[CR Earthdawn] Le journal de Norshkhanda

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Le Grümph
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[CR Earthdawn] Le journal de Norshkhanda

Message par Le Grümph »

Avec l'autorisation de son auteur, je publie ici le CR d'une petite campagne d'Earthdawn qu'on vient de commencer. Je suis la maîtresse de jeu et on joue avec une adaptation perso sous les règles de Coeurs Vaillants...

Le journal de Norshkhanda
Depuis quelques temps j’accompagne d’autres donneurs-de-noms dans des petits boulots, le plus souvent des missions d’escorte de caravanes dans les monts Delaris, une zone plutôt calme de Barsaive. Des montagnes assez étranges d’ailleurs puisque les sons ne portent pas ou presque. Vous pouvez toujours crier pour faire des échos, vous n’êtes même pas certaine d’entendre votre propre voix.
Je ne sais pas trop quoi dire sur mes comparses, je voyage depuis peu avec elles et même si une amitié naissante est en train de germer, les pousses sont encore trop jeunes pour les confidences.
Il y a Kaëliane, une humaine discrète aux courts cheveux bruns qui ne se sépare que très rarement de ces armes. Une maîtresse d’armes, c’est ainsi que les humains la qualifient. Elle en prend soin d’ailleurs… de ces armes je veux dire ; pour ses frères et soeurs humaines je n’en sais rien du tout. Mais c’est un truc de chez eux, polir leurs épées jusqu’à ce qu’elles soient brillantes, sculpter les gardes pour en faire de véritable oeuvres, et pavaner avec, comme si c’était l’arme qui donnait toute sa puissance aux coups portés et pas la force de vos bras.
La deuxième personne que j’accompagne est une petite naine du nom de Charis. Une solide forgeronne naine aux cheveux dorés extrêmement courts. Cela m’amuse des fois d’être juste à côté d’elle, car je fais presque deux fois sa taille. Mais pour autant il faut être un peu idiot pour lui chercher des ennuis, elle possède une prodigieuse force et semble être particulièrement endurante. C’est un peu comme les chevaux. Tout le monde se moque des poneys, mais si j’avais une lourde charge à porter je leurs ferai plus confiance qu’à ces frêles chevaux de course qu’on voit parfois aux mains des nobles et qui sont tout juste capables de courir sur quelques centaines de mètres.

4 Riag 1508
Nous sommes en route pour une nouvelle escorte dans les monts Delaris pour le compte de Sudryal, un maître de caravanes rencontré il y a peu. Le boulot n’est pas bien payé, mais il n’est pas bien dangereux… ni bien exaltant aussi. Mais, au cours de la journée, une nouvelle nous parvient aux oreilles. Certains membres de la caravane parlent d’un voleur T’skrang dont la tête est mise à prix. Là où ça devient drôle c’est que le gars en question nous l’avons croisé hier au village de Déviane. Il s’appelle Tos’Kt et la récompense de mille pièces est plus que tentante. Cet imbécile aurait volé un bouclier en bois ancien au village de Lashitshala et les habitants se sont cotisés pour payer la rançon.
Charis est désignée, un peu au hasard mais surtout parce que personne ne veut le faire, pour négocier notre retrait de l’expédition auprès du maître de la caravane. Comme prévu celui-ci n’est pas content mais il nous menace surtout de nous tailler une sale réputation. Bah, peu m’importe, si ça se trouve je recroiserai jamais ce type de ma vie. Mes deux comparses semblent un peu embêtées mais la récompense pour cette autre mission n’a rien à voir, là nous pouvons nous faire un petit pactole, histoire de bien profiter de la vie quelques jours, voire quelques semaines.

5 Riag
Nous retournons au village de Déviane dès le matin. Sur place, sans attendre, nous allons vers la maison des voyageurs dans l’idée de savoir quelle direction Tos’Kt a pris. Mais, à notre grande surprise, le T’Skrang est là, en train de siroter un verre comme si de rien n’était. Enfin, il a tout de même deux gros trolls qui semblent lui servir de gardes du corps juste à côté de lui. J’imagine que personne n’engage ce genre de compagnie à moins de s’attendre à des ennuis… ou d’avoir des goûts un peu excentrique en termes de compagnie rémunérée.
Malheureusement, si notre trio est peut-être capable d’arrêter un taureau énervé en pleine course, nous brillons beaucoup moins dans la discrétion et alors que nous observons notre cible, un de ses gardes nous repère. Nous décidons donc d’aller vers l’auberge et de nous installer à la terrasse non loin du « voleur ». Tos’Kt nous interpelle sur notre retour si rapide à Déviane et nous baratinons un truc comme quoi cela ne s’est pas bien passé avec le maître de la caravane. Notre interlocuteur n’a pas l’air d’apprécier ce dernier, du coup le message passe comme un tonnelet de bière dans un nain. Je demande alors qu’il nous présente « ses amis ». Tos’Kt parle alors d’employés et les deux brutes rigolent un peu bêtement. Ils s’appellent Jaarbert et Collins. Il annonce alors qu’ils vont partir vers Jerris et, même s’il ne propose pas grand-chose, nous offre de l’accompagner contre quelques pièces.
 
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6 Riag
Le lendemain, Tos’Kt ne semble toujours pas prêt pour le départ. Je propose à mes camarades de visiter sa chambre même si je suis loin d’être la plus douée dans le domaine. Kaëliane se propose d’y aller. Je reste donc avec Charis pour surveiller le larron T’Skrang et éviter qu’il ne remette les pieds dans sa chambre pendant que notre comparse s’y trouve.
Alors que nous opérons une surveillance, un gamin vient chercher Tos’Kt et il lui lance « C’est prêt ! ». Il s’absente alors avec un des trolls tandis qu’il envoie l’autre faire les bagages. Il y a un moment de tension mais à peine le troll est-il entré dans l’établissement que Kaëliane en ressort. Je vais payer notre séjour sans plus attendre et nous fonçons vers notre chambre. De là nous vérifions le paquet pris par la jeune humaine : il contient bien un bouclier dans un bois gris très dur. Nous quittons la chambre par la fenêtre telles des voleuses et nous prenons la direction de Lashitshala en suivant les indications de Charis qui sait que le village se trouve à une dizaine de jours vers le sud-est.
Le soir venu nous apercevons, juste en dessous du col vers lequel nous avançons, les lumières d’un feu de camp. Il y a très peu de chances que cela soit nos poursuivants mais notre avancée se fait avec la plus grande des prudences. Quand nous arrivons devant le campement il s’y trouve pas mal de nains, quelques humains et des trolls. Les gardes à l’entrée nous demandent de chanter, une coutume assez normale pour percevoir les gens marqués par les horreurs. Nous nous y plions sans rechigner ; seule Kaëliane se fait remarquer en entonnant une chanson paillarde. Le chef de la troupe, un nain, se présente sous le nom de Aturine. Lui et sa bande sont des herboristes et ils se rendent à Déviane. Nous passons une soirée plutôt agréable finalement.

7 Riag
Le lendemain, peu de temps après notre départ, après avoir souhaité bonne route aux herboristes, je regarde dans l’astral pour y observer le bouclier. Sans grand surprise je découvre qu’il s’agit d’un objet magique, mais, plus étonnamment, c’est surtout un objet de trame. Un tel objet permet à plusieurs personnes de se lier à un lieu, un bâtiment, une organisation même parfois. J’imagine que ce bouclier doit être particulièrement lié à la ville de Shitshala. Je me demande ce qu’il y a de si particulier sur place.
Le soir, alors que nous sommes posées pour l’installation du campement, des formes se meuvent derrière des cailloux à proximité. Nous décidons de faire un petit bout de route supplémentaire pour éviter les ennuis. Un peu plus tard et un peu plus loin, nous nous arrêtons pour la nuit. Charis, Kaëliane et moi nous organisons pour monter la garde, mais nous n’avons pas terminé que des silhouettes se rapprochent. Elles bondissent de rocher en rocher tels des prédateurs. Nous sortons les armes et nous préparons au combat.
Dans la lumière du feu naissant nous observons nos adversaires arriver. Il s’agit de deux humains et de deux nains aux longues griffes noires. Ce sont des goules, aussi appelées Horreurs Construites, des engeances d’Horreurs. Nous attendons qu’elles avancent pour les cueillir. Charis décoche un puissant coup à la première goule tandis que j’en décapite une d’un coup. Malheureusement ma camarade naine est blessée par la riposte de son adversaire et se retrouve paralysée. Kaëliane, notre maîtresse d’armes, lutte contre les deux dernières goules et ferraille dur. Je me précipite vers Charis et s’écrase ma hache sur le crâne de la goule qui l’a blessée avant de lui passer sous le nez une décoction de Kélix pour la délivrer de son engourdissement musculaire. Malheureusement Kaëliane se fait envoyer au sol par la seconde goule après avoir vaincu l’autre. Charis saute sur le dernier ennemi et lui empale la tête d’un coup de lance.
Nous poussons un soupir de soulagement au moment où Kaëliane rouvre les yeux ; ses blessures ne sont que superficielles. Nous prenons le temps de dégager les corps de notre campement et nous les fouillons pour y trouver quelques pièces d’argent. Ces goules devaient être de simples voyageurs qui ont fait une mauvaise rencontre. Qu’ils reposent en paix désormais.
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8 Riag
Une journée pluvieuse et brumeuse signe cette étape du voyage, mais rien de vraiment particulier à signaler.

