[CR] la grande campagne Pendragon

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Harfang
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[CR] la grande campagne Pendragon

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La campagne a commencé en Aout 2019 en l'année 484 et nous sommes aujourd'hui en 504.
J'ai, déjà fait quelques commentaires mais, bon, je vais, ici, essayer de me tenir à y mettre mes CR.
Bon, après en avoir lu, beaucoup, ici, je ne suis pas certain que les miens soient rendus très intéressant par ma plume, mais, bon...

Nous avons en personnages principaux, Marcus de Winterbourne, connétable de salisbury et récemment veuf, personnage cultivé, religieux et parangon de vertu. Edward de Blacktower, châtelain de Robert's Hall et vagon, de basse extraction, sa combattivité n'a d'égal que son impiété, Afdan de Tisbury vassal tant de la comtesse de Salisbury que du prince Mark pour ses terres non loin de Tintagel, chevalier vieillissant cousin de Marcus et voisin d'Edward et Julian de Paynes, aquitain, sénéchal du comté cultivant le charme et l'amour d'une manière troublante, il est le beau-frère de Marcus.

Comme personnage secondaire apparaissant (les autres étant dans d'autres secteurs) nous avons Gwanon, frère de Marcus et vassal de salisbury et Gulvein, chevalier maisnier de la maison comtale et connu pour sa haine au-delà de toute mesure des saxons.

La question des spoilers: Je n'en ai pas mis. Pour deux raisons, premièrement la TGC est un script qui est amené a se modifier selon la localisation des joueurs et leur impact sur les événements, ce qui se déroule donc dans une campagne A ne sera jamais identique a ce qui se passe dans la campagne B, même si, sans impact particulier, le déroulé suivra son cours. Deuxièmement, la beauté de la campagne n'est pas tant dans ses surprises ou son suspense, après tout tout le  monde connait peu ou prou la légende, mais dans la manière dont les joueurs la vivront.


Bon, le CR est long et probablement sans intérêt pour qui ne l'a pas joué, mais bon, au moins, celà me permet-il de garder une trace.
 
Annus Dei 502.
Les années passées avaient été rude. Il avait fallut asseoir l’autorité comtale au sein des terres de Salisbury, reprendre le contrôle du trésor royal de King’s guard au nez et à la barbe de Cerdic de Wessex et livrer bataille côté a côte avec le duc Ulfius venu dans les mêmes intentions, puis asseoir le pouvoir de Mary, la régente de Gentiane face à un usurpateur aussi brutal qu’idiot et sans foi et enfin reconquérir la Gentiane pour y remettre le pouvoir entre les mains de la comtesse Lane de Rydichan. L’alliance des comtesses, comme on l’appelait tenait bon au centre de la Bretagne.
Après sept ans de guerres incessantes entre les comtés, au sein des comtés, face aux envahisseurs, les blocs de pouvoir s’étaient dessinés. Au Nord, le Duc de Lindsey avaient rallié le Lambor et Bedegraine, et Malahaut s’était allié aux royaumes saxons de Deira, à l’Est le roi Naneteleod d’Escavalon avait rallié toute la galles après de rudes combat et s’y était adjoint les comtés occidentaux de Logres, au sud Est, la Cornouaille s’était unis sous la poigne ferme d’Ydres de Totnes, le Sud se partageait entre l’alliance des trois comtesses et le Duc Ulfius de Silchester qui faisait face aux royaumes saxons.
Mais la pression des Saxons se faisaient plus fort chaque année, plus encore, depuis que les angles avaient fait chuté Caercolun, puis détruit le Harland et le Huntland et que Cerdic de Wessex avait reçu le renfort de Port le sanguinaire. Il fallait un allié.
 Durant l’hiver, les puissants de Salisbury avaient discutés fermement de l’avenir de Salisbury et avait décidé, après des années d’atermoiements de lier leur destin à la Cornouailles. Le roi Ydres et son fils, Mark, ambitionnaient le titre de Haut-roi, mais il y aurait une contre-partie, un projet qui depuis longtemps mûrissait dans les cœurs : se libérer de la menace de Cerdic de Wessex. Il n’y aurait serment d’allégeance que contre l’aide, massive des corniques pour écraser le Wessex. Il fut décider que Lugach de Rivesbois accompagnait de Sire Afdan se rendrait  a Totnes pour mettre au point les accords avec le Roi Ydres, Julian de Payens galoperait à Rydichan pour s’y assurer des bon sentiments de la Comtesse, tandis qu’Edward visiterait Durach de Wereside, qui n’avait point de seigneur et commandait une lance entière, pour tenter de le convaincre de se joindre à la bataille et Marcus irait chez Begeus de Shirbun, dernier des frères usurpateur qui n’avait prêté qu’un hommage simple à la dame de Rydichan et commandait, en propre une vingtaine de chevaliers.
En Cornouailles, les traits d’Ydres et de mark se dessinèrent mieux, tout autant que les accords. Ydres, quoi que vieux, était rancunier et ferme encore d’esprit comme de nerf, Mark, apparaissait calculateur ambitionnant, clairement, le trône de haut-roi. Ydres demanda à ce que les trois comtesses se déplacent a Totnes et jurent devant l’autel de Mananaman Mc Leir tout autant que sur le bible leur allegeance et que celle-ci soit encore renchérit par les jurances de leurs hommes épées levés. Image prenante des trois comtesses plaçant successivement leurs mains jointes entre les mains tavelées et nerveuses du vieux roi Ydres….
A Wereside, Edward offrit au Baron un mastiff breton se souvenant de son gout pour les combats de chiens, il observa, aussi, l’industrieux marché de Wereside et les nombreuses forges qui y usinaient cotte de mailles, casque et coutelas. Durach accepta à l’unique condition que l’entretien de ses troupes reviendraient au comté.
Edward eu une longue discussion avec un Begeus fuyant. Mélange de courtoisie, de respect et de menaces… Begeus acceptait d’apporter son aide entière même si le prix qu’il demandait, la grâce et la merci pour ses frères félons, paraissait bien faible, c’était un prix lourd pour Marcus qui avait, déjà, courtoisement traité les deux chevaliers et n’en avait pas été payé de retour… encore une fois, ce serait à leur frère qu’ils devraient la mansuétude qui leur sauverait, peut être , la vie.
De retour en mars, les conciliabules allèrent bon train, avant que d’officialiser la position au conseil de la comtesse, mais, c’était, décidément, année d’action, une missive très discrète qui dut être brûlée devant le messager, conviait le chancelier et le connétable à une discrète entrevue à Ludd-s Hall. Ce fut au cœur de la nuit, bien loin de toute citée et dans les ombres des torches que le Duc Ulfius de Silchester se découvrit. Il allait, cette année soutenir les assauts d’Aelle du Sussex et de Cerdic de Wessex contre les angles fraichement arrivée et dont la poussée menaçait tant les Kymri qu’elle faisait ombrage aux saxons. Quand lui fut dévoilé, en retour les intentions de salisbury et de ses alliances (l’alliance des conins, comme s’en gausserait, plus tard le duc, soulignant le fait que c’était trois comtesses qui tenaient ces fiefs), le Duc proposa que salisbury profite du retour des forces de Wessex pour frapper au pire moment une armée meurtrie ou alourdie de pillages. Il se montra plus tempéré quand à l’alliance avec la Cornouailles, mais la discussion ne devait aller plus loin. Un messager de Ludd’s Hall devrait attendre un signe de Silchester pour savoir quand attaquer.
 
