[CR][INS/MV] Fire & Ice - la campagne

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Ravortel
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Re: [CR][INS/MV] Fire & Ice - la campagne

Message par Ravortel »

Le lectorat est bien là, silencieux, dans l’ombre, léchant perversement chaque ligne que tu dépose ici. Ses yeux jaunâtres s’illuminent et sourire mauvais apparaît dès qu’un petit symbole « nouveau message » apparaît ici.
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Vociférator
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Re: [CR][INS/MV] Fire & Ice - la campagne

Message par Vociférator »

Je lis aussi religieusement.

J'ai l'impression que tu es très respectueux du ton et des enjeux de la campagne, telle que voulue par les auteurs.

Cela a l'air par ailleurs mené de main de maître : j'espère que tes joueurs et toi-même en garderez un souvenir que vous évoquerez à chaudes larmes, vu la matière manifestement fournie.
Kence
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Re: [CR][INS/MV] Fire & Ice - la campagne

Message par Kence »

J’aime beaucoup lire tes CR et j’attends chaque nouveau rapport avec impatience.
Je connais brièvement l’univers d’INS/MV mais je suis loin de connaître tous les secrets depuis la création de ce jeu.
Tu maitrises l’univers et cette campagne que j’avais lu comme difficile à maîtriser.
Bravo à toi et vivement la suite de ce trio!
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Arkham
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Re: [CR][INS/MV] Fire & Ice - la campagne

Message par Arkham »

Très bon CR!
Ins/Mv me tombe des mains quand je le lis, mais là ça me donne envie de lui redonner sa chance!
The most important aspect of a story is how it affects the characters in it, not whether the characters manage to save the world in the end.
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Altay
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Re: [CR][INS/MV] Fire & Ice - la campagne

Message par Altay »

C'est bon à savoir que vous n'êtes pas rebutés par la longueur des CR !

Vociférator a écrit : jeu. août 27, 2020 7:06 pm J'ai l'impression que tu es très respectueux du ton et des enjeux de la campagne, telle que voulue par les auteurs.

Pour l'instant, oui. Il y aura quelques entorses ici et là sur des bouts de la campagne qui m'intéressent moins. Pour le ton, Fire & Ice est la plus représentative de l'esprit INS/MV (et de son inspiration principale, De bon présages) donc on savait dans quoi on s'engageait et on a tous signé pour. :)
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Altay
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Re: [CR][INS/MV] Fire & Ice - la campagne

Message par Altay »

Quelques éléments inter-parties pas mentionnés dans les CR :

Entre les missions d'intervention et l'opération Brise Matinale

  • Luc a demandé dans son rapport à rencontrer Crocell. Il a reçu la visite de Vanessa Blanche, une grade 3, à qui il a confié les activités un peu louches de Tristan concernant les sorcières. Plutôt que d'être accusateur, Luc a toutefois suggéré que Crocell voudrait peut-être filer un coup de patte à Bifrons. Vanessa a promis d'en parler au Prince du Froid mais est assez pessimiste : le patron est surtout préoccupé par les scuds que Belial lui envoie et n'a pas vraiment la tête aux magouilles.
  • Luc et Tristan ont demandé à Félix de quitter ses fonctions de chef d'équipe. M. Fabien a confié l'opération Brise Matinale à Tristan.
  • Félix a investi près de 2000€ de ses ressources personnelles pour acheter au marché gris trois gilets pare-balles pour l'équipe, « au cas où ». Luc a demandé à Gilbert s'il ne connaissait pas quelqu'un pour leur fournir un fusil de précision.

Suite à l'opération Brise Matinale

  • Tristan est retourné à l'hôpital pour terminer l'inventaire. Il a revu Morlaix qui lui a proposé de devenir son nouveau fournisseur (puisque tirer dans les stocks du C.H.U. est désormais trop risqué). Les deux Démons se sont mis d'accord pour une première fournée de produits synthétisés par le Bifrons à son labo et écoulés via le réseau de Morlaix. Personne d'autre qu'eux n'est au courant.
  • Tristan trouve qu'être chef d'équipe, c'est finalement beaucoup d'efforts pour pas grand chose. La responsabilité passe donc à Luc pour l'instant.

Meta

  • L'illustration pour Luc a changé (voir en première page).
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Altay
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Re: [CR][INS/MV] Fire & Ice - la campagne

Message par Altay »

Session 11 - La Sierra de Sergio (première partie)



Deux jours après la fouille de la chambre d'hôtel de Yolande, Aurélie appelle l'équipe d'intervention en plein de milieu la nuit et leur demande de venir rapidement, avec armes et bagages. Les Démons s'exécutent et débarquent dans la war room du CdT (en fait, la salle de pause) où les attendent M. Fabien, Gilbert et Aurélie. Un café au speed plus tard, M. Fabien explique qu'ils partent immédiatement pour le Sierra Leone afin de collecter des preuves d'une action occulte d'Andrealphus sur place. Le chef a même réussi à dégotter un conteneur sécurisé pour leur matériel illégal (les armes, notamment), qui arrivera 24h après eux. Gilbert leur fournit un petit dossier géopolitique du pays, compilé pour l'occasion, puis Aurélie les conduit jusqu'à Roissy dans un des vans La Poste.

Le pays est un des moins développés au monde. Dans notre version, la guerre civile du Sierra Leone s'est terminée en 2018 avec la pacification « officielle » du pays. Bien sûr, la situation sur place est complexe et au moins trois factions armées sont sur le terrain : l'armée régulière, les révolutionnaires et les casques bleus. Le point névralgique de la guerre est le contrôle des mines de diamants de l'est du pays ainsi que leur exploitation par des investisseurs étrangers.

Une douzaine d'heures d'avion plus tard, les PJ atterrissent à Freetown dans la chaleur moite qui colle les fringues à la peau. Armés de la liste des établissements bancaires visités par Yolande, l'équipe se dirige vers le centre-ville et l'hôtel Panafrican, seul établissement vaguement luxueux de la capitale. Ils y prennent deux chambres et découvrent que les rares touristes à venir post-guerre civile sont généralement considérés des pompes à fric (autant vous dire qu'ils ne font pas exception). Ils n'échappent donc pas aux propositions de ventes en tous genres (filles, drogues, armes, visites guidées, babioles locales) allant de l'honnête attrape-touriste à l'arnaque sombre au détour d'une ruelle. Les Démons font profil bas et concluent rapidement que Yolande a dû loger dans les parages, les deux banques qu'elle a visité lors de son séjour se trouvant non loin (et ce sont les seules à avoir des distributeurs internationaux).

Reste à savoir ce qu'Andrealphus a fait sur place. Les relevés bancaires indiquent un troisième prélèvement à Kenema, grande ville de l'est du pays, quelques jours après son arrivée à Freetown. Un guichetier à la banque confirme l'avoir vue mais n'en sait pas beaucoup plus. Dans un premier temps, Luc se polymorphe en Yolande et zone avec Félix dans le bar/restaurant de l'hôtel Panafrican. Les clients ne semblent pas la reconnaître mais six mois ont passé depuis son trajet et la région n'est pas propice aux clients "réguliers". Félix suggère donc plutôt d'interroger le personnel, en commençant par le réceptionniste. Un billet plus tard, celui-ci lui apprend que Yolande et son mari sont bien passés à Freetown il y a six mois. Ils sont restés six jours et ont passé beaucoup de temps au bar. De fil en aiguille, l'équipe découvre que Yolande, accompagnée d'un dénommé Martin, a posé beaucoup de questions et cherchait à se procurer du matériel et un laissez-passer pour quitter la ville.

