèque Nationale pour essayer de trouver des informations sur le "Pivot" marqué par Corbeau sur la carte.
- Plusieurs références obliques le mènent vers un article du dramaturge Alexandre Arnoux dans le n°5 de la revue "France-Illustration littéraire et théâtrale" daté de 1947.
- "Lorsqu'on suit le trottoir de la rue de l'Arbre Sec vers la Seine, à hauteur du chevet de 'Eglise Saint Germain L'Auxerrois on peut voir un lampadaire qui est le centre de gravité de Paris (comme la Borne de Bruère, près de Saint-Armand-Montrond est le centre de gravité de la France.)"
- L'auteur en veut pour preuve l'expérience suivante : si l'on découpe un plan de Paris (y compris les deux bois de Boulogne et de Vincennes) et qu'on l'accroche, par différents points de son périmètre, à un clou auquel est également suspendu un fil à plomb. On note les différentes positions du fil à plomb, et l'on constate que toutes les lignes ainsi obtenues se coupent devant le chevet de Saint Germain l'Auxerrois.
- Damien décide de se rendre sur les lieux. Il trouve le lampadaire en question, qui est certes d'un modèle ancien, mais que rien ne distingue des autres lampadaires de la rue.
- Il décide de tester un peu de magie et entreprend de percevoir les animaux.
- Il se rend rapidement compte que sa perception s'étend bien au-delà de l'habitude : au lieu de percevoir dans un faible rayon autour de lui, il est submergé de sensations et perçoit tous les animaux présents dans un rayon d'au moins un kilomètre ou plus.
- Alors qu'il repart, excité par cette découverte, un clochard l'interpelle en lui disant que ce lampadaire, c'est chez lui. Damien lui glisse quelques pièces en lui demandant son nom, "Dédé". Il lui demande de bien surveiller l'endroit, qu'il sera sûrement de retour bientôt.

***

- Renaud, Philippe et Jean-Pierre sont introduits dans le bureau du préfet. Ils reconnaissent ce dernier dont la photo est occasionnellement dans les journaux, mais pas l'homme trapu qui est assis à côté de lui.
- Le préfet leur présente le Divisionnaire Calka, chef de la Brigade de Répression du Banditisme (BRB).
- Ce dernier prend la parole, ne parlant qu'à Jipé qui est le plus gradé des trois officiers de la DSPJ.
- Il demande à savoir pourquoi ils pensent que Corbeau à disparu.
- Jean-Pierre précise qu'ils vont certainement trouver des choses bizarres dans son récit, mais résume rapidement sa "vision" et explique pourquoi il pense que c'est fiable.
- Le divisionnaire leur indique qu'il a lui aussi des raisons de penser que Corbeau a disparu dans la mesure où il n'est pas venu au réunions des divisionnaires depuis deux jours, et surtout parce que des documents incriminant le gang de Polyphème ont disparu hier, ce qui n'était plus arrivé depuis que Corbeau collaborait avec la BRB sur l'affaire.
- Le préfet leur indique que le Divisionnaire Calka sera leur supérieur hiérarchique temporairement jusqu'à ce qu'ils aient retrouvé Corbeau ou qu'ils aient une certitude sur sa situation.
- "J'y connais rien à tous vos salamaleks", dit-il aux officiers de la DSPJ "et avant de collaborer avec Corbeau je pensais que tout ça c'était des conneries d'un autre âge. Mais depuis qu'on travaille ensemble sur l'affaire Polyphème je suis obligé d'admettre que c'est réel. Même si je préférerais l'inverse. Tout ça pour dire, me faites pas chier avec les théories thaumaturgiques et tout le tintouin, juste les faits policiers, ça m'ira très bien."

***

- Revenus au 13, nos 4 officiers font le point.
- Il est décidé que les priorités sont de retrouver Corbeau et de parler à Etienne Marcel.
- Jipé est le seul à maîtriser le Domaine du Voile Mortuaire, mais il est passablement fatigué et a déjà puisé dans ses ressources thaumaturgiques ce matin. Les autres lui octroient de décaler se nuit et de se coucher dès maintenant pour qu'il puisse tenter de contacter Etienne Marcel la nuit venue.
- Avant d'aller se coucher, il reçoit un message de Vairon lui précisant que le téléphone de Fuchs est dans le système, mais sans aucun signal pour le moment. Le téléphone est sans doute éteint.
- Renaud détermine qu'Etienne Marcel est mort à la Porte Saint-Antoine qui est maintenant rue Saint-Antoine, et qu'il a vécu rue de la Vieille Draperie dans l'Île de la Cité. Deux pistes pour le contacter, peut-être.
- Ensuite, Philippe, Damien et Renaud se rendent au pivot. Ils sont accueillis par Dédé, passablement éméché.
- En utilisant le Domaine de la Magie, Philippe entreprend de repérer la Signature de Corbeau, qu'il connaît bien.
- Il se concentre et d'un seul coup, sa perception englobe tout Paris, de bout en bout, jusqu'à l'extrémité des bois de Boulogne et Vincennes.
- Il identifie la signature de Corbeau au niveau de la rue Volta, sous terre, mais ne peut pas repérer plus précisément les choses.