La connétablie et ses conseillers décidèrent de lever l’ost pour mai, et de demander la venue des troupes de Cornouailles pour la même date. Là, les troupes assemblées attendraient un signe pour se mettre en marche et frapper l’armée de Cerdic au retour.
Près de cinq cents chevaliers, et de mille cinq cent chevaliers s’assemblèrent autour de Sarum, on avait vu armée si nombreuses assemblée depuis qu’Uther, huit ans auparavant y avait convoqué l’armée bretonne. Voir tant d’hommes assemblées pour, enfin, se libérer de la menace saxonne gonfla les âmes de joie.
Las, le temps passa, mai, juin, juillet… On s’impatientait, des rixes éclataient, des hommes furent pendus, d’autres désertèrent, ou mirent fin, à leur présence, tandis que les trésor comtal fondait et que les officiers s’épuisaient a conserver les uns et les autres… enfin, on réussit à savoir, début juillet que les armées du Sussex, du Wessex et de Silchester avait assemblé près de six milles hommes et se trouvaient encore à Londres.
Les doutes emplirent les cœurs. Le duc Ulfius n’avait-il pas, encore mené une politique retord qu’il était le seul à comprendre ? N’étais-ce là moyen que de concentrer les forces de l’est pour mieux les briser ? On hésita à attaquer de suite mais, finalement, il fut décidé d'attendre de connaître où se dirigeait les troupes saxonnes. Quelques jours apportèrent enfin, une certitude, elles se dirigeaient vers l’Anglia !
Le prince Mark ayant laissé à Marcus de Winterbourne, connétable de salisbury l’honneur du commandement en chef de l’armée celui-ci donna les ordres de marches et de ravage. Ce fut l’avancée brutale de l’armée dans le Wessex avec son cortège de pillage, de vols, d’incendies, de meurtre et de haine… Les chiens de guerre comme Shinead, Edward ou Durach s’en donnèrent à cœur joie, pillant et incendiant. Marcus resta, lui en contrôle, tout comme le prince Mark qui, si des doutes existaient quand à sa prouesse, semblait parfaitement savoir mener et tenir l’avant garde.
Une semaine d’avancée, les rares garnisons saxonnes se terrant dans leurs châteaux sur motte, éperons fortifiés ou citadelles de rondins et on entra dans le Sussex.
Hésitation, l’armée fit une pause, et un chevalier fidèle fut envoyé au renseignement…. Deux jours plus tard, les hommes étaient de retour, l’armée saxonne revenait à marche forcé forte de deux à quatre milles hommes. La question de savoir si Ulfius était présent n’était pas éclaircie.
Un conseil de guerre eu lieu, Status numérus et Edward voulait avancer vers l’ennemi pour l’empêcher de se reposer et le heurter alors qu’il était épuisé, le Prince Mark envisageait un replis, pour profiter des gains déjà présent. Finalement, le Connétable trancha pour suivre l’opinion de Durach de Wereside, se replier en Sussex, et y choisir le lieu du combat.
Profitant des trois jours pour fortifier le lieu, un messager fut envoyé au Duc Ulfius lui expliquant la situation.
Nul réponse n’était revenu quand l’armée saxonne mené par Aelle du Sussex et Cerdic du Wessex se présentèrent, toutefois, visiblement, l’absence de Silchester était notable.
Les trompes de guerre saxonnes éclatèrent et le mur de bouclier commença à avancer vers la colline. Des cornes répondirent, des pennons s’agitèrent et la lourde cavalerie bretonne s’ébranla, le choc fut brutal, des chevaliers versèrent, les saxons tombèrent et le front saxons parut, en instant céder. Impression, le rusé Aelle avait décalé le pas de son centre, laissant le centre breton s’enfoncait pour mieux envelopper l’armée des coalisés et, certainement la tourner.
Le soleil brulant d’aout chauffait les armures et alourdissait l’air.
La bataille resta longtemps indécise, mais c’est malgré une aile droite bousculait et un flanc gauche en souffrance, le front des boucliers fut brisé au centre sous l’effet conjugué des exploits de Sire Edward de Blacktower qui réussit, d’abord à fissurer le front, puis, encore à repousser une contre attaque avant que de s’enfoncer jusqu’au troisième ligne. Gwanon de Winterbourne était tombé dès la deuxième heure et ne revint pas au combat, Afdan de Tsibury, qui se trouvait dans la lance d’Edward, s’était battu tel un lion, mais, blessé à la gorge par une flèche, il fut finalement, jeté au sol par la hache d’un Hoerthgoneath, et ne se releva pas, laissé pour mort sous d’autres corps, Gulvain, lui fut touché par la frénésie et ne laissa que sang et cadavres sur son passage…
Au milieu de l’après midi, la bataille était, encore indécise, toutes les réserves, tant saxonnes que bretonnes avait été envoyé dans l’orage d’acier de la bataille, le soleil était brûlant, les corps sanglants et suants, des chevaux agonisaient au sols et partout les corps s’entassaient sans qu’aucun front ne semble céder.
Un nuage de poussière apparut à l’horizon, une cavalerie, plus de deux cents chevaliers, d’or au loup de gueules, c ‘était Ulfius. Aelle et Cerdic voyait arrivé leur allié, Salisbury voyait arriver la providence ou la fin… Les lances s’abaissèrent des hourrahs fusèrent des deux camps, avant que l’effroi s’emparent des saxons du Wessex. Les lances de Silchester étaient abaissé et piquaient droit dans leur dos. L’aile droite saxonne se disloqua, écrasé par la charge ou fuyant sans attendre. Le Wessex partit en déroute, et, sans attendre le reste de l’armée saxonne parti en retraite pourchassée par des Kymris assoiffés de sang et d’or…
Quand la soirée arriva plus de mille saxons restait au sol. Les armées du Wessex et du Sussex, si elles n’étaient pas anéanti étaient brisé, pour longtemps.
Ulfius annonça également que dix jours à peine auparavant les angles avaient été battus par ceux-là même qui avaient été étrillés aujourd’hui.
L’année 502 s’achevait sur un avenir toujours incertain, mais avec des saxons affaiblis. Mais, jusqu’où irait l’ambition de Mark ? Vers quels ennemis se tourneraient demain, les lances ? Sur le Wessex, comme tout le monde l’espérait? ou, comme l’avait imaginé les Cornouaillais vers le Dorset ou le Summerland ? Pis encore, verrait-on, un jour le noble roi Nanteleod d’Escavalon et Mark s’affronter et Salisbury devrait-il lever son ban face a un ami de toujours ? et qu’en était-il de l’ineffable Ulfius dont les actions étaient, souvent, difficile à deviner et, toujours à craindre ?
Las, a chaque année suffisait sa peine, il n'était que temps de fêter la victoire.
 