9 Riag
Au matin, comme à l’accoutumé, nous effectuons tous nos petits rituels karmiques avant de repartir sur les routes. Tout est calme jusqu’au milieu d’après-midi. Mais à cet instant de la journée nous apercevons deux créatures de couleur bleu-électrique dans le ciel. Ce sont des Espagras, des reptiles volants de plus de quatre mètres d’envergure extrêmement agressifs et dangereux. Les deux créatures se disputent le cadavre d’un cheval.
Nous avançons discrètement jusqu’à la ligne de crête la plus proche. En contrebas nous distinguons clairement les restes d’une petite caravane. Des animaux éventrés et des corps jonchent le sol. Seul un gros chien blanc, posté devant un chariot renversé, semble être le seul survivant de l’attaque. Charis est persuadée que le chien en question garde quelque chose. Nous nous approchons en rampant sur le sol pour ne pas attirer l’attention des reptiles volants. Heureusement, alors que nous sommes tout près de la caravane, les Espagras s’éloignent.
Je montre mes mains au chien pour qu’il comprenne que je n’ai aucune intention malveillante. Derrière l’animal, sous la charrette renversée, se trouve un sylphelin inconscient bloqué par un gros sac. Nous le dégageons sans tarder et il reprend conscience assez vite. Il se présente sous le nom de Daz, et son chien s’appelle Polux. Nous l’invitons à nous rejoindre pour notre voyage vers Lashitshala.
Avant le départ j’attire un des chevaux d’attelage survivant grâce à mes capacités de chamane. Le sylphelin manifeste une joie sonore à l’utilisation de ce pouvoir. Cette drôle de créature semble mue par un enthousiaste sans borne. Mais elle n’est pas taillée pour les tâches physiques et quand il faut creuser des trous pour les corps et les transporter, ce n’est pas le compagnon le plus efficace. Pourtant, Daz ne rechigne pas à la tâche et s’occupe de rassembler des pierres pour faire un petit kern en hommage à ses défunts compagnons de voyage. Au moment d’enterrer les morts nous prenons soin de couper leurs tête afin qu’ils ne deviennent pas des non-morts.
La route se poursuit avec plusieurs nouveaux compagnons. Bien sûr Daz et son chien, mais aussi Pénélope, notre nouvelle jument de trait. Durant la journée nous passons devant deux anciens villages abandonnés depuis un moment. Rien de bien notable en somme. Sauf qu’en fin d’après-midi, alors que nous montons le long d’un col, derrière nous un groupe avance à bonne vitesse. Nous ne pouvons être sûres de l’identité de nos poursuivants mais nous informons Daz de nos petits soucis récents. Nous poussons le rythme pour passer le col et installer notre campement dans les hauteurs. Le groupe derrière nous à plus d’une demi-journée de retard, aussi il y a peu de chances qu’il nous tombe dessus dans la nuit, mais nous prenons des dispositions particulières pour monter la garde.

10 Riag
Ce matin il ne fait pas très beau. Nous avançons dans un paysage rocailleux quasiment entièrement dénué de végétation. Aux alentours de midi le groupe derrière nous a regagné beaucoup de terrain. Il est composé de sept cavaliers et de deux géants. J’attire un oiseau dans mes mains grâce à quelques graines et des mots murmurés dans le vent. Alors que l’animal est sur mon poignet, je projette mes sens en lui et je l’envoie voler dans la direction du groupe. Via ses yeux je confirme à mes comparses que les types qui entament de gravir le mont sur lequel nous sommes, est bien en partie composé du T’Skrang Tos’Kt et ses deux trolls. Les autres semblent être des mercenaires humains.
Nous stoppons notre avancée et nous montons une embuscade. Nous nous dissimulons dans les rochers. Un T’Skrang, deux trolls et six mercenaires humains… le combat risque d’être rude.
Une volée de flèches déclenche l’affrontement. Le troll en tête de la troupe met un genou à terre sous les impacts. Un autre projectile de Charis touche le fourbe Tos’Kt qui se planque immédiatement derrière un rocher. Pour ma part, après avoir tiré mes flèches, je change de position pour me rapprocher du voleur qui nous crée tant de problèmes. Soudain, le troll qui avait mis un pied à terre se redresse en hurlant. L’instant d’après il fait un bond prodigieux et tombe aux pieds de Charis. Le second troll fait de même et atterrit tout près de moi. Les cavaliers eux poussent leurs montures et montent la route en direction de Daz et Kaëliane toujours dissimulés derrière des rochers.
Je lâche mon arc et je dégaine ma hache en prenant une position défensive pour amortir le coup de mon adversaire aussi musculeux qu’un taureau. Derrière moi Charis plante sa lance dans la gorge du troll qui tombe en arrière, foudroyé par l’attaque. J’encaisse le coup du second troll avant de répliquer par un coup puissant qui fait chuter mon ennemi au sol, inconscient. Je commence à courir vers le T’Skrang alors que Daz et Kaëliane tiennent les mercenaires en respect.
Alors que j’avance vers Tos’Kt, une ombre camoufle le soleil pendant quelques instants. Des trolls en armures lourdes équipés de bouclier de cristal et de lourdes fourrures sur les épaules tombent du ciel alors qu’un drakkar survole notre position. L’un d’eux beugle tellement fort qu’il arrive à briser le silence des montagnes. Je suis sûre que mes compagnes, et Daz, vont régler ce nouveau problème, aussi je me concentre sur cette petite raclure de voleur T’Skrang.
J’aperçois ma cible. Elle est à plus de cent cinquante mètres de distance, en contrebas. Je cours vers lui pendant quelques dizaines de mètres histoire que mes comparses me repèrent, puis je passe dans l’astral pour finir ma course jusqu’à notre courageux chapardeur. Soudain, en pleine course, un esprit me percute avec violence et m’envoie valser dans les airs. Je vibre un moment et quelques vertiges se font sentir, mais j’arrive à rétablir un semblant d’équilibre et poursuivre mon parcours. La trame du T’Skrang me permet de le repérer sans soucis et j’arrive tout près de lui.
Une petite discussion se fait avec Tos’Kt. Après quelques menaces avec son arme qu’il n’est pas certain de pouvoir tenir, il tente de négocier son départ en échange de mes rations de voyage. J’essaie de lui faire lâcher le nom de son commanditaire mais rien n’y fait.
Seulement, quand Daz arrive et pointe le dos du voleur, il pousse un soupir et lâche son arme. Les négociations reprennent mais il reste silencieux sur les personnes pour lesquelles il a dérobé le bouclier. Je comprends alors, grâce à un geste de sa part, qu’un pacte de sang le lie à ses employeurs et d’ailleurs que les deux trolls étaient chargés de le surveiller dans toute cette opération. Je lui lance mon sac de provisions afin de lui donner une chance de survie dans cette région hostile, puis Daz et moi revenons vers les autres.
A notre retour Charis et Kaëliane ont pris l’armure lourde du troll pour la revendre, son épée et ont constitué un petit paquet de pièces. La rencontre avec les trolls volants s’est bien passée. D’après elles les trolls appartenaient au clan Cornepierre, un des deux clans trolls qui possède une influence importante dans les monts Délaris, avec l’autre clan troll, Chercheciel.

11-12 Riag
Notre avancée dans les montagnes se poursuit sans mal.

13 Riag
En fin d’après-midi notre attention est captée par une cabane en pierre sur le toit de laquelle se trouve un mât orné de tissus colorés. Je reste un peu interdite un moment. Les couleurs choisies ont une signification particulière pour les chamanes. Je m’approche de la bâtisse en question et je frappe à la porte. Comme personne ne répond, je décide d’entrer. L’intérieur de la cabane est vide mais les murs sont recouverts d’un étrange enduit. Quand je regarde dans l’Astral, je prends un véritable choc. Les murs sont gravés dans l’Astral et un puissant sort de chamane y est inscrit : Effacement des Marques d’Horreur. Je demande à mes camarades de stopper un peu pour disposer du temps nécessaire à l’étude du sortilège. Je passe tout le reste de l’après-midi et le début de soirée à tenter de déchiffrer le sortilège, mais tout cela est d’une extrême complexité. Je n’y arrive pas.

14 Riag
Mes compagnes m’ont laissé une nouvelle journée pour étudier le sort pendant qu’elles sont parties chasser pour refaire les réserves. Mais je n’arrive à rien…
Charis elle décrypte la trame du bouclier et blague sur mon échec à apprendre le sortilège avec un jeu de mot : « Tu t’es tramée le cerveau ? ». Je trouve cette réplique amusante et je sais très bien que je n’ai jamais été très bonne pour les études théoriques de ma voie de donneuse-de-noms. Je note juste sur une carte la position précise de la cabane, au cas où il soit important d’y revenir.
Charis fait preuve de bien plus de réussite et arrive à identifier certaines des questions liées à la trame du bouclier. Les fameuses connaissances-clés nécessaires pour bénéficier des capacités magiques des objets nommés. Voici les trois premières questions liées au bouclier de bois gris de la ville de Lashitshala :
- Première connaissance-clé : Son nom.
- Deuxième connaissance-clé : Dans quel bois il est fait.
- Trois connaissance-clé : Il s’agit d’une quête. Il faut tuer une Horreur mineure.

