[Livres] De PJ Morgan à la littérature, en passant par Lovercraft

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vivien
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Re: [Livres] De PJ Morgan à la littérature, en passant par Lovercraft

Message par vivien » ven. mars 15, 2019 7:39 pm

J'avais lu gaborit et Colin à la même époque, et Colin m'avait paru un cran en dessous, car assez ronflant dans son écriture.
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Re: [Livres] De PJ Morgan à la littérature, en passant par Lovercraft

Message par Tybalt (le retour) » ven. mars 15, 2019 8:11 pm

Mhm, j'avais beaucoup aimé plusieurs romans et nouvelles de lui à cette époque, mais ça peut dépendre des livres. Les Vestiges d'Arcadia était bon mais un peu inégal par exemple, et j'avais détesté A vos souhaits (mais c'est plus une pure question de goûts : il n'avait pas le même humour que moi, visiblement). Par contre, ce qu'il avait écrit dans Confessions d'un automate mangeur d'opium comptait parmi les meilleurs morceaux de style du roman, et ses nouvelles parues dans Faeries ("Comme des fantômes", par exemple) m'avaient paru excellentes. Mais il a pas mal publié dès cette époque-là et j'étais loin d'avoir tout lu.
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Re: [Livres] De PJ Morgan à la littérature, en passant par Lovercraft

Message par Erwan G » sam. mars 16, 2019 10:26 am

Par "meilleures parties du roman", tu entends "les trucs les moins illisibles de cette chose" ? Ce roman fait partie des raisons pour lesquelles j'ai très largement boudé les auteurs français jusque Jaworski et Ferrand. Avec la Horde du contrevent et un truc de Space opéra qui avait été proposé ici en club de lecture et l'instinct de l'équarisseur.

D'ailleurs, j'ai effacé tous les souvenirs des livres de Collin et Gaborit. Il ne m'en reste que Damasio et l'instinct de l'équarisseur qui a gagné le concours de pire daube jamais lue juste après le Livre de Mormon, autre gros échec du genre sf.
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Re: [Livres] De PJ Morgan à la littérature, en passant par Lovercraft

Message par Tybalt (le retour) » sam. mars 16, 2019 10:49 am

Tu bouderais aussi tous les auteurs américains si tu tombais sur quelques mauvais livres de SF américains ? Ça me paraît dommage de bouder les auteurs français parce que tu as eu quelques déceptions.
Je te trouve bien sévère avec Colin et Gaborit. Je serais curieux de savoir plus précisément ce qui a pu te déplaire. Dans mon souvenir (j'ai lu tout ça étant ado), le principal défaut des Confessions d'un automate mangeur d'opium était sa structure, avec une fin abrupte et frustrante, défaut qu'on retrouvait dans plusieurs des premiers livres de Gaborit ; mais l'univers et le style étaient très corrects. Mais bon, si tu as préféré en effacer tout souvenir, ça va être compliqué d'en reparler :D

La Horde du contrevent, il faudra que je la lise enfin. De Damasio, je ne connais que quelques nouvelles de son recueil Aucun souvenir assez solide, qui contient pas mal de bonnes idées, mais certains textes étaient un peu trop sombres et désespérés à mon goût, surtout de la part d'un auteur supposément engagé contre le capitalisme (un auteur anticapitaliste qui écrit des nouvelles où le capitalisme ultralibéral triomphe toujours, ça me paraissait paradoxal).
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Re: [Livres] De PJ Morgan à la littérature, en passant par Lovercraft

Message par Erwan G » sam. mars 16, 2019 10:59 am

Alors, globalement, des histoires médiocres sans fond, un style exécrable, beaucoup de prétention et la certitude que poser un univers revient a écrire un roman.

Pour les anglophones, il y a à boire et à manger, mais globalement ceux qui sont reconnus ont des qualités, sauf Silverberg. Jusqu'à Jaworski, c'était assez peu vrai dans les auteurs français. Bordage, éventuellement, si tu en lis un seul, Brussolo si tu aimes les gonzos... Après, les "nouveaux auteurs", c'était pompeux, creux, vide et avec beaucoup de prétention amha.

