Le Licornéen nous ordonne de nous asseoir pour ne pas gêner la manœuvre. Il nous dit que nous allons vers une crique. Avec Arzul nous sortons peu à peu de notre torpeur. Je le préviens alors que je vais avertir nos compagnons pour qu'ils nous rejoignent en ces lieux. Le Licornéen est étonné par mes propos mais se concentre sur son travail. J'en profite donc pour avertir nos camarades qui étaient hors de la ville que nous nous dirigeons vers la crique qu'ils avaient observée. Dans la chaloupe, la tension est palpable. Les regards inquiets et interrogatifs sont échangés mais les Tarascéens connaissent leur métier et nous extirpent de cette brume néantique. Nous remarquons alors que c'est le Licornéen qui dirige la manœuvre. Étonnant que le capitaine d'un navire tarascéen ne soit pas un Tarascéen. L'embarcation longe la côte escarpée avec rapidité et agilité. Ils ne sont pas les meilleurs marins pour rien. Nous approchons rapidement de notre objectif, la crique. Arzul se dit qu'il serait intéressant de voir comment se porte notre espace fraternel. Il en revient marqué. Le Lac emprisonnant le Néant est bouillonnant, prêt à jaillir sur toute trace de vie. Il y a distingué des visage déformés par l'horreur déchiquetés par des tentacules de goudron. Le Gardien, nos gardes, ainsi que les Hommes valides sont entièrement focalisé sur la prison.
Alors que l'aube se lève à peine, nous atteignons la crique. S'échappant d'une grotte, au niveau de la place, nous distinguons la fumée d'un feu de camp et quelques Tarascéens faisant le guet. De l'autre côté, en plein milieu de la mer, ballotté par les vagues, un grand voilier taillé pour la mer et pouvant contenir bien plus d'hommes que ceux nous accompagnons. Un de ces derniers commence alors un court dialogue avec leur navire, puis avec les hommes à terre. Le message est passé : ils doivent préparer le départ. Alors que nous accostons au voilier, bien plus grand que notre chaloupe, une poulie est mis en place pour accrocher notre embarcation et nous monter sur le pont. Le Licornéen nous dit de le suivre dans sa cabine. Il nous demande ce que nous comptons faire, si nous souhaitons l'accompagner ou rester ici. Nous lui expliquons que nos derniers camarades sont en route et si il ne peut les attendre nous resterons en ses lieux. Nous avons déjà perdu un membre de la fratrie, nous ne pouvons nous séparer en ses sombres heures. Il nous dit que nos camarades ont deux, trois heures pour nous rejoindre, soit le temps d'être prêt à prendre la mer. Après ça, ils s'en iront.
Le temps passe bien plus vite que nous l'espérions et toujours aucune trace de nos camarades. Tous les Tarascéens qui était à terre viennent de remonter sur le navire. C'est alors qu'Arzul distingue un aigle faisant des arcs de cercles au dessus de la forêt. C'est Neige Éternelle, Maniao et Didrik doivent donc être en dessous. Un Tarascéen, sûrement la vigie, observe en effet un Chimérien accompagné d'une Pégasine. D'après lui, ils en ont encore pour une bonne heure avant d'atteindre la crique. Nous engagions une seconde discussion avec le capitaine Licornéen. En échange de nos informations sur ce qui s'est passé hier, il est prêt à effectuer quelques réparations sur le navire avant de partir en pleine mer. D'après lui, il peut y avoir des risques. Avec le Cendreux, nous acceptons son offre. Une chaloupe est alors mise à l'eau avec deux Tarascéen pour ramer. Arzul et moi-même descendons pour aider nos compagnons à nous rejoindre. Le Cendreux va les guider lors de la descente dangereuse de la falaise. A peine arrivé, nous retournons sur le voilier avec la chaloupe. Nous profitons de ce court voyage pour échanger sur nos nuits. Après leur avoir expliqué ce qui nous était arrivé et la disparition d'Astel, Didrik nous raconte qu'ils sont tombé sur un garde néantique et qu'après l'avoir éliminé, il s'était enfui de Port Greyos dans l'attente d'être contacté par l'un d'entre nous. Dès qu'ils ont eu notre message, ils ont couru à perdre haleine jusqu'à ici.
A peine arrivé à bord, nous retrouvons le capitaine Licornéen. Il se présente comme Abdel Abyr Fawakisk, diplomate Licornéen attaché à la Tarasque Alectre. Le Tarascéen qui l'accompagné se nomme Estyos qui est autant son contre-maître que son garde du corps. Nous nous présentons également à tour de rôle et lui expliquons que nous sommes une Fratrie, regroupement de mimétiques ayant un but commun, combattre la cause de l'attaque de la nuit passée. Pendant la discussion, Arzul tente d'entrer en contact avec la Draguéenne. Il n'arrive point à lui transmettre de message, mais sent qu'elle est encore en vie, bien que très faible. Le Licornéen nous propose alors de retourner à Port Greyos pour essayer de la retrouver. Nous le remercions pour la proposition et acceptons. Cet homme se révèle d'une grande bonté et est prêt à nous aider, se mettant lui-même et ses hommes en grands dangers. Un futur allié, du moins je l'espère. Comme le dit Arzul, j'ai peut-être tendance à beaucoup parler, mais j'aime à croire que certaines de nos rencontres seront de bons alliés et qu'à sa différence, je ne fais pas une confiance aveugle aux Phéniciers comme il peut avoir.Abdel Abyr Fawakisk donne donc les ordres pour la manœuvres. Estyos se rend rapidement compte que nous retournons à Port Greyos, mais il ne dit rien, respectant l'autorité du Licornéen. Après quelques heures de mer, nous nous approchons des lieux. J'ai la désagréable impression que nous ne prenons pas le bon chemin pour atteindre le port chimérien. Le Licornéen nous aurait-ils menti ? La côté est entièrement déchiqueté, comme si une immense patte griffue avait lacéré la terre ne laissant que ravage et mort. Le vent à disparu... seul le silence répond à nos regard interrogatif. Mon esprit est embrumé. Des souvenirs vont et viennent tel le ressac de l'océan. Ils sont là, réel et en même temps doute. Nous sommes là pour retrouver Astel, notre Draguéenne qui est peut etre encore en vie. Les marins tarascéens exécute la manœuvre, sans comprendre ce qu'ils font là pour certain. Nous observons ce qui reste de la côte, espérant trouve une trace d'Astel. C'est son dracomorphe, que Maniao avait ramené, qui la retrouve en premier. Il se pose sur un corps ballotté par les vagues. Aucune blessure n'est apparente, étonnant après la nuit d'hier et ce qui reste, ou plutôt ne reste pas de Port Greyos.
Une fois monté à bord, Arzul s'occupe de notre camarades. Elle n'est plus blessé mais semble dans une sorte de coma. Elle revient difficilement à elle. Pendant qu'elle récupère de maigres forces, le Licornéen nous annonce que nous faisons route vers Alectre, et que nous en auront pour au moins quatre jours. Lorsque nous lui présentons la dernière des nôtres, il est intrigué. En effet, il était là pour acheter un livre ayant été écrit par Siohan d'Oros. Le fameux gamin draguéen. Ce dernier se révèle être un Draguéen très connu ayant écrit de nombreux ouvrages et Abdel Abyr Fawakisk en fait collection. Nous allons devoir avoir une longue discussion avec ce Licornéen.
Il nous laisse pour s'occuper de la manœuvre et nous en profitons pour prendre des nouvelles d'Astel. Elle nous raconte alors ce qui lui est arrivé. Alors qu'elle allait mourir, elle a fait appel à Oros. Mais ce n'est pas ce dernier qui a répondu, mais quelques choses de bien plus vieux et bien plus puissant : La Source. D'après Astel, La Source a du faire un sacrifice pour la maintenir en vie, ou du moins la faire exister. La Néant a accepté l'échange et en a profité pour voler à Astel quelques choses de tout aussi précieux que sa vie : sa capacité à être mère. Ses derniers mots laissent planer un long silence. Le Néant est prêt à tout et il ne nous épargnera rien, même pas un simple sacrifice.
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Re: [CR : Chronique des Féals] Récits d'un Basilic
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Re: [CR : Chronique des Féals] Récits d'un Basilic
Nous profitons de ces quelques jours en mer pour récupérer de nos dernières aventures et en profitons pour discuter avec le capitaine Licornéen de ce vaisseau tarascéen. Ce dernier nous apprend qu'il est en réalité ambassadeur à Alectre, une des Tarasques. Du fait de ce poste, il a quelques passe-droits dont celui d'emprunter un navire et de le commander. Sous ses ordres, il a une vingtaine de mercenaires tarascéens avec à la manœuvre Estyos. La discussion dévie lentement sur la raison de sa présence à Port Greyos et la notre. Abel est un véritable chasseur de livre ayant appartenu ou écrit par Siorhan. Il en a une pleine bibliothèque au sein de la Tarasque. Après quelques échanges, il accepte de nous laisser étudier l'ouvrage qu'il vient d'acquérir. J'éspère que ce sera celui qu'avec Didrik nous avons observé dans les ruines, l'ouvrage sur les traductions des étranges écritures. Hélas, ce n'est pas le cas. Ce livre se nomme « Livre des Merveilles ». Il est écrit en draguéen commun.
L'ouvrage se montre tout de même fort intéressant. En effet, c'est une encyclopédie du monde. On y trouve nombre de descriptions de lieux ou villes importantes, mais également d'endroit oubliés maintenant de tous. Quelques illustrations et dessins illustres les propos de l'auteur et précise les informations. A travers les pages, nous arrivons à comprendre que le Néant est passé par là. Des blancs aussi bien dans l'ouvrage, que de régions disparus et effacé des mémoires. Ce livre est une mine d'or sur le monde et sur les actions de notre ennemi. Maniao profite donc pour noter les passages ou il est fait mention d'endroit que nous ne connaissons pas. Lorsque nous tombons sur l'épisode de Port Greyos, Astel fait attention au détail. D'après elle, ce passage est plus matûre, comme si on était revenu dessus. Siorhan a du l'écrire étant enfant et le reprendre une fois intégré à une Fratrie. Cela ne fait du moins aucun doute qu'il en est fait parti.
Abdel nous raconte que Siorhan était parti avec sa mère alors qu'il était fort jeune. A la mort de cette dernière, les Draguéens l'avait récupéré et il avait été un suivant fort puissant. Plus tard, alors qu'il était devenu une personne importante, il avait quitté son royaume pour voyager à travers le monde. Ces indications couplés aux informations du livre ainsi qu'à l'évocation de la « Guerre Eternelle », confirmerait l'hypothèse précédente. Au sujet de cette dernière, elle remonterai à bien longtemps, voir à la création elle même. Elle aurait une progression lente mais toucherai de plus en plus le M'Onde.
Nous sommes à un tournant pour notre Fratrie. Il va nous falloir décider ou aller. Les pistes sont nombreuses. Le royaume Pégasin, son rituel de l'Onde, mais aussi le futur mariage et alliance entre ce royaume et les Licornéens ? En plus, Abdel nous informe que la princesse Licornéenne est passé sur la Tarasque. Peut-être y est-elle encore. Aller à Phalène et tenter d'en apprendre plus sur la Fratrie Primordiale ? Rester à Aldaranche, ville cosmopolite, pour y écouter les rumeurs ? Voir retourner à Rousk et découvrir ce qu'il s'y est passé ? Trop de lieux... trop de questions... et pas assez de temps. Il va nous falloir décider avant d'arriver à Aldaranche, sachant qu' Abdel pour nous aider à prendre la Tarasque. Espérons que le temps nous portera conseil.
Au terme de quatre jours de mer, d'étude et de repos, nous atteignons les abords d' Aldaranche. La côte se dessine peu à peu. Immense. Les constructions qui nous apparaissent sont cyclopéennes. L'architecture défie les lois de la Nature et s'élève dans le ciel bravant les vents. Des tours de guets hérissent les murailles de la capitale Grifféenne. Ci-et-là dansent des oriflammes donnant une nature fantasmagorique à l'immense cité. Nous croisons quelques navires, certains bien plus imposant que nous. Mais à l'ampleur des lieux, le port d'Aldaranche pourrait en contenir et voir passer bien plus. La raison de ce faible trafic apparaît à nous yeux. Alectre, montagne rocailleuse, symbiose du vivant et du minéral. La Tarasque emplit la baie des Murènes. Deux énormes yeux, mélange d'un bleu nuit et de l'orangé d'un soleil déclinant, observe avec calme l'ensemble des hommes s'affairant à ses bords. Plus nous approchons plus nous pouvons distinguer les détails de ce Féal gigantesque. Cette force de la nature en impose par sa taille, recouvrant plusieurs kilomètres de longs pour des centaines de hauts. Tout autour se sont monté des berges, frêles esquisses devant la puissance endormi du Féal.Sur sa peau minérale, la vie est grouillante. Les bâtiments ont fusionnés avec la Tarasque ou sont construits à même le Féal. Cette symbiose est impressionnante. Chaque peuple a su faire sien les attributs de son Féal.
Derrière Alectre, nous pouvons observer Aldaranche. Au final, le Féal peut paraître bien minuscule devant la capitale Grifféenne. Établie sur sept collines, la cité a maté et maîtrise la Nature. Tel un guerrier, la ville s'est ceint d'une immense muraille la protégeant et imposant sa puissance au reste du M'Onde. Un fleuve serpente tel une anguille entre les collines de la cité. Toute la côte est aménagée et l'on peut distinguer nombre de chantiers navales ou entrepôts. La Griff n'est pas un grand royaume pour rien. Une tour titanesque s'élève dans ce paysage sortie des rêves les plus fou. A son sommet une flamme, celle d'un Phénix. Voilà ou tout ce joue pour les Phéniciers. Un lieu plein de mystère et d'intérêt. A côté de la cité, nous pouvons voir les reste de l'ancienne ville, détruite par la Charogne et ses armées.
Alors que nous approchons du Féal, les Tarascéens respirent avec plaisir les essences qui se dégage de leur Féal. L'odeur est forte, et les teintes d'Onde que je ressens me font sourire. Entre nous, la question reste. Que faisons nous ? Nous sommes plusieurs intrigués par la Fratrie Primordiale ainsi que par le rituel de l'Onde. Tout deux semble être sur la route de la Tarasque. Il semblerait donc que nous débarquerons sur le Féal, si ce dernier nous accepte. Par contre Didrik ne continuera pas avec nous. Il a pris la décision de rejoindre ses terres. Les événements de Rousk ainsi que des histoires personnelles le tracasse depuis un moment déjà. Il sera nos yeux et nos oreilles sur la capitale Chimérienne et le territoire environnant. Dans ses yeux je peux lire la flamme du sang et du fer. Il se prépare à combattre. Contre sa propre famille ou seulement contre le Néant. La séparation est difficile. Nous avons un lourd passé commun et je ne doute pas que notre futur sera aussi très lié. Chacun de nous doit faire des choix, et parfois cela se révèle difficile.
Nous ne serons donc plus que quatre à continuer notre voyage au sein de la Tarasque. Un danger plane toujours au dessus de nous : notre prisonnier. Il est prêt à sortir et à en découdre avec nous. Si cela arrive à Alectre, les dégâts peuvent être effroyable. Nous suivons donc Abdel et espérons qu'il pourra nous faire accepter sur le Féal. Après un rapide passage à la capitainerie, nous nous dirigeons vers la Tarasque. Après discussion, le diplomate Licornéen nous fait accepter dans les lieux. Nous serons lié à l'ambassade pourrons nous y promener sans risque. Par contre si nous souhaitons déambuler dans le Féal, cela devrait se faire sous protection et surveillance.
Nous prenons une nouvelle embarcation et nous dirigeons vers l'immense Féal. L'odeur est de plus en plus forte et désagréable. Qu'est ce que je regrette l'humus et la moiteur de la Forêt Noire. L'humidité n'est pas la même en ses lieux, plus iodé. Nous pénétrons la Tarasque par sa gueule, découvrant un port entièrement incrusté dans la mâchoire du Féal. Toutes les constructions sont incorporés dans la chair. Tout est fusionnelle, comme une grande communauté ou tout est en symbiose. Ce qui se dégage des lieux est impressionnant. Pas autant que par chez moi. Tout est … différent. Aucun autre mot n'étant assez fort.
Nous suivons au plus près le Licornéen de peur de nous perdre dans l'immensité de la ville. Nous déambulons donc dans des enchaînements de quartiers à l'architecture travaillée, sculpté dans la chair du Féal. La pierre et entrelacé dans les tendons pour renforcer les structures. Il y a comme des similitudes avec mon peuple, mais cela est trop... Onde. Après, au vue du Féal, je ne préfère pas voir ce que peut donner une Tarasque sous fiel. Les pas d'Abdel nous entraînent toujours plus haut, le décorum se faisant de plus en plus luxueux. Devant un grand édifice finement ouvragés, une porte s'ouvre à notre arrivé. Alors que nous pénétrons dans l'ambassade licornéenne, nous entendons le Cor annonçons le départ de la Tarasque. Plus moyen de faire demi-tour.
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Re: [CR : Chronique des Féals] Récits d'un Basilic
dernier résumé mis à jour du au départ de notre Chimérien.
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Re: [CR : Chronique des Féals] Récits d'un Basilic
bien joué...Didrik reviendra un jour....
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Re: [CR : Chronique des Féals] Récits d'un Basilic
et le prochain résumé est en relecture.
surement pour demain ou mardi
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Re: [CR : Chronique des Féals] Récits d'un Basilic
Alectre... tant de mots pourraient la définir, mais aucun ne serait assez juste pour la décrire. Ville flottante, Île animale ou juste Féal. La vie s'est incrustée dans la Tarasque, fusionnant avec chaque infime partie de son être. Il est fréquent de trouver des habitations construites dans la chaire du Féal, ses tendons ou même ses os. Son immense gueule n'est autre que le port de la cité-état d'Alectre, pouvant accueillir bien plus de navire que bien des ports. Chaque tunnel est creusé dans le Féal, en harmonie avec lui. Des puits de lumières ont été fabriqué pour éclairés les grands lieux d'Alectre. Les Tarasques vivent en symbiose avec l'ensemble de ses habitants. Certains mimétiques tarascéens font partie du Féal et le guide à travers les mers du M'Onde. Ce sont les « Timonniers », gardien de la Tarasque, protecteurs des habitants. Ils ont le rôle le plus dur qui soit, empêcher l'ensemble des consciences vivantes dans le Féal de lui faire perdre sa raison. Imaginez ce que pourrait faire un animal de plusieurs kilomètres de longs sur plusieurs centaines de mètres de hauts... ce serait une véritable catastrophe si ce Féal succombait au Fiel. Cela explique leur lien avec l'Onde et le calme apparent des Tarascéens.