Le Sierra Leone sortant tout juste de la guerre civile, l'est du pays est encore sous contrôle du RUF, le Front Révolutionnaire Uni. Le gouvernement et les casques bleus contrôlent l'ouest et le nord mais préfèrent éviter que les nouvelles de la progression du mouvement révolutionnaire se répande. Les entrées et sorties de la ville sont donc verrouillées, aussi bien pour les locaux que pour les étrangers. Ces derniers sont particulièrement concernés (surtout tout ce qui ressemble de près ou de loin à un journaliste) puisque le gouvernement affirme officiellement que l'opération de maintien de la paix était une réussite et que le Sierra Leone est pacifié pour attirer les investisseurs. Sans laissez-passer, impossible de franchir les barrages.

Les Démons parviennent à obtenir du barman le contact du trafiquant d'armes qui a fourni Yolande. Après quelques négociations tendues et l'achat d'un fusil de sniper Dragunov et d'une grenade par Luc pour un prix dérisoire (l'équivalent de 800€), le type crache les infos : il a vendu des explosifs, deux lance-grenades et une jeep. Le couple a ensuite obtenu des laissez-passer et s'est rendu sans escorte vers Kenema. Les PJ cherchent donc à obtenir lesdits sésames mais leur obtention s'est nettement complexifiée ces derniers mois. Ils passent à l'aéroport récupérer leurs armes puis passent la journée à chercher une solution.

Tristan envisage d'attaquer une patrouille et de prendre leurs uniformes mais d'une part, la couleur de peau des Démons ne fait pas très couleur locale et, d'autre part, les militaires sont souvent 4 voire 8 par convoi, ce qui rend une attaque assez dangereuse. Luc, de son côté, se contente de soudoyer le maître d'hôtel pour pouvoir récupérer ses PP dans la chambre froide. Enfin, Félix tape la discute à qui veut bien l'écouter parmi les touristes de l'hôtel en espérant tomber sur quelqu'un pouvant résoudre son problème.

L'homme providentiel apparaît sous la forme d'Ignace Blanchoux. Riche donateur belge à Médecins du Monde, celui-ci a parrainé le petit Mangoulé, rendu orphelin par la guerre civile. Ignace possède un laissez-passer pour rejoindre Mangoulé à Kenema mais craint de s'y rendre seul. Félix propose de se joindre à lui ainsi que son neveu (Luc) et son frère (Tristan). Ignace accepte avec joie et les quatre aventuriers partent à l'aventure deux heures plus tard.

Spoiler:
Trop beau pour être vrai ? Oui. Ignace a de nombreuses couvertures qu'il va probablement éplucher comme un oignon mais au fond, c'est un Ange d'Ange envoyé par sa patronne pour rechercher Drina. Il soupçonne les Démons d'être là pour la même raison et préfère les garder à l'œil pour l'instant. Quant à savoir qui est Drina, la réponse très bientôt !

Les PJ se tassent dans la jeep. Ils passent un premier barrage, Ignace révélant sa maîtrise du tenmé (la langue principale de la région) au moment de négocier avec les responsables. Après une demi-heure d'attente, un sergent finit par coller un coup de tampon sur le document et roule ma poule; les Démons quittent les bidonvilles pour les marécages. Après une nuit à se faire bouffer par les moustiques dans un village de bois et de tôle, ils quittent les marais pour la brousse aride des terres intérieures. Leur progression est ralentie par de nombreux barrages où deux bidasses débraillées contrôlent leurs papiers puis réclament des frais de dossier pour bouger leur vieux camion bâché stationné en travers de la piste. Finalement, les montagnes où se trouvent les mines diamantifères apparaissent à l'horizon.

Malheureusement, à 50 kilomètres de Kenema, un dernier barrage contrôlé par une quarantaine de soldats (à moitié des casques bleus et à moitié de l'armée sierra leonaise) bloque le passage. Et cette fois-ci, malgré l'aide d'Ignace, pas moyen de passer. Félix tente de négocier avec un major italien de l'ONU mais celui-ci refuse de les laisser accéder à la zone de conflit sans une accréditation… qu'ils ne peuvent obtenir qu'auprès de l'état-major à Freetown. Refusant de faire demi-tour, les PJ s'installent pour la nuit et réfléchissent à un plan pour rejoindre Kenema.
Dernière modification par Altay le jeu. nov. 12, 2020 1:13 pm, modifié 1 fois.
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Altay
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Re: [CR][INS/MV] Fire & Ice - la campagne

Message par Altay »

Session 12 - La Sierra de Sergio (deuxième partie)

Après une nuit difficile à la belle étoile, les Démons tentent une nouvelle fois de forcer le barrage. Félix et Ignace jouent la carte médiatique : Luc fait semblant de filmer en direct le refus de l'armée de les laisser passer pour leur mission humanitaire. Grossière erreur. Les soldats sierra leonais, armes en mains, confisque leurs téléphones. Celui de Luc est détruit et un officier de l'armée régulière interroge aggressivement les PJ, qu'ils soupçonnent d'espionnage pour le compte du RUF. La présence des casques bleus apaise légèrement la tension alors que le ton monte entre les PJ et les militaires. Finalement, les Démons sont sauvés in extremis par l'arrivée en fanfare d'une trentaine de villageois. Ces derniers ont l'air saoûls comme des coings en dépit de l'heure matinale et avancent vers le barrage en chantant et frappant sur des tambourins.

Spoiler:
Pendant son tour de garde de la nuit, Ignace est allé faire un tour dans un des villages voisins. Il n'était pas très convaincu par les plans des PJ et a bricolé une diversion à sa manière. Étant un Ange d'Ange, il a quelques pouvoirs vaudous qui lui ont permis de convaincre les animistes locaux de lui filer un coup de patte.

La confusion envahit le barrage; les militaires invectivent les autochtones pour leur demander de quitter les lieux. Les Démons, raccompagnés par un major de l'ONU, en profitent pour regagner leur jeep. Ignace les presse de monter et suggère de profiter de la diversion inopinée pour faire le tour par les sentiers moins visibles. Félix traîne un peu, envisageant de lancer un Pari Stupide pour déclencher les hostilités entre onusiens et sierra leonais mais se ravise car le temps est compté. Sous le bruit des sirènes, le groupe s'échappe et parvient à contourner le barrage via des chemins de traverses.

Désormais sur le territoire du RUF, les Démons enfilent leurs gilets pare-balles. Ils aperçoivent au loin les premiers convois militaires des indépendantistes. Heureusement, les quelques heures de route vers Kenema se passent dans le calme. La ville est un gros bourg d'un centaine de milliers de personnes perché sur une colline un peu plus haute que les autres. Les Démons se séparent d'Ignace qui part se renseigner au sujet de Mangoulé, son filleul, auprès d'un missionnaire blanc qui tient la chapelle locale. De leur côté, Félix, Tristan et Luc descendent à la banque de Kenema où Yolande a retiré de l'argent. Celle-ci est fermée depuis plusieurs mois mais en face se trouve un bar/hôtel/épicerie/station-service où ils décident de s'installer pour le moment.