Mais je suis désolé, j'ai une réaction épidermique quand je vois autant de retours positifs sur des auteurs aussi surcotés. Je vous prie de m'excuser.
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Re: [Livres] De PJ Morgan à la littérature, en passant par Lovercraft

Message par sherinford » sam. mars 16, 2019 11:09 am

Erwan G a écrit :
sam. mars 16, 2019 10:59 am
Alors, globalement, des histoires médiocres sans fond, un style exécrable, beaucoup de prétention et la certitude que poser un univers revient a écrire un roman.

Pour les anglophones, il y a à boire et à manger, mais globalement ceux qui sont reconnus ont des qualités, sauf Silverberg. Jusqu'à Jaworski, c'était assez peu vrai dans les auteurs français. Bordage, éventuellement, si tu en lis un seul, Brussolo si tu aimes les gonzos... Après, les "nouveaux auteurs", c'était pompeux, creux, vide et avec beaucoup de prétention amha.

Mais je suis désolé, j'ai une réaction épidermique quand je vois autant de retours positifs sur des auteurs aussi surcotés. Je vous prie de m'excuser.

Je suis assez d'accord. Qualitativement, on reste proche du "roman de gare". Juste un cran au-dessus, je pense : j'ai relu récemment quelques Harry Dickson, ce qui me fait relativiser...

Après, c'est pas en soi un problème d'aimer les romans de gare...

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Re: [Livres] De PJ Morgan à la littérature, en passant par Lovercraft

Message par vivien » sam. mars 16, 2019 12:53 pm

De damasio j'avais beaucoup aimé la horde ( qui n'est pas vraiment fantasy justement). Alors oui il y a de vilains tics d'écriture, des passages un peu risible, mais aussi de l'originalité et une ambition. Ayherdhal m'avait plus aussi, mais c'est le rouge et noir en moi qui parle...
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Re: [Livres] De PJ Morgan à la littérature, en passant par Lovercraft

Message par Nébal » sam. mars 16, 2019 1:01 pm

Pour le coup...

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Lu Frères sorcières, d'Antoine Volodine.

Trois voix puissantes, toutes liées au théâtre, à la féminité, au chamanisme et à la mort.

Dans un pays de montagnes et de désert, une petite troupe itinérante est attaquée par des bandits. Bien vite, l’unique survivante est entraînée dans la vie criminelle et sauvage de ses ravisseurs. Esclave sexuelle d’un chef, elle reste obsédée par un cantopéra composé de vociférations magiques qui s’adressent à toutes les petites sœurs du malheur et qui les guident vers l’apaisement, vers l’art de mourir ou vers d’autres mondes. La deuxième voix reprend intégralement le texte de la pièce étrange qui habite la comédienne. La troisième voix répond aux deux autres. Elle raconte en une seule longue phrase sorcière le parcours sans fin, de renaissance en renaissance, d’un être sans genre, tantôt masculin, tantôt féminin, qui erre dans l’espace noir.

Des aventures violentes et démoniaques, marquées par une sexualité délirante mais aussi par la nostalgie de la déclamation, de la parole et du souffle. Et de la survie coûte que coûte.

Bien aimé - mais avec quelques réserves. C'est du Volodine à l'état pur, mais les trois parties sont formellement très différentes, et l'ensemble est... un peu déconcertant ? La première partie, la plus "classique", fonctionne très bien, il y a cette voix, cette patte, typiques, et en même temps il s'agit d'explorer en la renouvelant une même matière, sans que cela tourne à la formule.

Cette première partie met en scène une comédienne en très mauvaise posture, qui trouve une force dans le caractère proprement magique ou chamanique des "Vociférations" qui avaient fondé son éducation théâtrale, et qui rappellent beaucoup (...) les Slogans de Maria Soudaïeva. Cependant, la deuxième partie, qui leur est consacrée, m'a laissé un goût amer en bouche - j'ai trouvé que, prise en tant que telle, elle sentait un peu trop la mauvaise blague ; c'est qu'il ne faut sans doute pas prendre cette deuxième partie "en tant que telle".

