Orlov a écrit : ↑lun. mars 16, 2026 9:29 pm
Arthus a écrit : ↑lun. mars 16, 2026 8:41 pm
Visiblement, il y a eu rétropédalage (après que le ministre des affaires étrangères belge ait contesté ses propos notamment) :
https://www.rtbf.be/article/guerre-en-u ... x-11695370
Après, je ne suis pas allé voir la presse flamande : si ça se trouve c'est un autre son de cloche.
Merci !
C'est surtout moi qui ai lu bien trop vite l'article initial. Il n'y a pas eu d'appel à Poutine mais un appel à normaliser les relations avec la Russie après la guerre.
Désolé.
Pas de souci, de toutes façons les propos de Bart De Wever (BDW) ont suscité une réaction similaire à la tienne en Belgique, d'où "la clarification de ses propos" par le principal intéressé.
C'est donc bien que tout ça n'était pas bien clair au départ (et ce n'est pas la première fois de surcroît).
Et tant qu'à parler de Bart De Wever, j'en profite pour revenir sur l'histoire des avoirs russes gelés et de ce que j'en avais compris à l'époque, sur base de la presse belge francophone.
La réaction de Bart De Wever de l'époque n'était pas basée sur une crainte d'aller personnellement en prison, mais (si j'ai bien suivi) sur les éléments suivants:
1) L'UE/certains états membres annoncent l'utilisation des avoir russes gelés, en mettant la Belgique en première ligne et sans évoquer un engagement collectif;
2) BDW précise que la Belgique n'ira pas seule en première ligne, et demande un engagement collectif et des garanties
3) il signale aussi qu'une telle opération risque de saper la confiance et la crédibilité de l'UE au niveau financier, donc de mettre à mal la finance européenne (vu que tout le système bancaire/financier repose sur la confiance);
4) De plus, Euroclear (la société en Belgique qui détient les avoirs) sert de nœud logistique pour de nombreuses transactions intra et extra UE (j'avais lu une comparaison évoquant une 'grue" centralisée qui déplaçait des fonds étatiques comme un bras géant), donc la mettre en difficulté sans plan B solide pourrait aussi impacter/paralyser les flux de capitaux des états membres
5) la réaction de l'UE/des États membres ont semblé indiquer qu'au-delà de l'annonce, aucun plan concret prenant en compte les points 2 à 4 n'avait été réfléchi et discuté, malgré le gel des avoirs visés depuis 2022.
La conclusion de tout ça me semble avoir été que les États membres ont fini par comprendre que l'opération comportait une niveau de risque très élevé pour un gain somme toutes ponctuel, et que le risque les concernait en réalité tous et pas uniquement la Belgique envoyée en première ligne. D'où abandon.
D'où mon espoir pour l'UE : on a la chance d'avoir un beau cadre déjà prêt à l'emploi, et j'espère que les événements récents pousseront les institutions et États membres à comprendre ce potentiel et à s'en servir de façon plus efficiente, par le biais de réflexions et actions collectives anticipées. Fin de digression sur l'UE ici pour moi, le but n'est pas de détourner le fil.