***

- Les trois officiers se rendent rue Volta.
- Damien utilise le Domaine des Animaux pour faire venir à lui un rat d'égoût à qui il enjoint de trouver un corps d'homme. Il lui indique à peu près la profondeur.
- En contrôlant plus ou moins à distance les décisions du rat, Damien finit par repérer un corps. Pas de certitudes qu'il s'agisse de Corbeau, mais les chances sont quand même grandes.
- Les trois officiers entrent dans l'immeuble le plus proche, et descendent dans les caves, mais ils ne trouvent aucune issue qui mène là où ils pensent que le corps se trouve.
- Ils se résolvent à réveiller Jipé, qui les rejoint sur place. Il appelle Mariam Lareda, la collègue du GIP pour lui expliquer la situation et lui demander si elle peut les aider.
- Elle identifie, à la description qu'ils en donnent, que le lieu où le corps se situe doit être un conduit EDF sous la rue Volta. Elle leur indique le point d'accès le plus proche.
- Ils s'y rendent et trouvent le corps de Corbeau. Damien l'examine et détermine qu'il est mort asphyxié. Il n'y a aucune trace de violence sur le corps. Il n'a rien dans ses poches ou sur lui à part son arme de service.
- Renaud examine les lieux en utilisant le domaine de la Magie et détermine qu'il y a une seconde Signature en plus celle de Corbeau : une odeur de boue associée à la délicate coupure du papier sur la peau.
- Philippe examine les environs du corps et repère une portion du mur qui semble avoir été frottée. En l'examinant avec attention il repère sur une brique du mur une gravure très légère qui semble représenter un compas et une une équerre entrecroisés avec un oeil entre les deux.
- Il constate que la brique bouge, et la retire. Derrière, une petite cavité creusée mais vide. La poussière suggère qu'un objet y était jusqu'à récemment, de la taille d'un carnet.
- Cissoko, alerté par Jipé, débarque avec une équipe pour emporter le corps de Corbeau. Le légiste est sensiblement remué.

***

- Alors qu'ils sont en train de rentrer au 13, Jipé reçoit un nouvel appel du Capitaine Vairon lui indiquant que le mobile de Fuchs vient d'être repéré sur l'ile de la Cité.
- Jipé, Damien et Philippe foncent à pied vers là (ils ne sont pas très loin) tandis que Renaud se rend au pivot pour utiliser la statuette qu'ils ont retrouvée sur le faux Goupil pour repérer la signature magique de la créature et vérifier que ce n'est pas encore un piège de Goupil.
- Il parvient à vérifier grâce au rayon d'action de sa magie depuis le pivot (et malgré les interventions de Dédé passablement aviné) que les deux signaux (GPS et signature magique) coïncident. Jipé lui dit alors de les rejoindre.
- Le signal converge puis s'arrête Place Dauphine sur l'Île de la Cité. Alors que Jipé, Damien et Philippe ne sont plus qu'à quelques minutes à pied, Jipé reçoit un message de Vairon : "silhouette 2m dans un sweat à capuche arrive depuis le Pont Neuf, sans doute Ysengrin - brigades d'Intervention en route."
- Les trois officiers accélèrent le pas. Ils aperçoivent une silhouette à la longue chevelure rousse assise sur un banc en train de lire un livre.
- Jipé l'interpelle. "Goupil ?"
- La jeune femme lève la tête vers lui, l'air surpris.
- Renaud, lui, a sauté sur sa moto et en quelques minutes, il arrive au Pont Neuf où il laisse son véhicule pour dévaler un des escaliers qui mène vers la Place Dauphine.
- Il aperçoit la haute silhouette trapue d'Ysengrin à une cinquantaine de mètre devant lui. Il sort son arme et tire deux coups en l'air pour que les passants se protègent. La place commence à se vider.
- Les trois officiers et la jeune femme rousse voient Ysengrin foncer vers eux en courant.
- Damien utilise le domaine Animal pour empêcher Ysengrin de se transformer en homme-bête ou en loup. Il sent que ça résiste, mais parvient à passer outre les défenses de la créature qui continue néanmoins de courir vers eux.
- Renaud se passe des sommations d'usage et tire dans le dos d'Ysengrin. Il est stupéfait de voir la balle s'écraser sur le dos du tueur et tomber au sol.
- Philippe attrape la jeune femme rousse qui hurle de panique et la tire vers la rue de Harlay à l'opposé d'Ysengrin.
- Damien sort son arme, Jipé de même et ils tirent sur Ysengrin qui continue à s'approcher en grognant. Leurs balles sont sans grand effet.
- Renaud prend le temps de viser, se souvient de ses entraînements GIPN et tire de nouveau. Cette fois-ci la balle pénètre dans l'arrière de la cuisse. Ysengrin pousse un grognement de douleur, mais il continue d'avancer.
- Philippe est arrivé à la rue. Il appuie sur tous les interphones d'une porte cochère d'apparence solide jusqu'à ce que quelqu'un ouvre, et il s'engouffre à l'intérieur avec la jeune femme.
- Afin de stopper la progression d'Ysengrin, Jipé se jette sur lui pour tenter de le plaquer par devant tandis que Renaud s'élance pour faire de même par derrière.
- Ils parviennent à le mettre au sol, mais Ysengrin se débat avec une force surhumaine et parvient à blesser Renaud au côté.
- Damien s'approche et d'un geste leste il parvient à menotter une main d'Ysengrin à la sienne. La créature hurle et grogne, se débattant et tentant de donner des coups aux officiers.
- Des sirènes se font entendre dans les rues avoisinantes.
- Philippe fouille les poches de la jeune femme rousse et trouve dans un sachet en papier un téléphone portable jetable et une petite statuette en forme de renard.
- Ysengrin se débat tant et si bien qu'il parvient à arracher la menotte à Damien : son poignet est déchiré et ensanglanté.
- Alors que la créature va se relever, deux fourgons du GIPN déboulent depuis les deux côtés de la rue de Harlay. Des tireurs en sortent, visent le torse d'Ysengrin et, malgré la présence de Jipé et Renaud qui lui sont encore accrochés, tirent sur l'homme-loup. Il ne faut pas moins de 5 balles avant qu'il n'arrête de bouger.