La troisième partie consiste en une phrase unique déroulée sur 120 pages - ce que j'ai trouvé épuisant et pas forcément très utile, même si pas tout à fait gratuit, car cela fait sens au regard de ce long monologue d'une créature non humaine qui multiplie les incarnations, hommes et femmes, sur des milliers d'années.

Et il y a une dose d'autodérision dans tout ça - qui ne facilite pas toujours la tâche du lecteur.

L'ensemble est donc un peu bâtard, et clairement pas au niveau des meilleurs livres post-exotiques (mes favoris demeurent, signés Volodine, Des anges mineurs d'abord et ensuite Bardo or not Bardo) ; cela dit, j'ai bien apprécié ma lecture - même sur ce mode que je trouve un peu mineur, Volodine, ça reste la classe au-dessus.

Hop : Antoine VOLODINE, Frères sorcières

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Re: [Livres] De PJ Morgan à la littérature, en passant par Lovercraft

Message par Dokkalfar » sam. mars 16, 2019 3:00 pm

Erwan G a écrit :
sam. mars 16, 2019 10:59 am
Mais je suis désolé, j'ai une réaction épidermique quand je vois autant de retours positifs sur des auteurs aussi surcotés. Je vous prie de m'excuser.

Je te rassure tu n’es pas le seul à penser cela, j’avoue ne pas avoir osé intervenir sur le sujet me disant que je devais vraiment avoir des goûts pourris pour ne pas avoir su apprécier de tels bouquins, que je ne qualifierais, au mieux et pour rester respectueux, que de romans de gare très moyens (et pour les Féals j’avoue ne pas voir lu le 2 et le 3 ayant trouvé le premier une vraie purge). Après, je comprends qu’on puisse prendre du plaisir à lire ce genre de bouquin, j’ai honte d’avouer avoir lu l’intégralité de « Yggdrasil - la prophétie » de Myriam Cailloneau, certainement le truc de SF le plus mal écrit et indigent que je n’ai jamais lu mais dont j’ai enchainé les bouquins sans répit.
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Re: [Livres] De PJ Morgan à la littérature, en passant par Lovercraft

Message par Voltiv » sam. mars 16, 2019 4:14 pm

J'ai beaucoup aimé La horde, de Damasio, et en règle générale j'aime énormément ce qu'il fait et écrit. Il est vrai que ce n'est que rarement optimiste mais ca porte un souffle que j'apprécie beaucoup, notamment dans certains processus d'écriture et de typographie qui lient l'histoire à son support.
Gaborit a longtemps été mon auteur préféré, j'adorais étant ado ses univers baroque, cette noirceur sous jacente. Je suis tombé dernièrement sur ses Chroniques du Soupir qui m'ont fait replonger dans les sentiments que j'avais à l'époque, avec beaucoup de plaisir, de nostalgie, et le soupçon de mélancolie qui caractérise généralement ce qu'il écrit.
Néanmoins je suis bon public, je l'assume. Par contre, ce serait pas mal que vous puissiez exprimer des avis sans les bourrer de condescendance...

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Re: [Livres] De PJ Morgan à la littérature, en passant par Lovercraft

Message par jay carpenter » sam. mars 16, 2019 5:41 pm

Voltiv a écrit :
sam. mars 16, 2019 4:14 pm
 Par contre, ce serait pas mal que vous puissiez exprimer des avis sans les bourrer de condescendance...

Tout à fait, j'en viendrai presque à m'excuser d'aimer Gaborit, la horde du contrevent et l'instinct de l’équarrisseur de Thomas Day. Et surtout si tu les aimes, ça passe uniquement si tu les rabaisses au rang de "roman de gare" (expression qui ne veut plus rien dire à part dénigrer pour installer la posture supérieure de son propres goût) ou de ce fameux "plaisir coupable" (même cause, même effet que le roman de gare). Quand certains s'offusquent du comportement de Vermer sur ce fil et utilisent les mêmes procédés, cela me laisse songeur...
Salve Grumio !

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Re: [Livres] De PJ Morgan à la littérature, en passant par Lovercraft

Message par Tybalt (le retour) » sam. mars 16, 2019 6:08 pm

Erwan G a écrit :
sam. mars 16, 2019 10:59 am
Alors, globalement, des histoires médiocres sans fond, un style exécrable, beaucoup de prétention et la certitude que poser un univers revient a écrire un roman.