15 Riag
Nous reprenons la route vers Lashitshala.

16-17 Riag
Nous arrivons à Lashitshala, un village-forteresse au coeur d’une vallée encaissée. Sur une petite esplanade, au centre du village, se trouve un grand arbre pétrifié, sauf une branche sur laquelle pousse quelques feuilles. Nous descendons vers la vallée.
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17 Riag
Nous entrons dans le village de Lashitshala. La première surprise est de découvrir que si la plupart des sons sont atténués comme dans les montagnes proches, le ruissellement de l’eau et le bruissement du vent dans les feuilles eux ne sont pas altérés. Et la seconde est de sentir que l’Astral se purifie au fur et à mesure de notre approche. Au sein même du village l’Astral est même sain.
A peine arrivées que des gamins se précipitent sur nous et font une petite fête de notre venue. Très viennent quelques travailleurs stoppent leurs activités et se portent à notre rencontre. Nous évoquons très vite le bouclier de Lashitshala. Les visages s’illuminent et les enfants repartent en courant en hurlant « Maître Milud ! ». Nous sommes amenés au coeur du village par les habitants. En chemin nous passons nous loin de l’arbre pétrifié. Il est planté à l’entrée d’un Kaer. De plus, sur un banc près de l’arbre, se trouve un Obsidien à la peau grise veinée de rouge. Il semble complètement inactif.
Nous sommes amenées jusqu’à la partie haute de la ville. Là, dans la grande salle d’une belle demeure, nous sommes reçues par une troll assez âgée armée d’une grande épée de cristal et un humain d’une cinquantaine d’années aux cheveux gris habillé de vêtements brodés de symboles élémentaires. Le vieil homme nous interroge sur le bouclier, puis, réalisant sa bévue, il nous serre la main et se présente comme étant Milud. Il poursuit les présentations avec la troll, une dénommée Wakkara, avant de nous inviter à nous désaltérer avec des pichets de bière (et d’eau pour les gens bizarres), en plus de nous offrir du saucisson et du fromage. Enfin de la viande bien préparée !
Kaëliane, experte dans l’art de conter, narre l’histoire qui nous a mis en possession du bouclier. Daz illustre les propos en montrant ses dessins, notamment de ceux qu’il a fait des trolls du ciel. Wakkara, la grande troll, identifie la troupe comme un clan Cornepierre : les Forge-Clou. Milud reprend le bouclier avec un sentiment de soulagement visible. Il le raccroche à un mur près d’un grand bâton brisé en trois parties dont il manque la partie centrale, et au-dessus d’une planchette de bois sur laquelle il manque visiblement un objet. Nous poursuivons les présentations pendant un petit moment en profitant bien de la nourriture et de la boisson offerte. La troll est une Guerrière et l’humain un Élémentaliste.
Daz, le Sylphelin, pose plein de questions sur les objets exposés. Il est très curieux, mais visiblement ses interlocuteurs beaucoup moins. Les gens du coin ne semblent pas connaître grand-chose des objets entreposés dans la pièce. Ils appartenaient tous à un troll, quêteur de Jaspree, aujourd’hui décédé, portant le nom d’Ataza. Il était présent à l’ouverture du Kaer il y a près de quatre-vingts ans. Wakkara et Milud pensent que le troll a été assassiné il y a près de soixante ans. Et, fait étrange, après sa mort, l’arbre au centre du village a refait quelques feuilles sur une de ses branches. Les trois objets seraient liés à l’arbre selon eux. Il s’agit donc du bouclier, d’un bâton brise en trois et d’une coupe en bois. Une chamane elfe du nom de Betsiëlle serait partie avec la coupe. Une elfe… j’ai tellement hâte de la rencontrer…
La tombe d’Ataza serait un peu au sud d’ici. Milud affirme que le squelette du troll retrouvé portait de nombreuses traces sur les os, témoignages d’une mort plutôt violente.
Ses restes ont été enterrés sur place, dans une grotte à flanc de montagne. Nos hôtes nous donnent la direction précise à suivre en sortant du village pour atteindre le tombeau en question. Dans la conversation vient l’arbre pétrifié. Milud ignore l’essence de l’arbre. Il pense qu’Atikus, l’Obsidien installé à ses pieds mais sans réaction depuis des années, doit bien avoir une ou deux infos… mais rien n’est moins sûr.
Après le repas des habitants nous remettent quatre lingots d’argent puis nous attribuent un logement dans le Kaer. Je ne suis pas sûre d’aimer m’enfermer sous terre dans des grottes bâties avec beaucoup de sang Ork. Mais je suis prête à tester une nuit, histoire de ne pas mourir idiote. Puis nous sommes guidés jusqu’au Kaer. Il est fermé par une énorme double-porte qui donne peu de mètres après sur un puits vertical où sont installés trois niveaux d’habitations. Tout en bas se trouverait un grand réservoir souterrain qui sert parfois de piscine. L’endroit est agréable finalement.

18 Riag
Journée de repos à Lashitshala. Nous sommes invités à droite et à gauche pour boire de nombreux coups et manger. Je profite de ce moment de répit pour faire mon passage de Cercle avec Daz tandis que Kaëliane suit des enseignements auprès de Wakkara. Charis traine dans le village.

19 Riag
Nous partons pour la tombe du troll. Charis nous raconte une histoire quand nous préparons nos affaires. Elle évoque un célèbre elfe des monts Délaris, connu pour être l’Érudit Martyr. Un savant gardien de milliers de livres qui s’est suicidé en s’arrachant les yeux et en se tranchant la gorge dans ses recherches pour trouver le salut du monde. Un de ses apprentis, survivant de la destruction de l’Érudit Martyr, réussi à fuir les monts Délaris vers une île qui est devenue par la suite la célèbre Théra. C’est grâce à lui et aux livres emportés que des savants trouvèrent la solution des Kaers. Mais, le plus intriguant, c’est que l’ancien monastère de l’Érudit Martyr n’a jamais été trouvé. Daz semble stupéfait par cette histoire. Il ajoute qu’il a entendu des gens du coin dire qu’un dragon majeur habiterait les monts Délaris.
Juste avant de le départ nous nous retrouvons tous sur la place du village, près de l’arbre pétrifié. Là une naine nous fait signe et se présente comme Daïkkah, la soeur de Grindan, un patrouilleur nain du village et suivant la voie du Cavalier. Elle n’est qu’une simple herboriste, mais, son bâton de voyage et ses vêtements de cuir, laissent penser qu’elle veut nous accompagner. Elle affirme qu’elle peut nous faire prendre un raccourci pour atteindre plus rapidement le tombeau d’Ataza. Nous acceptons la proposition. Je fais un grand sourire à Charis alors qu’elle prépare et enchante sa lance. Elle fait la même chose pour ma hache. C’est trop cool !
Daïkkah prend la direction d’une barre montagneuse. Nous la suivons sur un terrain extrêmement pentu. Quelques heures plus tard nous arrivons devant un pan de roche de plusieurs mètres de haut. La jeune herboriste nous guide alors jusqu’à une anfractuosité.
Mais cela ne se passe pas très bien… En tous cas, bien moins que les pronostics de notre guide. Nous atteignons la fin du passage tant bien que mal alors que le soleil a disparu du ciel. Notre campement est monté pour la nuit, mais le lieu choisi n’offre que peu d’avantage. L’autre option étant de descendre dans le noir pour rallier un endroit sûr bien connue de Daïkkah. Mais comme tout le monde ne peut voir dans le noir, nous n’avons pas opté pour descendre de nuit vers le lieu en question.
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Message par Le Grümph »

20 Riag
Le soleil se lève sur une vallée assez aride mais tranquille. Nous descendons pour faire une petite pause le long de la rivière qui court dans le fond, mais en remontant l’autre versant nous tombons sur des cadavres de grosses chèvres sauvages. L’une d’elles, morte aux premiers regards, se relève et retombe l’instant d’après. Kaëliane et Charis s’en rapprochent tandis que je regarde dans l’Astral. J’y découvre une zone très loin d’être vierge, elle est même proche de la souillure. Quand je reprends pied sur la terre Charis décoche un coup de lance dans le corps de la chèvre tombée devant nous et un jet purulent jaillit pour maculer la naine. Des petits vers grouillent sur la tenue de Charis qui se déshabille aussitôt et va se jeter dans la rivière proche.
Charis revient vers nous après voir nettoyé son armure. Il y a une odeur bizarre dans l’air mais personne n’en fait la remarque. L’inspection des cadavres de chèvres a révélé une trace suspecte : une morsure de serpent à trois crocs. Daïkkah parle d’un Nendeark, une Horreur mineure présente dans la région. Cette Horreur prédatrice chasse tout ce qu’elle peut pour en faire une armée de serviteurs non-morts et dévaster des communautés entières.
Nous attendons la fin de journée non loin des cadavres de chèvres. Comme attendu par les explications de Daïkkah, les animaux se relèvent et traversent la vallée. Nous les suivons avec prudence pendant deux bonnes heures. Jusqu’à un petit bois de pins au bord de l’eau d’où dépasse un amas rocheux. A la lisière du bois une odeur infecte de charogne règne. Nous nous éloignons pour passer la nuit et agir le jour venu.

21 Riag
Le matin nous revenons auprès du bois aux charognes mortes-vivantes. Entre les arbres des animaux immobiles à moitié rongés. Nous nous préparons à mettre feu au bosquet. Nous confectionnons des torches à quelques dizaines de mètres de là avant de revenir pour les lancer dans les arbres. Tout se passe bien sauf pour Charis qui tombe dans un trou d’eau recouvert par des lentilles ; le karma n’est pas avec elle aujourd’hui. Au moment de lancer les branches enflammées, j’appelle les forces magiques pour rassembler des brindilles au même endroit en utilisant les branches et racines des arbres. Les torches de Daz et moi sont peu efficaces mais Kaëliane arrive à installer un départ de feu. L’instant d’après nos flèches pleuvent pour abattre les fuyards. Mais, à peine tombés, que les corps se redressent de nouveau mus par une vie nouvelle.
Puis, soudain, un énorme serpent se manifeste aux côtés de Charis. Il écarte son immense mâchoire et mord la naine qui est affaiblie par un poison d’une grande violence. Kaëliane saute au contact de l’Horreur. La créature réplique par une morsure et disparaît aussitôt pour réapparaître presque aussitôt devant Daz qui fuit, touché par la terreur magique émanant du monstre. Je fonce pour écraser ma hache sur le serpent. L’Horreur disparaît mais je la suis dans l’Astral. J’invoque Thystonius et j’utilise mon karma pour rattraper le Néandeark, avant d’abattre ma hache sur le dos de l’Horreur qui meurt dans un cri effroyable.
Je ressors de l’Astral souillé brûlant avec trois dents dans les mains. Les animaux non-morts peuvent enfin être tués et nous nous organisons pour brûler tous les cadavres en putréfaction. Daz et Daïkkah partent chercher des plantes et tenter de guérir l’empoisonnement de Charis et Kaëliane pendant que je brûle les corps avec ces deux là. Nous prenons bien soin de nous laver à la rivière. A son retour l’herboriste naine prépare une infusion avec les plantes recueillies par ses soins et l’aide du Sylphelin. Après l’avoir bue, nos deux comparses se sentent beaucoup mieux. Nous prenons le reste de la journée pour poursuivre notre chemin vers le tombeau. Il ne fait aucun doute, à mes camarades comme à moi, que la jeune naine qui nous accompagne à toutes les capacités pour devenir Éclaireuse.