Une fois à l'intérieur de l'ambassade, Abdel nous guide jusqu'à nos appartements. De là, nous avons accès à un immense balcon donnant sur l'extérieur d'Alectre. Nous pouvons alors apercevoir une dernière fois Aldaranche et échapper une dernière pensée pour notre compagnon Chimérien qui nous quitte. Le Licornéen nous conseille de reste en ses lieux pour les trois prochains jours. En effet, il nous explique que, bien qu'étant entrés par la grande porte, nous avons évité bien des contrôles et questions. Il va devoir nous régulariser au mieux. Sachant que tant qu'on est dans ses lieux, nous sommes normalement en territoire Licornéen. Juste avant de nous quitter, il nous précise une chose, ne pas attaquer les créatures pouvant sortir des murs. Ces Animacules sont le système immunitaire du Féal. Une bonne chose de le savoir, sinon il y aurait pu y avoir des surprises. Nous profitons donc de ces quelques jours pour se reposer et s'habituer à notre environnement sensitif. Les odeurs et les sensations sont bien différentes de tout ce que nous avons pu avoir comme habitude. Bien que déstabilisé, je n'en reste pas moins préoccupé par notre fardeau. Je n'hésite pas à passer plusieurs heures dans notre espace fraternel pour surveiller notre sombre lac magmatique.
Une fois la période d'attente achevé, Abdel revient vers nous pour nous annoncer la bonne nouvelle, la Tarasque s'offre à nous. Par contre nous sommes affiliés à l'ambassade licornéenne, donc nous devons y loger et tout problème leur sera imputé. Nous devrons donc faire attention si nous allons nous y promener. Concernant la destination d'Alectre, il semblerait que les Timoniers ait décidé de conserver leur route initial. Notre prochaine étape serait donc Ephrot, bien que la situation y soit compliquée. En effet, l'Impératrice souhaiterait mettre au pas la ville qui conteste son autorité. Encore une ville que je sens fort accueillante. En plus, elle serait peut-être en état de siège et l'Impératrice aurait fait appel à la Légion de Fer. Merveilleux. Entre les Chimériens et les Grifféens, je me demande qui est le plus adepte de la guerre.
Pour nous aider à découvrir la Tarasque, Abdel et Estyos ont souhaité nous adjoindre un Tarascéen. Ils l'invitent à nous rejoindre. Ce dernier se révèle être légèrement plus grand que la moyenne, sa peau vire plus vers le vert-gris que le bleu habituel, sûrement du à une plus forte exposition au Soleil. Athlétique, notre guide à le corps couvert de tâches sombres ressemblant à des bubons. De plus, plusieurs barbillons encadre sa bouche. A ne pas en douter, nous avons affaire à un autre mimétique. Nous avons au moins un point en commun comme départ de discussion. Il se présente sous le nom de Silas. Après, je pense que ce Tarascéen sera autant notre guide que notre chaperon. Cela se confirme lorsqu' Abdel nous demande notre aide.
D'après Abdel, l'ambassade serait surveillée comme étant un lieu politique important et que passerions plus facilement inaperçu et surtout, serions moins fiché « Ambassade Licornéenne ». Il nous explique qu'un de leur ambassadeur aurait disparut depuis le départ d'Aldaranche. Or ce dernier est une personne importante de l'Ambassade car il en est le responsable financier et en charge des accords économiques. Il se nomme Amad Salik, et son bras droit Kalil Moutalib. Ce dernier ne donnant lui non plus signe de vie. Abdel espère que Amad n'a pas provoqué de problème est qu'il est encore en vie. Il aimerait que nous nous chargions de le retrouver. Nous acceptons, service pour service, comme on dit. En plus, la future possible alliance Licornéen-Pégasin motive notre Pégasine. De part son poste et son activité, il aurait pu froisser quelqu'un ou faire une erreur fatale et être expulsé de la Tarasque sans que personne ne le sache. Surtout si cela n'était pas une action officielle. Cela commence bien. Estyos ajoute qu'avant de vouloir s’aventurer dans Alectre, il souhaiterait nous voir.
Après discussion, nous décidons de nous séparer. Astel et Maniao, accompagné de notre chaperon, Silas, iront poser quelques questions aux gardes en faction devant l'ambassade. Ils seront sûrement les dernières personnes à l'avoir vu quitter l'ambassade et pourraient nous apporter quelques indices. Tandis qu'Arzul et moi-même seront guidés dans les appartements de Amad par Estyos. Ce dernier nous fait traverser les dédales de l'ambassade et nous débouchons devant la porte des appartements du Licornéen disparu. Elles se révèlent fermées à clés. Arzul et Estyos me regardent, espérant que je crochète rapidement la porte. Voilà comment, il me considère comme un simple voleur. Sympathique. Devant mon ignorance, nous demandons à Estyos d'enfoncer la porte. Il s'y reprend à deux fois avant que cette dernière ne cède. Nous entrons alors dans l'antre ou devrais-je plutôt dire le palais d'Amad. En effet, ses appartements se révèlent être dégoulinant de luxe et richesse. Ils n'ont rien à voir avec le reste de l'ambassade qui est déjà bien décoré. On sent l’opulence et l'importance de la personne qui y vie. Notre guide Tarascéen semble très intéressé par les lieux, n'ayant jamais pu les visiter. Arzul lui conseille de rester à l'extérieur le temps que l'on fouille un peu les lieux.
Je découvre alors poser sur une table, une plaque en nacre sur laquelle est écrite en Tarascéen. Je ne peux hélas le lire, par contre aux dates et chiffres inscrits je pencherai pour une invitation. Si c'est le cas, la personne qui l'a envoyé n'est pas un simple quidam. Pendant ce temps là, Arzul fait une découverte étrange. En effet, une toilette féminine, ainsi que des robes sont présent dans la garde robe. Cette présence féminine se confirme lorsqu'on visite la salle d'eau ou l'on trouve parfum et essence rare venant du M'Onde entier. Je redoute déjà ce que cela pourrait signifier et j'espère me tromper. Abdel nous a dit que la princesse licornéenne était passé par Alectre. Et si ce n'était pas le cas ? Si elle y était encore ou alors venait plutôt d'arriver dans la Tarasque ? Cela changerait bien des choses. De plus, d'après Estyos il se pourrait que Amad et Kalil soit proche. Il se pourrait que la princesse licornéenne ai pris la place de Kalil pour passer le plus inaperçu. Ce n'était pas comme ci les Licornéens étaient réputés pour leurs illusions. Je sens que cette affaire va se révéler plus difficile que prévu. Je suis sorti de mes pensées par Arzul qui a découvert une seconde porte. Sûrement celle donnant sur les bureaux d'Amad. Une fois encore nous avons besoin du Tarascéen pour nous ouvrir la porte. Il est cette fois ci obligé de vraiment forcer.
La nouvelle pièce qui s'ouvre à nous est emplie d'ouvrages et de parchemins reparties dans des bibliothèques et sur le bureau. Sur ces entrefaites, nos compagnons reviennent avec Silas. D'après eux, Amad et Kalil ont quitté l'ambassade le soir même du départ d'Aldaranche richement vêtu. Ils semblaient nerveux mais n'en on pas moins refusé une protection. Cela devait donc être une invitation officielle et ils se sont dit que cela irait. Et pour le fait d'être tendu, ce pourrait être du à la présence de la princesse. J'ai tendance à toujours voir le pire partout, j'espère que ce n'est pas le cas. Estyos décide de retourner à ses affaires et nous rappelle que nous devons venir le voir avant de quitter l'ambassade. Je décide de passer l'invitation trouvé à Silas pour qu'il nous traduise son contenu. C'est une invitation pour une soirée envoyé par Moeshil, chef d'une puissante Parentelle d'Alectre. Devant nos regards interrogatifs, Silas nous explique que les Parentelles sont des Familles, au sens large, regroupant des personnes ayant la même mentalité et philosophie. Celle de Moeshel est impliquée dans la politique et le commerce.
Arzul nous dit qu'il a trouvé assez d'affaire ayant appartenu aux habitants pour tenter une prière aux Féals et savoir si un des disparus est encore en vie. Pendant ce temps là, Silas se penche sur les livres de comptes et les documents d'Amad. Ce dernier aurait renforcé la garde autour de leur entrepôts depuis l'escale à Aldaranche. Cela ne sent vraiment pas bon. Cette information donnerait encore plus de crédit à la présence de la princesse sur Alectre. J'espère me tromper. Les recherches de Silas sont interrompues par la prière du Cendreux. Nous revenons dans la pièce principale, pour que le Phénicier nous apprennent ce qu'il a découvert. D'après lui, Amad ou Kalil est encore vivant et toujours dans Alectre. Il ne nous reste plus qu'a plonger dans les méandres de la Tarasque.
Dernière modification par GrAaL le mer. oct. 23, 2013 10:36 pm, modifié 1 fois.
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Re: [CR : Chronique des Féals] Récits d'un Basilic
Avant de partir, nous allons voir Abdel pour lui faire part de nos premières découvertes. Ce dernier est déjà au courant grâce à Estyos. Cela nous empêche de lui donner nos impressions et de lui demander un laisser-passer pour avoir accès aux docks licornéens. Il nous apprend également qu'en plus d'être une Parentelle puissante, celle de Moeshil serait en accointance avec le Valzorot, la mafia Aspic. Du moins d'après les échos qu'il a eut. Il faut se battre pour y entrer et encore plus pour y être inviter. Il espère que Amad n'est point fait de faux-pas. Abdel accepte de nous signer un document pour avoir accès à leur dock, pendant se temps là il nous dirige vers Estyos qui souhaite nous voir. De son côté, il va mettre certains des ambassadeurs sur les livres de comptes et documents d'Amad. Estyos nous attend dans la pièce du dessous, écoutant toute la discussion. Il nous explique qu'une coutume de la Tarasque est d'effacer une partie de ce qui nous définit pour faire « corps et esprit » avec la Tarasque. De ce fait, on peut porter un masque de nacre représentant un animal marin ou représentant la mer. L'ensemble de mes compagnons acceptent d'en prendre un, sauf moi. Je ne souhaite pas cette perte d'autonomie et de personnalité, de plus cela ne me paraît pas bien pratique pour voir. Je ne doute pas que cela va déranger mais qu'est ce que j'en ai a faire. Une fois mes compagnons préparés, Abdel nous donne le laisser passer pour les entrepôts. Ce dernier est un parchemin d'algue dont le sceau est bleuté.
Nous quittons alors l'ambassade en direction du port. Nous plongeons une nouvelle fois dans cette cité troglodyte animale. Les tunnels les moins usités retournant à l'état de paroi du Féal et se refermant sur l'oublie. D'ou nous sommes, nous prenons véritablement conscience de l'immensité de la cité d'Alectre. Cette dernière n'ayant rien à envier à la capitale grifféenne, Aldaranche. La ville est découpe est étage, et plus on est élevé, plus l'on est important. D'après notre chaperon Silas, la Parentelle de Moeshil se trouve sur le sommet de la Tarasque, à même l'air libre. Nous descendons par les grandes avenues pour atteindre les entrepôts, passant par moment à l'extérieur de la Tarasque. Nous découvrons le culte du corps tarascéen. En effet, ces derniers sont mis en valeurs par des peintures, des incrustations dans la peau et le tout au vue et au su de tout le monde. Les habits ne sont juste que du superflu en ses lieux.
Après plus d'une demie-heure de marche, nous atteignons enfin les entrepôts. Nous avançons avec la plus grande prudence, car ces derniers sont à peine au dessus du niveau de l'eau. La moindre chute étant fatale. Nous sommes accueillis avec méfiance par les gardes tarascéens. Arzul leur explique que nous venons sur les ordres d'Amad. Les hommes en factions se détendent et nous annoncent qu'ils ne s'attendaient pas à un tel groupe pour leur demande. Rapidement, nous nous rendons compte qu'il y a un quiproquo entre nous. En effet, les gardes nous apprennent que les docks ont été cambriolés il y a deux trois jours et également qu'un garde a disparu. Nous sommes fortement étonnés qu'ils n'aient par déjà prévenu l'ambassade. D'après eux, ils comptaient le faire bientôt. Étrange comme réaction. Nous en profitons pour jeter un coup d’œil au lieu. L'entrepôt n'est au final qu'un immense débarras avec nombres de caisses. Aucun garde n'est en mesure de nous dire ce qu'il contient et encore moins ce qui a pu être dérobé. Seul Malik, le bras droit d'Amad tenait le registre et était au courant. Merveilleux.
Nous les questionnons sur la présence d'un renfort depuis le départ d'Aldaranche, ce qu'il réfute. Ils aimeraient bien être plus nombreux, surtout depuis la disparition du dernier, mais ce n'est pas le cas. Arzul et Maniao nous rejoignent dans l'entrepôt en passant par l'ouverture des cambrioleurs. Impossible de trouver des indices, à part que cela pourrait être une grande caisse. Le Cendreux émet l'hypothèse qu'il a été utilisé un produit du genre acide pour créer l'ouverture dans le bâtiment. En tentant de ressentir un peu les lieux, Arzul nous dit qu'un Féal à été à l'oeuvre en ses lieux. Pour en apprendre plus et surtout comprendre ce qui a bien pu se passer, Astel va essayer de faire retrouver la mémoire au chef de la garde. Pour cela elle applique ses mains autour de la tête du soldat, prie son Féal et expulse le souffle du Dragon. Quelques secondes passent avant qu'elle ne revienne à elle. D'un regard attristé, elle nous révèle la présence et l'action du Néant, expliquant les réactions des gardes. Notre ennemi a effacé ce qu'il s'était passé. Astel a ressenti un immense vide et une sensation de puissance l'entourant, l'écrasant, prêt à la dévoré. Couplé à l'action d'un Féal, cela ne nous rassure que peu. La dernière fois ou les deux été liés c'était à Ekhat et cela à cause notre Trauma. Devant les regards interrogatifs de Silas, nous décidons de le mettre au courant de notre passée. Mais pas en ses lieux.
Nous reprenons donc le chemin de l'ambassade dans un silence de mort. Cela se complique grandement. Nous ne pouvons reculer et surtout nous désister de l'affaire. Quoi qu'il arrive nous devront aller jusqu'au bout et même si Abdel nous démet nous continuerons à enquêter. Nous ne pouvons laisser note Ennemi agir en ses lieux impunément. Une fois dans nos appartements, nous relatons à Silas tout ce qui nous est arrivé. Je prend sur moi de lui présenter notre Ennemi et ce que nous sommes : une Fratrie. Notre gardien nous a dit que l'on pouvait se renforcer, j'espère ne pas me tromper en lui faisant confiance. Comme prévu, il a du mal à accepter toutes les informations et se montrent sceptiques sur certains éléments. J'ai peur que le futur ne nous donne raison. Peu de temps après ses révélations, Estyos vient nous chercher. Abdel veut nous voir. Ce dernier nous apprend que depuis Aldaranche, plus de quatre milles écus auraient disparu. De plus, certains éléments laisseraient suggérés qu'Amad entretiendrait une courtisane sur la Tarasque. Cela m'enlève un poids, et exclu heureusement mon hypothèse de la Princesse. Une bonne chose. Cette courtisane logerait dans un institut nommé la « Blanche Écume ». Quel nom évocateur pour un tel lieux. Par contre, aucune idée de la localisation de l'endroit. Dernière information, les gardes tarascéens recrutés par Amad serait des mercenaires terriens. Cela laisserait suggéré que l'ambassadeur licornéen avait besoin d'une garde rapproché ou alors d'homme pour protéger un lieu.
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Re: [CR : Chronique des Féals] Récits d'un Basilic
Les indices se font nombreux mais aucune réelle piste. Il nous faut donc nous rendre dans la Parentelle des Moeshil. Cela ne me rassure que peu au vue de leur cercle d'influence. Il va nous falloir être diplomate et surtout condescendant. Tout ce que je préfère. Le chemin sera long et la journée est déjà bien avancé. L'air se fait plus doux. Nous allons devoir traverser le quartier marchand. Sur la route, nous en profitons pour interroger les échoppes ci et là. Les marchands se rappelle en effet avoir vu deux licornéens fort bien habillés. Lorsque j'interroge Silas sur la route que nous empruntons pour nous rendre à la Parentelle, il me répond que ce n'est pas forcement la route la plus rapide et surtout la plus sur. Maniao se montre tendu, elle nous sent épié et n'arrive pas à savoir d’où vient cette sensation. Par un mauvais réflexe tout le monde se met à charger et la présence semble avoir disparu d'après notre Pégasine. Nous reprenons alors notre pérégrination.
Fait intéressant, nous surprenons une discussion ou il est fait question d'un bain de sang dans les environs qui comprendrait un Licornéen. Sans aucune hésitation nous nous rendons sur place. Hélas, cela fait déjà une journée que les corps ont été trouvé et presque toutes les traces ont disparu. La ruelle est ovoïde, sombre et peu passante. Une véritable aubaine pour une embuscade. Seules des entailles profondes sur les murs sont visibles. Le combat a du être extrêmement sauvage pour laisser de telles marques. Nous nous retournons vers la milice pour en apprendre plus. Lorsque nous leur apprenons que nous travaillons pour l'ambassade Licornéenne, il se montre enclin à parler. Aucun des corps qu'ils n'ont retrouvés n'était reconnaissable, certain était même incomplet comme si on leur avait arraché des membres, d'autres avaient été déchiqueté. Un acte de sauvagerie pure. D'après ce qu'il restait des corps ils pensent qu'il y avait un Licornéen, car ils ont trouvé un bracelet avec une Siffléole, perle bleuté venant des désert licornéen à la valeur inestimable, et deux ou trois Tarascéens. Ils ne sauraient en être sur. Arzul leur demande si ils possèdent encore les corps et ces derniers lui répondent que non. Au vue de la tournure de l'affaire, il semblerait qu'un des deux licornéens ne soit plus de ce monde. Après un échange de regard avec le Cendreux, nous essayons de ressentir les forces à l’œuvre en ses lieux. Ni Féals, ni Néant. Une bonne chose.