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Annus Dei 503
                    Tandis que Julian s’affairait a ses fonctions de sénéchal, parfois en Salisbury, parfois en Rydichan où il se montrait fort soutenant avec la belle comtesse Lane de Rydichan, Edward de Blacktower, châtelain de Robert’s Hall et Vagon, oeuvrait aux défenses du Sud face aux Dorsette et, plus particulièrement face aux manigances des Messala.
Marcus, lui avait été nommé tuteur d’une jeune voisine Orpheline Lawrie d’Abbestone et se décida à l’accueillir en sa propre demeure de Ludd’s Hall où ses deux jeunes enfants, sa sœur, ses deux nièces et sa tante vivait déjà. Jeune, a peine âgé de treize ans, l’enfant apparaissait fort timide mais fut bien accueilli. Plus étonnant, les gardes, le saluaient d’un Ave dominus,. La vieille Catiana qui avait déjà redressé trois domaine, savait tenir une maison et ne semblait jamais considéré que les petites gens doivent saluer leur maître autrement que dans la digne langue impériale.
Il fallut, ensuite se rendre à Sarum pour une cour d’hiver, toujours bruissante de politiques ; Cette année encore, il fallut discuter, manœuvrer, décider. Le Prince Mark, maintenant suzerain de la triple alliance était de passage avec une forte escorte . Il informa, nonchalamment, qu’il se rendait en Wessex pour y obtenir l’allégeance de Cerdic de Wessex qui était maintenant en situations de faiblesse et qui, selon lui, serait plus utile comme allié que comme ennemie et qui avait encore les moyens de mordre. Visiblement, le Prince entendait toute les mises en garde mais il apparaissait fin politique et était prêt a marier la fille de Cerdic pour se l’adjoindre définitivement, à défaut que Cerdic soit roi, il apprécierait, sans doute, de se trouver père de reine et grand-père de roi. Par ailleurs, pour le Prince, le danger principal était, aujourd’hui Nanteleod d’Escavalon.
Un émissaire de Corneus venait, également quérir, sans grande conviction, l’aide de salisbury, le Lindsey était confronté, cette année, à trois ennemi, le Malahaut au Nord, les saxons du Sorestan à l’Est et les cambriens de Nanteleod au Sud. Il lui fut conseillé de demander l’aide de Mark et ni Marcus, ni Lugach ne s’avancèrent plus.
Le jeune roi Lak d’Estregalles fut également brièvement de passage, les retrouvailles avec celui qui fut son maître en chevalerie, Marcus, furent chaleureuses. On devisa politique et le jeune roi ne se cacha par d’avoir embrassé la cause de Nanteleod, ne tarissant pas d’éloges a son égard.  Le projet était visiblement, d’unir la Bretagne dans une pax Britannica où il fallait un nouveau roi et, nul autre candidat que Nanteleod ne paraissait mieux placé et plus honorable que le roi d’Escavalon ; Las, il avait fallut faire des choix et jurer allegeance a la Cornouailles pour défaire les saxons l’an passé. Chacun se rendit compte que, malgré l’affection réciproque, le respect, même, pour Nanteleod, le temps était proche où il faudrait, sans doute, s’affronter. On devisa aussi chevalerie après que Lak est lancé le sujet au banquet, soutenu par Marcus et que les plus intéressés fussent réunis en la demeure du connétable pour de hautes discussions quand à la dignité de chevalier.
Vers la fin de la cour d’hiver, alors que le printemps approchait, le prince Mark repassa, annonçant le succès des tractations avec Cerdic, il se marierait à la cour d’hiver prochaine avec Goldyna, fille de Cerdic, y conviant tout ses féaux. Alea jacta est.
Mais ce fut à la fin, peu de temps avant le printemps qu’un dernier visiteur apporta la nouvelle la plus inquiétante. Les royaumes d’Essex et du kent allaient attaquer Londres, profitant du bris de l’alliance de Silchester avec le Sussex. Uffo, le fils du duc Ulfius de Silchester implorait l’aide de salisbury tout comme il avait demandé l’aide de la Gentiane et de Rydichan.
Il fut décidé d’aider le duc, par principe pour la comtesse, pensant que c’est ce que son mari aurait fait, par idéaux pour Marcus, considérant que l’épée étant enchâssé devant la cathédrale de Londres, ce symbole devait resté sous contrôle breton et par double jeu pour Lugach, le chancelier, considérant qu’il fallait toujours gardé Silchester en bon termes, histoire de pouvoir faire face en cas de rupture d’alliance avec les Cornouailles. L’aide s’élevait à une quarantaine de chevaliers, bien moins que ce que pouvait rassembler le comté et bien moins encore en comptant les territoires qui, amis du Comté ne leur devait pas l’Ost pour autant : la défense du comté restait assuré.
L’Ost fut rapidement levé, le temps pressait. Réunis à Silchester, presque quatre cents chevaliers et treize centaines de piétons. Le duc Ulfius avait préparé un plan de bataille efficace ; Ils ‘agissait d’agir vite pour frapper le Kent, évitant, ainsi que les armées soit rassemblés puis obliqué vers Londres pour affronter l’Essex avec l’aide des milices citadines.
