Sortilège et Avatar
Zénith n°4
Niveau 4
Scénario : Joann Sfar & Lewis Trondheim
Illustrations : Lewis Trondheim
Le vieux dragon qui gardait le trésor du Donjon est mort. Le Gardien envoie Herbert, Marvin, Isis et Alcibiade à Cochonville, la ville des magiciens, pour acheter un bébé dragon, mais aussi un nouvel œil de géant en remplacement de celui de Biscarra et une robe de mariée pour la princesse kochaque.
Le premier
Zénith à me décevoir. Pas une grosse déception, mais il est quand même en dessous des trois premiers. Il se passe des choses, l'histoire avance (la liaison entre Isis et Herbert est découverte, celui-ci entre sans le savoir en possession du Manteau du Destin, le trésor du Donjon est dérobé, Marvin rencontre Pirzuine...) mais les péripéties ne sont pas au niveau, je n'accroche pas vraiment au délire de Cochonville et surtout Guillaume de la Cour est de retour, trop présent et plus insupportable que jamais.
Un mariage à part
Zénith n°5
Niveau 5
Scénario : Joann Sfar & Lewis Trondheim
Illustrations : Boulet
Le Dragon Vert s'étant emparé de l'or du Donjon, le Gardien ne peut plus payer la dot de son mariage au chef des Kochaques. Dans le même temps, Herbert et la future mariée décident de s'enfuir et Guillaume de la Cour revendique la propriété du Donjon.
Cet album, sorti quatre ans après le précédent, ouvre en quelque sorte une nouvelle ère pour l'époque
Zénith. c'est vraiment le début de la fin du Donjon "classique" tel qu'on l'a connu dans les trois premiers tomes et dans la série
Parade, dans le scénario bien-sûr, qui chamboule le statu quo et également dans les illustrations : à partir de cet album, Boulet remplace Trondheim sur la série
Zénith. Le moins qu'on puisse dire, c'est que leurs dessins ne se ressemblent pas. Là où Trondheim était parfait pour une ambiance plus légère, plus poétique, plus décalée, le trait de Boulet se marie très bien à l'évolution du scénario et des personnages. C'est plus sombre (tout en restant bien sûr très drôle), plus épique également et ça se ressent notamment dans les scènes d'action, plus
high fantasy que jamais.
L'album est excellent, rempli de scènes géniales (la baston Marvin / Herbert, le troll...) et plus rien ne sera jamais comme avant. Le mariage est annulé, la relation entre Herbert et Isis est maintenant connue de tous et le Gardien perd son Donjon, même si les monstres employés l'accompagnent dans son exil.
Ah, on trouve également un ajout sympa même si sorti de nulle part à l'univers : quelque part dans le passé, le frère d'Alcibiade a fait sécession avec le Donjon des Cavallère, emportant avec lui une partie des monstres. Ça a au moins le mérite de justifier simplement pourquoi l'Arbolesse et les Petits Lutins n'étaient jamais apparus à l'époque
Zénith.
Retour en fanfare
Zénith n°6
Niveau 6
Scénario : Joann Sfar & Lewis Trondheim
Illustrations : Boulet
Herbert se décide enfin à revenir à Vaucanson, d'où il a été banni enfin, alors qu'il devait en être l'héritier.
L'action se déroule quasi-entièrement dans le duché, entre infiltrations, magouilles politiques, coup d'état et retrouvailles familiales. Encore un excellent album ; un conseiller du duc de Vaucanson réussit à envoyer la famille du Duc (le père d'Herbert) en exil et à prendre le pouvoir. Herbert règle ses comptes et le lecteur se rend compte que les chaussures qu'il porte depuis
Cœur de canard, volées sur le cadavre d'Ababakar Octopuce, sont les Bottes du Destin. Guillaume de la Cour, toujours accompagné de ses monstres goussets et désormais porteur du Manteau du Destin, est bien moins pénible que d'habitude et fait ici un chouette antagoniste. Le Gardien, lui, perd les seuls documents qui auraient pu lui permettre de récupérer légalement le Donjon. À la fin nos héros sont toujours en exil, mais de plus en plus motivés pour récupérer ce qui leur est dû.
Le Grimoire de l'inventeur
Monsters n°12
Niveau 6
Scénario : Joann Sfar & Lewis Trondheim
Illustrations : Nicolas Keramidas
Ce
Monsters, suite directe de
Retour en fanfare, met en scène le professeur Cormor, automate rencontré au niveau -400 dans
Le Grand Animateur puis devenu un personnage important de l'époque
Potron-Minet. Il mène ici des fouilles archéologiques à Vaucanson et retrouve l'ancien atelier du créateur des automates, Julien de Vaucanson (
Le Grand Animateur). Le grimoire contenant les secrets de fabrication de ces êtres artificiels va attirer beaucoup de monde, dont le conseiller qui vient de réussir son coup d'état ou encore Guillaume de la Cour, toujours lui.
C'est une belle aventure, qui fait voyager (Vancanson, Clérembard, le Grand Poupoulou, Cochonville) et qui semble pour le moment conclure l'intrigue des automates. Ils sont tous détruits ainsi que le grimoire de l'inventeur. Seul Cormor continue à vivre, dernier de son espèce. Les dessins de Keramidas, très Disney, sont franchement beaux.
À noter, un petit problème de continuité (il n'y a pas tant que ça dans
Donjon) : Guillaume de la Cour est représenté avec l'Épée du Destin, qu'il a pourtant perdu dans
Jean-Jean la terreur au niveau -4, mais sans le Manteau du Destin, dérobé à Herbert dans
Un mariage à part au niveau 5.
