Elle n'est pas finie, cette mission, d'ailleurs ?
Il y a une référence à la fin de la 2e que je poste, justement.
J'en profite pour poster des CR de parties ultérieures, écrits par Khelren.
Nouvelle séance, cette fois avec Benjamin [moi] qui joue Christopher « Chris » Wharf, un bel enfoiré de Hunter [comment !], et Guillaume qui incarne Stephen Sargos, un Infiltrateur néospartakiste.
On commence par les historiques communs.
Chris, à l’époque où il travaillait encore pour la Pinkerton, était intervenu sur une affaire pour remonter à Stephen, trop connu de la megacorporation Coca-Cola après d’innombrables sabotages, grèves et enlèvements. Chris n’opérait pas directement, il était passé par un homme de paille mais quand celui-ci a commencé à faire feu sur la foule pour arrêter Stephen, Chris est intervenu, lui a fait connaître son taser et l’a laissé parmi les victimes désireuses de se venger. Il avait obtenu pas mal d’infos sur Stephen et a prétendu qu’il était mort auprès de ses employeurs pour toucher la prime.
Tyrell Brooks est en réalité un « fils de ». Beau-fils de puissants pontes de Coca-Cola, c’est un citoyen de Coca-Cola. Il a eu une fille, Samantha, mais sa mère est morte d’un cancer il y a un peu plus de dix ans. Quelques mois avant que Tyrell n’aide à l’encontre des ordres des civils lors d’une opération des Black Stallions. Il l’a élevé seul, comme il pouvait, la petite âgée d’à peine six ans, devait alors se débrouiller un peu par ses propres moyens, être gardée par des voisins de confiance. Avoir un père mercenaire n’est pas évident. Mais le grand-père a souhaité récupérer sa petite-fille pour lui offrir une meilleure éducation, une meilleure vie, et il a contacté Chris pour cela. Tyrell, après avoir mené sa propre petite enquête, connaît son apparence, mais pas son nom ; et surtout il ne recherche pas véritablement l’homme de main qui lui a pris sa fille. Aujourd’hui, il la voit durant des visites autorisées, une heure ou deux, pour Thanksgiving et son anniversaire.
Lorsqu’un de ses neveux de Coca-Cola avait été pris en otage par les Néospartakistes, sur le plan de Stephen, c’est à Tyrell qu’on a fait appel pour le récupérer, en toute discrétion. Ce fut une réussite : il leur reprit l’otage après une première tentative de négociation où les deux hommes se rencontrèrent brièvement. Tyrell avait posé du C4 mais ne l’utilisa pas.
Nouveaux Links :
Christopher Wharf +1
Stephen Sargos +1
Directive (en remplacement de Behaviour : racist) :
Deceptive (en réalité, fils aisé de corpo, et pas simple mercenaire loser)
Have a Coke
Ca commence toujours par un appel. Rendez-vous dans Middle Miami, chez Madame Ming. Ils font évidemment des massages à l’étage. Tyrell préfère les rendez-vous classiques à ceux dans cette foutue Matrice. Un bon dîner était servi qui plus est. Voilà un commanditaire qui sait y faire.
La mission est simple. Elles sont toujours simples lors des briefings. Un colis qui venait d’être débarqué du navire « L’Arcadie » a été volé. C’est regrettable, n’est-ce pas ? D’autant que d’après les infos, il va ensuite partir en orbite où il sera irrécupérable ; il faut donc le localiser et le reprendre avant. Le conteneur est prévu pour supporter les conditions de l’espace. Un numéro de téléphone est fourni pour convenir par la suite d’une livraison.
L’équipe se rend donc en premier au port. Elle y entre sans trop de problème et Chris commence à faire son private eye de circonstances ; Stephen, lui, tape la discute avec les dockers du coin. Bref, ils parviennent à eux deux à rameuter les mafieux qui tiennent le coin et la sécurité se met prestement à dégager toute personne non-autorisée. Tyrell réussit à fouiller dans les documents de bord pour apprendre que le colis appartenait au Gouvernement révolutionnaire de Cuba. Il contient du rhum et du tabac. Mais bien sûr.