Rien ne se déroula, hélas, comme prévu. Si l’armée se mit bien en marche, avec Ulfius comme commandant en chef, Marcus à l’avant-garde et Brastias à l’arrière garde, il apparut, bientôt que si le Kent était bien devant, les forces de L’Essex étaient elle sur l’arrière, elles avaient remonté secrètement la Tamis ; L’armée était prise en tenaille, avec 1500 hommes du Kent en Aval et 3000 milles de l’Essex en Amont. On atermoya un peu avant de prendre une décision ; L’infanterie se fortifierait dans un petit village, sous le commandement de Brastias et de quelques chevaliers, tandis que la cavalerie irait frappait le Kent de plein fouet avec que de revenir vers le village.
La chevalerie bretonne pris contact avec les saxons en fin d’après –midi et chargea brutalement, lances baissées sur les murs de bouclier. Marcus se montra très offensif faisant ployer la ligne, s’enfonçant même…  Les forces bretonnes s’engluèrent dans les rangs saxons, et le soleil déclinait. On se battait encore alors que le soleil disparaissait. La retraite fut sonnée, sans que personne ne sache, vraiment, où se trouvait la bannière et où en était la bataille.
Finalement, marcus à la tête d’une trentaine de chevaliers réussit à percer les lignes. Le contact était rompu avec Ulfius et pas la moindre idée de savoir où l’on se situait exactement. Mais Marcus refusa d’abandonner les piétons, ni de se retirer sur une demi-défaite. La troupe cingla vers le village, heurtant des bandes saxonnes, tuant tout ce qu’elle pouvait, perdant des hommes, aussi. Finalement, c’est au milieu de la nuit qu’apparut le village, on s’y battait comme on se battait d’ailleurs alentours, d’homme à homme, de bande contre bande, dans une suite sans fin d’escarmouches meurtriers. Encore une fois, Marcus décidait de charger en plein cœur du village. Des maisons brûlaient, partout des corps étaient étendus.
Les troupes diminués mais vaillante de Salisbury et Gentiane chargèrent dans le village, on hurla des Salisbury et des Britannia semper victor, devise de la connétablie. Las, ce fut pour tomber sur le prince Aescwyne d’Essex et ses gardes du corps Heorthgeneats, occupé à ordonner à ses troupes  le massacre du dernier carré de piétons bretons retranchés dans l’Eglise. Marcus, tant que le prince furent surpris. Marcus hurla la charge et, l’épée haut piqua plein centre. Des le premier choc, son chien de guerre Shinead, chuta, le crâne de son cheval brisé par une longue hache, tandis qu’Erwin de Fairfiels, le connétable de Gentiane mordait la poussière, la jambe brisée par un coup d’épée. Marcus broya le crâne de son adversaire et continua vers le prince entouré de ses cinq cavaliers ; L’un se détacha contre-chargeant et fut jeté au sol, mais, les trois derniers firent corps, un combat rapide et sanglant, Marcus fut blessé plusieurs fois, l’un des saxons vida les étriers, et une hache mordit les flancs du destrier le blessant méchamment. Se voyant faiblir, incapable de percer la muraille d’acier des Heorthgeneats, Marcus réussit a manœuvrer habilement pour rompre le combat s’arrachant à l’emprise mortelle des guerriers. Un coup d’œil lui suffit pour goûter l’ampleur du désastre. Son écuyer gisait non loin, le crâne fendu, Erwin de Fairfield était sol une botte dans le dos, une épée sur la nuque, et une dizaine d’autres chevaliers étaient étendus… d’un bond il s’élança dans la nuit, poursuivi par l’ire du prince qui lança ses chiens de guerre a sa suite. La poursuite dura, le cheval tenant miraculeusement. Et puis, il s’effondra, quand son pied s’enfonça dans un fossé. Marcus se releva, il était , déjà grièvement blessé s’apprêtant a défendre sa vie… mais non, il n’y avait plus trace d’ennemis…
Abruti de douleur,  l’esprit entamé par la perte des siens et l’incurie du Duc Ulfius Marcus marcha et marcha encore. Village abandonné, un cadavre échoué… Il fallut trouver la force de traverser la Tamise, arrimé à une mauvaise barque prenant l’eau. Avancer encore jusqu'à demander l’asile a un manoir ; recevoir le pain, le vin et les soins de la part d’une jeune femme du sang des saxons du Berroc dévoué à Ulfius, qui lui apprit qu’il se trouvait à deux jours de Londres ; Dormir et puis, repartir. Tomber sur une troupe mené par un soudoier qui lui apprit que, contrairement a ce qu’il pensait, Ulfius ne s’était pas enfermé à Londres mais s’était replié vers Silchester pour remonter son armée et protéger ses terres. L’envie de maudire ce duc incapable.
Mais Marcus n’abandonnait pas, malgré son corps qui d’heures en heures s’affaiblissait*. S'il devait s'écrouler ce ne serait pas avant d'être entré dans Londres. Il tomba, finalement sur une bande de vivandier de Londres qui y ramenait des vivres… Les armées du Kent et de l’Essex seraient là dans quelques heures à peine… Déjà, des bandes rodaient et des accrochages avaient eu lieu…
(à suivre)

