Le lendemain, nous recevons une nouvelle lettre d'Angleton, qui date donc d'avant les autres, si vous avez suivi. Elle contient entre autres un numéro de plaque minéralogique, appartenant à un certain Joseph Wingate, historien local de Portsmouth, à côté des mots « L.A. Waddell ». Mais surtout, elle parle d'un meurtre, dont un H.W. Moran serait témoin. Moran est logé par Mme Wilmer Callahan, qui est également notre logeuse... Seulement à ce jour Callahan ne loge pas de Moran, qui habite actuellement Portsmouth. Il est contremaître dans un atelier de pièces automatiques.
Cela nous prend quelques minutes, mais nous comprenons soudain que le mort de la lettre n'est autre que McGill, visiblement ébranlé par la nouvelle. A priori, des Tcho-Tchos visiteront sa chambre après sa mort (peut-être causée par une étrange créature qui voyage dans le temps ?).
Entre-temps, les résultats pour la substance que j'avais prélevé arrivent : il s'agit d'un produit utilisé par les Profonds pour forcer la mutation des gènes récessifs. Tout mène donc à eux, mais pour Angleton (que nous tenons au courant) ce sont davantage les sectateurs qui sont en cause (c'est dur d'être adoré par des cons).
On en revient donc au club nautique... Un peu de gratte-crâne nous apprend que le club n'a pas de problèmes avec les Profonds, mais avec l'Ordre ésotérique de Dagon, qui a été exclu des accords. Le club pourrait espérer récupérer les anciennes prérogatives de l'Ordre.
Une planque prolongée nous révèle que le parrain local, Horace « Diamond » Walsh, y vient souvent, ainsi que le maire Herman May, Vance Whitney, Austin Kittrell (d'après Angleton, un petit voyou riche), deux femmes que nous identifierons plus tard comme Elsa Hower (riche héritière) et Ruby Reed (prostituée de luxe), ainsi qu'une silhouette encapuchonnée, qui s'avère être nul autre qu'Alfie Pivar... Il ne fuyait pas les cultes, lui ? C'est à n'y rien comprendre.
On s'infiltre donc à nouveau dans le club nautique, cette fois en « remplaçant » l'équipe de nettoyage, et en étant épaulés par un pro du terrain, Elias Johnson. On parvient à entrer dans la salle centrale sans aucun mal ; les badges et les codes nous sont aimablement fournis par les gardiens de nuit, qui se réveilleront avec un gros mal de crâne.
Derrière ce qui ressemble à une salle d'administration classique, un malaise nous prend soudain et notre médaillon se met à pulser. C'est une salle sombre en terre battue, où flotte une odeur de chenil. Un projecteur nous braque ; nous sommes sous un chapiteau. Les spectateurs sont les membres du club nautique, et une nuée d'êtres difformes... Pivar, habillé en Monsieur Loyal, finit d'éventrer Ruby Reed sous nos yeux. Johnson fait immédiatement feu, sans toucher, alors que je fais volte-face pour fuir, mais la sortie est barrée. Je me rue alors sous les gradins, avant de m'y rétamer et d'être obligé de tirer dans le tas pour m'en sortir. Pendant ce temps, McGill et Johnson continuent de se coltiner Pivar ; les balles de bannissement de Johnson marchent plutôt bien. Baloo tente de m'imiter dans la fuite mais se vautre également. Alors que je me fraie un passage à travers la toile du chapiteau, les vigiles, zombifiés, prennent soudain feu. McGill évapore Alfie avec le flingue de Johnson, mis hors combat ; le feu s'empare du chapiteau et c'est la panique. Sauf, étrangement, chez les membres du club ; ainsi Walsh et le maire se prennent des balles sans réagir. Une fois dehors, je dégomme à la file indienne tous les gens qui sortent ; Baloo et McGill (Johnson sur les épaules) me rejoignent bientôt. Baloo traîne derrière lui Elsa Hower, seule survivante du carnage.
On se casse ; l'équipe de nettoyage fera le reste.
En bonus : la troisième lettre d'Angleton.