Chris avait obtenu les bandes vidéo enregistrant la scène tout de même. Mais étonnamment, l’enregistrement avait été falsifié entre une et trois heures du matin. C’est du travail de pro tout de même, il faut un hacker compétent pour réaliser ce tour de force. En faisant le tour des prostituées du port, il apprend qu’un camion de blanchisserie Ramirez a été vu à cette heure-là. La chance tourne, il semblerait.
En remontant la trace des enregistrements falsifiés, un sympathisant connu de Stephen qui a le beau métier de hacker, nous révèle l’identité du coupable : un dénommé SpeedDaddy qui taffe pour les Good Samaritans. Les gusses crèchent dans un squat à la limite du bayou et photo satellite à l’appui, il est possible de distinguer un van au fond d’un bras de rivière juste à côté de leur squat.
Chris surveille, repère leurs allées et venues, les compte et les identifie : du camé au psychopathe, en passant par la brute cybernétisée. Stephen s’infiltre et à part des tonnes de drogues diverses ne trouve aucune trace du colis. Donc soit ils l’ont ouvert, soit ils ne l’ont plus. Génial.
Un interrogatoire est donc au programme. Les trois hommes invitent dans un van l’un des Good Samaritans, celui qui a l’air le moins stupide. Il craque rapidement, pas même besoin de le torturer, la seule promesse de le relâcher suffit. Après tout, ce n’est qu’un mercenaire, tout comme eux. Leur employeur, Coca-Cola, a récupéré la marchandise : un hispanique sous sédatif.
En se rendant sur les lieux de l’échange, Chris découvre une facturette au nom de William Gordon, sans doute le type en charge de l’opération du côté de Coca-Cola. Avec les traces de pneu dans la boue, il est possible d’identifier la marque de la voiture. Avec la marque de la voiture, il est possible de retrouver sur les bandes de surveillance sa direction. Avec sa direction, il est possible de retrouver le local Coca-Cola où la cible est retenue.
Tyrell est contacté à ce moment-là par ces anciens camarades de classe. Les Black Stallions ont besoin de lui et refuser serait très malvenu. Une opération dans la nuit sur Miami. Pas de problème. La nuit sera courte en sommeil, voilà tout.
L’autre info qu’ils obtiennent, c’est le visage de l’homme. Tyrell le reconnaît : durant sa période Black Stallions, il l’avait croisé plusieurs fois. Il se faisait appeler Emilio Guardiola et il intervenait sur les prisonniers pour faire des essais cliniques. Un homme important. En réalité, il s’agit du docteur Emiliano Battista, directeur du centre de recherches neurologiques de La Havane. Un brillant chercheur qui travaille sur les modifications du cerveau provoquées par le biais de substances. Par exemple, la transformation du goût. La vieille rivalité Coca-Cola / Pepsi cesserait enfin : tout le monde serait d’accord pour trouver le Pepsi dégueulasse ; Un vrai cas de conscience.
L’intervention dans l’usine d’embouteillement se déroule sans accroc : Tyrell couvre au fusil de précision ; Stephen et Chris récupèrent l’otage, encore dans les vapes. Des gorilles s’opposent mais le monofilament de Stephen opère une véritable boucherie. La décoration très corporate chic devra être intégralement refaite.
Emiliano est récupéré, Chris téléphone pour fixer la livraison et se planquer en attendant. Tyrell doit se rendre à son autre mission pour le compte des Black Stallions. Le lieu de rendez-vous se situe non loin de leur intervention. La mission : récupérer un homme. Celui-ci vient d’être déplacé mais il est équipé d’un pisteur. La localisation est celle de la planque de Chris et Stephen mais ça Tyrell le savait déjà. Le niveau de merde atteint des sommets rarement égalés.
Tyrell active son communicateur pour tenter de prévenir les deux autres. Ca marche plus ou moins bien : les Black Stallions se mettent en route, prévenus par un hacker que la mission est compromise. Stephen et Chris se rendent sur le lieu de rendez-vous et Chris obtient le paiement in extremis de la part d’un employeur confus. Il lui promet de couvrir sa fuite. Mais les Black Stallions sont déjà là. Les armes sont braquées et la réputation de délicatesse des mercenaires n’est plus à faire. L’employeur se fait dessus. Stephen réussit à se faire la malle et Chris se rend, mains levées. Emiliano change à nouveau de main. Tyrell a la main sur une grenade. Et Chris écope d’un bon coup de crosse dans la tempe de la part du sergent et d’un coup de ranger dans le bide dans un second temps. Pas de crachat en prime mais le cœur y est.