Par un fait du hasard, cette partie s'est effectué en solo; Pendragon et l'un des seuls jeu où ça ne me dérange absolument pas, qui plus est, comme la campagne est longue, je ne désire par la retarder faisant avancer le compteur des années et les événements quel que soit le nombre des présents. 
Quand le joueur a persisté a combattre de nuit, puis a engager en face des gardes du corps du prince, j'avais pour envie de réussir a le faire prisonnier... mais, bon, le destin en a voulu autrement. Le joueur a tout donné. Je m'attendais, d'ailleurs, aussi, à ce qu'il rebrousse chemin et n'aille pas à Londres, mais non, le bougre, poussé par ses idéaux de chevalerie et sa pensés quand à l'épée (il est de ceux qui savent qu'il existe probablement toujours un héritier d'Uther puisqu'il a escorté Merlin dans sa fuite avec l'enfant), il retrouvait d'ailleurs, ici, Ulfius et Brastias qui était intervenu, plutôt contre lui lors du procès qui s'en était suivi.

* Etat grave -2 PV par jour pour actions physique moyenne.
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il est venu avec 40 chevaliers et reste le seul survivant ?
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Re: [CR] la grande campagne Pendragon

Message par Harfang »

pelon a écrit : lun. juil. 06, 2020 1:33 pm il est venu avec 40 chevaliers et reste le seul survivant ?
Non (heureusement, sinon c'en serait finit de tout choix politique, ne resterait que la soumission au plus fort), mais à l'issue des tours de bataille de nuit, il n'avait plus qu'une trentaine de chevaliers avec lui, durant les escarmouches qui ont suivit, une demi-douzaine d'autres ont disparu, tué, laissé sur le carreau sans qu'on s'en rende compte ou tout simplement perdus dans le noir.
Il a chargé dans le village avec une vingtaine de chevaliers. Là, une douzaine on du tomber, tués ou fait prisonniers ( je comptais, d'ailleurs le faire prisonnier, ça m'aurait paru intéressant pour la suite).
Au final, sur 40 chevaliers du comté j'estime qu'une quinzaine ne reviendront pas, tué sur le coup, de leurs blessures, ou achevés. Certains auront été fait prisonniers mais les saxons les rançonneront et le comté paiera, l'or ne coulant, certes pas à flot, mais la présence d'homme de guerre expérimenté étant plus importante encore.
Par contre, lui, dans la fuite, s'est trouvé parfaitement isolé, avec des informations parcellaires et un objectif qui l'obsédait, rejoindre Londres.

De manière pratique, le combat de nuit était une erreur, mais le joueur, incarnant un personnage pris dans sa filiation, son sens du devoir, sa charge et ses idéaux ne pouvait concevoir d'abandonner la lutte avant d'avoir tout donné et, même s'être dépassé. Il était à fond.
Ceci dit, j'étais prêt à jouer le jeu jusqu'au bout et s'il avait tué le prince Aescwyne, j'aurai joué la suite en conséquence, tout autant que le maintenir prisonnier durant un an ou deux s'il était tombé (puisque la rançon aurait été énorme)
 
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Re: [CR] la grande campagne Pendragon

Message par pelon »

quand je te lis, je regrette encore plus que la campagne où je joue soit en pause (que j'espère non définitive)
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Re: [CR] la grande campagne Pendragon

Message par Harfang »