Nous reprenons notre route vers la Parentelle des Moeshil, emportons avec nous la Siffléole pour l'identifié à l'ambassade. Nous traversons nombres de quartiers rivalisant les un après les autres de richesses. Plus nous nous rapprochons de la surface de la Tarasque plus l'or, l'argent et la splendeur suinte à travers les murs des bâtisses. Nous atteignons enfin l'air libre et le cœur politique et marchand de la Tarasque. Le vent nous fouette le visage, mélange d'embrun, de goémon et d'effluves humaines. La garde se fait plus présente, de hautes tours sont même présentes pour surveiller la ville extérieur. Nous découvrons alors toutes les subtilités et coutumes de ce peuple. Les Tarascéens ont en effet construit bien des bâtiments pour s'y retrouver et échanger. Quelques soient les échanges. Voici une grande arène regroupant ses habitants discutant de nombres de sujet, philosophant sur tout et s'exprimant chacun leur tour. Un lieu de débat, de brassage et d'influence. Voilà un bain, un sauna ou encore un hammam ou les corps s'enchevêtre, s'entrelace et fusionne jusqu'à ne plus faire qu'un. Spectacles étranges et dérangeants.
Cela fait maintenant plus d'une heure que nous avons quitté l'ambassade licornéenne pour entrer dans les véritables terres de pouvoir de la Tarasque. Tout y est beauté et œuvre d'art. Nous surplombons le Féal et la ville d'Alectre tel des seigneurs. C'est dans ce sentiment d’opulence que nous pénétrons sur les terres de Moeshil. Pour cela, nous traversons une immense arche finement ouvragé représentant un rivage sublimé où s'entrecroise d'étranges animaux merveilleux. Une fois ce seuil passé une certaine tension se fait sentir. Nous sommes dans l'antre d'une créature qu'il va nous falloir amadoué sous peine d'être dévoré. Au centre de la Parentelle, un majestueux manoir avec tout les apparats de la puissance et de la richesse. La porte se compose d'une superposition de voilage pégasin créant un voile opaque sur l'intérieur de la demeure. Une fois à l'intérieur, nous débouchons dans un grand vestibules. Le sol est une immense mosaïque de coquillages précieux représentant une Tarasque. Le reste de la demeure semble être un enchevêtrement de couloirs, d'escalier et de pièces, donnant au toute une certaine étrangeté. Nous sommes accueillis par un jeune garçon d'une quinzaine d'année, fort beau, habillé d'un seul collier d'or. Silas lui explique la raison de notre venu. Il prend acte de notre demande et pénètre dans le labyrinthe de couloir.
Après quelques minutes, un Tarascéen revient, la tête entièrement rasée, le corps enroulé dans un tissu fin laissant suggéré un homme musclé sans être musculeux. A son côté un magnifique glaive, ouvrage d'un maître à ne pas en douter. Il nous demande de le suivre jusqu'à une grande pièce lumineuse. La grande majorité de cette dernière est recouverte d'un tapis d'eau alimentée par une merveilleuses fontaines centrales. Autour de celle-ci, des tables basses présentant des mets aux effluves appétissantes. Le Tarascéen nous invite à nous asseoir à même l'eau tandis qu'il enlève s'est vêtement pour se mettre à laise. Avec Silas, nous en faisons de même. Par contre mes compagnons préfères seulement relevé leur habits pour éviter de les mouiller. Nous entamons alors une discussion fort courtoise avec celui qui semble être le maître des lieux, soit Moeshil en personne. Il nous apprend que Amad et Malik ont déjà été invité plusieurs fois en ses lieux et qu'il était tout deux bien là lors de la dernière soirée. Par contre, l'ambassadeur licornéen se montrait plus préoccupé par ses affaires que par la soirée et que cela gâchait autant son plaisir que celui des invités. D'après Moeshil, Amad aurait ramenait quelques choses d'Aldaranche et qu'il souhaitait rapidement sans débarrasser. Cet objet serait une relique manticorine, reste d'un Féal disparut entièrement détruit par les Griffons. Comment a-t-il put se la procurer en pleine capitale grifféenne. Le Tarascéen nous apprend également qu'un Grifféen s'est montré très intéressé par l'objet. Pas étonnant, il souhaite le récupérer pour mieux le faire disparaître. Cet homme serait reparti vers les minuits, un peu avant Amad et Malik.
Nous remercions Moeshil de toutes ses informations. Trop de mon point de vue pour être honnête, il doit sûrement avoir un intérêt la dedans mais lequel ? Mystère. Il nous demande avant de partir un service. Si on demande à quoi il ressemble de le décrire comme une vieille femme. Cela aidant à l'énigme qui l'entoure. Il ajoute encore une chose, que si l'on souhaite le rencontrer le lendemain, il devrait pouvoir se libérer. Je souris. Il se joue de nous et nous ne pouvons rien faire s'en risquer quelques anicroches. Nous sommes dans une impasse. Nous ne savons toujours pas ou se trouve Amad et Malik. Il est possible qu'un des deux soit morts et par dessus le tout, il est possible que les Licornéens ait des Grifféen au trousse. Espérons que Abdel est trouvé de nouvelles informations, tel que la localisation de la « Blanche Écume ». Hélas, il commence à se faire tard et il ne pourra nous l'apprendre que demain. Nous retournons à l'ambassade nous reposer et laisser la nuit nous apporter ses conseils tandis que Silas retourne en famille.
Silas ouvre lentement les yeux. Sa femme n'est plus à ses côtés, elle a du se lever sans le réveiller. Il semblerait que cette affaire le préoccupe plus que prévu. Surtout les révélations ou élucubrations de ces quatre mimétiques. Ils se montrent tous convaincu de leur histoire. Si cela est le cas, s'en est encore plus inquiétant. Il hésite à en référer au plus haute instance, la Tarasque pouvant être en danger. Après quelques tergiversations, il décide d'attendre et d'en savoir plus avant de prendre sa décision. Il se lève enfin et rejoint sa femme dans la salle de vie. Cette dernière lui annonce qu'il a reçut une missive un peu plus tôt. A l'intérieur, un message de menace sur sa famille si il n'arrête pas son enquête. Il sent la colère monter en lui. Il tend la lettre à sa femme et sort de chez lui pour interroger les voisins et les mettre au courant de ce qui vient d'arriver. Ses amis lui disent qu'ils vont faire attentions mais ne pourrons protéger sa demeure. La colère commence à se faire fureur. On ose venir le menacer chez lui. Il n'y a qu'une seule réponse à cet outrage, terminer l'enquête et tuer l'emetteur. Il prend donc arme et armure et se dirige vers l'ambassade licornéenne.
Alors que le jour est levé depuis une heure déjà, nous rejoignons Abdel dans ses quartiers, il aurait des informations à nous communiquer. En effet, il a découvert ou se trouvait « Blanche Écume », qu'Amad y aurait bien une favorite. La demeure serait une maison de plaisir huppée, mais connu que d'un petit nombre. Il nous apprend également qu'il y aurait un trou de près de 5000 écus. Nous lui expliquons alors que nous avons peut-être une idée du pourquoi. Lorsqu'il entend parler de la relique manticorine, le Licornéen est abasourdit. Un tel objet est précieux mais surtout possiblement dangereux si des Grifféens l'apprennent. Ce qui est le cas. Nous lui demandons à suivre si il reconnaît la Siffléole que nous avons récupérer au-près de la milice. Il répond par l'affirmatif, elle appartenait à Malik. Ce dernier n'est donc plus de ce monde. Abdel se montre de plus en plus tendu par rapport à cette affaire et nous propose de la transmettre au autorité de la Tarasque. Nous lui expliquons que nous ne pouvons nous arrêter là, sachant que notre Ennemi est à l’œuvre. Il accepte mais qu'au moindre problème il nous démettra de l'affaire. Je pense qu'il est déjà trop tard pour qu'il le puisse.
C'est alors que Silas entre dans la pièce. Il semble tendu et à les traits tirés par la colère. Il nous raconte l'histoire de la lettre et demande si quelqu'un pourrait deviner au style d'écriture l'origine de l'émetteur. Abdel et Arzul se penche dessus et sont presque sur que c'est un Grifféen qui en est l'auteur. Maintenant, Silas a tout aussi envie que nous de terminer cette affaire mais pas pour les mêmes raisons. Nous demandons à Abdel si il n'aurait pas un homme qui pourrait couvrir nos arrière car l'on se sait suivit. Il accepte et nous présente Rachid Amal, c'est lui qui à découvert le lieu de « Blanche Écume ». Il nous donne les indications pour nous rendre à cette dernière et va nous suivre de loin pour observer nos poursuivants. Nous nous dirigeons alors vers la cavité buccale du Féal, entre de très nombreuses demeures encastré dans la Tarasque.
Après une petite demi-heure nous arrivons devant les lieux, une grande alcôve enchâssée dans la chaire entièrement caché par des tentures et des murs. L'entrée est marqué par deux colonnes décorées représentant des femmes anguilles. Arzul restera en arrière pendant que nous avancons vers la demeure. Deux gardes surveillent les lieux armés de bâtons ferrés. Il nous demande la raison de notre présence. Nous leur expliquons que nous venons par rapport à un de leur client, Amad, et que nous souhaitons rencontrer sa favorite si cela est possible. Ils nous disent que l'entrée est payante et qu'ils vont voir ce qui est possible. Nous sentons qu'à l'énonciation du nom de l'ambassadeur une certaine tension soit apparut. Après avoir payé, il nous demande de les suivre. Nous attendons quelques minutes avant d'être emmené devant un paravent. Nous pouvons distinguer derrière une silhouette féminine. Elle nous apprend que nous avons raté Amad de peu. Qu'il est parti avec un jeune garçon qui ressemble fortement à celui rencontré chez Moeshil. Il s'est bien joué de nous. En échange de quelques écus, elle nous raconte qu'Amad a logé ici depuis trois jours et que pendant ce temps là, il a reçut ce jeune homme ainsi qu'un grifféen. Tout deux venu pour discuter par rapport à la Manticore. En effet, il semblerait que ce soit finalement un Féal enchâssé dans l'ambre qui soit l'objet de la transaction. Bien, l'objet se révèle encore plus intéressant. Nous la remercions et quittons les lieux. A peine sortie de cette demeure, je me rend compte de l'émoi qu'a sut créer cette personne. Elle a sut par ses mots et ses intonations me faire venir. Au regard coupable de mes compagnons, il semblerait que je ne sois pas le seul. Au moins, nous en avons eu pour notre argent.
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Re: [CR : Chronique des Féals] Récits d'un Basilic
plus qu'un résumé de retard et je suis a jour.
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Re: [CR : Chronique des Féals] Récits d'un Basilic
Nous prenons immédiatement la direction de la Parentelle de Moeshil et racontant en route à Arzul ce que nous avons appris. Silas tente de prendre les chemins les plus rapides et après une bonne demi-heure de marche rapide, nous atteignons notre but. Alors que nous continuons notre chemin vers la demeure du maître des lieux, un joaillier tarascéen nous interpelle. Ce dernier porte un masque de nacre ouvragé représentant un animal marin fantasmagorique. Nous sommes sur nos garde ne sachant à quoi nous attendre. Le Tarascéen le remarque et explique qu'il appartient à la Parentelle et qu'il a un message pour nous de la part de Moeshil. Ce dernier n'a plus aucun lien avec Amad Salik et le Licornéen a quitté les lieux avec son acheteur. Ils sont actuellement en route vers les docks d'Amad. Bien sur, le Tarascéen ne sait rien par rapport à l'acheteur et surtout il ne peut rien en dire, secret de transaction. Par contre le joaillier nous indique ou se déroulera la transaction. Dans les profondeurs d'Alectre, à la limite de l'Interdit. Merveilleux, un lieu sombre, nauséabond où règnes le bakchich. Je me demande comment c'est possible de faire pire que dans la Tarasque en général. Cela va être une vrai promenade de santé.
Nous suivons donc les indications du joaillier tarascéen et nous enfonçons peu à peu dans les cloaques d'Alectre. Les rues se font plus sinueuses, plus étroites et surtout moins éclairés. Un petit air de Forêt Noire, hélas l'odeur forte en plus et la végétation en moins. Dommage, avec un peu de jungle cet endroit serait tout de suite plus accueillant. Nous sommes rattrapés par le Licornéen en charge de nous suivre. Il nous demande ou l'on se rend car il ne pourra nous aider et nous surveiller en de tel lieu. Nous lui expliquons ce que nous avons découvert et le renvoyons à l'Ambassade pour qu'il fasse son rapport. Au pire des cas, si il nous arrive malheur, ils sauront ou nous sommes. A chaque pas, je peux la sentir monter d'un cran. La tension se fait de plus en plus lourde. Elle pèse sur nos épaules, enfonçons plus profondément nos pas dans le sol spongieux, éclaboussants nos chausses d'un liquide étrange, mélange de fluide du féal et de selles en tout genre. La lumière décline sur notre chemin, les puits de lumières laissant place aux lanternes, et ces dernières se faisant de plus en plus rare. L'odeur se fait plus prononcée, plus pesante, presque suffocante.
Nous débouchons dans une immense grotte. Autour, plusieurs bâtiments enchevêtrés les un dans les autres. Au centre, des entrepôts presque collés les uns aux autres. Notre objectif, celui qui dépasse, qui se fait plus imposant. Mais surtout qui est centrale. Si l'on décide de s'en approcher, il va falloir être discret et vigilant. Pas de meilleur endroit pour tendre une embuscade. Avec Silas, nous commençons à nous avancer doucement, naviguant entre les caisses présentes. Nous distinguons alors un peu mieux l'entrepôt qui nous intéresse. Nous observons que la porte est entrouverte et qu'une lumière en sort. Amad et son acheteur sont donc déjà là. J'espère que nous n'arrivons pas trop tard. Je redoute surtout ce que nous allons pouvoir découvrir. Une Manticore ? Un être de l'Ennemi ? Un Mimétique à son service ? Le Tarascéen est moi-même décidons de nous approcher de la porte pour entendre ce qui pourrait se dire et pouvoir agir au plus vite. Pendant ce temps, Astel et Maniao choisissent de faire le tour du bâtiment pour trouver une autre entrée. Une fois à quelques encablures de la porte, nous pouvons avoir un aperçu de l'intérieur. C'est un véritable foutoir. Les caisses sont nombreuses et entreposés n'importe comment. Cela pourra nous être utile si nous décidons de pénètrer dans l'entrepôt. Quelques lanternes éclairent l'intérieur et reflètent les ombres de plusieurs individus. Mais impossible d'avoir le nombre exact.
La Draguéenne ainsi que la Pégasine se dirigent avec beaucoup de précaution vers l'arrière du bâtiment. Aucune entrée, aucune fenêtre par laquelle s'infiltrer. Les deux mimétiques continuent lentement leur chemin. De l'autre côté du bâtiment toujours rien. Par contre, un fatras de caisse pourrait leur permettre de s'élever un peu et découvrir une entrée possible sur le toit du bâtiment. La Pégasine étant la plus agile, commence l'ascension. Alors qu'elle n'a grimpé que quelques caisses, une forme sort de l'ombre, un glaive à la main. Un Grifféen, au corps sculpté pour la guerre et au regard enflammé. Les deux mimétiques n'y lisent que la mort et le sang. Le Grifféen se jette sur la Astel qui n'a le temps que de parer en partie le coup. La lame s'enfonce dans les chaires de la Draguéenne ce qui lui arrache un cri de douleur. Heureusement qu'elle est rapide, sinon elle aurait été fendu en deux. Elle réplique dans la seconde et sa lame draguéenne s'enfonce dans le bras de son adversaire. Maniao, surprise par le Grifféen ne peut que dégainer son arc avant de voir leur ennemi abattre une seconde fois sa lame sur son amie. De nouveau le glaive fait mouche apportant sang et douleur à Astel. Elle sert les dents sous le coup et tente de répondre par le sang, mais son arme est déviée par celle du Grifféen. La Pégasine voit alors une ouverture et décoche sa flèche qui s'enfonce dans le torse du guerrier. Le regard de se dernier se fixe alors sur Maniao. Cette dernière devient la menace principale et dans un geste de rage lance son arme sur la Pégasine. Pour éviter d'être embrochée par le glaive, Manio n'a d'autre choix que sauter de sa caisse. Hélas, la réception est catastrophique et voilà la Pégasine qui s'étale de tout son long sur le sol. Le Grifféen, bien que gravement blessé, puise dans sa rage pour se jeter sur la Draguéenne face à lui et tente de la briser à la force de ses bras. Est-ce la douleur du Grifféen qui le fait tanguer et rater sa cible ou celle d'Astel qui la fait se plier et éviter la prise mortelle ? Personne ne le sait. Mais ce qui est sur c'est que la Draguéenne n'hésite pas une seconde et profite de ce moment de faiblesse pour planter sa lame dans la gorge du Grifféen. Ce dernier s'écroule alors dans un dernier râle animal. Les deux mimétiques peuvent respirer et se disent que le pire est passé lorsque...