Après une douche salvatrice à l'eau tiède, Félix questionne Célestin, le patron des lieux. Celui-ci a bien vu Yolande et Martin six mois plus tôt (il n'y pas beaucoup de touristes dans les parages et encore moins des blancs). Il se souvient qu'ils sont partis vers le nord dans les montagnes, probablement pour rejoindre la ville de Sefadu. Les PJ envisagent donc de remonter la piste dès le lendemain matin. Pour s'occuper en attendant le soir, ils zonent dans le quartier hautement sécurisé des diamantaires où des trafiquants installés dans des baraques en béton et en tôle revendent les pierres précieuses minées dans les environs au plus offrant. Les PJ n'ont aucune difficulté à se faire accepter dans le quartier, les Kevlar leur donnant une image de mercenaires européens. Avec une aisance démoniaque (666 !), Félix convainc un trafiquant local de lui vendre une partie de son stock. Celui-ci lui fait un gros rabais dans la mesure où les nouvelles sont mauvaises : la rumeur indique que des espions ont forcé le barrage et que l'armée régulière va utiliser ce prétexte pour tenter de reprendre Kenema au RUF. Félix vide donc ses réserves de Bitcoin et achète pour 30 000€ de diamants bruts qu'il espère pouvoir ramener en France.

Le soir, les Démons retrouvent Ignace au bar. Celui-ci leur avoue qu'il est en réalité reporter de guerre. Il explique qu'il craignait que les PJ le dénonce au gouvernement. Maintenant qu'il est à Kenema, il compte rester dans la ville pour documenter le conflit. Toutefois, il propose aux Démons de se retrouver ici dans six jours pour repartir ensemble vers Freetown. Les Démons acceptent, trinquent avec Ignace puis partent se coucher. Le lendemain matin, le journaliste est parti mais leur a laissé la voiture. Ils se mettent donc en route vers les montagnes. Sur le trajet, ils aperçoivent au loin les mouvements de troupes du RUF sur les plateaux rocheux. Alors que la piste se transforme en sentier étroit, coincé entre une falaise et un à-pic, trois hélicoptères les survolent en moins de cinq minutes. Bref, le conflit semble imminent. Ils finissent par arriver sur un haut plateau surmonté par un promontoire rocheux.

Spoiler:
Ignace n'a pas lâché l'affaire mais il commence à sentir les Démons suspicieux. Du coup, il a loué à prix d'or un hélicoptère et les a suivi à distance. Il est arrivé avec un peu d'avance sur eux au niveau d'un ancien hôpital visiblement rasé à l'explosif…

La piste débouche sur un village agricole coincé dans la vallée. À leur arrivée, les habitants s'enferment chez eux et un comité d'accueil d'une demi-douzaine d'ados armés leur barre la route. Après quelques difficultés pour se faire comprendre, un vieil homme tremblotant vient apporter ses rudiments d'anglais à la conservation. Non sans mal, les Démons finissent par apprendre que Yolande et Martin sont bien passés par ici. D'ailleurs, peu de temps après leur arrivée, il y a eu trois jours et trois nuits d'explosions dans la montagne. L'ancien fortin militaire, qui avait été transformé en hôpital par une ONG humanitaire, a été rasé. Depuis, la montagne est hantée : des monstres invisibles tuent tous ceux qui s'aventurent sur le promontoire.

Les Démons sentent qu'ils sont sur la bonne piste et commencent à grimper le long du sentier. Toutefois, le « fantôme » a placé quelques pièges. Tristan utilise Déplacement temporel pour sauver le groupe de justesse d'un éboulis, Luc tombe dans une trappe et dévale le long de la falaise, se rattrapant au dernier moment à un rocher. Tout cela fait perdre du temps au groupe et les fatigue mais rien n'entame leur détermination. Alors qu'ils approchent du plateau, on commence à leur tirer dessus au lance-grenades. Blessés par les premiers éclats, les PJ tentent de dévoiler leur véritable nature mais sans succès : leur adversaire invisible est parfaitement muet.

Spoiler:
Drina, le Démon qui occupe la montagne, est persuadé que les PJ sont envoyés par Andrealphus pour le tuer… Autant dire qu'il ne va pas déposer les armes parce qu'on lui demande gentiment.

Les Démons se précipitent sur le plateau et découvrent l'hôpital en ruines, dévasté par de grandes quantités d'explosifs. Ils retrouvent surtout Ignace, casque colonial sur la tête et Colt .45 Python à la main, planqué derrière un bout de béton. Les PJ se planquent à leur tour tandis qu'une nouvelle grenade projette terre et caillasse autour d'eux. Ignace leur gueule d'essayer d'épuiser les PP du fantôme. Les Démons sont un peu désemparés par cet ennemi invisible mais finissent par piger que la menace saute d'arbre en arbre. Ils arrosent la zone et, avec un peu d'huile de coude, Luc finit par éclater le fantôme d'un Jet de glace bien placé. L'Invisiblité s'arrête et Ignace se jette immédiatement sur l'homme et invoque son supérieur, l'archange Ange…

Prêt à se battre, Luc soulève sa hache et s'apprête à frapper Ignace mais n'en trouve pas le courage, affecté qu'il est par un pouvoir de Calme. Une jeune adolescente métisse apparaît devant leurs yeux et le fantôme de la montagne se jette dans ses bras en sanglotant. Le soleil commence à se coucher tandis qu'Ignace se tourne vers les Démons : « Sans rancune ! ». Ange demande gentiment mais fermement au groupe de ramener un peu de bois pour le feu tandis qu'elle s'entretient en privé avec le fantôme. Les PJ râlent un peu, Félix tente d'invoquer Asmodée mais n'y parvient pas. Ils jouent finalement le jeu et rejoignent Ange, Ignace et le fantôme autour du feu pour une sorte de débriefing transforce. Les détonations se rapprochent du plateau, signe d'une intensification du conflit.

Le fantôme explique s'appeler Drina, être un grade 3 de chez Andrealphus et accessoirement la mère de Ange. L'Archange Ange est en effet la fille d'un Ange de Michel et d'une Démone d'Andrealphus (en l'occurrence Drina). Elle a beaucoup d'affection pour cette dernière; quand Drina a disparu il y a six mois, l'archange s'est inquiétée et a envoyé Ignace à sa recherche. De son côté, l'Andrealphus explique avoir accompagné son prince en Sierra Leone (déjà sous forme de Yolande à l'époque et déjà enceinte). Le prince du Sexe et Drina sont donc venus il y a six mois pour raser l'hôpital et tuer le personnel médical qui s'y trouvait afin « d'effacer des traces ». Une fois le boulot fait, Andrealphus a proposé de faire crac-crac. Drina a senti le meurtre à base d'Orgasme Mortel arriver : il a fait pop avec la bouche puis s'est téléporté. Depuis, il se cache, n'osant pas quitter les lieux de peur que son supérieur le retrouve.

Une question brûle les lèvres des PJ : pourquoi raser l'hôpital ? Et bien Drina leur apprend qu'avant de les tuer, Andrealphus interrogeait les médecins sur une attaque du fortin par des mercenaires venus du Libera, il y a quatre ans. Et les médecins de raconter que les mercenaires étaient dirigés par un grand type baraqué portant une cravate mickey, qui avait d'ailleurs eu une relation tourmentée avec l'infirmière en chef de l'époque. Autrement dit, le père du bébé d'Andrealphus serait le prince Baal… Ange explique que le fœtus d'Andrealphus est un miracle, conception entre deux créatures divines, mais aussi terriblement puissant (bien plus qu'elle !). Sa naissance pourrait ainsi ébranler les fondations mêmes du Grand Jeu. Elle recommande donc aux Démons de se reposer et de rentrer dès que possible en France pour avertir leur hiérarchie de cette nouvelle.