 
***
A Londinium, il fallut peu de temps pour qu’une audience soit accordé a un sire Marcus a bout de force. C’est Sire Gwyllim, connétable de la tour blanche et ancien officier d’Uther qui le recut. L’homme malgré ses soixante ans portait beau et sa silhouette tout autant que la démarche trahissait sa bonne condition physique. Marcus apprit que la ville était en état de défense et que les Saxons de L’Essex et les jutes du Kent avaient fait jonction. Pis encore, des centaines de mercenaires les accompagnés, mené par le redoutable sire Halifer un capitaine mercenaire que Marcus connaissait bien, puisque le comté l’avait employé trois années de suite en 497, 498 et 499 pour notamment prendre Ludd’s Hall, puis mener la guerre contre les usurpateurs de Rydichan et, notamment, le redoutable Basile d’Oxford. C’était la pire des nouvelles, l’homme les avait, à l’époque impressionné par ses connaissances dans l’art du siège. Plus tard, c’était même lui qui avait permis au Dorset de repousser les assauts cornouaillais sur Durnovaria. Sire Gwyllim accepta avec grâce l’aide de Marcus et lui offrit l’hospitalité… et marcus, enfin dormit.
Deux semaines se passèrent a reprendre lentement des forces, incapable de faire grand chose d’autres.
Puis, Marcus fut présenté aux forces vives de la ville, equites et patriciens. On pouvait compter sur une quarantaine d’Equites, trois centaines d’hommes du guet et les milices urbaines. Mais le moral était au plus bas. L’inquiétude se lisait sur les traits des hommes, certains relatés la panique qui, déjà gonflait dans la ville, alors que les premières pierres venaient s’écraser sur celle-ci.
La population se pressait dans les Eglises, les denrées, déjà s’échangeaient au prix fort.
Mais Marcus, quoi que cela ne fut pas son fort se décida à parler ; Il hésita longtemps. Il avait un sentiment diffus, un rêve presque que peu partagait. Une idée de la Bretagne, cette idée qu’elle dépassait et les comtes, et les peuples et les rois ; Il puisa dans cette émotion* et les mots vinrent seuls, il y fut question de Londinium, incarnation de la Bretagne, des ses murs prodigieux, de l’épée symbole de la force planté dans le rocher. A la fin de son discours, les hommes étaient rassérénés, n’avaient-ils pas avec eux, celui qui, l’an passé avait vaincu les rois du Wessex et de l’Essex ?
Très vite Marcus organisa ses plans, il constata vite que les réserves de la ville étaient faible, émergea alors l’idée de tourner Halifer en lui faisant une offre qu’il ne pourrait refuser.
Un volontaire tenta de l’atteindre, puis un deuxième qui revint… Mais il n’y eut nul réponse a la proposition, pourtant énorme qui lui était faite, mille livres ! Une rançon de roi.
Deux nouvelles semaines passèrent. les faubourgs avaient été pris d’assaut sans qu’ils fussent vraiment défendu et Sire Gwyllin avait été tué, broyé par un quartier lancé par un trébuchet. Marcus avait pris le commandement, c ‘était l’homme providentiel.
C’est à ce moment, qu’une ambassade fut demandé par Maître Halifer.
Marcus rencontrait celui qui, durant trois campagnes avait fait plus que l’épaulé. Marcus tenta de le tourner… pour s’apercevoir que c’était avec des idées bien précises qu’Halifer se présentait, il venait négocier la reddition de la ville. Longue fut la conversation. Maître Halifer mettait en valeur la longueur du siège et, originaire de la ville, il en connaissait parfaitement les faiblesses, lui-même avait convaincu les saxons qu’une victoire rapide était préférable, une garnison s’installerait, mais il n’y aurait point de pillage et la ville continuerait à se gérer comme elle l’avait toujours fait. Enfin, l’argument principal, vint, on épargnerait des vies. Marcus était réticent, il était venu là pour vaincre… « Maître Halifer, j’en viens a me demander si vous n’avez pas rejoint les saxons dans le seul espoir d’épargner la ville, car vous l’aimez cette ville ? » L’homme ne répondit pas et sourit.
Marcus accepta l’offre. Londinium se rendrait, les clefs serait symboliquement remis aux Saxons, une garnison s’installerait. La capitale de Bretagne, sa plus grande ville, tombait entre les mains de l’ennemi.
Et il avait accepté ça.
Pour éviter un bain de sang.
 
Ailleurs, le Duc Ulfius pestait. Il voulait ce bain de sang, qui aurait saigné les saxons et, à jamais, pour lui, le connétable de Salisbury ne serait plus  celui qui avait triomphé des saxons, mais celui qui leur aura cédé, sans coup férir, Londinium.
Au Nord, Nanteleod avait vaincu le Malahaut et son regard se tournait maintenant vers le Sud de Logres.
En Cornouailles, le prince Mark était maintenant a la tête d’une puissante alliance et n'avait plus a craindre les manigances d'un Ulfius aux abois qui serait bien trop occupé a défendre les terres qu'il lui restait encore.
Il devait y avoir un Haut-roi en Bretagne et cela se déciderait entre les deux hommes. Tout le monde le savait.
Le sang coulerait entre bretons c'était le prix pour la couronne.

Mais, le vieil Ulfius n'avait-il pas encore quelques tours à Jouer? Cerdic de Wessex était-il sincère ou son hommage a Mark n'était-il que moyen de gagner du temps pour refaire ses forces avant que de poursuivre son but: reprendre la couronne de Haut-roi? La triple alliance allait-elle vraiment affronter l'honorable Roi D'escavalon où allait-elle se parjurer vis à vis de Mark? Et que manigançait la détestable famille Messala du Dorset, rompus a toutes les fourberies et haïssant tant les cornouaillais, que les saxons ou Salisbury? Et Aelle du Sussex dont les forces était encore considérable allait-il, toujours garder sa position attentiste?


Dénouement, la reddition de Londres conforme à la proposition de la TGA, proposition sur laquelle, usuellement, les joueurs n'ont pas d'influence, j'avoue que, quoi qu'ayant bien joué le rôle d'entremetteur d'Halifer j'ai presque était surpris que le joueur accepte vu comment il était parti et son discours. Ca m'arrange, je n'avais pas très envie de mettre en scène le siège.

* Le joueur s'est crée, suite a des réflexions et un contact avec Merlin, la passion Loyauté Bretagne à 9. Il a hésité, le jet étant à risque. Je l'y ai incité. Il prend des risques insensés, là aussi, autant prendre le risque. Il réussit son jet, prend +10 en éloquence (il a 5 de base)... et fait 15; Critique. Voilà. J'incite mes joueurs au risque. Échouer ou réussir mais avec grandeur et en osant. C'est ça Pendragon sur un mode à la fois héroïque et gritty, le chevalier est homme d'action, pas homme de tempérance, sinon, ou jouerait à Machiavel RPG ou Advanced Bureaucrate & comptable
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Re: [CR] la grande campagne Pendragon

Message par pelon »

Le système des passions apporte tellement au jeu, qu'il ne faut pas hésiter à l'utiliser, ça génère toujours des moments mémorables, que ce soit une réussite ou un échec.
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Harfang
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Re: [CR] la grande campagne Pendragon

Message par Harfang »

pelon a écrit : mar. juil. 07, 2020 1:40 pm Le système des passions apporte tellement au jeu, qu'il ne faut pas hésiter à l'utiliser, ça génère toujours des moments mémorables, que ce soit une réussite ou un échec.
Clairement, j'ai eu de trés beau exemple dans la campagne, le personnage de seconde zone d'un des joueurs qui n'avait jamais brillé, mais, jouant la haine des saxons depuis beau temps et étant monté a 19 m'a fait un critique en pleine bataille, abattant une dizaine d'adversaire et percant les rangs, un autre, rendu fou après un échec critique en amour a, finalement, retrouvé la raison et a accepter la demande en mariage de son aimée (une jeune fille au vécu difficile et trés couvé par son père), un autre est devenu un "Héros", tout simplement parceque son aimée devenue épouse ne pouvait accepter que celà de son époux. Et, très fière, n'a jamais hésité a utiliser son mari comme champion pour qu'il réduise les offenses, rééls ou douteuses qui lui était faite, lui, fasciné avec sa passion à 20 en devient donc, effectivement le champion énamouré quelque soit les compétences... bref, que du bonheur ^^
 
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Re: [CR] la grande campagne Pendragon

Message par Harfang »

La campagne se poursuit.