La mission est une réussite mais, comment dire, trop courte selon l’employeur.
Nouvelle séance, cette fois avec Chris et deux nouveaux pour Tyrell : Sam Axe et Dino Driver.
Aucun historique commun n’est fait cette fois.
Links :
Sam Axe +0
Dino Driver +0
Elvis has left the building
Chaleur torride sur Miami, Tyrell traîne sa carcasse sur la plage. Plus exactement, au bar de la plage où les cocktails sont servis frais comme il faut. Appel et rendez-vous dans la Matrice. Maudit soit-elle.
Un employeur avec un visage composé de fractales, sans doute un déguisement qui a dû lui coûter un bon mois de salaire, fait une offre qu’on ne peut refuser aux participants présents. Un Soldier, un Hunter, un Driver et un Killer.
La mission : récupérer un homme, encore une fois, au sein d’une communauté religieuse, les Néochrétiens du Dernier Jour, environ cinq cents personnes quand même. L’homme est volontaire pour cette extraction. La localisation serait dans une zone contestée entre la Louisiane et la Floride, une zone que connaît bien Tyrell. L’une des pistes pour pénétrer au sein de cette secte serait Armagest, un contrebandier qui les ravitaille. Dernier point : la sécurité est lourdement armée. Le genre à pouvoir stopper un char qui s’amuserait à vouloir prendre d’assaut le campement. Les photos montrent pourtant un camp composé de bâtiments en tôle ondulée, rien qui paie de mine.
La cible se nomme Elvis Morgan, Elvis dans sa période déclin, c’est-à-dire affichant ces bons gros cent-cinquante kilos au compteur. Un cadre qui travaillait pour Arès, au département des contrats d’abonnement des armements étatiques. Le pauvre aurait eu une période de dépression suite à la mort de son frère lors d’une attaque de Néospartakistes et aurait rejoint de son plein gré cette secte il y a deux ans.
Chris qui connaît bien Arès reconnaît que l’employeur est… Arès. Deux ans plus tard ? Qu’est-ce qui a bien pu rappeler au bon souvenir d’Arès ce cher Elvis ? Il contacte Eleonore, une cadre d’Arès à qui il a bien failli faire annuler son mariage. Disons que depuis il assure quand même sa sécurité rapprochée par moments. Il prend rendez-vous dans un hôtel classieux de Miami et l’attend la rose entre les dents. Elle vient. Mais son mari passe aussi la porte. La discussion est cordiale mais virile. Chris sort son épingle du jeu et obtient des infos sur Elvis de la part du mari contre la promesse de ne plus revoir Lauren. Il ajoutera aussi quelques infos sur Elvis pour faire bonne mesure : un concurrent qui revient aux affaires, c’est toujours bon de savoir quelques petits détails sur lui. Chris se fait quand même traiter de bel enfoiré au passage, ce qui n’est pas totalement démérité.
Sam, lui, contacte son ancien amiral des Seals dénommé Grear, le genre à planifier des opérations de barbouzes, resté quand même « officier de réserve » : ce qui ressemble à des hangars délabrés est en fait une ancienne base militaire nucléaire désaffectée. Grear est intéressé pour savoir ce que ces types en ont fait de beau. Sam lui filera un petit topo en retour.
Dino se renseigne sur le contrebandier auprès de ses contacts. Apparemment, un type barré. Enfin, comme tous les pilotes, non ? Il doit se faire livrer du carburant deux jours plus tard. C’est clairement qu’il va faire une livraison le jour même et c’est sans doute le moment pour frapper.
Tyrell va sur place pour rencontrer un des civils qu’il avait sauvés d’une mort certaine dix ans auparavant et avec qui il avait gardé des contacts. Bartholomé, un gamin malingre à l’époque, est devenu le caïd du coin. Ils prennent quelques bières ensemble à défaut de se faire un barbecue comme prévu le samedi qui vient mais la police débarque. Tyrell organise la fuite et Bartholomé passe la frontière tandis que lui retourne à Miami sans plus d’infos, à part que les fermiers du coin qui se sont plaints ont disparu et que la police est arrosée.