Au petit matin, Ange et Drina disparaissent, laissant les Démons avec Ignace. Le plateau est en proie à un conflit armé de grande ampleur. Ignace suggère donc de prendre son hélico, posé un peu plus bas, et de se tirer. Tristan suggère de filer dans un pays voisin, comme le Liberia, quitte à abandonner les armes ici. Dont acte, le groupe cavale au milieu des tirs vers l'hélicoptère, incapacite les deux bidasses de faction et s'envolent vers la frontière. Félix avale les diamants, Luc abandonne sa hache et son sniper et le groupe se rend auprès des autorités libériennes. Après de longues heures, ils sont finalement remis à l'ambassade de France puis mis dans le premier avion pour Paris. Arrivés à Roissy, Ignace leur laisse son numéro et tout le monde se sépare bons amis. M. Fabien débriefe longuement l'équipe d'intervention, qui déballe tout. Leur supérieur a l'air ravi. Il promet de faire remonter les infos à la hiérarchie, les félicite pour leur intervention. En plus de leur récompense, il leur offre une faveur ou un service de sa part (bon mot à leur supérieur pour le retrait d'une limitation, réquisition de matériel, récompense en cash, etc.).
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Re: [CR][INS/MV] Fire & Ice - la campagne

Message par Antharius »

Ils ont bien géré ce scénario tes loustics ^^

On sent qu'ils ont quand même de la bouteille pour ne pas "massacrer" de l'emplumé à tout va ou sans discuter ^^

A partir de là mes souvenirs sont bien lointains, j'ai donc hâte de lire la suite ^^
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Re: [CR][INS/MV] Fire & Ice - la campagne

Message par Altay »

Dans l'ensemble c'est un des scénarios les plus dirigistes de la campagne donc ils sont plutôt montés sur des rails.

Bon, côté fricoter avec des Anges, ils ont déjà eu besoin de faire des concessions de ce genre. Ça n'a pas empêché Luc d'essayer de se faire Ignace pendant l'invocation mais au bout du compte (et c'est pour ça qu'Ignace est équipé d'un pouvoir de Calme) mais in fine ils savent bien que face à un Archange… :roll:
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Re: [CR][INS/MV] Fire & Ice - la campagne

Message par Antharius »

Pis après Ange c'est quand même pas Dominique ^^

Elle est assez "cool"
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Re: [CR][INS/MV] Fire & Ice - la campagne

Message par Altay »

Session 13 - Ice, Ice, Baby (première partie)



La révélation de la paternité de l'enfant d'Andrealphus clôt le premier acte de la campagne (Nihil Ex Nihilo). Pour débuter le second acte, intitulé De Bello Civili, ce premier scénario propose une enquête classique à la INS/MV.

La nouvelle de la grossesse d'Andrealphus a fait l'effet d'une bombe aux Enfers. Baal semble prendre la nouvelle avec une forme de philosophie renfrognée tandis qu'Andromalius est furieux. Celui-ci a lancé une grande campagne d'enquête et de délation pour mettre la main sur le prince du sexe. Seul Bifrons ne semble pas vraiment se préoccuper du bordel ambiant.

Interlude :

Pour récompenser les Démons pour leur succès au Sierra Leone, M. Fabien avait offert un service à chacun d'entre eux.
  • Félix a demandé un contact dans la police. Aurélie lui a remis les coordonnées de Marwa Saab, une administratrice de base de données contractuelle pour le compte de la DGPN. Son frère Bassem est parti en Syrie en 2018 et un Démon la faisait chanter contre des petites informations. Ledit Démon ayant popé il y a un an, le contact a été transmis à Félix.
  • Luc a demandé une masse équilibrée à deux mains… ou bien un fusil anti-matériel… ou le retrait de sa limitation. M. Fabien a délégué le travail à Aurélie. Le résultat n'a pas plu à Luc qui espérait une arme « de maître ». Il a donc rendu la masse et a simplement demandé à M. Fabien de passer un bon mot à Crocell pour enfin se débarasser de ses cornes disgracieuses.
  • Enfin, Tristan avait requis la possibilité de racheter le laboratoire qui lui sert de planque. Grâce à un habile montage financier, Tristan possède désormais la holding Roger Rabbit Incorporated domiciliée aux Bahamas, elle-même actionnaire majoritaire à 60% du laboratoire.

Spoiler:
Concernant le contact de Félix, c'est M. Fabien/Beleth qui a fouillé dans les rapports de ses serviteurs pour trouver quelque chose d'intéressant. Il faudra agir avec doigté et mesure pour que le chantage porte ses fruits.

Mais venons-en à nos affaires puisque l'équipe d'intervention est convoquée par M. Fabien au petit matin du vendredi 14 août.

Spoiler:
Vous vous souvenez que M. Fabien a été remplacé Beleth ? Et bien figurez-vous que celui-ci a fini par comprendre en discutant avec Damien que le fils de Baal et Andrealphus allait avoir un rôle très important à jouer aux Enfers. Rappelons que Beleth est un prince-démon un peu bizarre : Dieu en personne l'a mandaté pour préserver le Grand Jeu. La naissance de Damien risquerait de mettre un souk pas possible, d'autant plus pendant les vacances de Lucifer.

Du point de vue du prince, il faudrait donc une crise majeure à la cour infernale pour que Lucifer revienne et mettre un peu d'ordre à la cour. Quelque chose de lourd, qui ébranle la crédibilité des princes-démons déjà en place. Par exemple, une bonne vieille guerre entre deux frères ennemis…

Arrivés au Centre de Tri, les PJ rencontrent Soren Amesto, une Démone de Beleth qui va les accompagner (incarnée par un joueur invité pour cette partie). Soren est tombé par hasard sur un fait divers suspect : le braquage d'un fourgon blindé. M. Fabien leur transmet la photocopie d'un article de France Soir sur le sujet.

Spoiler:
Image

En résumé, le braqueur a agi seul et a visiblement réussi à geler les portes du camion avant de les faire éclater. Un convoyeur du nom d'Edouard Leduc est mort. La hiérarchie soupçonne un renégat ou un Démon peu discret (de Crocell, par exemple). Les services d'Andromalius étant débordés (par la recrudescence de renégats et par la recherche d'Andrealphus), c'est à l'équipe d'intervention de démêler cette affaire.

Spoiler:
M. Fabien/Beleth vient de décrocher le gros lot. Soren avait signalé le fait divers à la hiérarchie et Beleth a « rerouté » le dossier vers le CdT. Il a d'ores et déjà mené sa propre enquête via la marche des rêves et des cauchemars : il sait que le coupable est lié à Crocell d'une façon particulièrement croustillante… Il envoie donc l'équipe d'intervention récolter les preuves de sorte à monter ensuite l'incident en épingle. N'oublions pas que le conflit Belial/Crocell est une poudrière qui attend la moindre étincelle pour péter à la gueule de la Cour infernale…

L'équipe se rend donc à Sarcelles, où le braquage a eu lieu. Ils rendent visite d'abord à la banque où travaille le deuxième convoyeur qui a survécu à l'attaque, Gilbert Dutronc. Félix et Luc polymorphé se font passer pour des représentants syndicaux et questionnent Gilbert sur l'attaque. Celui se souvient que les pneus ont éclaté et qu'il s'est mangé un platane avant de s'évanouir à l'impact. Quand il s'est réveillé, il était aux urgences. Toutefois, il leur apprend entre deux clopes nerveusement grillées que le transfert était exceptionnel. Antoine Escaut, le directeur, avait discrètement organisé ce convoi pour déplacer ce que l'employé suspecte être un gros dépôt d'un élu local.

Félix tente de solliciter son nouveau contact Marwa mais celle-ci raccroche immédiatement quand elle comprend que son maître-chanteur est de retour. Les PJ jettent un œil au lieu du braquage (à quelques kilomètres de Sarcelles, sur la N1) mais la police est déjà passée il y a plusieurs jours. Le lieu du crime est niquel.