Suite à une incompabilité d'emploi du temps entre deux joueurs j'ai splitté la campagne en 2: Semaine 1: Salisbury avec leurs persos principaux Semaine 2: Lindsey avec leurs personnages secondaires.

Joueur: "Baron" Ysagaran de Château-venteux, cousin par alliance du Duc de Lindsey et connétable de celui-ci pour le Sud, Gwanon de Winterbourne, compagnon d'Ysagaran et ambassadeur usuel de Salisbury a Lindsey

Point de contexte: Lindsey est une contrée partagé entre un paganisme très minoritaire, mais vivace, une chrétienté romaine bien faible eu égard aux errements du débauché Evêque Gaïus, et une chrétienté bretonne en progression rallié, de plus en plus par des chrétiens romains décus. Le Duc Cornéus et surnommé le marteau de l'Eglise, tant il a réduit les droits des monastères et autres terres appartenant aux Eglises, supportant mal que des hommes qui ne combattent pas osent avoir droit de cité en ses terres. Le duc lui-même semble, d'ailleurs un impie, n'assistant ni aux messes ni, mêmes aux rites païens
Spoiler:
C'est encore un mystère pour les joueurs, mais j'ai décidé en bridant sur les informations officielles concernant Corneus que celui-ci était, en fait, un adepte de Mithra, culte ésotérique et trés résiduel mais dont j'ai décidé qu'une petite partie de la genre militaire et masculine du comté faisait partie. Dans cet axe de ma campagne la politique et le religieux s'entremêle, il me fallait donc matière. A termes, Derfell prendra la pouvoir et, lui, sera chrétien, pas forcément fervent mais, en tout cas suffisamment pour tenter de remettre de l'ordre (et, donc créér de la tension) dans un duché où les divisions religieuses sont nombreuses.
501 Lindsey (I)
Pris en étau entre le Malhaut au Nord, et les saxons à L'est, le Duc Corneus de Lindsey, lors de la cour d 'hiver avait annoncé lors d'une chasse privée, son intention, cette année de lever l'ost pour la pâque afin de descendre vers le Untland et le Hartland menacé par les Angles. Son cousin Ysagaran exprima quelques réserves à cet égard, au vu des ennemis déjà présent, ce qui n'avait valu qu'un haussement d'épaule suivi des sentences courtes que le Duc affectionne "Oui, tu as raison, mais ce n'est pas quant on sera complètement encerclé par des ennemis qu'on trouvera des alliés pour nous aider." Il avait également présenté son héritier et neveu, Derfell, fils d'Evrard décédé il y a quinze ans à la bataille de Linden Pool. Ce souvenir permit à Ysagaran, d'évoquer cette bataille à la quelle ils avaient participé sous le commandement d'Evrard qu'ils avaient vu mourir sous leurs yeux et où, le frère de Gwanon. Plus en avant de la chasse Gwanon et Derfell, eux traqué un cerf, laissant les vieilles barbes à leurs discussions...;

Ysagaran revint donc en son château venteux et fit partir les messagers pour préparer l'Ost. Las, peu avant pâques, alors que Gwanon avait annoncé son intention de rester se battre et que l'ambiance de château-venteux, orchestré par dame Nya et ses dames de parages baignait dans l'atmosphère féminine, parfois sensuel et toujours charmante. Ici, sous la férule d'Ysagaran, fils d'une dame du Lac conçu à la fête de Beltaine et de Nya, fervente païenne détestant la croix et nièce de Nineve, la dame du lac et d'Ygerne veuve du roi Uther, les anciennes traditions régnaient. Sous le bosquet sacré on sacrifiait à Keridwen, à Imbolc, le festival, chaque fois mettait en scène la lutte du prince du feu contre le roi de l'hiver. Ici, la croix n'était pas la bienvenue...