Cela fait déjà un moment que Astel et Manio sont partis faire le tour et pas de nouvelle pour l'instant. J'entends du bruit qui vient de l'intérieur. Il semblerait qu'aux tons les protagonistes se disputent. Pas une hésitation, avec Silas nous avançons. Arzul décide de rester derrière pour être sur de ne rien risquer. Quel pleutre. Nous commençons à nous enfoncer dans l'entrepôt zigzaguant entre les caisses et essayant de faire le moins de bruit possible. Nous distinguons maintenant mieux les voix. Une aux accents licornéens supplie et pleure tentant tant bien que mal de se défendre et priant pour sa vie. Une autre est emplit de colère et se fait de plus en plus menaçante. Puis plus rien. Le silence. Je distingue le bruit d'une course qui se dirige vers nous. On va tenter de faire s'écrouler les caisses derrière lesquels nous sommes cachés sur nous. Je laisse le fiel prendre possession de mon corps et me propulse sur le côté pour éviter de finir écrasé. J'ai été assez rapide, à la différence de Silas qui a juste eu le temps de plonger sur le côté mais il se retrouve au sol. En face de nous, une scène inquiétante. Un Licornéen, sûrement Amad, est à genou et en pleure. A ses côtés, un homme d'age mur, le visage encadré d'une longue barbe blanche et habillé simplement d'une bure sombre. Il est tout aussi terrorisé que l'ambassadeur Licornéen. A ces deux personnes, s'ajoute un Grifféen tenant un glaive à la main. Ses yeux sont rouges sang, rouges flamme. Seul la mort se dégage de cette montagne de muscle. Et je n'oublie pas le dernier protagoniste, celui que je redoute le plus et qui me hérisse les poils. Il est des leur, un de ses monstres répondant à ses ordres, cette Ombre qui plane sur le M'Onde et qui veut son anéantissement. Sa carrure est impressionnante, surement un mimétique tarascéen ou alors quelques choses d'approchant. Son visage est masqué par la nacre mais je redoute ce qu'il cache. Derrière tout ce monde prêt à en découdre, un immense bloc d'ambre. La fameuse relique.
Les quelques instants d'observation passés, Le Grifféen se jette sur moi tandis que la créature de l'Ennemi fond sur Silas. Il va me falloir être rapide pour aider notre nouveau compagnon. Une fois encore je puise dans le Fiel pour répondre à la rage du combat du Grifféen. D'un mouvement circulaire, je dégage sa lame et m'ouvre une ouverture sur son flanc. J'y plonge mon épée et la ressort à temps pour parer un nouveau coup. Survient alors une explosion derrière lui qui le déstabilise quelque peu. Je n'ai pas le temps de me poser des questions ou de douter, je plante ma lame directement dans son cœur pour en terminer avec lui. Je me retourne vers Silas pour l'aider mais...
Sûrement un mimétique de mon peuple, se dit Silas, lorsqu'il aperçoit l'homme masqué. Hélas pour lui, il ne peut ressentir le Néant qui se dégage de celui-ci et ne se doute pas ce qui l'attends. La Créature se jette alors sur lui. Alors qu'il était prêt à le recevoir, il se sent déstabilisé. Cela vient de lui. Elle est sur Silas et le plaque au sol. Il voit alors le masque tomber et découvre un visage décomposé rongé par les vers. Il remarque également trois fissures dans le crane découpant la tête en trois parties. Il les distingue encore mieux lorsque ces dernières s'écartent révélant un trou béant au lieu d'un cerveau. Un puits sans fond, voilà ce qu'il ressent. Il perçoit les échos de multiples tarascéens engloutis par la créature, des vestiges d'hommes et de femmes dont plus personnes ne se rappelera, avec pour seul preuve les marques des Parentelles incrustées dans la chaire de l'Ennemi. Silas puise dans le Fiel sa rage et dans un esprit de vengeance des siens, il plante sa hache dans le cou de la Créature. Alors qu'il la ressort, il découvre que son arme commence à s'oxyder... à disparaître. L’Ennemi raffermi sa prise et commence à engloutir la tête du Tarascéen. Il entend alors les cris et hurlements de toutes les victimes et dans un ultime sursaut de survie il lance une nouvelle fois son bras armé vers la créature... debout...vivant... mais pas entier... voilà ce qu'il se dit alors qu'il voit la Créature à ses pieds en train de se décomposer. Bien qu'ayant gagné cette bataille, il sait qu'il a perdu quelques choses. IL lui a emporté un morceau de lui. Mais il n'a pas le temps de reprendre son souffle que de nouvelle sensation le prenne. Il sait ou sont les autres mimétiques qui l'ont accompagné. Il est lié à eux maintenant. Il découvre un lieu étrange qui l'attire et ou il peut se rendre quand il veut. Mais IL est aussi là-bas. Et IL va profiter de ce moment de faiblesse pour sortir...
Arzul attend sagement à l'extérieur lorsqu'il entend un explosion à l'intérieur. Il s'y précipite alors et à le temps de voir s'engager le combat entre ses compagnons et leur ennemi. C'est alors qu'il ressent une perturbation dans l'Espace Fraternel. Il le sent plus agité que d'habitude. Il projette donc son esprit dans le Gardien. Il découvre alors le lac bouillonnant prêt à exploser. Surgit alors d'entre les tentacules de ténèbres, une Créature, mélange d'araignée et de mille-pattes suintant le Néant. Dans un tourbillant de force, le monstre naissant pulvérise les quatre tours gardant le lac, laissant ce dernier sans protection et sans garde. Elle en profite alors pour se propulser dans le M'Onde.
… Mon regard est attiré par la créature qui vient d’apparaître. Elle a fait disparaître une bonne partie de l'entrepôt en arrivant ici. Je le sens autant que je le sais, Elle vient de nous. Nous l'avons créé et n'avons pu la contenir. Il va nous falloir être rapide avant qu'elle n'agisse dans le M'Onde. Alors qu'Arzul l'interpelle pour l'attirer à lui, je me projette dans notre Veilleur. Je tente alors de guider la créature vers l'Espace Fraternel pour l'emprisonner de nouveau. Je suis suppléé par Arzul qui tente d'en faire de même à partir du M'Onde. Je sens alors mes Frères et Sœurs l'attaquer pour l'affaiblir. Chaque coup entamant sa volonté et sa force. Pour la guider jusqu'à sa prison je décide de faire appel à mon Féal, qu'il m'aide dans la tache.
« Que l'instinct de cette créature soit guidé jusqu'à mes inquiétudes ».
La bataille est rude et la concentration est extrême. Puis... elle disparaît du M'Onde. J'ai juste le temps d'entrapercevoir une forme tomber dans le lac. Ce dernier se remet alors à bouillonner mais bien mois que les semaines passées. Nous l'avons empêcher de prendre pied sur le M'Onde et de le détruire. J'attends quelques instants pour ne pas être surpris par un sursaut de la créature et je reprend pied dans le M'Onde. Heureusement car j'ai le temps de m'accrocher lorsque la Tarasque s'ébranle. Elle vient de s'arrêter. Cela n'augure rien de bon. Et j'ai bien peur que nous en soyons la cause. Il ne va pas falloir tarder ici.
Je me retourne vers Amad et le vieil homme à ses côtés. Il porte un masque métallique lise à son flanc. Il observe avec attention Arzul qui cherche des informations dans l'ambre sur la créature que l'on devine. D'après notre Cendreux, cela ne ressemble pas à une Manticore. Le vieil homme le confirme et nous explique que ce n'est qu'un Féaldhyn mort emprisonné dans l'ambre. L'homme se révèle être un Pèlerin du temple Exodun. Soit un homme libre qui n'est affilié à aucun Féal. De nombreux secrets planent sur eux et sur ce qui se passe dans leur temple. On raconte que le faisceau bleu qui s'en échappe vers le ciel leur permet de communiquer à travers le M'Onde, voir de ce déplacer avec. Il se dit même qu'il élève les Féaldhyn et qu'ils sont les seuls à pouvoir les dresser. Un peuple ou un groupe intriguant. Bon, on a plus le temps, il faut y aller. Trop tard. Les Tritons, garde spécialisé de la Tarasque, sont déjà là. Amad s'avance alors et demande une mise sous Tutelle du fait de son poste d'Ambassadeur.
L'Espace Fraternel a été ravagé par la créature et ses blessures sont graves. Mais aujourd'hui, il s'est aussi renforcé. Un nouveau mimétique a rejoint la Fratrie. Un nouveau frère est arrivé dans la famille. Il a emporté avec lui un morceau de ce qui le définit. Voila que commence à se former autour du lac des chaines qui peu à peu recouvre la prison créant une maille serré de fer sur lequel le Veilleur pourra surveiller l'Ennemi.
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Re: [CR : Chronique des Féals] Récits d'un Basilic
Une vingtaine de Tritons nous entourent donc et nous demande de les suivre. Nous prenons alors la direction de la mâchoire de la Tarasque. Nous atteignons un immense muscle reliant cette dernière au palet, dans lequel est creusé un interminable escalier. Nous le gravissons pas à pas et découvrons une des parties gouvernementales d'Alectre. Nous débouchons finalement sur un bâtiment à la l'allure martiale, sûrement une caserne. Nous y pénétrons et sommes guidés jusque dans un grande pièce légèrement pentue, laquelle est rempli d'eau dans le fond. Aucun meuble ne décore les lieux, aucune possibilité de s’asseoir ou s'allonger sans glisser et terminer dans une eau stagnante. Quel merveilleux lieu de détention. Je suis sur que nous allons y passer un bon moment. En plus, Amad et l'Exodun ne sont pas avec nous. Nous allons donc avoir le temps de cogiter. Et je pense de discuter sur notre version des faits. La discussion tourne rapidement sur notre Ennemi et sur ce que l'on peut dire ou non aux autorités, Silas et Arzul n'étant pas d'accord. Je les laisse à ces discussions rhétoriques et me plonge dans l'espace fraternel. Les traces de notre combat sont bien visible et il va falloir du temps pour le soigner complètement. Je découvre les chaînes qui s'entrecroise recouvrant le Lac prison de notre Ennemi.
Je sors de ma torpeur a cause de l'ouverture de la porte de la cellule. Débarque alors un Caladréen qui nous propose ses services pour soigner nos blessures. La Draguéenne et la Pégasienne acceptent avec grande joie. Le Grifféen rencontré les a marqué profondément aussi bien physiquement que mentalement. Je retourne donc dans notre Espace Fraternel pour m'imprégner des lieux et toujours mieux le connaître, ne revenant dans le M'Onde que lorsqu'on nous invite à sortir de notre prison. Ce sont deux Centurions qui viennent nous chercher. Nous les suivons jusque dans une cours ou nous découvrons un « force de la nature ». Dans un bassin de nacre finement décoré et emplit d'eau, un Tarascéen énorme, le ventre débordant de tous les côtés. Sa peau est translucide laissant deviner avec précision les veines et vaisseaux sanguins. Deux gros yeux globuleux sont plantés dans son visage bouffi. Un sourire en nous découvrant laisse apparaître ses dents pointus lui donnant un air inquiétant. Il tapote sur le baquet et les quatre serviteurs qui l'encadraient attrape la bassine et la soulève. Nous lui emboîtons le pas.
Nous traversons un hall immense, éclairé par des puits de lumières. De nombreux escaliers le traverse, l'encercle donnant au lieu un caractère dérangeant, plus encore qu'a l'extérieur. Nombres Tarascéens sont présent et nous observent, ils sembleraient que notre aventure est quelque peu fuité aux regards intrigué qu'ils nous lancent. Toujours à la suite du mimétique Tarascéen, nous pénétrons dans une grande pièce qui se révèle être un amphithéâtre entièrement vide. Les deux centurions referment les portes derrière nous,ne nous suivant pas en ses lieux. Quelques instants passent et nous rejoigne Moeshil, Amad, Abdel, Estyos et l'Exodun rencontré il y a peu. Leur trait est tendu, il semblerai que les discussions aient été difficile, mais rien qui nous laisse présager du pire. Le Tarascéen prend alors la parole d'une voix... aqueuse, comme si il parlais dans l'eau. Il fait un topo sur la situation, sur le fait qu'Alectre s'est arrêté et que les Timoniers doivent calmer l'esprit du Féal ainsi que ceux de l'ensemble des habitants. Que cet événement est de notre fait et pour cette raison nous serons cantonné aux quartiers de l'ambassade licornéenne et que nous serons débarqués lors de la prochaine escale. Cette dernière sera Phalène et nous y serons que dans une semaine. Pour rassurer les habitants d'Alectre et relancer la Tarasque, il va y avoir deux jours de fêtes. Ces réjouissances seront en grande partie aux frais de la Parentelle de Silas. Sur ces dernières paroles, le mimétique tape sur son baquet et ses serviteurs le soulèvent et l'emporte hors de l'amphithéâtre.
Une fois le Timonier sortie, Abdel respire. Au final la sentence est logique et nous nous en sortons bien. Je sens la déception de Maniao qui souhaitait continuer jusqu’aux contrées Pégasine pour assister au rituel de l'Onde. Si nous souhaitons nous y rendre, il va falloir emprunter une autre route. Déjà, nous allons être débarqués à Phalène, une des villes qui faisaient partie de nos possibilités. C'est une bonne chose. Nous allons pouvoir sûrement en apprendre plus sur les Fratries et sur notre Ennemi, du moins si nous avons accès aux ouvrages. Espérons que le livre ramené du domaine de Maak nous soit utile. Mais j'ai peur que son départ de Phalène soit tout sauf normal. Croisons les doigts que la comtesse ne l'ait ni voler, ni acheter d'une manière peu légale. Je suis sorti de mes pensées par la voix d'Abdel qui signifie à Amad qu'il est destitué de ses fonctions, sera mis aux fers jusqu'à Phalène et sera débarqué une fois arrivé. Cette aventure fut la goutte d'eau qui à fait déborder la Tarasque. Puis l'ambassadeur licornéen nous dit de le suivre, qu'il est temps de retourner en lieux sur. Avant de partir, Arzul demande à l'Exodun si il sait ce que nous avons combattu. Bien que ce dernier tente d'éluder la question, il suggère qu'il connaît notre Ennemi.
Sur la route de l'ambassade licornéenne, nous interrogeons quelque peu Amad, pour en apprendre plus sur l'affaire. Il nous explique que sur un des nombreux marchés d'Aldaranche, il a entendu parler d'une relique manticorine. Il y a vu une occasion de se faire beaucoup d'argent. Il s'est donc montré intéressé par son achat ainsi que d'autres parties. Au final, il fit la meilleur offre est obtint la relique, qui s'est révélé d'une taille impressionnante. Le temps jouant contre lui car la Tarasque devait repartir sous peu, il a soudoyé les autorités pour faire monter ce qu'il pensait être une Manticore dans de l'ambre pour la vendre dans Alectre. Mais il a senti qu'un des acheteurs potentiels à Aldaranche l'avait suivi et se montrait plus que pressant. Il a donc fait appel à des mercenaires pour le protéger. Il a cherché des entrepôts qui seraient discret pour y cacher la relique. Il l'a trouvé dans les bas fond du Féal. La suite ont la connaît, à un détail prêt. Le premier est que Moeshil était au courant que ce n'était pas une Manticore mais un Féaldhyn. Pour terminer, lors de la transaction avec l'Exodun les mercenaires Grifféens sont sortis de nul part et sont tombés en admiration devant l'ambre avant de se rendre compte qu'elle ne contenait qu'un Féaldhyn. C'est alors que le ton est monté est que nous sommes intervenus.
Nous arrivons enfin à l'ambassade. L'ambiance y est lourde, on peut presque voir cette colère dirigée vers Amad. L'honneur des Licornéens a été bafoué par l'un des leurs et ils ne lui pardonneront jamais. L'ancien ambassadeur est alors pris en charge par deux gardes et emmené dans des geôles. Abdel nous guide ensuite dans nos « appartements ». Ce n'est juste qu'une autre prison mais bien plus agréables que celle d'Amad. Abdel dit à Silas que l'ambassade est responsable en quelques sortes des vrais de sa Parentelle pour les fêtes et qu'il peut donc se servir dans les possessions d'Amad pour se rembourser. Je ne doute pas que Silas et Estyos vont se faire plaisir et rentabiliser la chose. Après c'est de bonne guerre comme on dit. Notre nouveau frère nous dit qu'il souhaite passer du temps avec sa famille après ce qui nous est arrivé. De plus, il sent le lien qui nous unis si il nous suit à Phalène, il souhaite conserver le plus de souvenir de sa famille. Une force pour lui, mais une faiblesse peut-être face à Lui. Sinon, je lui souhaite de ne jamais les oublier, car IL pourrait en profiter.
La semaine de voyage va se passer tranquillement. Ne pouvant participer aux réjouissances, ni sortir de l'ambassade une certaine routine va se mettre en place. A chacun son occupation. Pour ma part, je demande à Abdel si il est possible d'avoir accès à ses ouvrages sur Siorhan. En effet, je souhaite en apprendre plus sur ce Draguéen et qui sait, une information ou un détail pourrait y être caché. Voulant également en apprendre plus sur Lui, je me rend souvent dans notre Espace Fraternel pour l'observer, l'étudier et pourquoi pas en apprendre le plus. Et pour terminer de rythmer mes journées, je demande à Astel de poursuivre mon enseignement de l'étiquette. Cela pourrait servir ou nous allons. Sur ce point, Abdel nous en apprend un peu plus sur Phalène. Elle est gouvernée par une Comtesse. Peu à peu, la ville est devenu légèrement indépendante de rendant de compte ni au Prime Roi, ni au Second Roi. Il va donc nous falloir marcher sur des œufs. Je ne sais ce qui nous y attends mais cela ne sent vraiment pas bon.
Le mimétique Tarascéen observe l'ivoire qu'il a entre les mains. A la fin de la semaine, elle représentera sa famille d'un côté et lui de l'autre. Les événements de ces derniers jours ont chamboulés ses habitudes, ses connaissances et son esprit. Il vient de découvrir une chose, une entité qui œuvrait contre le M'Onde. Il a rencontré ces mimétiques venant d'horizons variés et qui pourtant semblaient unis. Maintenant il fait partie d'eux. Il sait qu'il va devoir quitter ceux qui l'aime, pour leur bien et pour les sauver de ce Mal. A chaque coup de stylet pour tailler l'ivoire, il insuffle un peu de lui pour que le plus longtemps possibles, sa famille ressentent son amour à travers l'idole.