Après de nombreux plans évoqués, les Démons décident :
  1. de filer le directeur de la banque quand il sortira de la banque,
  2. de déterrer le cadavre d'Edouard pour vérifier les causes de la mort grâce aux pouvoirs de Tristan,
  3. de pénétrer de nuit dans la banque pour installer une backdoor dans le système informatique.

Les trois opérations sont couronnées de succès. Félix, Luc, Tristan et Soren filent le patron de la banque. Félix pirate son Bluetooth puis le WiFi de son domicile pour diffuser des messages inquiétants « Je sais ce que tu as fait Antoine ». Pour seule réponse, un adolescent qui appelle le burner phone et marmonne des gros mots entre deux éclats de rire.

Spoiler:
Le directeur Escaut flippe à mort : les 800 000€ du convoi ont été déposés en espèce par Stéphane Lachance, un député LR local. Il s'agit de « donations » pas très légales. La maison-mère a validé le dépôt et le transfert mais c'est techniquement du recel d'abus de biens sociaux. Il a très peur pour son cul et va donc essayer d'assurer ses arrières.

Soren et Tristan filent ensuite au cimetière. Après de longues heures à pelleter, Tristan finit par percer un trou dans le cercueil. En touchant le corps, il confirme que le convoyeur est bien mort de plusieurs balles de fusil à pompe. Félix et Luc s'introduisent dans la banque et hackent le système informatique. Une fois tout ce petit monde à la maison, les Démons épluchent les mails internes jusqu'à l'aube. Ils découvrent que la maison mère a donné le feu vert pour le dépôt et que celui-ci a été effectué par un député du nom de Stéphane Lachance. Le directeur Escaut semble également soupçonner une personne en interne d'avoir informé le braqueur tant la coïncidence (un braquage sur un transfert exceptionnel d'un montant aussi élevé) semble étonnante.

Durant la nuit, Félix relance Marwa pour obtenir la localisation du fourgon et le rapport de police. Celle-ci lui rétorque que c'est bien trop dangereux pour elle et que ce n'était pas l'accord qu'elle avait passé (avec son précédent maître-chanteur). Félix insiste, lui dit qu'elle n'a qu'à se débrouiller et qu'elle bosse pour lui maintenant. Tiraillée, l'informaticienne finit par raccrocher en l'envoyant se faire voir.

Les Démons téléchargent donc la liste des employés et commencent à chercher des angles d'attaque. Luc et Soren de leur côté écument les fourrières parisiennes pour tenter de mettre la main sur le fourgon blindé, espérant y trouver des indices ayant échappé à la police scientifique.
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Altay
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Session 14 - Ice, Ice, Baby (seconde partie)

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Session 14 - Ice, Ice, Baby (seconde partie)

Samedi matin, le mouchard laissé par Félix et Luc dans le bureau du directeur de la banque finit par payer. Une conversation entre le directeur et le vigile leur apprend que ce dernier a surpris Gérard, un conseiller clientèle, en train de déjeuner avec un inconnu tatoué la veille du braquage. Il n'en a pas pensé grand chose sur le coup mais avec le recul…

Le Bifrons et l'Asmodée se rendent immédiatement au café où le rendez-vous a eu lieu. Félix se fait quelques amis en utilisant son intuition surnaturelle aux jeux pour donner des conseils avisés concernant le tiercé aux clients. Les Démons apprennent au bistrot que Gérard est bien venu déjeuner il y a une semaine avec un type plutôt agé, l'air loubard/motard, tatoué sur les bras.

De son côté, Luc soupçonne fortement le braqueur d'avoir des affiliations avec Crocell. Il demande à ses collègues de l'aider à étouffer l'affaire le moment venu. Prétextant qu'ils seront plus efficaces chacun de leur côté, il se débarrasse de Soren la Beleth (en qui il n'a pas confiance) et rejoint Tristan et Félix à Sarcelles.

Pour l'équipe d'intervention, pas de doutes : Gérard est le complice du braqueur. Les Démons montent donc un stratagème à la Mission Impossible : Félix se polymorphe en le directeur Escaut, Luc se polymorphe en le vigile Innocent et Tristan se fait passer pour un avocat. Ils se rendent au domicile de Gérard sous ces fausses identités. Le sexagénaire moustachu, visiblement rongé par les remords, craque immédiatement et avoue tout : il a tuyauté son vieux pote Raymond Bourgoin à propos du convoi exceptionnel. Il jure que « Ray » ne devait blesser personne. Tristan joue les médiateurs et rassure l'employé : M. Escaut fera semblant que cette conversation n'a jamais eu lieu s'il coopère. Le chargé de clientèle communique donc l'adresse de la planque de Raymond, une chambre de bonne dans le douzième arrondissement. Les Démons remercient l'employé de banque, l'assurent que tout est oublié et qu'ils n'en parleront pas à la police. Tristan reste un peu, donne un « calmant » à Gérard (en réalité du GHB, pour son effet sur la mémoire) et s'en va à son tour.

Spoiler:
Tout cela est fort bien joué.

Sur le chemin de la sortie, Luc reçoit un coup de fil de Monsieur Fabien, visiblement contrarié. Les bleus ont coiffé les Démons au poteau : la police judiciaire a appréhendé Raymond quelques heures plus tôt à un barrage filtrant. Le trio est convoqué immédiatement au Centre de Tri pour un bilan d'étape.

Tandis que la voiture de Tristan s'engage dans le quartier du CdT, Félix remarque qu'une citadine vert pomme les suit depuis quelques kilomètres. Alors qu'ils arrivent sur le terrain vague à proximité du centre, la bagnole les emboutit et trois hommes en sorte : un antillais à la dégaine de prof d'histoire-géo, un blond gominé habillé tout en blanc et un grand type mince en jeans trop court. Ce dernier tient d'ailleurs un piolet à la main, ce qui finit de convaincre les Démons qu'ils ne vont pas remplir un constat mais plutôt qu'ils vont avoir à faire à la mythique équipe d'en face.

Félix subit de plein fouet un pouvoir de Peur et s'enfuit en paniquant, laissant ses deux camarades seuls face à la menace. Il a toutefois juste le temps de lancer un Pari Stupide : « Pas cap d'avaler ton piolet ! » avant de prendre ses jambes à son coup. Les Anges semblent croire le quartier abandonné car les pouvoirs fusent : le prof d'histoire se recouvre d'une armure corporelle dorée tandis que le blond balance une salve d'éclairs dévastatrice sur Luc, lui dessinant un gros trou calciné sur le torse. Le grand au piolet de son côté commence à l'ingurgiter par le manche tel un avaleur de sabre, se défonçant la trachée dans un mouvement qui ne déplairait pas à Cronenberg.

Spoiler:
Il encaisse heureusement grâce à la protection du Sacrifice Ultime lancée par son camarade en armure dorée, qui prend les dégâts à sa place.

Luc et Tristan, pris au dépourvu, répliquent comme ils peuvent (à coups de jets de glace pour le premier et de hachettes de lancer pour le second). Félix fuit de toutes ses forces mais a la présence d'esprit de bifurquer vers les immeubles plutôt que d'attirer les ailés vers le CdT.

L'homme au piolet finit par rendre son corps intangible pour l'avaler complètement et réussit ainsi son pari. Tristan parvient à endormir le blond aux éclairs, que l'Ange doré essaie de tirer à l'abri des jets de glace de Luc. Les Démons prennent doucement l'ascendant : Tristan se mange un coup de piolet mais parvient à endormir son assaillant et Luc assome l'Ange à l'armure.