22 Riag
Nous passons un col en début de matinée avant le longer les hauteurs sur des sentiers. En milieu d’après-midi Daïkkah nous indique une falaise où se trouve le tombeau d’Atazra. Nous y montons sans trop de difficultés. La grotte à une forme de lentille et n’est pas très profonde. Il y a bien un petit cairn de pierres au milieu de l’espace, mais rien d’autre de notable. Je jette un coup d’oeil dans l’Astral qui est plutôt dégagé. Mais, dans le fond de la grotte, Daz détecte un étroit passage où il s’engouffre.
Le temps s’écoule sans nouvelle de Daz et de son chien Polux qui a suivi son maître. Le plus inquiétant et qu’il ne répond pas à nos appels. Puis soudain un aboiement, suivit d’un long silence. Charis retire tous son armure et prend le passage emprunté par le Sylphelin il y a de cela près d’un quart d’heure. Quelques instants plus tard Charis revient entièrement nue, ce qui doit être une habitude méconnue des nains. Elle tire ses vêtements sur lesquels repose le corps inerte de Daz et le morceau brisé d’un bâton.
Il faudra attendre le réveil de notre compagnon de voyage pour avoir toute l’histoire. Daz pleure car son compagnon Polux est mort pour lui sauver la vie. Le Sylphelin a rencontré une « Spectral Dancer » Sylpheline, sorte de fantôme de Donneur-de-Noms. Il a tenté, comme cela doit être fait, un danse avec elle, afin d’en apprendre plus sur son passé et la libérer de ses tourments. Malheureusement cette danse est dangereuse et peut facilement conduire à la mort. Quand Daz est tombé inconscient, même s’il n’a pas vu la scène, il pense que son chien a attrapé le Spectral Dancer dans sa gueule pour le tuer. Mais, se faisant, Polux est mort lui aussi.
Daz pleure encore et personne ne peut grand-chose pour le consoler. Sa rencontre avec l’esprit d’une Donneuse-de-Noms est troublante. Il est très probable que cette Sylpheline était une amie du troll. Mais pourquoi était-elle si désespérée ? Alors que nous réfléchissons à cela Daz crache un nom avec colère : Aryon. C’est un nom nain. Se peut-il que cet Aryon soit responsable d’une trahison d’un serment de sang ou quelque chose dans le genre ? En tous cas Daz est très en colère et je lance un sortilège d’amitié partagée pour le soulager. Je suis presque certaine qu’il est la victime d’une malédiction.

23 Riag
Nous retournons vers le village de Lashitshala. A peine sommes-nous sortis de la grotte, alors que nous longeons le sentier qui zigzague le long du col, qu’un troll tombe du ciel. Je vais finir par penser qu’il pleut des trolls dans le coin. Mais un bateau au-dessus de nous témoigne que des phénomènes aussi étranges ne se produisent pas sans explication. Le troll commence à nous interroger jusqu’à ce que Daïkkah l’interpelle pour lui demander de nous lâcher avec ses questions inquisitrices. Elle appelle le troll « Con » et « Azrek », et j’imagine donc que le second est son prénom.
Après une petite conversation la naine négocie le retour à Lashitshala… En bateau volant ! Je commence à descendre la pente, mécontente de devoir faire une expérience aussi absurde que de ne plus avoir de pieds sur le sol, mais je tombe sur Daz qui fait de gros yeux larmoyants.
L’instant d’après, je suis assise aux pieds du mât, les bras croisés et la mine sûrement boudeuse. Je n’aime pas qu’on me prenne par les bons sentiments. Le capitaine du navire en profite pour se présenter. Il s’appelle Gama Perceneige. Mes compagnes parlent de la traque et de l’éradication du Néandeark. Les marins semblent ne pas nous croire mais je montre les crocs de l’Horreur pour preuve. Les trolls sont surpris et m’offre un coup d’hydromel pour célébrer cette victoire. Je ne refuse pas, d’autant que le bateau va bientôt décoller. Je ne compte pas être complètement sobre quand cela arrivera.
Une petite heure plus tard nous arrivons au village. Je saute à terre le plus rapidement possible. Nous découvrons bien vite que le capitaine Gama est le frère de Wakkara.
Tout le monde écoute avec attention le récit de nos aventures dans les montagnes et la mort de Polux est noyée dans des hommages alcoolisés assez nombreux.
Notre petite troupe décide de faire une pause d’une dizaine de jours au village, histoire de se remettre de nos péripéties. Pendant cette pause nous parlons avec Daïkkah et les chefs de Lashitshala du potentiel de la naine pour devenir une Donneuse-de-Noms. J’essaie aussi d’en apprendre une peu plus sur la chamane elfe, mais personne ne sait grand-chose à part qu’elle a disparu dans les montagnes au nord. C’est elle qui aurait fait la cabane où figure le sortilège contre les marques d’Horreurs. Et cette cabane n’est pas la seule puisqu’il y en aurait trois autres dans le secteur.
 
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scorpinou
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Re: [CR Earthdawn] Le journal de Norshkhanda

Message par scorpinou »

sympa comme récit

au vu de la quantité, je croyais être passé à coté, mais non, c'est tout publié en même temps :)
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Le Grümph
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Re: [CR Earthdawn] Le journal de Norshkhanda

Message par Le Grümph »

C'est l'équivalent de quatre séances de jeu, à peu près. On a rejoué depuis, mais j'ai pas encore le CR...
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Re: [CR Earthdawn] Le journal de Norshkhanda

Message par lordsamael »

Je retrouve l'univers de Earrthdawn avec plaisir ! Bravo pour le CR.
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Re: [CR Earthdawn] Le journal de Norshkhanda

Message par Le Grümph »

3 Teayu
Aujourd’hui nous participons à un entretien avec Milud, l’Élémentaliste du village de Lashitshala, pour qu’il nous dévoile les clés des trois objets liés à Atazra.
Tout d’abord le bouclier possède cinq clés, comme les autres reliques d’ailleurs. La première, identiques à tous les objets magiques, est constituée de son nom. La deuxième est de savoir en quel bois il est fait, la troisième est une épreuve qui constitue à tuer une Horreur mineure, la quatrième est de connaître le nom du chef troll vaincu en combat singulier par Atazra et la raison de cet affrontement, la dernière clé constitue en retrouver l’écho des montagnes.
Le bâton possède des clés différentes mais toujours liées au troll Atazra. La première est évidemment son nom, la seconde constitue en une réparation de l’objet, la troisième est de découvrir le nom de la personne qui a brisé l’objet, la quatrième est de rechercher quelle menace ont vaincue Atazra et ses compagnons dans les monts Délaris, la cinquième étant de retrouver le monastère perdu de l’Érudit Martyr.
Le dernier objet est la coupe en bois. D’ailleurs, bien que cela ne constitue pas une clé de l’objet en soi, il faudra d’abord retrouver la coupe en question avant de pouvoir se lier à elle. La première clé est son nom, la deuxième veut que l’on cueille une fleur de Caladui pour la consommer, la troisième est de boire aux sources de la rivière Blanche, l’avant-dernière est de trouver quel poison tua la femme d’Atazra, la finale est de tuer une Horreur nommée : Irwifiaël, une Horreur majeure donc.
Dans la journée Daz repart du village pour mener ses propres objectifs. Charis, Kaëliane et moi nous nous interrogeons alors sur la suite. Nous posons ainsi quelques questions pour tenter d’avancer dans les clés des reliques d’Atazra. Tout d’abord à l’herboriste Daïkkah sur le Caladui. La naine affirme que c’est une plante de haute montagne assez rare, qui affectionne particulièrement les zones fréquentées par des élémentaires d’air. Elle est utilisée dans des cérémonies chamaniques ou de Nethermancien. C’est une sorte de psychotrope qui aurait la capacité de provoquer des augures.
Nous retournons voir Milud pour l’interroger sur Atazra. Nous le questionnons sur la vie passée du troll. Le vieil homme avoue qu’il a peu d’informations sur le passé des reliques et de son feu porteur, mais il sait qu’il a été marié à une troll des montagnes du nom de Thakitanyc. Un mariage fait après sa venue dans la région. Cette troll était elle aussi une Adepte mais personne ne sait grand-chose sur sa mort. Quant à la chamane elfe, qui serait en possession de la coupe, Milud dit qu’aux dernières nouvelles, qui datent de plusieurs années, elle serait du côté du clan troll Perceneige.
Nous préparons l’expédition pour les montagnes. Daïkkah nous prépare plein de potions. Charis décide d’ailleurs d’engager l’herboriste comme guide. Nous allons aussi prendre le chariot et Pénélope pour transporter l’armure troll et l’épée récupérées lors d’un de nos derniers affrontements, avec l’envie de vendre ses objets si possible. Le voyage devrait durer quatre jours. Daïkkah parle de seulement deux heures en bateau volant mais elle se ravise quand je lui lance un regard noir plein de menaces. C’est une guide de montagne ou une commerçante de voyages volants trolls ?