L'océan est aussi sombre que la nuit et la côté comme dévorée, déchiquetée par des mâchoires gigantesques. A l'ouest, une longue chaîne de montagne recouvert d'un pelage hivernal. A l'est et autour de la cité, une interminable grisaille aux teintes sombres et nauséabondes. Des marais à perte de vue, désert étrange mêlant végétaux tortueux, vermines vampires et créatures aux tendances carnivores. Déchirant la moiteur de ses lieux, le Foror, large fleuve serpentant entre les tourbières prêt à fondre sur ses proies. Au centre de cette peinture glauque, une cité pyramidale aux proportions fantasmagoriques ou plutôt deux entités cohabitants aux travers d'une immense dalle de marbre immaculé posée sur quatre piliers titanesques et retenue par un ingénieux système d'arche. Au dessus, le Collegium, la plus grande bibliothèque du M'Onde, ville majestueux aux lumières chatoyantes où s’entremêlent le savoir de millions d'âmes et l'histoire des Féals. En dessous, une ombre s'étendant sur des cloaques, des taudis, des canaux, des entrepôts et un port de commerce ne vivant qu'à travers le commerce de ses livres. Voici la ville qui s'étend devant nos yeux. Voici Phalène, ombre et lumière à la fois.
Quel spectacle étrange que cette cité cosmopolite, bien qu'isolé du reste du Royaume Chimérien. Je comprend mieux que l'influence du Prime Roi ou du Second Roi est du mal à s'étendre jusqu'ici. Plus la Tarasque se rapproche des lieux, mieux nous pouvons distinguer chaque détail de Phalène. On y trouve plusieurs types d'architectures, d'origine Chimérienne bien sur, mais aussi Grifféenne, voir Draguéenne d'après Astel. Bien que cela soit plus subtil. Alectre, étant bien trop imposante, s'arrête à l’embouchure du fleuve. On devine sur les quais de Phalène la masse populaire qui s'active en prévision des marchandages et les premiers navires débutent leur lente procession jusqu'à la mecque du commerce. Pendant ce temps, les Tarascéens installent les barges pour accueillir les vendeurs et acheteurs. Dans ce prémisse effervescence que nous allons quitter le Féal. Abdel nous guide jusqu'à un navire. En route il nous dit qu'il va essayer de se renseigner sur notre Ennemi et sur Siorhan en ses lieux et que s'il y a des informations, il nous les transmettra. Par contre, il n'aura pas beaucoup de temps, son rôle d'ambassadeur étant très prenant.
Lorsque nous arrivons dans le bateau, nous y découvrons Amad, avec une bien mauvaise mine. Le séjour dans les cachots l'ayant fortement marqué. Alors que nous nous éloignons d'Alectre, ce qui n'est pas pour me déplaire, je tente de communiquer avec l'ancien ambassadeur licornéen. Il se révèle peu causant. Je lui propose quand même mon aide, si cela peu l'intéresser. Mais cela ne semble pas. En effet, dès que nous avons mis pied à terre, Amad disparaît rapidement dans la cité. La population y est dense, composée essentiellement de Chimériens bien que nous puissions apercevoir d'autres peuples. La milice est également fortement présente, habillée de blanc et noir, les couleurs de la ville. Un bel emblème pour cette ville à la dualité flagrante.
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Re: [CR : Chronique des Féals] Récits d'un Basilic
Silas nous propose de commencer par le plus important, trouver ou loger. La décision est prise de trouver une taverne vers le port, notre Tarascéen souhaitant s'habituer doucement à la terre. Dommage, j'aurai bien aimer plus m'enfoncer dans la ville pour mieux la découvrir. Alors que nous recherchons une bonne auberge, Astel nous fait part de son savoir sur la ville. D'après ses souvenirs, la cité de Phalène aurait plus de six siècles. Par contre elle ne sait pas la raison du choix de l'emplacement et la nécessité de créer une ville en ces lieux. Ce qui l'étonne est de n'avoir aucun souvenir d'information sur ce lieux. Serait-ce son œuvre ? Je commence peut-être à devenir parano et à le voir presque partout. Comme anecdote historique, elle nous raconte l'histoire d'une des dirigeantes de la ville qui aurait préféré se suicider en sautant du Collegium plutôt que de se soumettre au roi Chimérien venu l'épouser, mais surtout prendre possession de ses terres. Ah, les Chimériens et leur méthodes de rustres lourdaud. Un jour quelqu'un arrivera à leur apprendre quelques choses et les éduquer. Mais ce n'est pas encore pour demain. En route nous sommes arrêté par deux miliciens qui demandent à Silas une face comme taxe pour le port d'une arme de guerre. Il essaye bien d'expliquer son ignorance mais cela n'arrange rien. Notre trouvons donc vite une auberge pour qu'il puisse y poser ses effets personnelles.
Notre première matinée dans cette nouvelle cité sera pour prendre la température des lieux. Nous nous séparons dans les environs pour en apprendre le plus, Maniao préférant rester à l'auberge pour surveiller nos affaires, ne se sentant pas rassurée en ces lieux. Je profite d'une table de marchands dans une taverne du port pour entamer la discussion. Au fil de cette dernière, j'en apprend plus sur la ville et son commerce. Les marchands m'annoncent même qu'il y aura bientôt une grande réception de la famille Plissorde, des nobles qui souhaitent asseoir leur pouvoir en ses lieux. Le banquet aura lieux dans leur demeure et réunira tout le gratin de la ville. Mes compagnons de tables sont à la recherches d'une manière d'y être invité car ce sera l’événement à ne pas louper. Il pourrait être intéressant de pouvoir y aller, un bon lieu pour découvrir les véritables rouages de la politique de la cité et pour mieux la comprendre. Mais aucun moyen de savoir comment y entrer et le temps va nous manquer. Il va falloir jouer serré suivant ce que mes Frères et Sœurs vont apprendre...
...La Draguéenne en est pleine discussion avec un charmant jeune homme qui lui raconte plein d'histoires sur la ville, lui décrit ses lieux à ne pas manquer. Au bout d'une bonne heure, le Chimérien lui dit que malheureusement il va devoir y aller qu'il a à faire mais qu'il la reverrai avec grand plaisir. Alors qu'elle se remémore les quelques informations glanées elle se rend compte qu'il lui manque un petit quelque chose, sa bourse et toutes ses économies. Un peu plus loin, l'homme sourit, considérant que sa journée est déjà bien réussis et qu'il a offert un beau cadeau à cette jeune Draguéenne...
...Le Tarascéen déambule sur le port écoutant ce qui s'y raconte, se mêlant à ses congénères pour se faciliter la tache. Il discute avec quelques marchands expliquant qu'il souhaite en apprendre plus sur la ville et son gouvernement. Ces derniers lui expliquent qu'actuellement la dirigeante est une Comtesse mimétique, dame Sepia, qui en a invoqué au droit de Silence pour gouverner. Elle loge dans l'un des piliers du Collegium. Elle s'est peu à peu détachée de l'influence du Prime et Second Roi, bien que ces deux derniers aient envoyé chacun un conseiller, des Chevaliers de la Collecte. Ils seraient tout deux là officiellement pour gérer l'administration et l'économie de la ville. Mais il se chuchoterait qu'un des deux aurait des informations sur la Comtesse pour la faire chanter, voir la démettre et révoquer son droit de Silence...
...Le Cendreux va de taverne en taverne, interrogeant les taverniers et les clients sur les dernières rumeurs de la cité. On lui raconte bien des légendes urbaines, mais parmi elles deux ressortent.La première raconte l'histoire d'un fantôme représentant une jeune femme qui hanterai la ville basse. Elle danserait sur les toits à la nuit tombée. On la nommerait même Silène. La seconde affaire est une histoire de meurtre. En effet, depuis quelques temps plusieurs nobles sont retrouvés mort. Actuellement on en dénombre trois de connus...
Nous nous retrouvons tous le midi à l'auberge pour nous restaurer et faire le point sur nos découvertes. La situation de la ville se révèle intéressante et de nombreuses pistes s'ouvrent devant nous. Il va nous falloir faire des choix. Mais avant cela, il nous reste quelques découvertes à faire avant de plonger dans l'antre de Phalène. Tout d'abord, découvrir comment atteindre le Collegium. Ce rôle ira à Astel et Arzul, nos deux diplomates férus de livre. Tandis que la tache la plus dangereuse, s'initier à la partie sombre de la cité est dévolue à Silas et moi-même. Dévolue ? Pas vraiment car c'est ce que je voulais faire en arrivant à Phalène. Une fois le repas terminé, nous nous quittons avec pour objectif d'obtenir les dernières informations sur Phalène avant d'entrer dans le vif du sujet. Le rendez-vous est fixé au soir dans l'auberge. Il est temps de se fondre un peu dans la face sombre de Phalène, et je redoute le pire.
Le Cendreux et la Draguéenne font le tour des bouquinistes, des marchands de livres et autres vendeurs en tout genre. Ces derniers sont réparties dans toutes la partie basse de la ville, des modestes quais aux luxueux îlots. La population n'est pas la même, tout comme l'accueil. Certains quartiers, les plus éloignés, se révèlent être la demeure de grandes familles nobles. Se doutant que seules les plus hautes strates doivent avoir facilement accès à la ville haute, ils se focalisent sur les plus belles devantures. La discussion tourne toujours sur le même thème, comment atteindre le Collegium. Parmi ses nombreux commerçants de l'art, l'un se montre plus loquace que les autres. Tout d'abord, il leur explique ce qu'est le Collegium,. Ce dernier est une société à part entière, quasiment séparé de Phalène. C'est aussi un lieu ou s’entremêlent de nombreux courants de pensées qui s'opposent et se rejoignent. Un lieu de de réflexion et de discussions où plusieurs factions se disputent la raison, à un tel point que l'on raconte que cela serait la guerre la haut. Mais ce ne sont que des rumeurs. Puis, comme les autres, il leur dit pour atteindre la sacro-sainte de Phalène il faut passer par un des gigantesques piliers de la ville. Une fois là bas, il faut payer une droit de passage à la milice de la ville. Ensuite attendre plusieurs jours pour avoir une réponse et si cette dernière est positive, les visiteurs seront chapeauté par un geôlier-copiste. Sinon il faut obtenir une lettre de marque et donc travailler pour une famille ou des notables de Phalène. D'après le Chimérien les livres sont enfermés et il est impossible de les emprunter. Les deux mimétiques commencent à se dire que cela va se révéler tendu de rendre le livre sans explication. Sous le ton de la confidence, le Bouquiniste raconte qu'il existerait d'autres moyens d'atteindre le Collegium. Un de ses passages seraient sous le contrôle de la Milice et un autre sous celui de la maffia de la ville. D'après l'homme le second serait presque moins dangereux que le premier. Mais rien n'est sur, autant l'information que son voyage.
Peu à peu nous approchons de notre but, la véritable ville basse entièrement dans l'ombre de la dalle. Une cité ou la lumière est faite d'ombre. Repaire de bien des vices, et je parierai sous le contrôle du Volzarot. Nous enchaînons les escaliers serpentant le long des bâtiments et grimpons toujours plus prêts de la face caché de Phalène. Les Tarascéens sont partout, se faufilant dans la moindre ruelle, à l’affût de la bonne affaire tel des rapaces en manque d'occupation. Plus nous approchons des piliers et de la séparation de la ville, plus les regards des autochtones, aussi bien Chimérien, Grifféen ou même Aspik, se font agressifs. Une certaine tension raciale est palpable. On n'apprécie que peu les étrangers à Phalène, et encore moins ce qui s'intéressent à la basse ville. Alors que nous ne sommes plus très loin d'un des piliers, le regard de Silas est attiré par quelque chose au dessus de nous. J'ai le temps de lever les yeux et d'apercevoir un corps chutant et roulant sur les nombreuses toitures de la cité. D'après la vitesse, il semble venir de sur la dalle. La forme disparaît entre deux demeures avant que retentisse un effroyable craquement. La chute a du se finir pas très loin. Nous cherchons le point d'arrivé du cadavre. Quelques ruelles plus loin, le corps est là, entièrement explosé, son sang recouvert autant la chaussé que les murs alentours. En s'approchant un peu plus, une forte puanteur nous prend les sinus. Une odeur d'urine abominable, comme si il avait pris un bain dedans. Ce qui reste de ses vêtements laissent suggérer qu'il devait être un noble ou au moins un notable de la ville.
Je remarque alors qu'une de ses mains et serré comme si elle refermait un mystère. C'est à ce moment là que nous entendons la milice arriver. Silas essaye de faire un mouvement de foule pour la retarder quelques instants, tandis que je me jette sur le cadavre pour tenter de lui arracher son ultime secret. Je laisse le fiel me posséder, le temps jouant contre moi. J'arrache quelques doigts au cadavre, devant forcer la chose, pour en tirer une page. Du moins une grande partie, le reste restant coincé dans la peau du mort. Puis je me fonds la foule avant que les gardes ne me repèrent. Au regard environs à leur arrivé, il semblerait qu'ils soient peu apprécié. Et je comprend rapidement pourquoi. L'officier après avoir observé le cadavre décrète que c'est un accident et qu'il a du glisser et tomber. Il conclut son affirmation par la morale suivante « Monter c'est dangereux ». Je suis bouche béé devant tant d'intelligence et de logique. La populace environnante a maintenant bien pu observer le mort et quelques murmures laisse entendre qu'on l'a identifier. D'après certains , ce ne serait autre que Dredis, un notable réputé assez aisée. Il rendrait des services à divers nobles ayant un accès au Collegium. Ce ne devait donc pas être n'importe qui. Sur ces informations, l’officier demande si quelqu'un le connaît. Personne n'osant réagir, il annonce que ce ne devait pas être quelqu'un d'important et emmène le cadavre. Par contre sa bourse et ses effets personnels ne lui appartiennent déjà plus. Et au regard du milicien, il sait très bien qui c'est. Quelle merveilleuse protection pour la cité de Phalène. Je me sens tout de suite rassuré en ses lieux et bien protégé.
Nous nous éloignons un peu des lieux pour observer le fruit de notre sacrilège. Une fois dans un coin tranquille, j'extirpe de mes vêtements un... un morceau de buvard puant l'urine... merveilleux. J'espère que notre Draguéenne va pouvoir nous en tirer quelques choses car là, j'ai l'impression d'avoir perdu mon temps et mes ressources. En pleine déception, je décide de passer ma frustration en continuant notre mission première. En apprendre plus sur ces lieux et mieux les comprendre. Je découvre alors que les lieux sont pas mal envahi par une plante étrange, que je n'ai jamais vu. Une sorte de lierre noir luisant d'une lumière étrange. Alors que je m'en rapproche pour l'observer un peu mieux, une sensation désagréable m’envahit... un sentiment qui ne m'est pas inconnu... comme un écho du passé... je revois alors Ekhat et ce que j'y avais discerner... c'est Lui... une de ses créations... elle n'a pas d'existence sous mes doigts... elle est partout... s'infiltrant dans chaque maison, aspirant à lui chaque sens... serpentant entre les habitants invisibles à leur yeux tel un prédateur à l’affût de sa proie... étranglant les piliers du Collegium, prêt à faire chuter la dalle immaculée de la cité... grignotant depuis des siècles les socles du Savoir du M'Onde... rien n'est épargné...
IL est bien implanté en ces lieux. Rien ne lui échappe. Même sur la Tour logeant la Comtesse le lierre néantique s'est infiltré et a fragilisé son maintient. Combien de temps avant la chute ? Personne ne le sait, car personne ne peut le voir. Et personne parmi nous le peut le deviner. Didrik et son faible savoir aurait pu nous être utile pour une fois. Elle couvre l'ensemble de la basse ville de Phalène et progresse peu à peu vers le Collegium. L'heure est bien plus critique que nous pouvions le penser. Nous prenons tel des Charognards la route de notre auberge. La mine est sombre et le moral blessé. Nous retrouvons alors nos Frère et nos Sœurs dans la taverne. Nous commandons de quoi nous restaurer et les invitons à nous suivre dans nos appartements. Après avoir écouté leur découverte, nous leur avons raconter les nôtres. L'heure est grave. Phalène se meurt d'un mal horrible et chaque instant qui passe et comme une page qui s'efface de la mémoire du M'Onde.
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Re: [CR : Chronique des Féals] Récits d'un Basilic
Nous transmettons notre découverte à Astel en espérant qu'elle puisse tirer quelques choses du morceau de papier arraché du corps de Dredis. D'après ses premières observations, ce serait un buvard qui servirait de sous mains pour empêcher de tacher les textes d'encres. Elle distingue en filigrane quelques mots. Avec un peu de matériel, elle arrive à en sortir des mots et des bribes de phrases. Il semblerait que Dredis faisait des recherches sur la famille de noble Plissorde, sur leur généalogie. Intéressant. La question est : travaillait-il pour eux ?Ainsi la fameuse soirée pourrait s'expliquer, ou alors pour un opposant comme la Comtesse. Je propose alors l'idée d'aller voir ces derniers pour la jouer quelque peu au bluff et les avertir de la mort du notable. Mes compagnons trouvent cette démarche fort dangereuse. Seul Silas n'est pas entièrement contre mais il L'a également vu. Il sait que le temps est contre nous et qu'il va peut être falloir prendre des risques si l'on souhaite réussir avant que la ville ne chute, littéralement. Quelle ironie pour un tel lieu.
La discussion continue alors que la nuit est entrain de tomber. Finalement, mon idée est partiellement rejeté car nous n'avons pas assez d'information sur les Plissordes et surtout Dredis. Maniao, Silas est moi-même allons devoir nous renseigner sur ou logeait le notable et tenter d'obtenir le plus d'informations sur son travail et sur lui-même. Pendant ce temps là, Astel et Arzul vont faire se renseigner sur l'homme qu'était Dredis, en questionnant les notables et artisans du livre. Nous nous quittons donc avec pour objectif de se retrouver dans trois heures avec le plus d'information possible.
Avec la Pégasine et le Tarascéen nous retournons dans les environs du lieu ou nous avons vu chuter Dredis. Nous entamons la discussion avec les habitants de Phalène ainsi qu'avec les marchands encore ouvert. Nous remarquons que la ville est en pleine effervescence bien que la nuit soit déjà tombée. L'arrivée d'Alectre semble avoir apporté une certaine tension à la ville. Cette dernière se change peu à peu en aggressivité. A un tel point que cela dégénère en rixe dans le quartier ou nous sommes. Alors qu'avec Maniao ou arrivons à nous éloigner à temps, Silas est pris dedans. Il est forcé de se sortir à la force des poings avant que la milice n'arrive et n'embarque tout le monde. Au fil des renseignements, nous nous rapprochons lentement mais surement de la demeure de Dredis. Nous apprenons également que ce dernier était un notaire spécialiste dans la généalogie et l'histoire. Sa réputation n'était plus à faire. D'après ce qu'on nous dit, il était à l'aise avec les puissants de Phalène, tellement qu'il était sur une affaire très importante. Il était donc apprécié bien que de nature taciturne.