Pour les anglophones, il y a à boire et à manger, mais globalement ceux qui sont reconnus ont des qualités, sauf Silverberg. Jusqu'à Jaworski, c'était assez peu vrai dans les auteurs français. Bordage, éventuellement, si tu en lis un seul, Brussolo si tu aimes les gonzos... Après, les "nouveaux auteurs", c'était pompeux, creux, vide et avec beaucoup de prétention amha.

Mais je suis désolé, j'ai une réaction épidermique quand je vois autant de retours positifs sur des auteurs aussi surcotés. Je vous prie de m'excuser.

Ça dépend de qui on parle. Pour ce qui est de Mathieu Gaborit, dont j'ai lu pas mal d'interviews et que j'a vu plusieurs fois en dédicace, il est tout sauf prétentieux. C'est quelqu'un de très modeste, qui est loin de se prendre pour un génie. Il faut aussi rappeler que les Chroniques des Crépusculaires était son premier roman (ou sa première trilogie, avant qu'elle ne soit regroupée en intégrale). L'univers était merveilleux et je le défendrais encore aujourd'hui sans problème ; je comprends tout à fait, par contre, les reproches qu'on lui fait au niveau de la structure et de la caractérisation des personnages. Comme je n'ai pas lu Les Féals, par contre, je n'en parlerai pas.
Que Mnémos et Bragelonne en disent beaucoup de bien et qu'ils mettent ses livres en valeur même des années après, c'est logique : ils font leur boulot d'éditeur, ils font vivre les livres. Mais pour ce qui est des critiques, les articles que j'ai pu lire étaient loin de l'encenser à l'unanimité, que ce soit à l'époque ou maintenant. Il a des 6/10 dans les critiques d'Elbakin.net et ça ne m'étonnerait pas qu'il se soit déjà fait descendre une ou deux fois dans une critique-billet-d'humeur de Bifrost. Sans parler des avis sur les forums que je fréquente, qui sont très variés et pas tous tendres (pas seulement le tien). Je n'ai vraiment pas l'impression qu'il soit surcoté.
A titre personnel, les Crépusculaires m'avaient beaucoup marqué quand je les avais lues ado, tout comme les Confessions d'un automate mangeur d'opium co-écrites avec Colin. A l'époque, je les plaçais très haut parmi les auteurs de fantasy français que je connaissais (indice : j'étais ado, hein, je n'étais pas une bible de l'histoire littéraire des genres de l'imaginaire). Depuis, Jaworski est passé par là et a mis la barre carrément plus haut en matière de style, de documentation, de profondeur de l'univers, etc. ... et pourtant, ses univers n'ont pas l'originalité et le sens du merveilleux de ceux de Gaborit : Jaworski est plus un auteur de romans historiques qui aurait eu envie d'adapter en romans du Donj', puis du Légendes celtiques. Pour ça, et aussi pour un petit quelque chose que j'aurais du mal à cerner exactement, je garde un faible pour les bouquins de Gaborit, même si depuis le temps je vois mieux leurs défauts.

Pour Pierre Bordage, j'aurais plus tendance à être d'accord avec toi. Tout ce que j'ai lu de lui (deux romans et pas des plus connus, plus une ou deux nouvelles) m'a paru correctement écrit mais pas très fouillé sur le fond et jouant à volonté sur les peurs et les fantasmes de notre époque, pour un résultat pas transcendant. Mais je n'ai pas lu ses plus connus, sans doute meilleurs.

Accessoirement, je suis content de ne pas être le seul à avoir été déçu par Silverberg... Là encore, je n'ai pas lu ses plus connus (je n'ai lu que Starborne et La Porte des mondes). Mais pour le coup, lui, je le trouve surcoté.
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Re: [Livres] De PJ Morgan à la littérature, en passant par Lovercraft

Message par rogre » sam. mars 16, 2019 6:33 pm

Erwan G a écrit :
sam. mars 16, 2019 10:59 am
…globalement, des histoires médiocres sans fond, un style exécrable, beaucoup de prétention et la certitude que poser un univers revient a écrire un roman.
Pour les anglophones, il y a à boire et à manger, mais globalement ceux qui sont reconnus ont des qualités, sauf Silverberg.