4 Teayu
Journée tranquille de voyage sans encombre.

5 Teayu
Nous nous élevons dans les montagnes. Daïkkah nous entraîne vers des routes très pentues, sans que notre groupe ne soit vraiment convaincu de la « praticité des voies » évoquée par notre jeune guide.

6 Teayu
Kaëliane repère un humanoïde au pied d’un rocher. Il ne bouge pas et la jeune humaine s’avance vers lui d’un pas prudent. Très vite elle nous fait signe de venir. Nous découvrons un humain inconscient et couvert de sang. Il porte des habits de chasseur mais aucune arme. Je lui mets de l’eau sur le visage pour nettoyer le sang. Le montagnard blessé reprend conscience. Il peine à demander : « Vous avez retrouvé les autres ? ». Puis il affirme avoir été attaqué par des singes blancs avec des tentacules sur le visage, des rejetons d’Horreur que nous connaissons sous le nom de Bordogos.
Nous prenons le temps de panser les blessures du chasseur avant de la questionner quand il semble en capacité de répondre à quelques questions. Il parle d’un groupe de sept personnes dont le chef l’a envoyé chercher de l’aide. Ils étaient alors tout près de la Roche Noire, un lieu assez notable situé non loin. Daïkkah connaît le chemin pour s’y rendre. Elle nous donne les indications nécessaires pendant qu’elle va descendre au village du blessé avec la charrette pour trouver des renforts.
Nous grimpons à toute allure vers la fameuse Roche Noire. Une fois en vue, il n’est pas possible de confondre ce rocher d’un autre. C’est une sorte de cube irrégulier d’une quinzaine de mètres de haut bien plus foncé que le reste des roches environnantes. Au pied du cube se trouve quatre créatures aux fourrures blanches jaunies. Elles sont assises et attendent les unes près des autres. D’après Kaëliane les Bordogos sont des engeances d’Horreur porteuses de maladies magiques qui peuvent se transmettre par les blessures. Nous nous plaçons donc le plus loin possible pour envoyer des volées de flèches et tenter d’éviter l’affrontement direct.
Malheureusement les créatures réagissent vite aux premières flèches qui tombent sur elles et elles bondissent sur la pente avec une agilité remarquable. Nous abandonnons très vite nos arcs pour prendre nos armes de corps à corps avant qu’elles ne fondent sur notre position. Kaëliane tranche une des bêtes en deux au moment où celle-ci lui bondit dessus. Charis perfore son adversaire tandis que je coupe un bras du mien qui s’écroule au sol. Un second Bordogo attaque Kaëliane, mais, le plus surprenant c’est que son premier adversaire se relève, entre dans une fureur sans nom et se rue sur Kaëliane pour la rouer de coups. Je tranche la tête du Bordogo près de moi avant de me jeter sur celui que Charis vient de mettre à terre pour lui faire subir le même sort.
Kaëliane tombe sous les coups de la bête en furie alors qu’elle vient tout juste de tomber l’autre adversaire. Charis et moi nous précipitons vers ce dernier pour éviter qu’il ne se
relève, puis j’encaisse les coups furieux du dernier ennemi avant de l’abattre à deux contre un.
Nous nous portons très vite au secours de notre compagne humaine avant de monter vers la Roche Noire en restant sur nos gardes. Sur le chemin nous trouvons le corps d’une jeune femme à moitié dévorée. Autour de la roche étrange se trouve une petite bande d’herbes hautes, et les créatures semblaient éviter cette zone. Mais pourquoi ?
Je recherche une ouverture. Sur une des faces, au niveau du sol, se trouve une ouverture dégagée depuis peu de temps. Je réalise alors que nous sommes très probablement devant l’entrée d’un Kaer. Nous prenons l’étroit passage. Je vérifie alors l’Astral et il est sain. Je hurle alors pour demander si quelqu’un est là. La question « Qui va là ? » me répond. C’est alors qu’une chasseuse sort de l’ombre. Je me présente ainsi que mes compagnes. J’annonce que nous avons retrouvé son éclaireur et qu’il va bien, mais que malheureusement nous avons trouvé un corps en chemin.
La chasseuse va chercher ses compagnons qui sont postés un peu plus loin en train de se reposer. Nous ressortons quelques minutes plus tard avec toute la bande. Nous prenons le corps de la défunte pour la ramener au village et nous nous attardons quelques instants pour enterrer les corps des Bordogos sous un amas de cailloux, histoire que leurs corps ne souillent pas des bêtes sauvages.
Au village des chasseurs c’est un peu la fête, malgré la tristesse d’avoir perdu un des leurs. Mais, après cette fête, et ce n’est pas à cause de l’alcool consommé, je ne me sens pas bien du tout, et Kaëliane semble dans un état similaire. Une grosse fièvre commence à me coller au lit. Daïkkah nous donne des plantes en infusion mais cela ne suffit pas.

7 Teayu
Daïkkah repart au matin et laisse des plantes à Charis pour soigner Kaëliane et moi. Je n’ai pas tout saisi mais il semblerait que l’herboriste naine retourne du côté de Lashitshala chercher Milud. Le reste de la journée est insupportable.

8 Teayu
Je passe une nouvelle journée au plus mal. C’est horrible. Je déteste cela !
En fin d’après-midi un drakkar volant arrive et Milud en descend tandis que Charis me transporte sur un brancard vers l’embarcation. Je ne comprends pas pourquoi mais je n’arrive pas à rester éveiller assez longtemps pour connaître la suite.

9 et 10 Teayu
Je ne suis pas bien du tout mais la maladie semble s’éloigner peu à peu.

11 Teayu
Ce matin je vais mieux. Je me tiens à l’entrée d’une maison au sein du village troll Perceneige où Kaëliane et moi avons été emmenées pour être soignées grâce à la magie de Milud. Je regarde une charrette avancer le long de la route avant de réaliser qu’il s’agit de Daïkkah et de la jument Pénélope. Je commence à me demander comment nous sommes arrivées ici, si la charrette vient seulement d’arriver. Peu importe…
Le village troll est composé de grandes maisons rondes installées sur une plateforme artificielle fortifiée. Sur les pentes avoisinantes s’étalent des cultures en terrasse.
Charis vient vers la moi et Kaëliane et nous informe de ce qu’elle a collecté comme information sur la chamane elfe. C’est elle qui aurait construite les cabanes où se trouvent des sortilèges gravés. Personne ne sait où elle est mais elle serait partie vers le mont Jarazal. Charis dit qu’elle s’est liée d’amitié avec un certain Vrashin, un Troubadour, qui lui apprend comment parler chez les trolls car d’après elle c’est extrêmement protocolaire. Ils sont vraiment des sources de problèmes ces trolls : des prises de paroles hiérarchisées de manière complexe et des bateaux qui volent dans le ciel.
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Re: [CR Earthdawn] Le journal de Norshkhanda

Message par Le Grümph »

12 Teayu
Kaëliane suit des enseignements auprès d’un troll et lui donne des cours en retour. Charis elle apprend à détecter des marques d’Horreur avec son nouveau copain Troubadour. Quant à moi je prends des renseignements pour le mont Jarazal.

13 Teayu
Je cherche un guide pour nous mener vers le mont Jarazal. Je déniche un gamin troll de douze ans, un jeune berger qui cherche à amasser un petit pécule pour s’installer avec sa femme. Il porte le nom d’Invir. Bon, comme prévu, mes deux comparses ne sont pas enthousiastes à l’idée de faire de la marche en montagne et elles proposent de prendre le bateau. Cette hérésie est balayée après de très longues minutes de négociation et d’argumentation. J’ai gagné… ou on m’a laissée gagner… Enfin le plus important c’est que nous éviterons le désastre du bateau volant.

14 Teayu
Nous partons au petit matin. Kaëliane me demande souvent si la marche me convient toujours. Je réponds positivement même si je ne comprends pas pourquoi elle me pose cette question, et surtout de manière si répétée. Daïkkah nous accompagne sur le début du trajet car elle va ramener le chariot et Pénélope jusqu’à Lashitshala.
En début d’après-midi le chemin d’avec l’herboriste naine se sépare. Nous poursuivons la route avec Invir. Au moment où nous passons une nouvelle crête, le jeune troll nous désigne une masse rocheuse du doigt. Elle a la même couleur que l’Obsidien de Lashitshala. Il dit qu’il s’agit de la Roche Vivante de Hyarantha.
Pour passer la première nuit à l’extérieur, Invir propose de rallier une communauté minière naine proche. Nous acceptons la proposition. Nous découvrons le village quelques minutes plus tard. Il y a quelques cabanes de bois et des hangars typiques d’une mine. Dans un coin du village se trouve aussi un grand tas de déchets minéraux. A l’approche de l’entrée des gardes nains nous interpellent. Kaëliane fait aussitôt un petit pas de danse et se propose de chanter. Les types rigolent un peu et nous nous approchons.
Après notre entrée, un gros nain vient à notre rencontre. Il s’agit du chef de la mine. Il nous attribue un espace où nous installer pour la nuit, une zone d’entrepôt juste couverte par un toit. Les habitants nous aident à débarrasser les quelques objets qui encombrent les lieux. Puis ils nous donnent un peu de bois de chauffe et de l’eau. Après une grosse heure durant laquelle nous nous installons pour la nuit, les nains reviennent, mais aussi quelques orques, pour discuter avec notre groupe. Les habitants du coin sont heureux de recevoir des nouvelles de l’extérieur. Nous parlons aussi de la Chamane elfe mais seul le chef du village semble l’avoir un peu connue.

