Père Castor, raconte-moi tes parties
- cern
- Dieu d'après le panthéon
- Messages : 2623
- Inscription : mer. juil. 07, 2010 1:22 pm
Re: Père Castor, raconte-moi tes parties
Merci pour ce retour Udo Femi: clairement ça donne envie de se lancer sur Firefly!
- Yoichi Hiruma
- Dieu de l'éternel retour
- Messages : 10543
- Inscription : jeu. févr. 02, 2012 11:28 am
- Localisation : Massy (91)
Re: Père Castor, raconte-moi tes parties
No problem!
J'avoue que la version de la GenCon de l'année dernière m'avait déjà bien plu, mais là le bouquin est super. Un modèle d'explication je trouve aussi. Une excellente synthèse du Cortex Classic et du Cortex Action.
J'avoue que la version de la GenCon de l'année dernière m'avait déjà bien plu, mais là le bouquin est super. Un modèle d'explication je trouve aussi. Une excellente synthèse du Cortex Classic et du Cortex Action.
- Brand
- Envoyé de la Source
- Messages : 5500
- Inscription : ven. août 08, 2003 2:44 pm
- Localisation : Toulouse
Re: Père Castor, raconte-moi tes parties
Marrant, autant j'ai apprécié la soirée, autant j'ai beaucoup plus de réserves sur cette version du C+.
Je trouve que les améliorations vis à vis du Cortex classiques ne sont pas si nombreuses/intéressantes à part les complications (qui elles sont intéressantes, aucun souci), mais, pour moi c'est une bonne chose d'être revenu vers du plus classique sur cette gamme là. Ce n'est pas faute de l'avoir dit ces dernières années.
Paradoxalement, alors que cela aurait du être l'inverse, j'ai senti à plein le côté "faire toujours les mêmes pools de dés". De même, j'ai l'impression que la façon de choisir la difficulté pour le MJ est un peu fumeuse, et je ne suis pas bien sûr de la gestion des complications et de l'intérêt de les faire réduire. Après ces défauts perçus sont peut être dus au fait que je commence à me lasser des variations du Cortex et que, même si c'était marrant à jouer, le prétiré me semblait assez foireux d'un point de vue technique : toutes les caracs similaires, quasi trois types de comp avec chaque groupe au même niveau donnant presque l'impression que j'avais trois comp au lieu d'une vingtaine, un distinction qui sert vraiment presque tout le temps à bord du vaisseau, etc.).
Pour les +, je suis très (très, très) content du retour des compétences, je trouve certes les caractéristiques un peu bidon, mais je les préfère grandement les avoir plutôt qu'avoir les valeurs de Smallville. J'ai apprécié la gestion des "dégâts" (malgré la réserve sur la façon de réduire les complications exprimée plus haut).
Du coup, bonne soirée, mais aperçu du jeu en demi teinte pour moi. Il faudrait que je le lise plus avant ou que je mène une partie pour me faire mon idée plus arrêtée.
Je trouve que les améliorations vis à vis du Cortex classiques ne sont pas si nombreuses/intéressantes à part les complications (qui elles sont intéressantes, aucun souci), mais, pour moi c'est une bonne chose d'être revenu vers du plus classique sur cette gamme là. Ce n'est pas faute de l'avoir dit ces dernières années.
Paradoxalement, alors que cela aurait du être l'inverse, j'ai senti à plein le côté "faire toujours les mêmes pools de dés". De même, j'ai l'impression que la façon de choisir la difficulté pour le MJ est un peu fumeuse, et je ne suis pas bien sûr de la gestion des complications et de l'intérêt de les faire réduire. Après ces défauts perçus sont peut être dus au fait que je commence à me lasser des variations du Cortex et que, même si c'était marrant à jouer, le prétiré me semblait assez foireux d'un point de vue technique : toutes les caracs similaires, quasi trois types de comp avec chaque groupe au même niveau donnant presque l'impression que j'avais trois comp au lieu d'une vingtaine, un distinction qui sert vraiment presque tout le temps à bord du vaisseau, etc.).