***

14/07/19

- Le lendemain matin, alors que Damien et Renaud sont encore hospitalisés et que Jipé se remet tant bien que mal de sa nuit (il n'est pas sorti pour aller trouver Etienne Marcel), le Capitaine Vairon envoie un message à l'équipe de la DSPJ :
- "Je ne sais pas si c'est un hasard incroyable ou une farce de mauvais goût de votre Goupil, mais Dimitri, notre légiste, vient de trouver une correspondance assez stupéfiante avec les événements d'hier : en 1439 une bande de loups a ravagé Paris à plusieurs reprises, tuant des dizaines de Parisiens. Leur chef, surnommé "Courtaud" a été lynché par la populace... Place Dauphine sur l'Île de la Cité..."
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Re: [CR Maison] Les Mystères de Paris (MAJ 17/02/20)

Message par Herlkin »

Sammael99 a écrit : lun. févr. 17, 2020 2:00 pm Damien lui glisse quelques pièces

...bientôt ça ne sera plus possible. Tout est fait pour que la monnaie n'existe plus...faudra trouver autre chose à donner aux clodos (qui auront sur eux, peut-être de quoi prendre un don en Carte Bleu !).
Sammael99 a écrit : lun. févr. 17, 2020 2:00 pm la collègue du GIP

C'est quoi le GIP ?
Sammael99 a écrit : lun. févr. 17, 2020 2:00 pm deux fourgons du GIPN déboulent depuis les deux côtés de la rue de Harlay. Des tireurs en sortent, visent le torse d'Ysengrin et, malgré la présence de Jipé et Renaud qui lui sont encore accrochés, tirent sur l'homme-loup. Il ne faut pas moins de 5 balles avant qu'il n'arrête de bouger.

...les gros titres des "journaux" non ? Heureusement que les passants se sont écartés, et qu'il n'y a plus un seul portable (qui filme) aux alentours ;-)
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Re: [CR Maison] Les Mystères de Paris (MAJ 17/02/20)

Message par Sammael99 »

Herlkin a écrit : mar. févr. 18, 2020 10:44 am
Sammael99 a écrit : lun. févr. 17, 2020 2:00 pm la collègue du GIP

C'est quoi le GIP ?

Le service de police dédié aux catacombes (https://www.20minutes.fr/societe/118955 ... catacombes)

Sammael99 a écrit : lun. févr. 17, 2020 2:00 pm deux fourgons du GIPN déboulent depuis les deux côtés de la rue de Harlay. Des tireurs en sortent, visent le torse d'Ysengrin et, malgré la présence de Jipé et Renaud qui lui sont encore accrochés, tirent sur l'homme-loup. Il ne faut pas moins de 5 balles avant qu'il n'arrête de bouger.

...les gros titres des "journaux" non ? Heureusement que les passants se sont écartés, et qu'il n'y a plus un seul portable (qui filme) aux alentours ;-)

Ca sera pour la prochaine fois (enfin, non, mais tu comprendras pourquoi ;-) )
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Re: [CR Maison] Les Mystères de Paris (MAJ 17/02/20)

Message par Sammael99 »

Désolé pour le long silence radio. J'ai encore un petit bout de CR à rédiger (ce que faisait Alexandra pendant ce temps) et après on est à jour.

Prochaine partie sans doute la semaine du 16/03.

Benoit
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Re: [CR Maison] Les Mystères de Paris (MAJ 17/02/20)

Message par Sammael99 »

S2E07 Bonus

(Cette séance a été jouée 1:1 parce que la joueuse d'Alexandra avait raté la séance précédente. Elle ne savait pas ce qui s'était passé. Elle début donc au même moment que la séance 7.)

- Alexandra se réveille en sueur au milieu de la nuit. Elle repense au cauchemar qu'elle vient de faire.

- Elle n'a aucune idée de qui était le gars déguisé qui lui a parlé à la fin du rêve, mais elle est sûre que c'est important et convaincue que c'est à elle directement qu'il parlait. Et qu'il était un fantôme.

- Le vautour à un oeil lui fait penser à un cyclope. Bien sûr, ça lui fait aussi penser à Polyphème, comme dans l'affaire de Corbeau.