15 Teanyu
Nous voyageons dans les montagnes dans des zones de moins en moins fréquentées.

16 Teanyu
Kaëliane repère une cluse, une coupure encaissée et perpendiculaire à un mont. Dans cette formation géologique singulière se trouvent des ruines d’habitations. Invir ne sait pas nous dire de quoi il s’agit ; nous décidons donc de monter pour inspecter les lieux.
J’observe l’Astral qui est à la limité de la souillure. Mais surtout je détecte une présence spirituelle. Je fais un petit appel dans l’Astral mais personne n’y répond. Au-delà des maisons en ruine se trouve un cirque au pied duquel s’étend un joli petit lac alimenté par une chute d’eau. Je remonte dans l’Astral pour découvrir un vieillard qui sort d’une des maisons délabrées. Je communique cette information à mes partenaires avant de leurs dire que je vais monter pour rencontrer l’esprit en question.
A mon arrivée dans l’Astral, l’esprit du vieil homme est surpris. C’est alors que je remarque un mouvement près du lac. Une humanoïde assez jolie sort de l’eau et elle me regarde avec une hostilité marquée. Elle dit ne pas aimer les trolls comme préambule à la conversation, ce qui est loin d’être très engageant. Il semblerait cela dit que des trolls soient responsables de la destruction du village. Le vieil homme lui se montre plus conciliant et parle de sa future disparition quand les dernières maisons seront tombées. Il semble assez résolu à cette idée de fin, mais l’esprit du lac, qui est sa compagne, n’est pas du tout heureuse de ce fait.
Le vieil homme me confie le nom du village : Wislow. Il me conseille cependant de ne pas nous installer trop près du lac ; à moins de courir le risque de subir quelques déconvenues éventuelles. J’imagine qu’il parle là de sa compagne. Quand je regarde vers le lac, je vois la femme, les bras croisés sur la poitrine, le nez froncé et le regard mauvais. Je me dis à cet instant qu’il n’y a aucun doute que dormir près du lac serait une mauvaise idée.
Je redescends de l’Astral aux couleurs ternes pour retrouver notre monde plein de couleurs. Je décris ce que j’ai vu à Charis et Kaëliane. Mes deux compagnes n’ont pas trop l’habitude de monter dans l’Astral et m’interrogent sur le sujet. Je commence à donner des explications sur la substance, le fait d’être matériel ou non dans l’Astral. Ainsi les êtres vivants, et certains objets particulièrement importants, ne peuvent être traversés dans cet autre monde. Je donne aussi quelques définitions sur les esprits et leur non-existence sur le monde physique.
Après ce cours du soir improvisé, nous opérons une des traditions des Adepte qui consiste à dépenser un peu de karma pour faire appel à Jaspree et favoriser la pousse des plantes. Nous passons ensuite une nuit tranquille dans une des maisons les moins abimées par le temps.

17 Teayu
Pendant la journée, Invir nous guide jusqu’à un stupa, encore un de ces empilements de briques décoré de drapeaux colorés fixés à de grandes tiges de bois, confectionné par la Chamane elfe. Comme dans la précédente déjà visitée, un sortilège est gravé sur les murs. Cette fois il s’agit d’une formule permettant l’immobilisation d’Horreur. C’est un sort de Compagnon de Chamane. Je prends juste le temps d’analyser la formule, sans tenter de l’apprendre. On verra bien si l’occasion se présente à l’avenir de passer du temps ici.
Nous poursuivons la route jusqu’à la nuit tombée où nous dénichons un lieu sûr pour passer la nuit. Durant la nuit je fais un rêve des plus agréables. Je suis dans une grotte où une elfe assise en tailleur habillée dans une tenue légère attend. Elle a une coupe en bois juste devant elle. Je sens sa bienveillance. Elle me sourie. Je me sens terriblement bien, comme si j’étais sur un petit nuage.

18 Teayu
Je me réveille avec l’intuition absolue de savoir où se trouve le mont Jarazal et quel chemin prendre pour rencontrer la Chamane Elfe. Je commence à l’annoncer à mes compagnons, avec cette joie immense d’avoir été choisie par une elfe. Mais la douche est un peu froide. Charis et Kaëliane me disent avoir fait le même rêve.
 
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Re: [CR Earthdawn] Le journal de Norshkhanda

Message par Le Grümph »

18 Teayu
Je me réveille avec l’intuition absolue de savoir où se trouve le mont Jarazal et quel chemin prendre pour rencontrer la Chamane Elfe. Je commence à l’annoncer à mes compagnons, avec cette joie immense d’avoir été choisie par une elfe. Mais la douche est un peu froide : Charis et Kaëliane me disent avoir fait le même rêve.
Nous reprenons la route dans la matinée. Dans une vallée que nous traversons nous rencontrons un troupeau d’énormes chevaux, des bêtes de plus de deux mètres cinquante au garrot. Ce sont des Granlains. Invir parle de tribus trolls qui font l’élevage de ces énormes bêtes. Je me dis que ça pourrait être classe une telle monture pour voyager dans les montagnes. Après la taille de la bête doit compliquer l’emprunt de voies étroites plutôt fréquentes dans le coin.
Au fil de la journée nous montons de plus en plus vers les hauteurs. La zone montagneuse que nous traversons est de moins en moins peuplée. Il semblerait que ces terres sauvages éloignées des communautés se soient beaucoup moins remises du Châtiment. D’ailleurs, d’après notre jeune guide, beaucoup de Kaers ont été détruits dans le coin.

19 Teayu
En milieu de matinée nous arrivons à un village fortifié. Il est habité principalement par des humains, et ils font l’élevage de chèvres et de quelques autres animaux habitués aux températures plutôt rudes. Nous passons dans le village pour prendre des nouvelles, ainsi qu’acheter du fromage et de la viande séchée. Kaëliane parle d’acheter de nouvelles chaussures… Je ne comprends pas son obsession sur ce sujet, d’autant que je me sers de mes bottes uniquement pour protéger les bandes dont j’entoure soigneusement mes pieds.
Alors que nous sommes sur le départ, Invir nous confie une nouvelle plutôt troublante. Il dit que trois elfes et un humain sont passés au village. Les elfes n’étaient pas franchement très causants mais ils ont posé des questions sur le mont Jarazal. Nous pensons qu’il serait bien de les rattraper. Invir prie alors Floranuss, la passion de l’énergie et du mouvement, pour nous permettre d’accélérer nos déplacements.
Trois heures plus tard nous sommes en vue du groupe que nous traquons. Si nous continuons au même rythme nous pouvons les rattraper avant que la nuit ne tombe dans les montagnes. Nous accélérons donc la marche pour ne pas perdre cette occasion. Charis peine à suivre et se blesse légèrement dans l’ascension. Mes compagnes s’interrogent sur la manière d’aborder le groupe d’elfes, mais je signale que justement, étant des elfes, nous n’avons pas grand-chose à craindre. Il s’agit tout de même de l’une des races les plus civilisées et des plus admirables. Ils sont si beaux…
Nous sommes en train d’avancer dans une vallée encaissée quand un elfe apparaît de derrière un bloc rocheux. Il possède une magnifique chevelure blonde mais sa peau semble un peu étrange. Je n’en suis pourtant pas certaine. Il faut dire que ses habits de voyage, sa cape, son chapeau et son écharpe ne laissent pas entrevoir grand-chose si ce n’est ses yeux. Ses vêtements sont recouverts d’élégants symboles. L’elfe se présente comme Idarolan, un Compagnon Élémentaliste. Je suis sidérée par l’elfe si bien que Kaëliane me lance d’un ton moqueur : « Ferme ta bouche ! Je suis en train de mouiller » - « Ouais… Moi aussi… », soupirai-je.
Nous discutons avec l’elfe qui de son côté est loin d’être bavard. Et, je dois bien avouer, qu’au fil de la conversation, je trouve son ton et ses rares mots de moins en moins sympathiques. Charis annonce que nous venons de Lashitshala et que nous ne sommes pas là pour faire le moindre tort à la Chamane elfe qui habite le mont Jarazal. Idaloran prend une pose assez prétentieuse et souhaite que nous reculions pour le laisser poursuivre avec ses comparses. Je suis loin de croire que sa bande et lui-même soient là pour s’entretenir poliment avec Chamane Betsiëlle.
Je regarde dans l’Astral pour observer celui qui devient un peu plus, à chaque mot qu’il prononce, un adversaire. Idaloran a une trame importante mais très étrange. Il est lié à quelque chose de dérangeant que je ne sais pas expliquer pour le moment. Je m’aperçois qu’il possède sur lui deux objets magiques. Malheureusement ses comparses sont dissimulés derrière des obstacles conséquents et je ne peux apercevoir leurs auras.
Soudain, alors que les mots échangés entre Charis et Idaloran laissent penser qu’un conflit pourrait bientôt se déclencher, une archère elfe surgit sur une hauteur avoisinante et tire deux flèches en direction de Charis. Puis derrière nous un humain surgit à son tour et fonce sur Kaëliane. Le type semble marcher à quelques centimètres du sol. Puis le dernier elfe de la bande bondit pour attaquer Charis mais manque son coup. L’Élémentaliste s’entoure de vents violents avant de projeter une lance de givre sur la naine.
Un combat féroce commence. Très vite Kaëliane sèche l’humain d’un coup d’épée bien placée. Je me lance sur l’elfe qui attaque Charis à l’aide de dagues et je le balaie d’un puissant coup de hache. Puis le leader de la bande de malfrats me prend pour cible avec sa magie. Je sens mon sang chauffer dans mes veines. La sensation est atroce mais je parviens à tenir le choc. Kaëliane fonce alors sur le lanceur de sorts et donne un coup qui fait basculer sa capuche en arrière. Sa peau est repoussante. On dirait que des épines noires poussent sous celle-ci. Je charge le magicien en compagnie de Charis, alors que les terribles flèches de l’archère nous tombent toujours dessus. Idaloran me perfore de sa lame et je l’extraie avec une grimace avant de frapper de concert avec mes compagnes, jusqu’à ce qu’il tombe inconscient. Je hurle alors : « Bon. On arrête là ! ». Je ne fais pas la fière, je suis à bout de force et le moindre coup, ou plutôt la moindre flèche, pourrait mettre un terme à mon existence. C’est alors que nous entendons un hurlement. L’instant d’après nous contemplons l’archère elfe tombée en bas de son poste de tir, et Invir qui regarde en contrebas, encore surpris par la puissance de son coup de bâton magistral.
Nous ne perdons pas trop de temps pour souffler et nous dépouillons nos adversaires de leurs biens, laissant tout de même leurs affaires de voyage et leurs rations pour ne pas les condamner à mort dans ce milieu plutôt hostile. Nous donnons à Invir un quart du butin de pièces récoltées pour le remercier de son intervention capitale. Il est heureux. Il commence à amasser un sacré pactole pour s’installer avec sa future femme.
Avant de partir, j’observe les étranges elfes. C’est ce qu’on appelle des elfes de sang, un peuple qui a refusé l’aide de Théra et sa technologie des Kaers. A la place on dit que les elfes de sang, grâce à leur reine toujours en vie à l’heure actuelle, ont réalisé un puissant rituel. Ce dernier a fait pousser des épines sous leurs peaux, leurs infligeant des douleurs permanentes capables de les protéger contre les effets mentaux des Horreurs.
Nous repartons avec une belle quantité d’objets magiques. L’arc long de l’archère elfe, une lame magique du guerrier du groupe, ainsi qu’un anneau et une petite cloche de prières en bronze, tous deux d’anciennes possessions de l’Élémentaliste. Je range l’arc dans mon sac en retirant la corde pour ne pas être trop encombrée. Kaëliane s’empare de l’épée avec une expression faciale qui témoigne de la joie immense qu’elle ressent de posséder un tel objet. Charis prend l’anneau et la cloche de prières. De toute façon il faudra analyser ces objets avant d’en faire quoi que se soit.