Alertés par Félix, M. Fabien et Aurélie apparaissent sur le perron du CdT puis traversent le terrain vague pour rejoindre les voitures. Tristan sort de la corde d'escalade pour ligoter les deux Anges endormis. De son côté, Luc se munit d'une hachette et tente d'achever l'Ange doré mais l'armure est difficile à pénétrer. Celui-ci finit par retrouver ses esprits et fuit à toute berzingue vers les barres H.L.M. Il trouve refuge sur le perron d'un immeuble où il abandonne son armure, espérant que les deux gamins qui jouent au ballon devant le bâtiment servent de protection. C'est peine perdu, Luc file un bifton aux ados en leur intimant de dégager et achève l'Ange, désormais sans armure, tandis que ce dernier sonne désespérement à l'interphone pour que quelqu'un lui ouvre.

Une fois sur place, le chef papou refuse catégoriquement de prendre le moindre risque à interroger les Anges. Qui plus est, Luc rappelle que l'un d'entre eux a Passe-Muraille et est virtuellement impossible à retenir prisonnier. Les Démons éclatent les emplumés qui restent et Félix, enfin libéré, revient tout penaud. M. Fabien a toutefois d'autres chats à fouetter. Aurélie s'occupe de faire disparaître la voiture des you-yous tandis que les Démons traversent la rue pour rejoindre le bureau de M. Fabien.

Spoiler:
M. Fabien/Beleth fera le ménage plus tard dans les souvenirs des employés si le besoin s'en fait sentir. Malheureusement, deux personnes ont vu ce qui s'est passé et passeront sous son radar.

Le premier est Gérard. Employé du centre, grand échalas binoclard, si peu bavard qu'on le croirait limite débile. C’est un homme de hobbies, qui confectionne dans le secret de sa chambre d’adolescent très attardé de splendides constructions en papier plié. Il travaille depuis deux ans sur un Penseur de Rodin au 1/5ème, Au travail, il envoie régulièrement des petits bateaux au transbo par le tapis roulant. Attiré par le bruit de l'éclair, il a aperçu par la fenêtre les échanges de coups et de pouvoirs dans la tronche. Il ne dira rien mais a maintenant extrêmement peur des « consultants » du Centre.

La deuxième est Madeleine. Femme de ménage et aide de vie pour les personnes âgées, cette immigrée portuguaise est plus catholique que le Pape. Alors qu'elle profitait d'une pause bien méritée sur le balcon de son H.L.M., elle a tout vu du combat et ne sait pas quoi en penser. Aucun doute toutefois qu'elle en touchera deux mots à son prêtre après la messe.

M. Fabien rappelle que les flics ont embarqué Raymond mais qu'il est toujours indispensable de l'interroger. Une source l'a informé que le braqueur a été placé en détention préventive à Fleury-Mérogis et que l'équipe d'intervention va donc devoir commettre un délit suffisamment important pour se retrouver eux aussi en provisoire (mais pas trop non plus, l'objectif étant de réussir à plaider la relaxe s'ils ne veulent pas passer des années derrière les barreaux). Lorsqu'ils seront en GAV, ils n'auront qu'à l'appeler et il leur enverra un avocat « ami ».

Le soir-même, les Démons en état d'ébriété plantent donc la voiture de Tristan dans une fourgonette de police devant un commissariat. Lorsque les poulets sortent, ils les insultent pour faire bonne mesure. Ni une, ni deux, les uniformes collent quelques coups de matraque pour les calmer avant de les coller au trou. Un appel à un ami plus tard, les Démons reçoivent au beau milieu de la nuit la visite de Maître Chalifour, leur avocate. Celle-ci explique qu'elle va refuser la comparution immédiate pour « préparer sa défense » mais que cela va les envoyer quelques jours au moins en préventive. Après un bref passage devant un juge d'instruction, c'est donc le lundi que l'équipe d'intervention arrive à Fleury-Mérogis. Fouille, explication des règles de la prison et voilà nos trois Démons chacun dans une cellule à la découverte de leurs codétenus…

Spoiler:
Luc ayant finalement refusé la masse équilibrée trouvée par Aurélie, M. Fabien a fait en sorte d'annuler sa limitation. Ce sera plutôt pratique pour l'infiltration en prison de ne plus avoir de cornes…

Prochaine étape : retrouver Raymond et lui poser quelques questions.
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Altay
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Spin-off - Notre-dame brûle-t-elle (partie 1) ?

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Spin-off - Notre-Dame brûle-t-elle (partie 1) ?

Suite à des complications sur les disponibilités des uns et des autres, un spin-off en deux sessions qui s'étalera sur deux semaines.

Distribution :

  • Hugo Bosch, grade 1 de chez Belial (prince du feu), sapeur-pompier,
  • Zahir Touca, grade 1 de chez Ouikka (prince des airs), étudiant en chimie,
  • Béatrice Rollin, grade 1 de chez Baalberith (prince de la communication), présentatrice de télé-achat,
  • William Calder, grade 1 de chez Furfur (prince du métal), musicien.

Hugo, Zahir et Béatrice ont déjà pas mal roulé leur bosse ensemble sur une série de scénarios de ma création avant la campagne.

Fin août 2020. Les PJ sont convoqués par le Dr. Xavier Cagliero, un grade 3 d'Andromalius spécialisé dans la traque des renégats (pour qui ils ont déjà bossé). Exceptionnellement, le dentiste les reçoit dans son cabinet en compagnie de deux membres de la Garde Carmine, l'unité d'élite de Belial : Igor Bolubov, un grand slave hautain, et Myriam, une petite femme aux cheveux blancs. Les deux sont vêtus d'un costume italien sur-mesure, de chaussures hors de prix et d'une écharpe rouge.

Hugo a déjà rencontré Myriam a plusieurs reprises par le passé et entretient une relation cordiale avec elle.

La mission est la suivante : exfiltrer un Démon de Belial envoyé en mission spéciale qui a coupé le contact. Le suspect est en mission top secret pour le prince du feu et rien n'est connu à son sujet, excepté :

  • son nom de code : Barnabas,

  • le fait qu'il a été arrêté par la police nantaise il y a quelques jours.


Bolubov suspecte Barnabas d'être lié à l'affaire de l'incendie de la cathédrale de Nantes. En théorie, l'investigation sur un Démon disparu relève des services d'Andromalius. Toutefois, Belial a tenu personnellement à ce que la Garde Carmine soit impliquée. En aparté, Cagliero invite Zahir, Béatrice et William à se méfier des Belial (dont Hugo). De l'autre côté, Myriam invite Hugo à se méfier de ses collègues mais aussi de Bolubov, qu'elle semble détester. C'est dans cette ambiance de coup fourré que les Démons se mettent en route pour Nantes.

En chemin, les PJ apprennent de la presse que l'enquête sur l'incendie est close depuis plusieurs semaines : un bénévole rwandais du nom de Théogène I. a avoué les faits et est décrit comme souffrant d'un état psychologique difficile lié à une menace d'expulsion du territoire.

Une fois à Nantes, Zahir et William se font passer pour des étudiants en socio sur les mouvements religieux en temps de crise et interrogent le service communication du comico. On leur confirme que Théogène I. a bien été mis en examen et est actuellement en liberté surveillée. Par mégarde, la responsable communication laisse échapper qu'un deuxième homme a bien été arrêté récemment mais refuse de donner plus de détails.