- Le vautour qui dépèce le corbeau, ça lui fait très peur pour Corbeau. Elle est convaincue qu'il est mort.

- Mais le cyclope ça lui rappelle aussi autre chose. Elle relit ses dossiers liés à la mort d'Olivier Méran quand elle était au commissariat du Quartier de la Gare dans le 13è, avant qu'elle ne rejoigne le Treize.

- Elle retrouve le rapport d'autopsie d'Olivier Méran, mort asphyxié, retrouvé nu dans un container du Port Fluvial. Pendant l'autopsie, il est revenu à lui et il a dit "Arrête de me regarder comme ça, le cyclope! Je n'ai pas la réponse à ta question!" C'est d'ailleurs ça qui lui a valu d'être repérée par Corbeau.

- Elle se souvient que Méran était soupçonné d'appartenir à un gang, mais elle n'a pas suivi l'affaire après son transfert au Treize. Elle appelle le commissariat du Quai de la Gare et apprend que son ancien supérieur hiérarchique, le capitaine Abitbol est sur place.

- Elle enfourche sa moto et arrive au commissariat vers 1h du matin. Elle explique à Abitbol qu'elle voudrait consulter le dossier de l'affaire à laquelle Méran était associée. Il lui fait passer les documents.

- Il s'agit d'une affaire de contrebande de cigarettes. Méran était soupçonné d'être un des rouages de l'opération. La suite de l'enquête a établi un lien avec un tenancier de café rue du Moulin des Prés qui s'appelle les Trois Vodkas. Le tenancier est un certain Bogdan Polejski et serait un ami d'enfance de Méran. Une demande de mise sur écoute a été faite pour le café de Polejksi et sa ligne mobile personnelle.

- Alexandra se connecte au système informatique et constate que la demande de mise sur écoute n'a pas été actée alors qu'elle a été faite il y a plus de deux mois. Ce n'est pas un délai normal pour ce genre de demandes.

- Elle repart et se dirige vers le café de Polejski. Contre toute attente il est encore ouvert. Elle reconnaît Polejski derrière le bar. Il y a un seul autre client attablé devant un pastis.

- Elle rentre et décide de jouer franco avec Polejski. Elle lui explique qu'elle veut comprendre comment Méran est mort et qui l'a tué, et qu'elle se fout du traffic de cigarette.

- Il est réticent à parler de prime abord, mais elle comprend au bout d'un moment qu'il a vu des choses surnaturelles, et n'ose pas en parler. Elle lui dit qu'elle sait, et qu'elle pratique elle-même la magie.

- Elle essaie de lui faire une démonstration à plusieurs reprises sans succès, mais finit par se provoquer un saignement de nez et d'oreilles abondant qui, paradoxalement, impressionne suffisamment Polejski pour qu'il parle.

- Polejski explique que depuis plusieurs mois un nouveau venu a pris le contrôle de la plupart des traffics de la capitale, donc celui que lui et Méran avaient mis en place. Il est visiblement effrayé par ce Polyphème.

- Polyphème a tué Méran parce que celui-ci essayait d'émarger en dehors de la structure de ce nouveau patron. Polejski soupçonne que sa mort spectaculaire a servi d'avertissement pour tous les autres.

- Polejski a peur, et n'aimerait rien de mieux que quelqu'un le débarasse de Polyphème, mais il n'y croit pas : non seulement il peut tuer des gens en les étouffant sans les toucher, mais il s'assure que les flics ne puissent rien faire contre eux. Il les menace et les protège en même temps.

- Alexandra lui demande s'il lui connait une faiblesse. Polejski lui dit qu'il n'est pas sûr mais qu'avant de mourir Méran lui avait dit que Polyphème avait un ennemi juré. Il ne se souvient plus du nom, mais c'est un vieux nom Parisien, qui est aussi celui d'une vieille station de métro du centre.

- Alexandra laisse ses coordonnées à Polejski et prend les siennes.

- Ensuite elle rentre chez elle et se penche sur un plan du métro Parisien. Elle épluche tous les noms qu'elle trouve jusqu'à tiquer sur Etienne Marcel. Elle a un vague souvenir que Jipé avait mentionné ce nom en rapport avec les événements de la libération de Paris.

- Elle épluche la page Wikipédia d'Etienne Marcel. Elle comprend la référence au Prevost dans son rêve. Elle sait qu'elle a affaire à un fantôme, elle se souvient que ceux-ci sont souvent liés soit au lieu où ils ont vécu, soit au lieu où ils sont morts. Elle décide donc de se rendre d'abord rue de Lutèce, qui est la plus proche de la rue de la Vieille-Draperie qui n'existe plus mais où vivait le prévot de son vivant.

- Arrivée sur place vers 4h du matin, elle essaie de percevoir la rue grâce au Voile Mortuaire et aperçoit une entrée evanescente à l'architecture médiévale au milieu d'un mur vide de la rue de Lutèce.

- Convaincue qu'elle va se cogner la tête, elle avance, mais contre toute attente elle entre dans un long hall assez froid et obscur, bien qu'éclairé par quelques torchères.

- Au fond du hall en pierre, un escalier recouvert d'un tapis élimé dont les motifs ne sont plus discernables monte à l'étage. Il y a un petit palier avec trois portes dont une est ouverte. Alexandra aperçoit de la lumière, et se dirige vers là.