De ce qui était envisagé rien ne se passa comme prévu, l'Ost n'était pas encore rassemblé à château-venteux quand un jeune écuyer épuisé arriva: Une armée saxonne venant des marais côtier de l'Est venait de franchir les frontières et attaquer le Lindsey pillant et saccageant. On envoya un messager à Linden pour aviser le Duc et d'autres messagers partir hâter la constitution de l'Ost pour faire face à cette invsasion. Quelques jours d'activité fébrile, d'envoi de messagers et d'éclaireurs plus tard, il s'avérait que tout l'est, du nord au sud était attaqué, donc, environ, cinq centaines d'hommes au Sud. La stratégie en cas d'attaque de l'est était prévu depuis longtemps, chaque territoire devait se défendre, opérer une politique de terre brûlée, retarder l'avancée et la bloqué sur la ligne de château posé sur le fleuve traversant Lindsey.
Ysagaran savait ce qu'il lui restait à faire. Sous les hauts murs de troncs de château-venteux et de la bourgade qui lui était accolé, s'était rassemblé une quarantaine de chevaliers et dix douzaines de soldats. C'était bien peu face à l'armée saxonne, mais elle arrivait lentement, pillant, brûlant et ravageant, laissant le temps de penser une stratégie. Lors du conseil de guerre, il fut décidé que la piétaille, s’installerai sur légère hauteur, protégé sur deux côtés par un dénivelé broussailleux, tandis que l’eschille des chevaliers serait situé plus en arrière dans une forêt. L’idée était que l’armée saxonne se jetterait sur la piétaille qui devrait résister quelques temps puis opérait une retraite derrière le ruisseau pour effectuer un deuxième point de fixation, les chevaliers, alertés par trois coups de cor, devraient, eux faire un long contournement pour venir cisailler par le flanc l’armée saxonne alors qu’elle serait engagé dans le ruisseau. L’idée pour attirante qu’elle était paraissait complexe mais exaltante. Les différents chefs de guerre finirent par adopter le plan malgré des réserves, il fut plus difficile encore d’admettre pour tous que c’est le baron Ysagaran lui-même qui commenderait la piétaille seulement secondé par ses deux écuyers le jeune Oliver de Pembroke et Tugdual une force de la nature bien trop simple pour qu’on n’est jamais envisagé de l’adouber mais dont la puissance physique et l’habilité à la hache faisait un compagnon d’armes dont on n’aimait pas  à se passer.
Campé sur la colline l’attente commença, et l’angoisse montait chez les soldats ; A la morgue des débuts succédé l’angoisse, au fur et à mesure des témoignages des réfugiés qui, de temps à autre passaient. Mais le baron Ysagaran réussit a ordonner ses troupes disparates en trois groupes a peu près équivalent et sous des sergents d’armes suffisamment expérimentés pour espérer que les ordres fussent suivi.
Enfin, l’armée saxonne arriva en fin de journée. Il semblait trop tard pour engager le combat et ce fut une veillée d’armes angoissé qui commença tandis que de par et d’autres les feux de camp perçaient dans la nuit.
Du côté des chevaliers, on fit silence et dormit mal, dans des ténèbres qu’aucun feu ne réchauffaient et le ventre mal rempli par une nourriture chiche et froide.
A l’aube les cornes de guerres saxonnes lancèrent leurs effrois tandis que le charivari des armes frappaient contre les boucliers entamé le courage des soldats qui allaient devoir se défendre à plus d’un contre trois.
Ysagaran donna ordre aux hommes de former les rangs… et l’apocalypse s’abbatiat sur les bretons… leurs rangs furent enfoncé, des fuyards abattus (Malus total de -5/+5 en bataille, le joueur fait un 20 naturel, échec critique….). La bataille commençait a peine que la moitié des hommes étaient déjà au sol. Ysagaran lui combattait comme un fauve, mais ce n’était rien suffisant… et il ne donna pas ordre de sonner le corps, voulant, coute que coute suivre son plan. Il resserre les rangs et ordonne de tenir (Malus total de -5/+5, le joueur choisit, de plus l’option de bataille « Rallier le bataillon ! » qui permet d’enrayer la retraite si c’est un succès pour l’unité… il réussit tout ses trois combats du tour à 2 contre 1, défaisant même plusieurs Heortgonahts, il est la cible… et fait 20 a son jet de bataille…). Le troisième tour de bataille commence, il n’a plus que trente hommes autour de lui. Se rendant compte que toute retraite est, maintenant, impossible, il fait sonner le cor et décide de former le dernier carré (combat à 10/1 -10/+10, troupes inférieurs -5/+5, dernier carré +5/-5, malus au jet de bataille -10… et fait 20 : échec critique…) Les uns après les autres, ses hommes tombent, le baron, avec a ses côté l’immense Tugdual combat en première lignes, tuant et tuant encore, mais poussé par la hargne et malgré les blessures restent debout, taillant les ennemis les uns a près les autres….
Alors que le quatrième tour commence, une vague de cris traverse l’armée saxonne. La troupe de chevaliers déboule sur les flancs de l’armée saxonne la surprenant, lance baissé elle traverse l’armée ennemi y faisant grand ravage ! Au même moment les derniers défenseurs de la colline s’effondre. Le corps d’Oliver de Pembroke est déjà à terre, a demi enfoncé dans la boue, quand Ysagaran s’effondre…
L’armée saxonne, elle se réorganise comme elle peut, mais, l’ayant traversé de part en part laissant des dizaines tués et de blessé dans on sillage, la chevalerie fait volte-face s’apprêtant à une deuxième charge. Vivement, les troupes saxonnes forment un mur de bouclier brouillon, et, de nouveau les chevaliers s’écrasent dans les troupes saxonnes qui, cependant, tiennent le choc malgré les pertes.
Devant la disparition des combattants de la colline, le retour des troupes vers eux et les rangs qui tiennent bon, le vieux chevalier commandant l’eschille donne l’ordre du repli vers château-venteux… Déjà Gwanon, qui a vu Ysagaran tomber se demande comment l’annoncer à Nya. Un chose était certaine, il serait là, temps pour elle, que pour ses quatre enfants; que pour ce château qui l'avait si souvent accueilli.
 
Bientôt à suivre l’épisode II : Le siège


Le joueur d'Ysagaran malgré ses trois échecs critique en bataille n'a pas mal pris la chose, malgré une certaine déception face au destin, car, malgré tout, il a eu des vrais choix à faire et a pris les plus dangereux, personnellement, pour tenter de maintenir le plan malgré tout. Quand il tombe le personnage est dans l'inconscience et son destin personnel est donc, toujours dans le flou. J'ai plusieurs choix, le faire égorger (bof) , le faire faire prisonnier (option pas inintéressante) oui lui permettre d'être sauvé par Tugdual, s'échappant avec lui lorsque les saxons sont rappelé par leur Theng pour faire face aux charges de la chevalerie. Je m'en remet à un hasard tempéré, ce sera finalement Tugdual.
Conclusion des joueurs, s'était une bonne stratégie mais l'exécution tactique était dramatique
J'ai, aussi, laissé de côté le moment ou Gwanon est parti en éclaireur pour ramener les premiers éléments concernant l'armée saxonne, histoire de ne pas trop alourdir un récit qui, sans doute n'est déjà pas forcément digeste.
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