Ahh, fallait me le dire avant que je lise une demi-douzaine de Silverberg ces derniers temps, et que je trouve ça bien!
Alors tu réfléchis longuement, tu consultes le saint ermite et les autres sommités des religions constituées, tu fais le vide en toi, tu prends du recul et de la hauteur, et tu en conclus sagement que la vengeance la plus implacable est la seule solution. (Eric Chevillard)

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Re: [Livres] De PJ Morgan à la littérature, en passant par Lovercraft

Message par Thibor » sam. mars 16, 2019 7:48 pm

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Lu Futu.Re de Dmitry Glukhovsky (l'auteur de Metro 2033). Et je suis un peu embêté pour émettre un avis. C'est un pavé de presque 800 pages qui décrit un univers futuriste (XXVe siècle) où l'homme a ravagé son environnement et épuisé ses ressources en bâtissant des villes gratte-ciel de plusieurs milliers d'étages où s'entassent des dizaines de milliards d'habitants. L'humanité n'a aucun espoir de quitter la Terre pour les étoiles mais a par contre découvert l'immortalité. Problématique quand on vit au bord de la rupture en termes de ressources naturelles. Alors pour avoir un enfant un des deux parents doit accepter de mourir. On suit un membre d'une unité d'élite chargé de traquer les contrevenants à la loi des naissances et à "infliger le traitement". Le postulat est bon et même si j'ai eu beaucoup de mal à rentrer dans ce monde (suspension d'incrédulité tout ça) il y a un certain nombre de bonnes idées. Le style est plutôt bon, avec pas mal de flashback et de vocabulaire inventé pour l'occasion mais le roman souffre de longueur qui m'ont amené à hésiter à aller au bout. J'ai bien fait de tenir jusqu'au bout, la fin m'a beaucoup ému. 
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Sans doute mon regard de jeune papa
Une campagne d'Ars Magica au long cours: http://nouvelle-calebais.blogspot.fr
Mon fil de vente sur le forum: viewtopic.php?f=25&t=33193

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Re: [Livres] De PJ Morgan à la littérature, en passant par Lovercraft

Message par Erwan G » sam. mars 16, 2019 11:10 pm

Voltiv a écrit :
sam. mars 16, 2019 4:14 pm
Par contre, ce serait pas mal que vous puissiez exprimer des avis sans les bourrer de condescendance...

On me demande pourquoi je n'aime pas, j'explique et je pourrais développer si je remettrais la main sur un de ceux que j'ai lu.

Après, tout le monde a le droit d'avoir des plaisirs coupable. Le mien est la lecture des livres de Weber de la série Honor Harrington. Après, je sais quelle valeur donner à ces livres.

@jay carpenter : encore une fois, il y a une différence entre ne pas lire un livre et le critiquer sur de mauvaises bases et lire un livre et le critiquer sur des points sur lesquels on peut discuter. Par exemple, j'ai lu un Marc Lévy. Aujourd'hui, je peux dire qu'à défaut d'écrire mal, il écrit des choses inintéressantes, fondées sur des scénarios mauvais, des personnages peu développés et contradictoires dans leurs dévelopements. Ça ne t'intéresse en rien d'avoir un avis contraire au mien et de te respecter.

@rogre : le contraire m'aurait étonné et cela le confirme dans mon opinion.

@Tybalt (le retour) : je ne parle de pas de l'homme, je ne le connais pas et ne le juge pas. Je ne juge que son écriture que je trouve prétentieuse. Il maîtrise bien moins la belle langue et la belle écriture qu'il ne le pense. Son style est lourd, artificiel. Nous sommes loin de ce que peut en faire un Jaworski. Ou un Melville.

En ce moment, je lis Moby Dick et je prends un certain plaisir à la beauté de la langue traduite par Giono même s'il paraît qu'il y a une traduction plus récente et plus conforme. Ça fait longtemps que je n'avais pas lu un livre aussi beau,.
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