- A l'intérieur, une grande pièce aux murs recouverts de tenture, et une odeur marquée de fumée. Il y a d'ailleurs un feu de bois qui brûle dans une grande cheminée d'angle.

- Il y a deux fauteuils en bois gravé en face de la cheminée et dans l'un d'entre eux se trouve l'homme qui lui a parlé dans son rêve, mais il est translucide. C'est Etienne Marcel.

- Il accueille Alexandra comme s'il l'attendait, lui propose de s'asseoir et lui sert un vin chaud. Elle sent bien qu'il n'a pas la matérialité d'un verre de vin normal, mais elle en sent néanmoins le goût épicé et mielleux.

- Alexandra demande à Etienne Marcel si Corbeau est mort, et l'air attristé, il lui confirme que c'est bien le cas. Elle lui demande s'il a été tué par quelqu'un nommé Polyphème ou Cyclope. Il répond qu'il est presque certain qu'il a été tué par Vautour.

- Alexandra lui demande des informations sur ce Vautour, et lui demande si Vautour le considèrerait comme son ennemi juré ?

- Etienne Marcel lui apprend que Vautour est à Paris depuis longtemps. Comme tous les fantômes, il a du mal avec la notion du temps qui passe, mais il affirme que Vautour est là depuis bien plus longtemps que la vie d'un homme. En lui posant diverses question sur ses souvenirs, Alexandra en déduit que Vautour est apparu sur la scène Parisienne au XVIIIè siècle.

- Le Prévôt de Paris explique alors à Alexandra qu'il a manigancé pour piéger Vautour pendant de nombreuses décennies dans une poche spectrale comme celle dans laquelle ils se trouvent actuellement, mais qu'il en a émergé récemment. C'est sans doute pour quoi il le considère comme un "ennemi juré".

- Enfin, Alexandra demande à Etienne Marcel quel message Corbeau a laissé pour elle en mourant. Il lui dit que le message est un peu cryptique, mais qu'il ne lui semblait pas prudent de l'exprimer ouvertement dans le songe qu'il leur a fait parvenir.

- Ce message est le suivant : "souvenez-vous de la manière dont j'ai extrait les papiers du coffre..."

- Alexandra rentre chez elle, et épuisée par cette nuit d'investigation s'écroule dans son lit pour y dormir toute la journée, inconsciente du fait que le dénouement de l'affaire Ysengrin s'approche.
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Re: [CR Maison] Les Mystères de Paris (MAJ 19/03/20)

Message par Herlkin »

On le lit comme un bouquin...j'espère que les séances sont peu espacées, parce que moi, j'avoue que n'étant pas joueur, j'ai bien l'histoire en tête, en gros mais pas les détails...or, pour résoudre une enquête, tout se joue dans les détails ! :geek
Du coup, il est hors de question de ne pas connaître la fin (empêchement sanitaire ou pas).
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Re: [CR Maison] Les Mystères de Paris (MAJ 19/03/20)

Message par Sammael99 »

Herlkin a écrit : jeu. mars 19, 2020 9:44 am On le lit comme un bouquin...j'espère que les séances sont peu espacées, parce que moi, j'avoue que n'étant pas joueur, j'ai bien l'histoire en tête, en gros mais pas les détails...or, pour résoudre une enquête, tout se joue dans les détails ! :geek
Du coup, il est hors de question de ne pas connaître la fin (empêchement sanitaire ou pas).

Merci !

Trois épisodes avant la fin de la S2.
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Re: [CR Maison] Les Mystères de Paris (MAJ 19/03/20)

Message par Sammael99 »

Vous l'aurez sans doute compris, la campagne des Mystères de Paris est à l'arrêt jusqu'à nouvel ordre. Comme c'est un jeu d'ambiance qui en plus repose sur des jeux de cartes pour sa résolution, je ne souhaite pas continuer en ligne. On attendra donc de pouvoir se voir en vrai.
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Re: [CR Maison] Les Mystères de Paris (MAJ 19/03/20)

Message par Sammael99 »

On reprend les Mystères de Paris ce soir, après trois mois d'hiatus.

Je suis stressé et excité à la fois.
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Re: [CR Maison] Les Mystères de Paris (MAJ 19/03/20)

Message par Sailor »

On croise les doigts pour toi!
 
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Sammael99
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Re: [CR Maison] Les Mystères de Paris (MAJ 19/03/20)

Message par Sammael99 »

Yeah, c'était cool. Je vais essayer de faire le CR ce week-end.
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Sammael99
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Re: [CR Maison] Les Mystères de Paris (MAJ 19/03/20)

Message par Sammael99 »