C'est finalement un bouquiniste qui nous indique la maison de Dredis. Elle est cossue de type chimérienne avec un rez-de-chaussé entièrement en pierre et un étage en bois et colombage. Le quartier est calme et peu de passant viennent troubler nos observations. Nous distinguons également que la demeure possède une arrière cour entourée d'un mur facilement escaladable. Après un rapide tours pour vérifier que les lieux ne sont pas surveillés, nous pénétrons dans le jardin. Le lieu, bien qu'entretenu, sent fort. Il sert de dépotoir et de poubelle aux déchets de la maison. Nous nous approchons discrètement de la porte arrière. Personne ne sachant commun la crocheter, nous nous en remettons à Silas et sa puissance physique pour la forcer. Cela fait un peu de bruit, nous sommes donc obligé de pénétrer rapidement dans les lieux et de refermer la porte derrière nous. Après quelques coups d’œils vers l'extérieur, il semblerait que personne n'ait rien vu ou entendu. Nous allons donc pouvoir commencer à fouiller les lieux.
La demeure se révèle aussi sobre à l'intérieur qu'à l'extérieur, juste ce qu'il faut de décoration et de richesse. Rien de trop voyant et sans fioriture comme chez les Licornéens. On peut observer çi et là des armes et boucliers ayant pour la plupart bien vécu. Relique historique ou personnel ? Le rez-de-chaussé se révèle peu intéressant avec seulement un salon, une cuisine et une réserve pour la nourriture. Mais nous en apprenons encore un peu plus sur l'homme qu'était Dredis, un homme cultivé sur le M'Onde. Il n'est pas rare de trouver une pile d'ouvrage sur son histoire. Nous décidons donc de passer à l'étage. Ce dernier se compose d'une chambre, une pièce d'eau et surtout un bureau. A n'en pas douter, ce sera là que nous pourrons obtenir des informations sur le travail de Dredis. La recherche nous est facilité par l'ordre et la méticulosité de l'homme. Tout est ordonné et rangé. Le plus intéressant est bien sur posé directement sur le bureau. Ce sont des notes sur la famille Plissorde, donc son engagement envers eux pour trouver des informations sur leur généalogie. De plus, nous trouvons des lettres vierges de permissions pour avoir accès au Collegium. Un document qui va peut-être nous être utile pour y monter. Par contre, nous découvrons également un dossier de note sur la vie de Dredis. Il semblerait que ce dernier écrivait ses mémoires. En feuilletant rapidement, nous découvrons qu'il a combattu lors de la Guerre des Cendres comme soldat avant de devenir mercenaire et finalement érudit à Phalène. Un drôle de parcourt. Il va falloir éplucher tout cela. Nous embarquons avec nous les données sur les Plissordes et celle de Dredis.
Nous retournons donc à notre auberge pour retrouver Astel et Arzul. Les informations sont concordantes avec les notres. Dredis était un notaire puissant avec un répertoire assez important. De plus il était autant apprécié que craint. Lorsque nous sortons les notes et dossiers de Dredis, je peux voir les yeux de ma sœur Draguéenne s'illuminer. A peine posé sur la table, que la voilà déjà plongée dessus. Nous discutions entre nous pendant qu'Astel dévore les pages les unes après les autres. Nous approchons des minuits lorsqu’enfin notre Draguéenne refait surface des documents. Tout d'abord concernant les Plissordes, elle nous explique qu'il semblerait que cela doit faire plusieurs jours que Dredis n'était pas revenu chez lui et que ses dernières notes sont possiblement encore au Collegium. Surtout qu'il semblerait que le notaire avait presque terminé ses recherches sur la généalogie des de la famille noble. Ce qui veut dire qu'ils ne sont pas encore au courant de sa mort et des dernières informations qu'il a pu obtenir. Sauf si c'est eux qui l'ont fait tué. Ce qui m'étonnerait fortement. Ils en deviennent encore plus intéressant et possiblement un atout à utiliser.
Concernant la vie de Dredi, les données sont encore plus intéressantes. C'était un héro de guerre qui a combattu contre les Charognards avant de rejoindre une troupe de mercenaire. Ces derniers semblaient combattre une autre autre force en présence très puissante. Ils étaient au courant de notre Ennemi. Des non-mimétiques qui en avaient conscience et qui L'ont combattu... intéressant... très intéressant. Ce profil pourrait correspondre à celui d'Abdel même si ce n'est pas un combattant. Sinon au bout d'un temps, Dredis s'est installé à Phalène et est devenu un notable respecté. Par contre, il est fait mention d'une enquête personnelle qu'il effectuait en parallèle de celle des Plissordes. Il évoque de manière étrange un « Prince » et le fait qu'il pourrait aussi en être un. Qu'est ce qu'il pouvait chercher ? Et surtout qui serait ce « Prince » ? Un véritable titre ? Une appellation ? Un surnom ? Cela ne me plait guère. Astel nous dit qu'une phrase ressort quelques fois : « Plusieurs piliers soutiennent le Collegium, lequel relie la ville à la ville ? » De quoi parle-t-il ? Les deux villes nommées serait-elles le Collegium et Phalène ? Ou alors Phalène dans son ensemble et un autre lieu ? Un lieu hors du temps ? Ou juste caché ? Est-ce un pilier physique ou une métaphore ? Voilà qui rajoute bien des questions et qui ne donnent que peu de réponses.
La nuit étant bien avancé, je propose que nous récupérions nos force pour la longue journée qui s'annoncent demain. Arzul n'est pas de cet avis, en effet, il souhaite trouver ou le corps de Dredis a été emmené pour faire appel à son Féal et trouver des réponses. L'idée n'est pas mauvaise et Silas se joint à lui pour éviter tout risque lors de sa recherche. De plus son statut de Phénicier facilitera son accès au corps normalement. Il nous quitte alors tout deux tandis que nous rejoignons nos lits...
Pour la troisième fois de la journée le Tarascéen prend la direction de la ville sombre, mais pour la première fois en la compagnie du Cendreux. Sa compagnie lui changera de celle du Basilik. Le Phénicier à peine arrivé sur les lieux commence à interroger les passants et les échoppes encore ouvertes pour découvrir ou aurait pu être emmené le cadavre de Dredis. Les habitants de Phalène lui parle alors d'un lieu à la périphérie de la cité qui accueillerait les corps des personnes non réclamées immédiatement Après plusieurs dizaines de minutes de marches, ils atteignent le lieu décrit. A la limite de la ville, dans une zone marécageuse, s'élèvent le crématorium de Phalène. Un ensemble de quelques bâtiments réunissant un semblant de taverne d'ou s'élèvent les rires de quelques gardes, une écurie et un dernier édifice entièrement en pierre recueillant le corps des défunts avant les derniers sacrements. Deux gardes chimériens en faction distinguent les deux mimétiques s'approchant. Ils sont quelque peu étonnés par ce groupe, ne connaissant aucun Phénicier à Phalène. Arzul s'approche donc d'eux en donnant son titre et son appartenance à l'Asbeste. Les miliciens l'accueillent comme ils peuvent. Le Cendreux leurs annonce alors qu'il a eu vent de ce lieu et qu'il venait s'occuper des défunts.
Les gardes se montrent contents de cette action et le guide vers ce qui sert de crypte. Une fois dans le bâtiment Arzul et Silas descendent un escalier accompagnés des deux hommes pour déboucher dans une immense salle ou sont entreposés les corps des morts non réclamés de Phalène. Très rapidement, le Cendreux repère du regard un coprs mit à l'écart, mieux habillé que les autres. Dredis. Du fait de son rang, Arzul commence par s'atteler au corps du notable. Un des gardes, lui explique que c'est une personne connu à Phalène et que son corps ne devrait pas rester la longtemps. Le Phénicier lui répond que justement, il faut qu'il soit présentable. Le milicien acquiesce et laisse Arzul faire son travail. Il n'apprécie guère cette endroit. L'odeur et la compagnie fait comme qui dirait froid dans le dos. Une fois seule, Arzul se concentre sur sa véritable tache, Dredis et la raison de sa mort. Après une étude de corps, il distingue de nombreuses petites morsures sur tout le corps. Comme il ne pourra pas brûler le corps , il va devoir emporter un morceau du corps du notable. Une fois chose faite, il s'occupe des autres morts.
Pendant ce temps là, Silas tente de discuter avec les gardes pour découvrir certaines facettes de la ville. Il apprend qu'ils ont tendance à être délaissé par les autorités de Phalène. La Comtesse ne donnerait plus aucun ordre et la Commanderie, dirigé par les deux Chevaliers de la Collecte, donnerait des ordres contradictoires. Ils ont donc décidé de gérer comme ils l'entendaient. Le Tarascéen en profite pour les questionner également sur le Collegium, qu'ils confirment comme étant une véritable guerre ouverte entre les différentes factions. Mais ce n'est pas de leur ressort. Par contre ce qui le serait, la basse ville sous la dalle. D'après eux, les Aspiks et Chimériens Noirs sont de plus en plus présent et le cœur de la cité serait sous leur main. Ils aimeraient épurer les lieux mais hélas personnes ne leur en donne l'ordre. D'après eux, quelqu'un d'important les protège. Silas a l'impression qu'ils sauraient qui est derrière cela.
Le jour commence à poindre, lorsque nous sommes réveillés par nos deux frères revenant d'une longue nuit de labeur. Ils nous font le point sur leur découverte avant qu'Arzul s'occupe des restes de Dredis. Le Cendreux les réunis donc dans un récipient, récite sa prière pour découvrir les derniers instants de la vie du notaire et brûle le tout. Une fois entièrement consumé, il plonge ses mains dans les cendres et son regard se fige. Après quelques secondes, il revient à lui. Il a vu Dredis, il déambuler dans un labyrinthe de couloirs. Il faisait tout pour être discret, étant dans une zone ou il n'avait pas accès. Il était prêt du but. Il se savait pourchassé. Au détour d'un couloir, il se rend compte qu'il est tombé dans un piège. Trois silhouettes se déplaçant bizarrement fondent sur lui. Il sentent la mort et l'urine. Une fois face à lui, les droits individus habillés d'une robe de bure lève leur bras. De ces derniers surgissent une nuée de rats, sautant sur Dredis. Les rats le mordent et lui pissent dessus. Avant de chuter, le notaire distingue sur l'épaule d'une des silhouettes un rat blanc.
Une fin bien étrange. Qui sont ces trois formes? Des Charognards? D'après Arzul cela y ressemblait mais il ne le pense pas. Il y a quelques choses qui le dérange. Il touchait au but. Mais auquel? Je parierai sur le fameux pilier qu'il cherchait. Il se trouverait donc bien dans le Collegium, mais il semble surveillé, protéger voir défendu. Au moins nous savons que l'odeur de l'urine provient des rats. Maintenant reste à savoir le lien qu'avait Dedris avec les trois autres nobles morts couvert d'urine. Trop de similitude pour que cela ne soit pas lié. De plus, cela semble être en relation avec la ville et son histoire. Il va nous falloir la découvrir. Mais il est l'heure du repos mérité pour Arzul et Silas et c'est maintenant à Astel, Maniao et moi-même de profiter de ses informations.
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Re: [CR : Chronique des Féals] Récits d'un Basilic
Alors que nous allons quitter la chambre du Tarascéen et du Cendreux ce dernier nous interpellent. Un dernier souvenir de Dredis avant sa mort. Il pensait que la Ville pouvait le sauver de sa chute. Cela aurait-il un lien avec sa fameuse interrogation ? Qu'elle aurait une vie propre ?Nous le saurons bien assez tôt j'en ai peur. Nous laissons donc nos Frères récupérer de leur nuit et rejoignons notre chambre. Pour éviter de perdre trop de temps, je demande à Astel de commencer par s'occuper des lettres d'accès au Collegium. Elle va devoir les remplir et se faire passer elle et Arzul pour des personnes connaissant Dredis , ce dernier leur aurait confié cette lettre. D'après ce que l'on nous a dit il faut attendre plusieurs jours pour avoir accès à la dalle. Plus vite les faux papiers seront réalisés et déposés, plus rapidement nous aurons une réponse. Je fais confiance à notre Draguéenne pour trouver les mots justes. Pendant ce temps là, avec Maniao, nous allons demander une audience auprès de la Comtesse. Là encore, il va nous falloir attendre, donc prenons les devants.
Nous prenons donc la direction du pilier qui sert de demeure à la Comtesse chimérienne Sépia. En route, nous nous renseignons auprès des échoppes sur la méthode pour demande une audience à la dirigeante de la ville. On nous explique alors qu'il y a des chambellan en bas de la colonne et qu'il faut faire doléance auprès de ces derniers. Nous notons l'information et suivons une longue procession de personne avec le même but. Lorsqu'enfin c'est à nous, je présente notre requête. Souhaitant accélérer la réponse, j'annonce que nous aimerions rencontrer la Comtesse par rapport à la politique de la ville et de certaines familles nobles. J'essaye d'être assez flou pour éviter les risques, mais également concis pour augmenter nos chances. Une fois la demande écrite, avec Maniao, nous retournons à l'auberge, en espérant qu'Astel est finie sa tache.
Ce qui est le cas. Nous allons donc pouvoir nous rendre au pilier d'accès pour y déposer la lettre de demande d'accès. Pourvu que cela se fasse rapidement, en maximum une journée. Comme cela dès qu'Arzul sera réveillé ils pourront se rendre là-haut pendant que nous cherchons le fameux fantôme si cher à notre Cendreux. Avec Astel, nous partons donc vers un accès au Collegium. Nous empruntons des chemins assez larges ou l'on peut croiser nombre d'échoppes et passants en quête d'achat. Alors que nous sommes au pied de ce colossal et cyclopéen pilier, nous n'observons aucun bâtiment pour déposer les demandes d'accès. Par contre, nous pouvons suivre du regard des chapelets de pèlerins grimpant un interminable escalier s'élevant vers les cieux. Il semblerait que les informations glanées ne se révèlent pas exacte.
Nous prenons donc la suite d'un petit groupe de Tarascéens et montons une à une les sempiternelles marches menant au palais des érudits. La route est autant autour du pilier, de redoutable et magnifiques vues sur Phalène, la moindre erreur menant à la mort, qu'à l’intérieur de celui ci avec des passages sans aucune autre lumière que celle de la sortie. Merveilleuse hyperbole pour décrire la ville en un pilier. Nous prenons alors conscience de la ville en elle-même, sombre comme la nuit et peu éclairée. En effet, aucun feu ne l'illumine. Etrange... pourquoi cela ? Tout comme l'absence de Tour Phéniciaire en un tel lieu. Cela serait-il du à la présence du Collegium et des nombreux ouvrages ? J'arrête rapidement les pérégrinations de mes pensées ne souhaitant pas prendre la suite de Dredis et visiter les toits de Phalène. Nous sommes, avec Astel, étonnés du nombre de miliciens que nous croisons lors de notre ascension. Après une bonne demi-heure de marche, nous atteignons le sacro-saint Collegium.
Nous sommes devant une immense muraille de pierre et une toute aussi imposante porte en bois, finement décoré. On peut distinguer des pans d'histoire racontée, des senteurs traversant le temps et le M'onde pour nous atteindre. Mais derrière ce temple du savoir et de la mémoire s'élève une fumée noire et acre, celle d'une multitude de feu. La guerre est derrière les portes du Collegium. Ses deux battants sont entrouverts, ce qui nous permet d'y pénétrer. Nous pénétrons dans une cour colossale délimitée par de nombreuses barricades. Devant chacune, des soldats en armes prêt à combattre. Aucune couleur, comme pour la milice de Phalène. Un bâtiment de la place dénote par la queue d'individu qui lui fait face. C'est là que l'on fait les demandes pour pénétrer dans les lieux. Nombreuses sont les personnes repartant la mine déconfite. Après avoir attendu quelques minutes que cela soit notre tour, nous sommes accueilli... non trop gentil.... reçu... traité, voilà le bon mot, par une vieille carne à l'air supérieur. Ce vieux Chimérien nous demande la raison de notre présence en ses lieux. Astel lui explique qu'elle est là pour avoir accès avec un compagnon au Collégium. Elle transmet la lettre de marque de Dredis, espérant que le subterfuge fonctionne. Après lecture attentive, le vieillard annonce à ma Sœur que c'est accepté. Il se tourne alors vers moi demandant si je suis le nommé Arzul. Je retiens un éclat de rire et lui répond que non. Cela semble le soulager. Qu'est ce que j'irai faire en un tel lieu. L'écriture et tout aussi soumise à l'oubli que la mémoire. IL nous l'a bien montré depuis Maak. L'ancien nous dit qu'Arzul devra passer par lui pour avoir accès au lieu. Puis que ce sera un écu par personne et par jours. Merveilleux, je vais encore devoir dépenser pour mes Frères et Soeurs. Je transmet donc une bourse avec cinq pièce à Astel et la quitte. J'espère que son voyage au sein du Collegium se fera sans heurt.
Je fais donc chemin inverse, et redescend cet interminable escalier, avec grande prudence. Une fois retourné à la basse ville, je rejoins Maniao à l'auberge. Nos deux compagnons dormants toujours, nous décidons de partir en ville nous renseigner sur les trois meurtres de nobles qui ont eu lieu en ville ses dernières semaines. Nous apprenons que les familles atteintes sont les Ardins, les Volgues et les Seblan. Cette dernière se révèle être une Parentelle de Foldoeil, Tarascéen terrestre, la troisième famille la plus puissante de Phalène. Étrange. A part leur titre de noblesse, aucun lien apparent entre eux. Il va encore falloir enquêter et perdre du temps. Mais pourquoi je ne prend pas un peu de risque ? Pourquoi... je sais... la fratrie. C'est le plus important, nous devons agir ensemble et ne pas prendre de risque pour le bien de nous tous. Cela me change, mais me limite en même temps. Lorsque nous rentrons, avec Maniao, de notre longue enquête nous avons le plaisir de voir nos deux compagnons réveillé et surtout Astel qui revient du Collegium avec des informations...