20 Teayu
Le lendemain matin notre guide semble avoir passé une très mauvaise nuit. Je crois qu’il s’est rendu compte de l’immense danger qu’il a pris hier en attaquant l’archère elfe. Pour ma part j’avoue que la mort que j’ai frôlé me fait un effet contraire. J’ai une furieuse envie de célébrer la vie. Mais si notre guide n’est pas dans la meilleure des formes, l’avantage est que nous ne sommes plus très loin de notre destination et nous savons par intuition, sûrement liée au rêve fait avec la Chamane elfe, la direction exacte à suivre pour atteindre le mont Jarazal.
En milieu de journée nous arrivons en vue d’une grotte. Des mâts avec des fanions colorés, comme ceux présents sur les stupas, permettent de s’assurer que nous sommes au bon endroit. Une fois dans la grotte en question, celle-ci est aménagée. Il y a quelques affaires et un peu de mobilier. Sur un lit simple se trouve une coupe en bois. Je jette un coup d’oeil dans l’Astral pour y voir une elfe en train de méditer, juste à côté de la coupe. Je l’annonce à mes compagnons avant de me précipiter hors de la grotte.
Je reviens quelques instants plus tard pour décorer la pièce avec de jolies fleurs trouvées aux abords de la grotte. Charis et Kaëliane ont déjà commencé à installer les affaires dans la grotte. Et, alors que nous sommes installés, une forme fantomatique apparaît. Elle se présente comme Betsiëlle et assure d’être heureuse de notre venue. Je me tourne vers mes compagnes pour leurs demander si l’elfe est aussi fantomatique pour elles que pour moi. Elles confirment que oui, et une certaine tristesse me gagne quelques instants. C’est alors que Betsiëlle avoue qu’elle est devenue un esprit protecteur des montagnes.
La conversation s’engage avec Betsiëlle sur des sujets importants, notamment le fait qu’elle soit recherchée par des elfes de sang. La Chamane est persuadée qu’il s’agissait d’envoyés de Dévabrielle, sa soeur. La cloche de prières s’avère être un moyen de capturer l’esprit qu’est devenu Betsiëlle. Ensuite nous lui racontons toute l’histoire qui nous a amené jusqu’ici.
L’esprit protecteur des montagnes nous demande de l’aide. Elle est impuissante pour résoudre certains problèmes importants qui pèsent sur les monts Délaris. Elle raconte qu’Atazra se considérait comme un gardien de la région. Et les trois objets du village de Lashitshala, éveillés après la mort du troll, sont devenus des créations magiques destinées à servir les futurs protecteurs des monts Délaris. Betsiëlle assure connaître le nom des trois objets en question mais prévient qu’une telle connaissance impose certaines responsabilités. Je crois que nous sommes prêtes à les assumer et l’elfe fantôme nous révèle alors les premières clés des artefacts d’Atazra : Écorce est le nom du bouclier, Guide celui du bâton et la coupe porte le nom de Perfection.
Je pose la question sur le bois dans lequel sont faits ses objets. Betsiëlle dit qu’il s’agit d’Alikaliarim, un nom qui correspond à l’arbre de vie de Lashitshala. Elle ajoute qu’elle est certaine que les quêtes finales des trois artefacts sont grandement liées au destin des monts Délaris et à la restauration de la région. Elle parle aussi d’une nouvelle particulièrement surprenante. Atazra était originaire d’un Kaer encore scellé et, à ce jour, celui-ci n’est toujours pas ouvert. Une partie du Kaer en question est envahie d’Horreurs mineures et la population serait réfugiée dans une seconde enceinte. Betsiëlle joue un rôle important dans la lutte pour préserver les protections magiques du lieu, mais elle n’a malheureusement pas assez de pouvoirs ou de forces pour combattre l’Horreur nommée qui maintien le siège, un nom qui ne nous est plus inconnu : Irwifiaël.
Mais, il est fort probable, qu’atteindre cette quête finale, ne soit réalisable qu’en effectuant les deux quêtes des deux autres objets. Trouver le Monastère Perdu pour Guide, et sûrement dénicher là-bas les nombreuses connaissances sur les Horreurs et sur la magie qu’il protège, constitue une étape importante. Tout comme celle de restaurer l’Écho des Montagnes lié à Écorce, pourrait permettre de s’allier au grand esprit protecteur des Délaris. Ces trois grandes missions devaient être celles qu’Atazra s’était fixé pour délivrer son Kaer. Malheureusement sa vie a été écourtée.
Nous reparlons ensuite un peu de la soeur de Betsiëlle, la fameuse Dévabrielle. D’après la Chamane elle serait à la recherche du Monastère Perdu et c’est probablement pour cette raison qu’elle a envoyé certains de ses agents. L’elfe fantôme me demande de conserver la cloche de prières qui est liée à elle. Je suis extrêmement honorée de cette proposition. Je vais sûrement lui demander de m’aider à passer l’épreuve pour atteindre le rang de Compagnon dans la voie du chamanisme. Peut-être sera-t-il aussi possible d’apprendre quelques sorts qui pourraient m’aider moi et mes compagnes pour les aventures à venir.
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Le Grümph
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Re: [CR Earthdawn] Le journal de Norshkhanda

Message par Le Grümph »

21/22 Teayu
Je m’entraîne avec Betsiëlle pour atteindre le rand de Compagnon, mais celle-ci souhaite que je remplisse une quête pour valider mon passage. La quête consiste à trouver des colons pour s’installer dans les ruines près de la cascade et d’y remonter une communauté. J’imagine que repeupler les montagnes permettra de repousser la souillure des Horreurs mais aussi de rendre le territoire plus sûr pour les voyages entre zones civilisées.

23 Teayu
Il me faut une journée complète pour apprendre le sortilège de Métamorphose Animale.

24 Teayu
Aujourd’hui j’apprends le sort de Soins, un soutien magique qui pourrait s’avérer très précieux dans notre mission de protection des monts Délaris tant les dangers sont présents.

25/26/27 Teayu
Notre groupe reste aux abords de la grotte de Betsiëlle. Charis passe une bonne partie de ses journées à analyser les objets magiques que nous avons récupérés. Kaëliane recherche des fleurs de Caladui pour m’aider dans mon lien avec la coupe Perfection. Au dernier de ces trois journées, Kaëliane trouve des fleurs de Caladui et m’indique où les trouver, leur préparation étant bien spécifique, les cueillir ne m’aurait pas servi, quant à Charis elle a identifié les trois objets magiques. L’arc long se nomme Sviriel, l’épée est Dirka et l’anneau porte le nom d’Iriana. Aucun de ces objets ne possède de clé au second lien de la trame de ces objets. L’épée et l’anneau possède quatre liens, mais les talents de la Forgeronne ne sont pas encore assez puissants pour les identifier. L’arc possède encore un lien inconnu. Charis a aussi identifié la cloche de prières, Appel du Matin, dont le second rang est plutôt facile à atteindre pour moi, puisqu’il s’agit de parler avec Betsiëlle. Les deux derniers liens restent encore inconnus pour le moment.