De leur côté, Béatrice et Hugo explorent les environs de la cathédrale et tombent sur le foyer ecclésiastique qui accueille les sans-abris et les réfugiés. Ils y font la connaissance du Père Groulard, à qui Hugo fait croire qu'il doit interroger Théogène en qualité d'expert-pompier, carte professionnelle à l'appui. Les deux Démons rencontrent donc Théogène, un immigré rwandais d'une trentaine d'années. Il confirme avoir volontairement mis le feu avec un briquet et de l'alcool à brûler, ciblant un tableau électrique. Béatrice utilise Charme et confirme que l'homme dit la vérité. Contraint à révéler tous ses secrets, il raconte avoir rencontré quelques jours avant les faits un SDF aux habits miteux. Pris de pitié, il a suivi l'homme jusqu'à un squat où le clochard lui a fait visionner un film étrange durant des heures, parlant de flammes, de feu et de « faire comme à Notre-Dame ».

Les PJ débriefent. Béatrice organise une rencontre avec un journaliste de Ouest France pour essayer d'en apprendre plus sur l'affaire tandis que Hugo, Zahir et William se rendent au fameux squat décrit par Théogène. Une fois sur place, les trois Démons trouvent un appartement vide où une douzaine de chaises sont soigneusement alignées devant un téléviseur muni d'un lecteur DVD. Ils lancent le visionnage et découvrent plusieurs vidéos. La première contient diverses astuces pour démarrer un incendie. La seconde est plus incriminante puisqu'elle contient des consignes de la part Belial himself expliquant comment être un bon Démon du feu. Le hic, c'est qu'un des ordres du prince est de se soulever le jour venu contre Crocell, le prince du froid et son ennemi juré, et ce au mépris des règles de la Cour infernale.

Hugo éjecte le disque et l'empoche au grand dam de Zahir. Les deux Démons n'ont pas le temps de discuter puisqu'une odeur d'essence leur monte au nez. William et Zahir se ruent hors du bâtiment alors que le plafond s'enflamme. Dehors, ils tombent nez à nez avec une camionnette Prométhée Chauffage de la Garde Carmine. Trois Démons en écharpe rouge et lance-flammes chromés en sortent et se dirigent vers le squat.

Hugo, stoïque car invulnérable aux flammes, grimpe les escaliers et tombe lui aussi sur un chauffagiste. Il a à peine le temps d'expliquer qu'il a retrouvé le DVD que celui-ci ouvre l'asperge de feu. Qui, au grand désarroi du Belial, lui font mal. Comprenant qu'il a été trahi, Hugo fuit à son tour.

De leur côté, Zahir et William sont poursuivis par un chauffagiste qui arrose de flammes tout ce qui bouge. William parvient à sortir une hache de son étui de basse (oui, cacher des armes dans des instruments est un classique) et se planque dans une alcôve, frappant l'assaillant dans le dos quand il passe. Zahir vient lui prêter main forte à coups d'Onde de choc et les deux parviennent à se débarrasser in extremis de leur agresseur avant de mettre les voiles.

De son côté, Béatrice trinque avec son contact journaliste. Il lui confirme que la police a arrêté un deuxième homme, un SDF qu'ils suspectent être le « commanditaire » de l'incendie. La police judiciaire pense qu'il aurait profité de la faiblesse de Théogène pour le manipuler. Malheureusement, sans autre preuve que le témoignage du bénévole, le suspect a été relâché sans poursuite. Il transmet à Béatrice le numéro d'une de ses collègues du service judiciaire, Justine, qui a écrit plusieurs articles sur l'affaire.

Chaque Démon appelle son contact : Zahir appelle Cagliero (Andromalius) pour savoir quoi faire. Celui lui demande de récupérer le DVD et de lui ramener fissa à Paris. Hugo appelle Myriam (Belial) et indique avoir été attaqué par le Garde Carmine. Celle-ci ne semble pas au courant et lui conseille de faire profil bas. Ayant prévu une fourberie de Bolubov, elle sera sur Nantes en moins d'une demi-heure. En attendant, elle conseille à Hugo de ne pas essayer de doubler les services d'Andromalius et de leur donner les infos, puisque Zahir et William ont de toute façon déjà vu une partie du DVD.

Hugo fait donc des copies du DVD. Pendant ce temps, il est contacté par Bolubov qui lui propose un RDV pour qu'il remette le disque à la Garde Carmine. Il fixe une adresse qu'Hugo s'empresse de transmettre à Myriam, sentant le piège arriver. Les Démons se retrouvent finalement tous dans un bar nantais pour débriefer. Hugo remet le DVD original à William qui achète directement un billet pour Paris dans le premier TGV du lendemain afin de le remettre à Cagliero.

Reste à savoir comment mettre le grappin sur ce fameux SDF.
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Spin-off - Notre-Dame brûle-t-elle (partie 2) ?

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Spin-off - Notre-Dame brûle-t-elle (partie 2) ?

Distribution :

  • Hugo Bosch, grade 1 de chez Belial (prince du feu), sapeur-pompier,
  • Zahir Touca, grade 1 de chez Ouikka (prince des airs), étudiant en chimie,
  • Béatrice Rollin, grade 1 de chez Baalberith (prince de la communication), présentatrice de télé-achat,

William parti, Hugo, Zahir et Béatrice cherchent un moyen de remonter jusqu'au SDF. Béatrice contacte Justine, la journaliste spécialisée dans les affaires judiciaires recommandée par son contact. Celle-ci semble réticente à discuter avec la présentatrice de télé-achat. Les Démons lui tendent donc une embuscade devant la rédaction de Ouest-France et Béatrice lui fait cracher ses infos à l'aide de son pouvoir de Charme. Les PJ apprennent ainsi que le SDF que la police a arrêté dort généralement le long du canal, dans un tunnel passant sous les rails.

Les Démons s'y rendent et rencontrent Alphonse, un clochard un peu trop articulé à leur goût. Celui-ci confirme qu'il connaît un autre vagabond correspondant à la description faite par Théogène. Qui plus est, il a pour surnom "Babar" car son prénom ("Barnabas") est un peu compliqué. Bingo.

Le fait est qu'Alphonse est un familier. Pas de Barnabas, oh non, mais d'un membre de la Garde Carmine du nom de King Fire, dont nous reparlerons plus tard.

Alphonse trimballe les Démons d'un coin à l'autre de Nantes en leur faisant miroiter la possibilité de trouver Babar. Les PJ sont dans le même rejoints par Raoul, un serviteur d'Andromalius envoyé par leur supérieur pour « couvrir leurs arrières » suite à l'attaque de la Garde Carmine la veille. Raoul les suivra à bonne distance, jouant le démon gardien.

Finalement, à l'aide d'un peu de gouaille et des amis SDF d'Alphonse, les Démons remontent le fil de Barnabas jusqu'à la gare de Nantes où il aurait cherché à prendre un train la veille. Sur le chemin Zahir, Hugo, Béatrice en profitent pour confronter Alphonse dont le comportement leur semble extrêmement louche. Zahir flashe son aura et Alphonse révèle sa nature de familier. Le groupe ne s'étend pas trop sur le sujet puisqu'ils arrivent à l'entrée de la gare et constatent qu'une camionnette Prométhée Chauffage appartenant à la Garde Carmine est garée au milieu des taxis.

Les Démons s'approchent de la gare avec circonspection quand Myriam appelle Hugo : les chauffagistes ont chopé Barnabas et vont sûrement le dessouder. La camionnette quitte le parking pour s'engager sur la route et les Démons se ruent dans le premier taxi à leur portée. Le chauffeur joue le jeu jusqu'au moment où la camionnette commence à griller les feux et conduire à 80km/h sur les quais de Nantes. Face à son refus d'obtempérer, Hugo, sur le siège passager, éjecte le chauffeur d'un coup de pompe et prend sa place, non sans encastrer le taxi dans une voiture stationnée. Heureusement, le sapeur-pompier a l'habitude de la conduite d'urgence et commence à remonter la file à toute berzingue.