La Draguéenne observe son compagnon quitter le bâtiment alors que l'archiviste appelle un geôlier-copiste. Un homme d'une trentaine d'année répondant au nom de Pilar lui répond. Il sera en charge d'Astel. Il lui explique qu'il ne fait partie d'aucune faction au sein du Collegium et commence à lui poser plusieurs questions : Connaît-elle des personnes au sein de ses murs ? A-t-elle une allégeance à un groupe ou faction ? Sait-elle se défendre ? La mimétique est quelque peu étonnée par ses demandes. Mais rapidement le conservateur lui explique qu'à l'intérieur c'est une véritable guerre, que les différents groupes se combattent réellement et que sa vie est donc en danger, une fois passé la porte du Collegium. Elle lui explique que se sera sa première fois en ses lieux et qu'elle sait se défendre en tapotant sur sa canne épée. Le geôlier-copiste lui demande alors sur quel domaine elle souhaite travailler. Après une rapide réflexion, la Draguéenne lui répond, l'Histoire de Phalène. Elle profite de la discussion pour interroger son chaperon sur Dredis et sur son travail. Il lui répond qu'il ne sait rien à part que son geôlier-copiste se nomme Sorn et qu'il se trouve de l'autre côté du Collegium. Elle range l'information et suit Pilar dans les méandres du Collegium.
Véritable cité au dessus de la ville, cette bibliothèque vivante était une réelle merveille avant que le feu, le sang et la mort la trouble. Des demeures dignes des plus grands nobles, des splendeurs insoupçonnées maintenant sous la crasse et la suie. Le Collegium est devenu un labyrinthe ou la mort se cache à chaque à chaque coin de rue. Les plus sûres étant celles barricadées et condamnées par les habitants. Une odeur forte de fumée emplit l'air des lieux et lui donne un certain chaleur en dépit de l'altitude. Dans cette ambiance feutré, Astel s'avance à la suite de son geôlier-copiste.. Ce dernier se montre très prudent, la peur décuplant ses sens. A chaque intersection il s'arrête à l’affût du moindre bruit, toujours en train de regarder derrière lui. Cela rajoute un peu de tension sur les épaules de la Draguéenne. Au coin d'une place traversée, une ouverture ou volettent des papillons éponymes à la ville, des Falènes. Elle profite des quelques moments de pause pour interroger son chaperon sur les événements. L'homme est alors encore plus prudent et choisis chacun de ses mots avec justesse dans la crainte d'être espionné. Il lui explique qu'il y a trois grandes factions au Collegium, les Enlumineurs qui s'occupent de la partie sur l'Histoire et les Romans chez qui ils se rendent, l'Expiation qui gèrent les Sciences et les Mathématiques et enfin les Rigore Agoniste, des Charognards qui couvent tout le savoir les concernant dans une sombre sente datant de la Guerre des Cendre. Mais pas seulement. D'après le geôlier-copiste, ces derniers auraient également une partie sur les Mathématiques, mais une partie étrange. De plus, c'est dans ce quartier que se trouve actuellement Sorn, le geôlier-copiste de Dredis. Et tout ce joyeux monde en aurait décidé d'en venir au main. Il ne sait ni la raison ni l'origine et surtout ne veux pas le savoir, car il ne prend pas partie.
Il arrive enfin à destination. Pilar est maintenant obligé de s'arranger avec les Enlumineurs pour qu'Astel est accès aux ouvrages voulus. Pendant la discussion, la Draguéenne observe un conseil entre plusieurs personnes. Leur ton est agressif, ils sont prêt à tout ravager dans le Collegium. Plusieurs de leurs précieux livres ont disparut et ils soupçonnent les Rigore Agoniste d'être les coupables. Ils veulent en venir aux armes et reprendre leur dû. Sur ces paroles haineuses, Pilar annonce à Astel qu'ils auront bien accès aux ouvrages. Suivant les demandes d'Astel, le conservateur Pilar la guide dans les innombrables rayons, jusqu'à son envie, l'Histoire de Phalène. En feuilletant les ouvrages, elle voit se jouer les événements qui ont forgé la ville tel qu'elle est aujourd’hui. A l'origine la ville était Grifféenne, et il y a bientôt quatre cents ans, les Chimériens ont voulu la prendre. A cette époque, la ville était rattachée au même royaume que celui des Îles d'Aran. Cervelin, le maître des armées d'invasion prit la ville après d’âpres combats. Alors que le Chimérien profitais de son du et de la Comtesse Grifféenne, cette dernière se suicida du haut de la Dalle. La belle Silène au yeux d'argent venait de donner sa vie à Phalène pour que la victoire de Cervelin ne soit pas totale. Le guerrier décida alors que la ville n'avait plus d'intérêt et partie prendre possession des Îles d'Aran pour en devenir le maître incontesté. Lors de cette bataille, une guerre chimérienne, Iselle, avait prouvé sa valeur lors des combats et c'est à elle qu'échut la ville. C'est elle qui créa les geôlier-copistes pour protéger les ouvrages et qui fit de la ville le pilier du savoir du M'Onde. Par la suite, la ville fut reprise par les Grifféens avant qu'elles deviennent définitivement Chimérienne.
Astel est profondément plongée dans un ouvrage lorsqu'elle entend la voix du vieille homme de l'entrée. Elle se retourne vers lui. Il lui dit que Dredis est mort et lui demande si elle était au courant. Elle joue alors à la perfection l'étonnement et lui répond que non, que cela la désole. Le vieillard est pris par le subterfuge et lui demande si elle peut rendre un service au Collegium. En effet, le notaire travaillait pour les Plissordes actuellement et il souhaiterait que la Draguéenne transmettent ce message aux nobles Chimériens en repartant. La mimétique accepte, voyant un moyen possible d'entrer en contact avec eux et d'en apprendre plus. D'après lui, Dredis aurait été tué par l'Expiation pour une raison qui lui échappe. Information qui peut avoir son importance si elle doit interroger les différentes factions, se dit Astel. Mais ce n'est pas l'heure. Elle a eu les premières données qu'elle souhaitait, il est temps d'aller en faire part au autre. Elle remercie donc son geôlier-copiste et quitte le Collegium en direction de l'auberge.
Astel nous fait donc le résumé de son périple au sein du Collegium et nous fait part de ses découvertes. Enfin une possibilité de rencontrer les Plissorde et peut-être marchander ou échanger avec eux. Mes compagnons hésitent bien à leur transmettre la lettre du décès de Dredis, mais je leur explique que si nous retournons en haut et qu'ils nous posent des questions par rapport au Plissorde cela peut poser problèmes. Il accepte donc que je m'y rende en compagnie d'Astel. De leur côté, Silas, Arzul et Maniao vont se renseigner en ville sur la lubie de notre Cendreux, le fantôme. Il n'est pas compliqué pour la Draguéenne et moi-même de trouver ou logent les Plissordes, une famille d'une telle puissance est connue et reconnue. Nous nous dirigeons donc vers leur île personnelle. Dessus, un immense manoir sur lequel trône leurs armoiries. Le luxe et l'opulence coulent par chaque pierre de la bâtisse. Leur terre est ceinte d'une grille ouvragée empêchant quiconque de pénétrer les lieux sans y avoir été invité. De plus, ils possèdent un corps de garde à eux pour surveiller et protéger les lieux. Deux de ces derniers nous arrêtent au pied du pont donnant accès à leur île. Nous leur expliquons que nous venons pour remettre un missive du Collegium aux Plissordes, cela devant se faire en main propre. Après quelques palabres, Astel est autorisée à pénétrer dans le manoir tandis que je devrais l'attendre en ses lieux.
La Draguéenne suit le garde sur le pont jusqu'aux portes du domaine des Plissordes. Une fois dans le manoir, le soldat interpelle un domestique pour lui remettre la mimétique à ses bons soins. Par contre il l'attendra ici-même pour le retour. Astel est donc guidée jusqu'à une magnifique pièce, sûrement un bureau, décoré de sculptures et peintures dignes des plus grands. Après avoir attendu quelques minutes, un homme dans la force de l'âge la rejoint. Il se présente comme le cadet de la famille, Jerl. Il explique que maître Elber n'est hélas pas disponible. La Draguéenne lui présente alors la lettre du Collegium et lui annonce avec regret la mort de Dredis. Le Chimérien lui demande comment cela se fait qu'elle soit l'émissaire. Il n'a, en effet, pas connaissances de Draguéen ou Draguéenne à Phalène. Elle lui répond qu'elle a travaillé par le passé avec cet homme et qu'en se rendant au Collegium elle a appris la triste nouvelle. On lui a donc proposé de faire le messager. Cela laisse perplexe Jerl, qui la remercie du geste lui remettant une bourse de paiement. Juste avant son départ, il lui demande si elle a connaissance du geôlier-copiste en charge de Dredis. Devant son hésitation, le ton se fait plus autoritaire. Elle est donc obligée de dire qu'il se nomme Sorn. Le noble note l'information et la laisse s'en aller. Alors qu'elle n'est presque plus à porté de voix, elle entend Jerl appeler à grand cri son père. Le temps est à l'orage chez les Plissordes.
Me voici donc à devoir passer le temps avec deux gardes Chimériens. Fantastique. Heureusement le paysage alentour est plus agréable que leur face d'animal. Tiens... mais on dirait que la demeure est surveillée. Je distingue du coin de l’œil deux individus habillés d'une cape et un ample chapeau. Il semblerait que d'autre que nous s'intéresse aux Plissordes. J'irai bien voir qui est derrière ses individus. J'attends donc que ma Soeur revienne et l'averti de mon envie...
L'enquête est mené méticuleusement, question après question, rues après rues, tavernes après tavernes. Le Cendreux traque les informations emportant sur son passage un Tarascéen et une Pégasine. Alors que le premier aide par ses questions et son empathie, la seconde suit plus aux aguets de leur environnement. La tension dans la ville est palpable depuis l'arrivé de la Tarasque et elle ne souhaite pas les mêmes débordements que la nuit dernières. Arzul se montre efficace avec le soutient de Silas. A eux deux, ils en apprennent plus sur le fameux fantôme. Tout d'abord la description d'une femme spectrale et lueur blanchâtre accompagné par des Falènes. Cela fait sourire la Pégasine, se demandant si le nom de la ville ne venant pas de la présence de ses papillons dans les environs. Par contre cela fait tiquer le Phénicier. En effet, ses papillons sont extrêmement rares et ils ne vivent normalement que sur les terres draguéennes. Les voilà bien loin de chez eux. La seconde information non négligeable est que toutes ses apparitions se font au plus noire de la nuit, sous le dôme, au cœur de la basse ville. Cela ne dit rien qui vaille aux trois mimétiques. Voilà un lieu bien dangereux...
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Re: [CR : Chronique des Féals] Récits d'un Basilic
Astel sort enfin de la demeure des Plissordes et me rejoint. Je lui explique alors que j'ai aperçu deux personnes bien dissimulées qui surveillent la famille noble et que je vais contourner l'un des deux pour voir à qui nous avons affaire. Nous reprenons donc le chemin de notre auberge et dès que nous ne sommes plus aux regards des deux guetteurs, je commence à m'enfoncer dans les ruelles de Phalène. Une minute me suffit à retrouver la planque d'un des deux. Il ne semble pas m'avoir entendu, je m'approche de lui et lorsque je ne suis plus qu'à quelques mètres, je me pose contre un des murs et lâche : « Intéressante comme demeure. N'est-ce pas ? ».
Cela fait sursauter l'individu qui se retourne vers moi. Hélas, je n'arrive pas à attraper son regard. Mon but étant de me plonger dans ses yeux et tenter de l’hypnotiser, lui voler un peu de sa mémoire. Il recule lentement essayant de mettre de la distance avec moi, mais à chacun de ses pas en arrières, j'en fais un en avant. Alors qu'il arrive pas très loin d'une ruelle adjacente, il tente de fuir dans des mouvements étranges, il ondulerait dans de froissement de vêtement presque comme un serpent. Une petite boule d'inquiétude se forme en mon ventre, mais je la fais taire. Je laisse alors le Fiel couler dans mon sang et m'insuffler de la force. Je bondis sur lui et agrippe sa cape au niveau des épaules, ce qui a pour effet de faire tomber son grand chapeau, qui lui cachait jusqu'alors le visage. Je découvre alors que les sons qui s'échappaient de lui n'était pas dû à ses habits mais à quelque chose de vivant en son sein. Son visage, bien qu'humain, se meut, comme si une vie grouillait dessous. Malheureusement pour moi c'est le cas. Sa chaire se déchire dans un bruit horrible et surgit alors une nuée de rats. La majorité s'enfuit rapidement délaissant le corps du malheureux sans vie, tel une chrysalide. Mais je dois reconnaître que j'aurais préféré voir apparaître un nuage de Falènes, plutôt que ses monstrueux rongeurs. De plus certains semblent être affamés ou alors énervés car ils me sautent dessus, emportant au passage plusieurs morceaux de tissus et parfois un peu de ma chair. L’inquiétude s'est mue en peur primale et une fois encore, je laisse le Fiel m'emporter. Je fuis alors, sans chercher à me diriger, je ne veux que sortir de cette rue et survivre à cette créature.
La Draguéenne est posée contre un mur attendant son frère Basilic. Quelques minutes sont passées lorsqu'elle voit surgirent d'une ruelle Nahash, fuyant sans aucune réflexion, n'hésitant pas à bousculer quelques individus aux passages, leur arrachant insultes et regards méprisant. Mais il semble n'en avoir que faire. Juste avant de prendre sa suite pour le rattraper et tenter de la calmer, elle remarque plusieurs rats à l'entrée de la ruelle qui rapidement retourne se cacher à l’abri de son ombre. Il lui faut quelques efforts pour rattraper le Malendreux et la première chose qui la frappe est la très forte odeur d'urine. La même fragrance que le buvard de Dredis. Elle se doute alors de ce qu'il a pu rencontrer. Il a dut avoir de la chance, car seule quelques blessures sont visibles et surtout, il est encore vivant.
Alors que je reprend souffle et conscience, je découvre Astel à mes côtés. Je la vois me détailler de la tête au pied, et retenir un haut le cœur du fait de mon odeur. Puanteur, devrais-je plutôt dire. L'urine de rat, un parfum qui est à la mode actuellement à Phalène, mais je suis bien le seul actuellement à pouvoir m'en enorgueillir, tous les autres étant mort depuis. Pour m'éviter de me répéter, je dis à ma sœur Draguéenne qu'elle aura les explications à la taverne. Une fois arrivé à cette dernière, je ne peux que remarquer les regards dédaigneux des clients et de l'aubergiste. Je lui demande aussi gentiment que possible de quoi me nettoyer et part avec dans notre chambre. Je fais un topo rapide à mes compagnons de ma rencontre avec les rats. D'après mes observations, soit ils possédaient un corps et le contrôlaient, soit ce n'était qu'une enveloppe créée pour les protéger. Dans les deux cas, je n'ai jamais entendu parler de pareille phénomène ou magie. Aux regards intrigués de mes compagnons, il semblerait que cela en soit de même pour eux. A suivre, ils nous rapportent leur découverte sur « l'esprit de Phalène ». Tout cela semble intéressant mais hélas le temps va jouer contre nous. Surtout que les Plissordes vont se dépêcher de récupérer les dernières informations de Dredis auprès de son archiviste Sorn. Au vue de l'état du Collegium, nous allons tous y aller. Astel et Arzul devant nous faire passer pour leur protection dans de tel lieux. Espérant que cela soit accepté. En route nous discutons des priorités une fois accepté dans le temple du savoir. Dans l'ordre, retrouver Sorn et les informations de Dredis, puis refaire la route du notable, ensuite rencontrer les Charognards et pour terminer, découvrir si les Falènes ne viennent pas d'un endroit particulier du Collegium.
Nous gravissons donc l'immense pilier qui semble nous emmener aux portes des nuages. On peut admirer la noirceur qui englobe la ville basse, vivant à l'ombre de la dalle de Phalène. On distingue clairement le lierre s'en échappant en s'entortillant tout autour de la colonne de pierre. Par endroit, la pierre est fragilisée voir transpercée par cette monstruosité créé par le Néant. Aucun d'entre nous n'ose parler mais nos regards inquiets laissent transparaître notre peur qu'à tout moment le Collegium détruise la cité de Phalène. Après une demi-heure de marche, nous atteignons enfin les portes du Temple du Savoir. Ces dernières sont toujours entrouvertes laissant passer quelques curieux ayant bravé les dangers de l'ascension pour tenter de découvrir le Collegium, quelques notaires venus chercher une information ou un savoir oublié. Un silence pesant nous encercle une fois pénétré dans les lieux. La présence armée est toujours aussi nombreuse et les regards sont vigilants. Tous espèrent que cette guerre cessera bientôt. Nous nous dirigeons vers le bâtiment d'accueil et nous recherchons le même archiviste qui nous avait reçu avec Astel le jour précédent. Une fois trouvé, je laisse Astel et Arzul lui expliquer notre présence à Maniao, Silas et moi-même. Pendant qu'ils expliquent que leur protection n'est pas assez réelle avec leur geôlier copiste, je découvre un peu mieux la vie du Collegium. J'y observe le travail des Falènes, papillons étranges aux écailles bénéfiques. En effet ces dernières en tombant restent pendant un certain temps encore phosphorescente. De plus, elles ont la capacité de protéger les vieux ouvrages, une bénédiction pour le Collegium.