S2E08.1 : Les Carnets de Cagliostro

13/07/19
- Fourbus mais soulagés de s'être enfin débarrassé de la menace Ysengrin, Damien, Philippe, Jean-Pierre et Renaud rentrent au Treize en début de soirée.
- Ils y retrouvent Alexandra en pleine forme (et pour cause, elle a dormi toute la journée) qui leur dit que Corbeau est mort (ils savent) et qu'elle a compris le message qu'il leur a laissé auprès d'Etienne Marcel.
- Après quelques explications, et une discussion animée, ils interprètent le message posthume de Corbeau comme signifiant qu'il a caché quelque chose autour de lui au moment de sa mort. Ils décident de retourner rue Volta. Il est 20h environ.
- Arrivés sur place, Philippe décide de faire le planton à l'entrée de l'immeuble (il n'a pas trop envie d'aller dans des souterrains insalubres). Les autres s'engouffrent dans l'immeuble pour retourner vers l'endroit ou Corbeau est mort. Ils restent en contact par Talkie Walkie le cas échéant.
- Quelques minutes plus tard, alors qu'ils réfléchissent à l'endroit où Corbeau aurait pu cacher quelque chose en passant la main dans la matière, Philippe voit arriver une camionnette du réseau d'électricité de Paris qui se gare en face de l'immeuble sous lequel Corbeau est mort. Philippe prévient le reste de l'équipe par Talkie Walkie.
- Au sous-sol et près de la gaine d'électricité, le message ne passe pas, mais dans le doute, Damien remonte pour voir ce qu'il se passe.
- Quatre hommes en combinaison d'électricien sortent de la camionnette. Philippe les intercepte en montrant sa carte de police. Ils lui montrent un ordre de travaux urgent sur le distributeur électrique situé sous la rue Volta.
- Philippe soupçonne un faux, mais ne voit aucune trace évidente de falsification. Par contre il remarque, en bon procédurier qu'il est, un tampon officiel qui manque sur le document. Il le signale au chef d'équipe du réseau électrique.
- Un des hommes sort un pistolet et braque Philippe. "Tourne toi". Philippe hésite, puis obtempère.
- L'un des hommes sort une matraque et assomme Philippe. Celui-ci est sonné, mais garde conscience. Il se laisse tomber néanmoins, et en tombant appuie sur le bouton de son talkie walkie.
- "Il a son compte. Riton, tu restes ici, et tu lui en remets une si il bouge. On y va."
- Damien entend cette voix inconnue par le Talkie Walkie. Alors qu'il remonte l'escalier menant aux caves de l'immeuble, il entend la porte en haut qui s'ouvre et la même voix qui dit "on va jeter un oeil, on reviendra chercher le matériel une fois qu'on a repéré les lieux."
- Damien appelle à lui les rats des souterrains. Ca marche au-delà de ses espérances. Au sous-sol, Renaud et Jipé voient une horde de rats dévaler, sortir de sous les portes de caves, des moindres interstices, et se ruer vers l'escalier. Ils dépassent Damien et bondissent par grappes sur les trois hommes en haut de l'escalier qui se mettent à hurler et sortent en courant de l'immeuble. La gardienne s'enferme dans sa loge en hurlant elle aussi.
- Philippe voit du coin de l'oeil le flot de rats jaillir de la porte de l'immeuble. Les trois faux électriciens se font littéralement bouffer par les rongeurs dont certains font une taille proprement hallucinante. L'un s'écroule non loin du seuil, les deux autres titubent le long de la rue. Riton, celui qui gardait Philippe, part en courant vers le bout de la rue. Philippe tente de le poursuivre mais comprend vite que dans son état il n'arrivera à rien.
- Damien arrive à son tour devant l'immeuble. "Laissez-le!" dit-il en faisant un geste vers les rats qui continuent à grignoter un des deux hommes. Les rats obtempèrent. L'homme s'effondre au sol en gémissant, regardant d'un air terrifié Damien le menotter. L'autre homme continue de fuir vers le bout de la rue. Le troisième est mort, la gorge dévorée par les rats.
- Damien appelle le commissariat d'Arts et Métiers pour qu'ils envoient des renforts et signale la mort d'un malfrat.

***

- Pendant ce temps, en bas, Renaud se concentre sur l'endroit où le corps de Corbeau a été retrouvé et, usant du Domaine des Solides, il examine les lieux pour voir s'il y aurait une cavité quelque part.
- Il repère à 70 cm sous le sol une poche vide sous le béton et la roche qui semble contenir un objet parallépipédique.
- Alexandra, Jipé et Renaud remontent. Jipé va jeter un oeil à la camionnette des faux électriciens, et comme il s'y attendait, il y trouve un marteau piqueur et des outils d'excavation.
- "Ils travaillent pour Polyphème, il a du comprendre un peu tard comment Corbeau avait planqué les carnets..."
- Renaud étant Pompier de Paris, il pense pouvoir se servir du marteau-piqueur. "Ça doit pas être très différent des outils qu'on utilise pour extraire les corps des accidents de voiture..."
- Jipé et Renaud redescendent avec les outils une fois la brigade du commissariat des Arts et Métiers arrivée.