La secte est menée par le Christ Rédempteur Ressuscité. Ce gourou s’appelle en vrai Robert Bush, fils de la famille, en lien avec l’industrie pétrolière et la Senate Corp. Il s’est basé sur une communauté presbytérienne texane pour faire rapidement grandir sa secte qui comprend maintenant des cadres corpos, notamment d’Arès donc, et un général des (anciens) Etats-Unis du nom de Bennett.
Et qu’a donc vendu Morgan à Arès pour que celle-ci organise son exfiltration ? Chris obtient seulement de son nouvel meilleur ami le cocu qu’Elvis a contacté sa mère, cadre au sein d’Arès elle aussi et que c’est elle qui a organisé tout cela. Mais vu le budget de l’opération, il doit y avoir du lourd.
Sam passe le samedi auprès de sa chère et tendre qui a obtenu des billets pour Disneyworld. Une occasion pareille, ça ne se refuse pas, n’est-ce pas ? Par contre il doit la droguer pour pouvoir décarrer dans la nuit de samedi ; Dino viendra le chercher.
Il est temps d’opérer. Chris obtient l’aide d’un hacker du nom de Pénélope, pour l’instant en standby, afin d’avoir un visuel de la base et une capacité de nuisance envers les armes lourdes de défense aérienne.
Première étape : récupérer le T-Bird d’Armagest lorsqu’il fait son plein de carburant. L’homme descend lui-même de son véhicule, tatoué de signes religieux. Un vrai, un dur. Il est abattu : Tyrell vise son datajack par lequel il contrôlait sans doute la mitrailleuse lourde de son vaisseau. Mais… le problème c’est que c’est souvent sale comme travail. Et là c’est le cas : la moitié de sa cervelle se fait la belle avec le datajack.
Dino récupère le T-Bird comme il peut, il lui manque pas mal de fonctionnalités, notamment l’armement. Mais les coordonnées de vol sont valides, c’est le plus important.
Sam est pris en vol au passage, l’équipe est au complet.
Deuxième étape : s’infiltrer dans la base et récupérer Elvis.
Tension palpable malgré l’identification réussie : la DCA semble se faire moins menaçante mais ça ne va pas durer. Un message avait été transmis à Elvis par l’employeur aux fractales et il devrait se trouver sur le quai de déchargement. Pénélope se met au travail : le visuel révèle bien Elvis, tout a l’air normal et calme. Lorsqu’elle hurle subitement : « c’est un piège ! go go go ! ». L’équipe n’entendra plus parler d’elle ; autant pour la couverture matricielle.
Dino lance un drone chargé de gaz incapacitants, Tyrell et Sam descendent de la passerelle, couvrant chacun un côté du véhicule. Chris, comme toujours parce qu’il a un charme magnétique inégalable est chargé de récupérer Elvis. Ca fait feu de toute part. Il y a des grands dadais d’anciens cadres corpo, des mômes faméliques, des Noirs cybernétisés pour effectuer du travail de manutention lourde. Est-ce qu’on a vraiment le temps de rejouer « Autant en emporte le vent » ?
Chris, héroïque en plein cœur de l’enfer, prend cher : son taux de plomb dans le sang atteint un seuil critique malgré les efforts des deux soldats. Une fois à bord, il s’écroule et Tyrell le soigne tant que faire se peut. Elvis leur apprend que la secte s’était fait livrer des missiles Pershing, de beaux joujoux, potentiellement nucléaires, capables de frapper n’importe quel État américain.
Dino fait des merveilles aux commandes et seule la peinture du T-Bird sera à refaire. Mais le plan est différent : une fois le véhicule de Dino récupéré, le crash du vaisseau d’Armagest est organisé. La ruse ne prend pas totalement mais au moins ça fait gagner un peu de temps.
Livraison. Paiement. Aucune difficulté. Sam et Dino sont sur un nuage : c’est la première fois qu’une mission paie. Il faut dire qu’avant ils travaillaient avec Frenchy Bob…