28/29/30 Teayu
Nous nous lions aux objets magiques en intégrant une petite partie de notre essence magique dans ces objets merveilleux pour bénéficier de leurs pouvoirs. Pour ma part je me prépare aussi une décoction de Caladui. Mais je ne pensais pas que l’effet serait aussi percutant. Si au début je rêve d’une vie calme et paisible, elle est soudain envahie par un sentiment de violences à venir. Puis le stress fait bientôt place à la panique. Je suis en train de ranger des objets mais je suis incapable de savoir où je dois les placer pour les protéger d’un danger qui se fait de plus en plus imminent. Le rêve vire au cauchemar… puis, de retour à la réalité, un profond malaise me gagne pendant de nombreuses heures, avant qu’une véritable nuit de sommeil efface ces mauvaises impressions probablement divinatoires.

1 Borum
Nous redescendons vers le village fortifié. Sur le chemin je me souviens enfin du nom de la petite communauté d’éleveur de chèvres et de paysans : Chacotay.

3 Borrum
Notre petite bande arrive en vue de Chacotay. Des éléments de mon voyage chamanique avec le Caladui me reviennent en mémoire. Et beaucoup d’entre eux me rappellent le village fortifié. Charis et Kaëliane commencent à parler de l’achat d’un bateau volant, mais je crains qu’elles soient un peu délirantes. Nous avions bien envisagé cette hypothèse, si jamais un incident se produisait lors de notre traversée à pieds des montagnes, et il n’y en a pas eu. Bien sûr on pourrait considérer que mon passage à deux pas de la mort soit un incident… mais j’en doute sincèrement. En plus cet affrontement a bien plus de retombées positives avec les objets magiques récupérés et l’argent pris sur nos adversaires. Je vais d’ailleurs consacrer une partie de cet argent à organiser une sympathique fête à Chacotay, histoire de célébrer la vie.
Une fois dans le village je me mets aussitôt à la recherche de bouteilles d’alcools, de délicieux fromages et de morceaux de viandes séchées en quantité suffisante pour inviter tous les gens du village. La soirée n’est pas compliquée à organiser. Les gens du coin ont tellement peu l’occasion de se divertir avec des voyageurs que l’invitation que je lance se relaie à toute vitesse et bientôt notre campement est plein de fêtards. De nombreux garçons viennent draguer Kaëliane mais on ne peut pas dire qu’elle soit très abordable. Pour ma part je me montre disponible à passer un bon moment et un humain, sûrement un peu plus brave que les autres, se laisse tenter. Il s’appelle Yannul. Un solide jeune homme qui travaille comme charpentier et bûcheron.
Alors que nous nous amusons bien, un gamin se dirige à toute allure vers les dirigeants du village. Puis le petit groupe se dirige vers l’entrée du village. Kaëliane, qui n’est pas la meilleure compagne pour faire la fête, décide de suivre ce mouvement un brin étrange. Je commence alors à parler à Invir d’une installation au village en ruines près de la cascade. Le jeune troll n’est pas réfractaire à cette idée mais il parle avec moi de la difficulté de monter une colonie, à la fois des moyens financiers qui sont requis, mais aussi de trouver de futurs colons, prêts à prendre quelques risques pour s’installer dans une zone sauvage. Cela dit, les lieux ne sont pas très éloignés d’autres zones habitées. Invir évoque que la ville de Jerris est un bon vivier pour trouver des colons, mais aussi des adeptes qui puissent remplir quelques missions importantes pour permettre à la communauté de s’établir. Je trouve son idée très intéressante, je dis juste à Invir de se taire quand il parle d’une autre spécialité de Jerris : la construction de navires volants.
Alors que certains invités commencent à quitter la fête du fait de l’heure tardive, mais aussi d’une étrange agitation qui règne dans le village, Kaëliane revient nous voir. Elle nous annonce qu’elle vient de voir deux trolls montés sur d’immenses chevaux sur une des collines proches de Chacotay. Les dirigeants du village se préparent à une opération de pillage dès le lendemain et envoient certains membres de leur communauté cacher une partie des réserves dans les montagnes. De plus, demain matin, aux premières heures du jour, certains
adultes, ainsi que les enfants et les vieillards, partiront se cacher. Cette nouvelle n’est pas des plus réjouissantes mais je ne compte pas renoncer à continuer à profiter de la soirée. J’embarque aussitôt Yannul, mon plan cul de la fête, et je le conduis jusqu’à ma tente faisant un signe à mes deux compagnes qu’on s’occupera du problème du village demain. Pour le moment je compte bien passer quelques bonnes parties de jambes en l’air pour me détendre et « célébrer » un de mes plaisirs préférés, en plus de la bouffe et des fêtes.

4 Borrum
Le village se réveille et une certaine frénésie gagne les habitants. Kaëliane nous relance sur la problématique des pilleurs trolls. Je raconte alors mes rêves sous Caladui, persuadée que ceux-ci sont bien porteurs d’une vision sur l’avenir de Chacotay. Malheureusement je me souviens aussi que certains de ces rêves se terminaient de manières plutôt violentes avec parfois des effusions de sang. La meilleure manière de régler durablement le problème de ces pilleurs nous semble être de dénicher le repaire de ces criminels et de les empêcher de soumettre les environs à leur sauvagerie. Nous quittons donc le village pour nous planquer un peu plus haut dans les montagnes. De là nous allons observer le pillage, en espérant que cela se déroule sans trop de violences. Mais j’ai un mauvais pressentiment de ce côté-là.
En début d’après-midi nous observons une bande d’une vingtaine de trolls juchés sur des Granlains. Ce sont de vrais trolls sauvages, tels que l’on peut les imaginer dans les pires histoires pour faire peur aux enfants : des individus massifs et musclés, équipés d’armes massives et d’armures faites pour inspirer la peur avec des ossements, des corps peints de couleurs agressives, d’énormes cornes travaillées. On reproche parfois aux gens des villages qui se font piller de ne pas tenir tête à ces bandes de trolls, mais il suffit de se tenir une seule fois devant une telle bande pour comprendre qu’il est impossible de se dresser devant un tel envahisseur, à moins de faire partie d’un régiment armé au complet.
L’opération à Chacotay est longue. Des discussions, inaudibles au regard de la distance et du silence des montagnes, se font entre les pilleurs trolls et les dirigeants du village. Les dirigeants du village avaient assuré à Kaëliane que les enlèvements intervenaient rarement, seulement quand des disciples de Dis sont présents, Dis étant la Passion folle de l’esclavage et de la domination. Malheureusement il semblerait que cela soit le cas aujourd’hui puisque les trolls emmènent avec eux deux femmes et quatre hommes, dont Yannul avec lequel je viens de passer la nuit. Pour détendre la situation et dissiper un peu le drame qui est en train de se jouer, je plaisante un peu en parlant de ma nuit d’hier et du « courage » de Yannul de séduire une Ork, contrairement aux nombreux courtisans de Kaëliane. Kaëliane se justifie alors par un « Je dois m’entraîner à l’épée ! » assez sec, tandis que je réplique par un « Moi aussi ! » goguenard. Je rigole franchement suivie par Charis, mais la jeune Maîtresse d’armes humaine ne partage pas mon humour grivois.
Ce petit moment de détente est vite interrompu par ce que nous observons du village fortifié. Pour des raisons qui nous échappent les pourparlers entre les trolls et les habitants ne se déroulent pas au mieux et deux personnes sont exécutées par les pilleurs, dont l’un
des chefs du village d’après Kaëliane. Ces exécutions renforcent cependant notre volonté de dénicher les pilleurs et les empêcher de nuire.
Près de trois heures après leur arrivée, les trolls et leurs énormes chevaux retournent vers les montagnes. Des chevaux de tailles normales sont chargés de toutes les provisions dont ils viennent de s’emparer et les six esclaves sont regroupés au milieu de la troupe. Nous attendons un petit moment avant de nous lancer à la poursuite des trolls. Le problème c’est qu’ils avancent bien plus vite que nous et nous distancent petit à petit. Heureusement, les traces qu’ils laissent sont aisées à suivre. Nous poursuivons notre route dans les montagnes jusqu’à une vallée d’anciens glaciers zébrés de nombreux hauts canyons dans lesquels nous sommes obligés de nous engouffrer. Il est clair que nous nous rapprochons du quartier général des pillards, d’ailleurs ils ont commencé à nettoyer leurs traces pour éviter de laisser une piste trop visible. Mais nous sommes à peu de temps derrière eux et la piste est trop fraîche pour perdre notre petit groupe.
Après quelques dizaines de mètres dans les canyons je vais observer l’Astral pour constater qu’il est un peu souillé. Mais le plus dangereux reste le territoire dans lequel nous évoluons en lui-même : des canyons plein de grottes et de cavités, autant de postes de surveillance potentiels. J’utilise alors ma magie chamanique pour utiliser le sortilège Marque de la bête, permettant à mes compagnes et moi-même de bénéficier d’un camouflage similaire à celui d’un lézard des montagnes. Puis nous avançons prudemment à la recherche d’un lieu occupé par les trolls qui nous permettrait de mener un assaut futur sur leur troupe.
Au bout d’un moment nous tombons sur une combe assez large fermée de chaque côté par des parois minérales vertigineuses. Au milieu de la combe un champ clôturé accueille de nombreux Granlins et quelques chevaux de trait. Certains reliefs ressemblent beaucoup à des constructions dissimulées mais aucune grotte n’est visible de la position où nous sommes. Nous décidons de ne pas poursuivre notre exploration de la zone. Charis, dont la vue est particulièrement affutée pour ce qui concerne les minéraux, repère une série de roches de couleurs différentes, résultant probablement de la fonte des glaciers. Cette singularité minérale pourrait permettre de repérer la zone où nous nous trouvons depuis le ciel sans trop de difficultés. Car maintenant le reste du plan est évident : se rendre à Perceneige et demander l’aide des trolls pour intervenir et mater les pillards.
La seule question qui reste désormais en suspend : les trolls de Perceneige sont-ils aussi efficaces pour une expédition terrestre ?
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