***

- Damien et Philippe attachent leur prisonnier sur la banquette arrière de la voiture de Philippe et partent en direction de l'hôpital Bretonneau dans le XVIIIè.
- Ils le bombardent de questions pendant le trajet
- Au début il refuse de répondre, et ils lui font comprendre que les rats peuvent revenir.
- L'homme fond en larmes puis, les regardant droit dans les yeux, il tend son avant bras. Il y a là un tatouage d'une grande finesse qui représente un vautour.
- "Va falloir me trancher l'avant-bras, sinon je serais mort avant la fin de la nuit. C'est comme ça qu'il nous tient..."
- Juste avant qu'ils n'arrivent à l'hôpital, Damien appelle Cissoko, leur contact légiste à l'IML. "On va avoir besoin d'une amputation en urgence." "Quoi ?". "On est à Bretonneau, on a besoin de toi au plus vite." "J'arrive."
- Un peu plus tard, Cissoko arrive. Ils lui expliquent la situation et malgré l'incongruité de la demande, Cissoko décide de les aider. Il fait signer une décharge à l'homme, que Philippe corrige sur un ou deux points de détail, et demande un bloc opératoire et une assistance médicale d'urgence.
- "Je vous fais envoyer un message dès que son bras et détaché de son corps, et je vous le mets au frigo ?"

***
- Renaud utilise les différents outils des faux électriciens pour creuser la roche et accéder à la poche dans laquelle se trouve ce qu'ils pensent être un livre.
- En effet, c'est bien un livre, manuscrit, écrit à la plume. Une fois en leur possession, Jipé demande à la fourgonette des Arts et Métier de les ramener au Treize. Il y en pas pour moins de 10 minutes, mais Renaud ne veut prendre aucun risque.
- Pendant ce temps, convaincus que Polyphème alias Vautour va rapidement savoir que ses gars ont échoué, Jipé appelle le divisionnaire Calka et demande une garde rapprochée pour le prisonnier à Bretonneau, et des renforts pour protéger le Treize. "On a l'objet que Polyphème cherchait et pour lequel il a tué Corbeau. On a aussi un gars de sa bande, mais il est en train de passer sur le billard, on vous expliquera."
- Calka semble apprécier le style direct de Jipé et ne demande pas plus de détails pour le moment. "Mes gars seront là dans l'heure".
- Tout le monde se retrouve au Treize, et commence ensemble la lectures des Carnets de Cagliostro.
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Sammael99
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Re: [CR Maison] Les Mystères de Paris (MAJ 19/03/20)

Message par Sammael99 »

MDP S2E08.2

Décembre 1789

Mes ennemis pensent avoir pris le dessus. J’écris ces mots depuis une geôle de l’Inquisition au Château Saint-Ange, donc les apparences vont dans leur sens. Mais ils ne connaissent pas mon Grand Plan…

Je me dois d’être honnête à moi-même, il reste de nombreuses inconnues dans ce plan, et c’est une des raisons qui me poussent à écrire ceci. La thaumaturgie n’est certes pas nouvelle, et avant d’étudier les écrits de Saint-Martin je ne pratiquais moi-même qu’à l’ancienne : quelques rituels péniblement appris et répétés comme un enfant répète une poésie. Aucune compréhension des mécanismes sous-jacents. En d’autre termes, une pratique à l’aveugle.

Rendons à Saint-Martin ce qui lui appartient : bien que se trompant fondamentalement sur les pendants philosophiques de ses découvertes, il a appliqué à la thaumaturgie l’approche intellectuelle que d’autres ont appliqués aux sciences et à la connaissance du réel : recenser, cataloguer, systématiser.

Mais il est dangereux de croire que parce que l’on connaît un pan des Mystères, le reste n’est pas mystérieux à nos yeux. Je sais que je ne sais rien, ou tout du moins pas grand-chose. Et mon dessein est ambitieux, plus sans doute que bien des initiatives d’anciens Mages et Cabbalistes. Ce carnet a donc pour vocation de coucher sur le papier les événements qui mènent à l’accomplissement de mon plan, si par malheur mes souvenirs font défaut. Les tortures de l’inquisition peuvent, me dit-on, altérer profondément la mémoire, et ce n’est là que le cadet de mes soucis.

Le premier souvenir digne d’être couché sur papier est sans doute cette découverte terrifiante autant qu’exaltante que je fis ici même il y a quelques semaines. Confiant dans mes pouvoirs de persuasion, je pensais ne faire qu’un bref séjour entre les mains de l’Inquisition. C’était sans compter sur le Père Ignacio. Ignacio Iermoli au civil. Un humble élevé aux grades les plus hauts par le zèle et la discipline.

Et peut-être par autre chose aussi. Il semble insensible à mon influence qui m’a pourtant valu de séduire les plus belles femmes (et les plus puissantes), de convaincre les donateurs les plus récalcitrants et même… de sortir de la Bastille où l’on me jeta suite à cette triste affaire de bijoux… Est-il une créature qui ne se sait pas l’être (ou pire encore le sait) ? Ou est-ce que certains hommes sont naturellement immunisés contre les pouvoirs thaumaturgiques ? Je ne le sais pas. Toujours est-il que sa volonté est inflexible, et qu’elle s’étend à son entourage. Je vais croupir ici jusqu’à mon procès, et sans doute ma mort.

Raison de plus pour mettre en place les différentes pièces de mon grand plan. Il y a trois ans lorsque ma peine d’emprisonnement à la Bastille fut commuée en exil, je pris soin de mettre à mon service un groupe disparate de citoyens de Paris dont je pressentais qu’ils me seraient plus tard utiles. Ils sont au nombre de cinq :

Pierre-Louis de Montaigüe est un vicomte désargenté. Il est criblé de dettes plus que de scrupules, et je me suis assuré par une pension discrète et quelques secrets que je garde par devers moi qu’il m’assiste dans mes entreprises.