J'arrête ma contemplation lorsque nous rejoint Pilar, notre geôlier-copiste, toujours habillé de sa magnifique armure de parchemins. Je n'ose imaginer le bruit que cela doit produire. La vieille carne de l'entrée lui annonce qu'il devra tous nous guider et que seul Astel et Arzul auront le droit de consulter les ouvrages. Quand aux autres, nous ne sommes là que pour protéger les lieux. Nous sortons donc du bâtiment et faisons nos premiers pas, pour certain, dans le Collegium. L'air y est frais bien que quelques brumes noirâtres nous rappellent l'état de guerre. Pilar nous explique à tous qu'ils nous faudra être très discret et surtout ne pas prendre partie pour préserver notre vie. De plus, il faudra être rentrer avant la nuit car une fois tombée, la cité haute devient extrêmement dangereuse et rien ne peut assurer notre survie. Nous le remercions de ses explications mais nous allons avoir énormément à faire. Nous lui expliquons que nous voulons retrouver Sorn pour parler avec lui. Nous pouvons alors distinguer son visage se décomposer lentement, parole après paroles. Il prend alors conscience que nous souhaitons nous rendre chez les Rigore Agoniste, les Charognards. Le groupe le plus surveillé et surtout celui qui attire l'ire actuelle des habitants du Collegium. Il nous répète alors une fois encore ses conseils en appuyant sur la discrétion et la neutralité. Il semble tenir beaucoup à cette dernière, cela lui permettant de rester en vie.
En route, nous lui posons quelques questions sur la guerre qui fait rage en ses lieux et son origine. Il nous raconte qu'il y a quelques temps des ouvrages se sont mis à disparaître, ou alors certaines parties de textes. Les différents courants de pensées se sont rejetés mutuellement la faute jusqu'à dégénéré en conflit armé. Actuellement, ce sont les Rigore Agoniste qui cristallisent la rage. Ils sont les moins nombreux des trois factions principales. Il n'en reste pas moins qu'ils sont puissant. Ils se sont repliés sur eux-même dans le quartier qui leur est alloué, vestige d'une Sombre Sente datant de la Guerre des Cendres. Il aurait mis en place une protection qui calme les ardeurs de leur ennemi. En écoutant la voie monotone du geôlier-copiste, je contemple les lieux. Autant la basse ville est brutal et simple, autant le Collegium est majestueux. Le faste de l'Empire Griff avec ses marbres, dorures et autres décors merveilleux s'entrecroisent et se mêlent avec l'architecture robuste du Royaume Chimérien. La pierre animale et le luxe opulent, voilà le Sacro-saint du Savoir. Nombreuses rues sont barricadées, bâtiments cloisonnés et demeures abandonnés. Il nous arrivent parfois d'être obliger de traverser ses derniers pour nous diriger vers notre but. Juste avant de sortir de l'un deux, Pilar nous indique de nous cacher. Nous pouvons alors apercevoir un groupe fortement armé se dirigé vers une rue plus éloigné. La guerre est entre les murs du Collegium, et cela transpire par chaque pierre, chaque pavé.
La route a été longue et fastidieuse, et je ne doute pas qu'il y aurait été possible d'être plus rapide mais bon, en ses lieux je ferais toute confiance à Pilar. Nous débouchons dans une grande cours ou nous pouvons observer les reliquats de la Sombre Sente. Les bâtiments ainsi que la trop rare végétation sont cristallisés, comme figé dans une autre époque. De l'autre côté de l'esplanade, un immense édifice aux teintes fantomatiques. Pilar nous explique que les Rigore Agoniste logent dans cette bâtisse et qu'il faudra nous y rendre pour découvrir ou se trouve exactement Sorn. Une fois son explication terminée, il se trombe un coin de ruelle, le plus sombre possible, et s'y accroupit, disparaissant sous son armure de vélin. Il semblerait que le simple fait d'entrée en ses lieux le rebutent, voir détruirait sa neutralité. Nous n'avons plus le temps de tergiverser, la nuit commençant à tomber et la fin s'approchant pas à pas. En se rapprochant du bâtiment, nous en distinguons certains détails. Et le plus troublant et l'origine de sa lueur. Une immense toile d'araignée semble entièrement la recouvrir, emprisonnant dans son arantèle chaque insecte ou Falènes trop curieux. Certains de ses derniers sont déjà entortillés dans un cocon près à être dévoré, d'autres se débattent encore, libérant des myriades d'écailles luminescentes donnant la nuance spectrale à l'édifice. Nous sommes obligés de la déchirer pour l'écarter et nous permettre de pénétrer dans l'antre des Charognards de Phalène. La toile n'est pas résistante et ne semble être là que pour sa fonction première, capturer les créatures. Étrange, j'aurais pensé que c'était cette dernière la fameuse protection des Rigore Agonistes. D'après Maniao, le soie n'est pas celle de l'Egrin mais une création de simples arachnides.
Alors que nous détachons des morceaux de toiles pour pénétrer et rencontrer les Charognards, un vent glaciale se lève, faisant frissonner l’arantèle et murmurer les pierres. Nous débarquons dans un hall aussi désert que la place précédente. Le fraîcheur extérieur est devenu froidure, la brise s'est transformée en un souffle rauque et le silence s'est changé en chuchotement glaciale. Tout est à l'image de l'entrée, immense, vide et noir comme le marbre environnant. Nous ne sommes éclairés par mon unique lanterne grouillante. Astel et Maniao ont arraché un des Phalène à la toile pour leur servir de lumière. Avec mes deux frères, nous les dissuadons car les Agonistes ne semblent pas vouloir de la présence des Phalènes en ses lieux, sinon on pourrait en apercevoir. Ne sachant que faire, nous appelons à la cantonade et nous présentons notre requête. Trois coup sur la pierre nous répondent, venant d'un escalier qui se dirigent vers le première étage de l'édifice. Il semblerait que l'on souhaite nous guider vers un lieu particulier. Nous hésitons quelques secondes avant de monter les premières marches. Une fois en haut, de nouveaux les trois coups vers un couloir. Seul ses trois sons répétés nous aiguille dans ce dédale de couloirs et de pièces. Nous parvenons devant une double porte en bois massif. Notre berger sonore venait de derrière. Nous poussons donc les deux battants et découvrons une immense pièce remplit de tables sur lesquels reposent silencieusement des cadavres.Je dénombre rapidement une cinquantaine de corps. Certain semble avoir été disséquer méthodiquement, d'autres ont subit des traumatismes. Cela ressemble à une salle d'anatomie, mais avec un atmosphère encore plus glauque que normalement. Un gigantesque tableau noir recouvre une grande partie d'un mur, mélange incompréhensible de calcul mathématique et des symboles obscures. Toutes les fenêtres de la salle sont barricadées et recouverte d d'une épaisse toile d’araignée. L'odeur de la mort et la pourriture sont encore plus forte en ce lieu et c'est alors qu'au fond de la pièce, nous distinguons un individu qui très rapidement disparaît dans un couloir. Les coups reprennent, dans une autre direction que celle du Charognard entraperçu.
Encore quelques secondes avant d'arriver dans un gigantesque bureau. Au centre de la pièce, un énorme siège de pierre sombre, renforcé par des plaques d'acier ternes. Dessus, un Charognard, tout en longueur. On devine par endroit des traits caladréen, reste d'un passé lointain. Ses yeux sont d'un bleu clair, tellement qu'ils en deviennent vitreux suivant les reflets des quelques lueurs éclairant la pièce. Ses joues sont creusées, autant par la fatigue que par la pourriture qui le rattrape lentement mais sûrement. Par endroit la chair a même disparu laissant apparaître la mâchoire et quelques unes de ses dents noircies et rongés par les caries. Dernier vestige de son humanité, un long bouc grisonnant que l'individu triture avec sa main gauche squelettique. Dans la droite, le charognard tient une solide canne avec laquelle il frappe le sol pour nous guider. Bien que profondément enfoncé dans son fauteuil, le respect et la puissance se dégage de lui. Pour la première fois depuis que nous avons pénétré dans la demeure des Rigore Agonistes, une voie rauque s'élève et résonne au cœur de la Sombre Sente. Le chef des Charognards de Phalène se présente sous le nom de Palsimide, maître des Rigore Agoniste. Nous en faisons de même, tour à tour. Puis nous exposons notre requête, rencontrer Sorn, car nous savons qu'il loge entre leurs mur. Il nous répond qu'il va voir ce qu'il peut faire.
Nous lui demandons, pour occuper l'attente, l'autorisation de lui poser quelques questions. Il accepte, dans le domaine du possible et bien sur du raisonnable. Dans un premier temps, nous tentons d'en apprendre plus sur les raisons des combats au Collegium. Il nous rapporte les mêmes raisons que celles exposées par notre archiviste Pilar. D'après leur enquête, ce serait les falènes la cause de l'effacement des textes. Ces derniers dorment sous la dalle tant que le soleil est présent, et une fois la nuit tombée ils sortent de leur tanière pour rejoindre le Collegium. Lors de ces dernières semaines, ils ont pu observer l'effet des écailles de papillons sur certains ouvrages. Ils ont bien tenté de l'expliquer aux autres factions mais cela n'a retourné que leur colère envers eux. Depuis il se terre en ses lieux. Nous dérivons peu à peu sur leur but dans la cité. Il nous explique qu'en plus de protéger tout le savoir sur les Charognards, ils font des recherches et tente de calculer mathématiquement la mort d'une personne. Pour cela, ils ont besoin de son sang et d'un peu de son Fiel. Bien sur, il nous propose de le réaliser sur nous. Je refuse poliment. Je veux bien les voir comme de possible alliés, ne dit-on pas que l'ennemi de mon ennemi est mon ami, mais là, il ne faut pas exagérer. Ils en demandent beaucoup, surtout que l'on ne sait pas ce qu'ils pourraient en faire. Par contre cela semble intrigué voir intéresser Astel et Arzul. Ces savants qui veulent toucher à tout et tout découvrir ou comprendre. Cela va un jour leur être fatal. Nous continuons à discuter en questionnant Palsimide sur Dredis. Le Charognard nous explique que ce dernier est venu les voir mais il n'a pas accéder à sa requête. Il nous apprend que le notable chimérien a été retrouvé plusieurs fois dans des lieux qui lui étaient interdit et qu'il aurait alors eu accès à des ouvrages sous clés. Seul sa réputation l'aurait sauvé en ses lieu.
Dans la suite du palabre, nous lui racontons que nous avons en notre possession un ouvrage venant de Phalène. Lorsque nous lui annonçons le titre, son visage semble changer. Il nous explique que cette ouvrage leur a été dérobé et exige que nous leur remettions. Nous acceptons logiquement et leur disons que nous leur ramènerons lors de notre prochaine visite au Collegium. Il nous en remercie grandement. Nous dérivons alors sur les autres factions qui peuplent le Collegium. La discussion est décousu et sans aucune suite, allant au grès de nos souvenirs et nos questions. Palsimide nous explique que les Enlumineurs en plus de ce que l'on sait a pour habitude de chasser les livres et les enfermer pour les protéger. Le savoir n'étant pas pour tout le monde. Quand à l'Expiation, il s'occupe des sciences exactes et un brin d'histoire. Ils sont par contre plus tourné vers l'avenir que sur le passé, préférant préserver un ouvrage récent qu'un ancien, ce dernier pouvant être erroné.
Un bruit étrange nous fait tous nous retourner, comme un frottement de tissu. Nous découvrons alors une longue cape traînant légèrement au dessus du sol. On peut distinguer dessous une vague forme humanoïde rampant à même la terre, entièrement retenu par des plaques de fer. Tel un serpent, il se faufile jusqu'au siège de Palsimide, avant de grimper tel une limace sur un des accoudoir et susurrer quelques mots à l'oreille du Charognard. Ce dernier nous annonce que nous pourrons rencontrer Sorn, qu'il loge dans une batisse pas loin de là. Notre archiviste a déjà été prévenu du lieu, nous n'avons plus qu'a le rejoindre. Mais avant cela, il repropose de faire des recherches sur notre mort. Seul Arzul et Astel sont assez fous pour accepter. Nous quittons donc la pièce, laissant seul notre sœur et notre frère avec Palsimide...
La porte se referme sur les trois mimétiques, enfermant la Draguéenne et le Cendreux avec le vieux Charognard. Il s'approche tout d'abord d'Astel, honneur aux dame, comme il le dit si bien. Palsimide lui demande alors de tendre son bras vers lui. Une fois fait, il attrape un morceau de cuir enroulé, refermant un scalpel finement aiguisé. Tout d'abord, il entaille la peau de haut en bas, puis réalise deux encoches de chaque côté et aux extrémités. Puis lentement, il écarte la première couche de derme en la décollant du reste. Il répète ce rituel, couche après couche, muscle après muscle, jusqu'à atteindre une veine. L’œuvre est digne des plus grand chirurgien, chaque feuillet découpé repose sur le suivant créant comme un livre s'ouvrant sur l'anatomie de la Draguéenne. Maintenant que la veine est accessible, le Charognard récupère un peu de sang. Puis il explique à la mimétique qu'il va devoir lui prélever un peu de son Fiel, mais que cela lui sera rendu plus tard. Il pose sa main sur la tête de la Draguéenne. Cette dernière ressent la panique l'envahir peu à peu, son corps ne lui répond plus, elle se sent vidé d'une partie d'elle même et tout lien avec son Féal figé, gelé dans le temps. Puis la chaleur revient dans son corps et c'est alors que Palsimide annonce la fin de la préparation. Elle peut maintenant laisser sa place au Cendreux...
Un bon quart d'heure passe avant que notre frère et notre sœur nous rejoignent derrière la porte. Ils se tiennent tout deux le bras, entouré d'un semblant de bandage. Arzul nous demande quelques instants pour soigner leur blessure. Nous avisons alors l’œuvre du Charognard, et cela ne m'inspire pas confiance. De plus chacune des deux opérations ont laissé des traces de Nécrose au niveau des lésions. Une fois ces dernières nettoyé, nous rejoignons Pilar à l'extérieur du bâtiment. Il nous explique qu'une personne étrange et venu lui indiqué ou se trouvait Sorn. Ce n'est pas loin d'ici, dans un bâtiment servant de dortoir. Deux gardes nous accueillent à l'entrée et nous indique que le geôlier-copiste que nous cherchons se trouvent dans une chambre à l'étage. Alors que nous pénétrons dans les lieux, notre archiviste nous demande si nous allons y passer la nuit. Nous lui répondons que cela est fort probable étant donné que voyager de nuit se révèle mortel d'après lui. Il hoche la tête dépité et va s'accroupir dans un coin pour se faire passer pour un tas de papier. Nous entrons donc dans l'édifice et nous dirigeons directement à l'étage, au niveau de la porte de Sorn.
Nous frappons quelques coups à cette dernière et une voix embrumée nous réponds, demandant qui est là. Nous nous présentons et expliquons la raison de notre présence, discuter par rapport à Dredis. Nous devons nous montrer convaincant pour qu'il accepte de nous laisser entrer. Nous pouvons enfin entamer la discussion avec lui. Rapidement, nous pouvons deviner qu'il s'agit d'un jeune ambitieux qui a gravit promptement les étapes. Ce qu'il nous explique est qu'il s'est retrouvé bloqué dans ce bâtiment. De ce fait, il a perdu sa neutralité au regard des autres factions et il a donc peur pour sa vie. Il n'attend qu'une chose qu'on vienne le libérer de cette endroit. Et il ne doute pas que cela sera bientôt le cas. Il sait que Dredis est mort et attend la venu des Plissordes pour récupérer les informations du notable. Il refuse catégoriquement de nous les remettre, par contre il est prêt à nous raconter ce que faisait réellement Dredis au Collegium en échange d'une protection jusqu'à l'entrée. Devant son obstination, et avec l'espoir de lui extorquer les informations plus tard, surtout qu'il semblerait qu'il les ait sur lui, nous acceptons sa proposition.
Nous rejoignons alors Pilar qui est légèrement surpris de nous voir, et encore plus avec Sorn. Tout deux tienne un rapide conciliabule concernant la route la plus sure mais également la plus rapide. Une fois qu'ils se sont mis d'accord nous les suivons rapidement dans les rues du Collegium, zigzaguant entre les barricades, édifices abandonnés et ruelles enfumées. Bien plus rapidement qu'à aller, nous atteignons l'entrée. Sorn nous emmène alors à ses appartements pour nous révéler la face sombre de Dredis, la véritable raison de sa présence hors celle de son travail sur les Plissordes, tandis que Pilar a eu assez de sueur froide pour la journée et va se reposer. L'archiviste du notable chimérien nous raconte alors que ce dernier avait pour habitude de lui fausser compagnie et d'être retrouvé par lui-même ou par d'autres factions dans des lieux interdits ou les ouvrages étaient protégés de tous. Ses recherches pour les nobles Chimériens sont terminées depuis longtemps et il était depuis plusieurs semaines à la recherche de certains ouvrages, surtout en lien avec l'Histoire de la ville, entre autre. D'après ce qu'il se rappelle, Dredis rechercherait la réponse à une énigme pouvant le rendre maître de la ville. Un véritable illuminé d’après Sorn. Sa dernière recherche avant sa chute était dans le pilier des Enlumineurs, dans la partie des langues ophidiennes. Il aurait déceler une dalle pour pénétrer dans les lieux ce qui a augmenter la colère de la faction à son encontre. Il pense qu'ils se sont peut-être vengés.
Maintenant que Sorn nous a tout expliquer il tente de nous congédier. Silas fait alors pression pour obtenir les dernières recherches de Dredis, mais le geôlier-copiste refuse. Ces documents sont sous sa protection et il se cache sous les règles du Collegium pour les refuser. J'ai une idée bienvenu, qui va éviter que l'on en vienne au main. Il veut que l'on respecte les règles et bien nous allons le faire. Je vais réveiller Pilar et lui demande d'avoir accès aux ouvrages qui sont en possession de Sorn. Notre archiviste grogne quelque peu et fait la demande à ce dernier qui accepte alors. Il nous expose alors un énorme ouvrage parlant de généalogie. D'après ce que je peux voir, les Plissordes descendrait directement des premiers nobles de la ville et donc serait légitime pour devenir Comte de Phalène. Mais la réaction d'Astel ainsi que celle de Pilar me laisse présager du pire. Ils ont été falsifier, et comme Dredis avait sa réputation, cela serait passer sans problème. De plus, les Plissordes sont très puissants et personnes n'osera faire une contre-recherche. Pilar retient sa colère contre cette profanation et demande à Sorn si il était au courant. L'archiviste répond qu'il s'en est rendu compte tardivement et qu'en plus Dredis l'avait menacé. Intéressant... très intéressant tout cela. Voila un possible moyen de pression sur les Plissordes voir de les faire chuter.