La Garde Carmine n'est pas en reste puisqu'un homme en costume, écharpe rouge flottant dans le vent, passe la tête par la porte latérale et tire au fusil d'assaut dans les airs. Un chaos routier s'ensuit alors que Béatrice tente télépathiquement de lui demander d'arrêter ses conneries. De son côté, Zahir déniche un ordinateur portable sous le siège conducteur et tente de pirater le GPS de la camionnette.

Après quelques manœuvres de conduite urbaine délicates, Hugo parvient à se placer à quelques dizaines de mètres du van quand il aperçoit les portes arrières de celui-ci s'entreouvrir. Anticipant le danger, il pivote le volant et monte sur le trottoir. Toutefois, ce qui sort de la camionnette est relativement inoffensif, puisqu'un clochard aux mains liés se jette du véhicule et fait un roulé-boulé à l'air douloureux sur le bitume. En se relevant, il tourne la tête vers le taxi et hurle quelque chose (les PJ n'entendent que « Régiiiiiiis ! ») avant de courir en direction de la Loire.

Pris de vitesse, Hugo fait un demi-tour au frein à main, imité par la Garde Carmine qui rebrousse chemin pour récupérer leur prisonnier. Le taxi doit toutefois composer maintenant avec les tirs de lance-grenade des chauffagistes plutôt colériques. Zahir en profite pour quitter le véhicule, tandis que Hugo, Béatrice et Alphonse prient Satan d'arriver à bon port. Le SDF, toujours les mains attachés, grimpe sur le parapet et se jette sur les quais. Qu'à cela ne tienne puisque Hugo déboîte, quitte la route et fait dégringoler le taxi dans les escaliers (piétons). Descendant de la voiture au milieu d'une foule en panique, les PJ aperçoivent une porte d'accès aux égoûts encore entrouverte, par laquelle ils suspectent Barnabas de s'être échappé. Malheureusement, quelques mètres au-dessus d'eux, un membre de la Garde Carmine poince le lance-grenades dans leur direction, un air vicieux sur le visage. Les Démons se jettent à l'intérieur des égoûts tandis que la voiture explose. Hugo est salement amoché, Alphonse s'en tire miraculeusement et Béatrice disparaît purement et simplement.

Pendant ce temps là, Zahir aperçoit une berline noire (celle de Raoul) s'approcher du van de la Garde Carmine. L'Andromalius en sort, histoire de s'expliquer avec les Belial qui viennent de tirer à l'arme explosive en pleine ville. Zahir se fait tout petit, s'éclipse et part en quête de Chez Régis. De leur côté, Alphonse et Hugo traînent dans les égoûts une petite heure, le temps de réaliser que Barnabas a dû filer. Ils finissent par en sortir un kilomètre plus loin et cherchent eux aussi le fameux rade.

Arrivé le premier chez Régis, Zahir finit par voir Barnabas débarquer. Celui-ci rétorque qu'il ne se laissera pas interroger tant que son "contact" n'est pas là et fait un somme sur la banquette. Zahir prend son mal en patience et Hugo, Alphonse puis Myriam finissent par arriver. Celle-ci révèle que c'est grâce à elle que Barnabas a pu s'échapper mais qu'elle aimerait bien comprendre les tenants et les aboutissants de l'affaire.

Alphonse et Barnabas déballent leur sac : il y a un an, Belial a eu la rage de ne pas pouvoir s'attribuer le mérite de l'incendie de Notre-Dame. Il a donc envoyé quelques sbires capturer des ouvriers spécialisés dans les monuments historiques (dont le contremaître Barnabas Gyurka) qui travaillaient sur le chantier. Son objectif : leur laver le cerveau à grands coups de vidéos "inspirantes" pour rétroactivement les faire passer pour le coupable. Bolubov, Alphonse et son patron, King Fire, faisaient partie des gardiens chargés de surveiller les prisonniers dans le "centre de lavage de cerveau" nantais. L'inconvénient c'est que ce plan un peu con n'a pas du tout fonctionné : les humains pétaient généralement les plombs après quelques semaines. Après plusieurs incidents graves, Belial change son fusil d'épaule : il va incarner des Démons dans les humains, les doter des bons pouvoirs (du style Non-détection) et leur demander de se faire passer pour des humains.

Sauf que Belial ne peut pas faire ça via les canaux officiels. Alors il demande à King Fire, Bolubov et d'autres de la Garde Carmine de lui trouver des sorciers. L'histoire se sépare en deux :
- d'un côté, des Démons sont invoqués dans les humains. La plupart des invocations se passent extrêmement mal. Belial demande à Bolubov d'évacuer le centre de lavage de cerveau, de buter tout le monde et de recommencer à zéro avec de nouveaux humains. Par un coup de bol inouï, Barnabas passe entre les mailles du filet.
- de l'autre, King Fire commence à trouver que le patron chie dans la colle et contacte (anonyment) Myriam pour l'encourager à se renseigner sur le centre de lavage de cerveau. Ceci fait, lui et quelques grade 3 du même avis vont voir Belial et expliquent (poliment) leur désaccord. Belial voit rouge. Il éclate quelques têtes et ordonne à la Garde Carmine de nettoyer les autres traîtres. Alphonse réalise que la GC s'est retournée contre son maître et prend la fuite.

Alphonse et Barnabas se retrouvent donc tous les deux à la rue au même endroit et au quasiment au même moment. Mus par un amour commun pour le feu, ils sympathisent et forment un duo de clodos un peu étrange. Néanmoins, Barnabas n'est pas tout à fait remis de son invocation : il pète régulièrement les plombs et retourne souvent au squat. Celui-ci a bien a été vidé par la Garde Carmine… sauf que ces boulets ont oublié le DVD qui était dans le lecteur. Chaque nuit, Barnabas vient donc visionner sa petite demi-heure d'images subliminales. Un soir, Théogène se prend de pitié pour ce drôle de mendiant et accepte de le suivre. Déjà fragilisé par une situation précaire, Théogène se laisse happer par la vidéo et incendie la cathédrale le lendemain matin.

Le reste est de l'histoire connue : Alphonse et Barnabas traînent ensemble jusqu'à ce que la police finisse par identifier le Belial grâce au témoignage de Théogène. La Garde Carmine réalise alors qu'ils ont encore besoin de faire le ménage. Myriam saute sur l'occasion de mettre un bâton dans les roues de Bolubov et fait fuiter l'info aux services d'Andromalius. Quelques intrigues d'influence plus tard, Belial et Andromalius se mettent d'accord pour une mission conjointe…

Reste à savoir que faire de Barnabas. Zahir appelle le Dr. Cagliero pour avoir des consignes et à sa grande surprise, celui-ci lui demande de remettre le Démon à la Garde Carmine (pourquoi ? parce qu'il flippe peut-être de se faire descendre par le mec de la Garde Carmine qui est dans son bureau au moment du coup de fil et qui pointe un Magnum maudit dans sa direction…). Myriam récupère donc Alphonse et Barnabas. Ce dernier demande avant de partir s'il peut passer aux toilettes. Il glisse un mot à Régis puis s'en va aux WC… et ne revient jamais. Les PJ se séparent alors ici, la tête pleine d'informations explosives et une épée de Damoclès au-dessus de la tête s'il leur venait l'envie de les révéler…

Hugo will be back.

Le titre alternatif de ce scénario était : «  Ou pourquoi Belial ne revendique pas l'incendie de Notre-Dame alors que ça aurait quand même grave de la gueule ».
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