Jacqueline Saugeon est une fille de mauvaise vie, qui vit de ripailles, de rapines et du commerce de son corps, sans doute. Elle voue à son père une haine inextinguible, qui lui fit outrage dans ses jeunes années. J’ai assuré le tourment de cet homme pervers qui vit le pire dans un asile d’aliéné depuis mon intervention. Elle ne veut pas le voir libéré…

Antoine Boulanger est un ancien gardien de maison bourgeoise qui a récemment rejoint la Garde Nationale. Sans doute pour se racheter une conduite : il a trahi ses employeurs il y a quelques années, ce qui leur a valu non seulement d’être dépouillés mais a causé la mort de l’héritier de la famille. Imaginez les conséquences si cet acte ingrat venait à se connaître.

Firmin Lacarrière est un poète dont le talent n’a pas la reconnaissance qu’il souhaite. Je finance depuis quelques temps la publication de ses ouvrages et, plus récemment encore, d’un pamphlet politique dans lequel il exerce sa plume à sculpter l’air du temps.

Marcelin Barru enfin, est un serrurier dont les mains agiles ne sont pas douées de charité. Il vit de cambrioles et autres larcins, et est recherché par une bonne partie des polices de France (et sans doute de Navarre). Facile, donc, de le mettre à mon service.

Je me rappelle encore de notre première rencontre. C’était juste avant mon départ de Paris pour l’Angleterre, à l’Auberge de la Perche, non loin de l’église de Saint-Germain d’Auxerre.
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Re: [CR Maison] Les Mystères de Paris (MAJ 19/03/20)

Message par Sammael99 »

A ce stade, nous initions un nouveau Flashback. La première scène se passe en 1786 à l'Auberge de la Perche.

Les personnages sont

Pierre-Louis de Montaigüe, #noble désargenté, #affable #ouvert d'esprit et #beau-garçon. Sa spécialité thaumaturgique est le domaine de la Lumière. Il connaît le député Maximin Isnard, Girondin, sa femme Marguerite, dont il pense qu'elle a honte de sa déchéance, et Rodolphe Seine, Genius Loci de la Seine et député Montagnard. (Joué par Quentin, dont le personnage principal est Philippe.)

Jacqueline Saugeon, #femme de mauvaise vie, #rancunière, #intimidante et #déterminée. Sa spécialité thaumaturgique est le domaine des Emotions. Elle connaît Madame Bérangère, son ancienne souteneuse, Jeannette, la fille qu'elle a abandonnée et qui a été adoptée par des meuniers de Montmartre, et Mathurin, fillot d'Isoré, un colosse qui vit Rive Gauche. (Joué par Stéphane, dont le personnage principal est Renaud.)

Antoine Boulanger, #milicien de la garde nationale, #cupide, #costaud et #apparemment sympathique. Sa spécialité thaumaturgique est le domaine du Mouvement. Il connaît Guyon, commandant en chef de la section des Lombards de la Garde Nationale (à laquelle sa compagnie est rattachée également), le Père Boulanger, son frère, prêtre jureur de la paroisse de Saint-Josse, et Saint-Denis qu'il l'a soigné un jour d'une blessure mortelle grâce à l'intercession de son frère. (Joué par Daniel, dont le personnage principal et Jean-Pierre / Jipé).

Firmin Lacarrière, #écrivain pamphlétiste, #exalté romantique, #discret et #endurci. Sa spécialité thaumaturgique est le domaine de la Magie. Il connaît Thomas Paine, écrivain et philosophe Américain résident à Paris qui soutient la révolution, Angèle (veuve) Lacarrière, sa mère acariâtre qu'il adore et déteste à la fois, et Cartouche, un brigand rusé et héros du bas-peuple qui fréquente la Cour des Miracles. (Joué par Estelle, dont le personnage principal est Alexandra.)

Marcelin Barru, #serrurier #malhonnête, #habile et #beau-parleur. Sa spécialité thaumaturgique est le domaine des Solides. Il connaît Léon Merle, président de la guilde des artisans, franc-maçon et architecte, Ernest Barru, son fils de 13 ans, apprenti dans une fabrique de meubles, et Mademoiselle Lenormand, cartomancienne qui prédit l'avenir. (Joué par Lucien, dont le personnage principal est Damien.)
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AsgardOdin
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Re: [CR Maison] Les Mystères de Paris (MAJ 19/03/20)

Message par AsgardOdin »

Sammael99 a écrit : ven. mai 29, 2020 5:25 am - L'homme fond en larmes puis, les regardant droit dans les yeux, il tend son avant bras. Il y a là un tatouage d'une grande finesse qui représente un vautour.
- "Va falloir me trancher l'avant-bras, sinon je serais mort avant la fin de la nuit. C'est comme ça qu'il nous tient..."
Ah oui ça rigole zéro !

Pour l'aide de jeu tu avais imprimé ce document et l'avais distribué ou tu en as fait la lecture ?

Sympa le système de flashback !
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Douglas MacArthur : "Les années rident la peau ; renoncer à son idéal ride l’âme."
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