Pour les +, je suis très (très, très) content du retour des compétences, je trouve certes les caractéristiques un peu bidon, mais je les préfère grandement les avoir plutôt qu'avoir les valeurs de Smallville. J'ai apprécié la gestion des "dégâts" (malgré la réserve sur la façon de réduire les complications exprimée plus haut).
Du coup, bonne soirée, mais aperçu du jeu en demi teinte pour moi. Il faudrait que je le lise plus avant ou que je mène une partie pour me faire mon idée plus arrêtée.
Lapin Marteau : Site et boutique - Itch
Derniers billets de blog :
22/01/2025 : Inclusivité et JdR
16/07/2024 : Vous voulez jouer à Monsterhearts cet été ?
25/06/2024 : Colloque JdR 2024 : supports
Derniers billets de blog :
22/01/2025 : Inclusivité et JdR
16/07/2024 : Vous voulez jouer à Monsterhearts cet été ?
25/06/2024 : Colloque JdR 2024 : supports
- mass
- Dieu du suffrage direct
- Messages : 9525
- Inscription : ven. janv. 20, 2012 3:58 pm
- Localisation : lyon
Re: Père Castor, raconte-moi tes parties
Brand en jeune fille un peu naïve, ça le fait 
Provocateur OUI, pédagogue NON !!!!
- Yoichi Hiruma
- Dieu de l'éternel retour
- Messages : 10543
- Inscription : jeu. févr. 02, 2012 11:28 am
- Localisation : Massy (91)
Re: Père Castor, raconte-moi tes parties
Un fantasme qui meurt avec cette phrase...
- Brand
- Envoyé de la Source
- Messages : 5500
- Inscription : ven. août 08, 2003 2:44 pm
- Localisation : Toulouse
Re: Père Castor, raconte-moi tes parties
Je ne me fais pas de soucis pour toi, il devrait t'en rester au moins deux-trois 
Cela dit, c'est la dernière fois que je joue avec une perruque et des couettes.
Cela dit, c'est la dernière fois que je joue avec une perruque et des couettes.
Lapin Marteau : Site et boutique - Itch
Derniers billets de blog :
22/01/2025 : Inclusivité et JdR
16/07/2024 : Vous voulez jouer à Monsterhearts cet été ?
25/06/2024 : Colloque JdR 2024 : supports
Derniers billets de blog :
22/01/2025 : Inclusivité et JdR
16/07/2024 : Vous voulez jouer à Monsterhearts cet été ?
25/06/2024 : Colloque JdR 2024 : supports
- Whimpering Vote
- Dieu des floodeurs de Schrödinger
- Messages : 9346
- Inscription : mar. févr. 08, 2011 1:53 pm
Re: Père Castor, raconte-moi tes parties
Un fantasme qui nait avec cette phrase !Brand a écrit : avec une perruque et des couettes.
Coming out : je ne suis pas féministe militant ! (et pourtant je respecte les femmes en général, et j'aime ma femme et mes filles en particulier)
- Whimpering Vote
- Dieu des floodeurs de Schrödinger
- Messages : 9346
- Inscription : mar. févr. 08, 2011 1:53 pm
Re: Père Castor, raconte-moi tes parties
Moi, moi, moi, j'ai testé Torchbearer avec une bande de joyeux cinglés.
J'espère que le MeuJeu fera un debrief sous peu.
J'espère que le MeuJeu fera un debrief sous peu.
Coming out : je ne suis pas féministe militant ! (et pourtant je respecte les femmes en général, et j'aime ma femme et mes filles en particulier)
- Steve J
- Dieu en Quetchua
- Messages : 2487
- Inscription : dim. oct. 08, 2006 1:41 pm
- Localisation : Lyon
Re: Père Castor, raconte-moi tes parties
Pour ma part j'avoue être bien plus convaincu par Mouse Guard.Whimpering Vote a écrit :Moi, moi, moi, j'ai testé Torchbearer avec une bande de joyeux cinglés.
J'espère que le MeuJeu fera un debrief sous peu.
Bon on a pas laissé beaucoup de chances au jeu et au scénario de notre pauvre chaviro, nos vannes fusant dès l'explication des règles
Mais je retrouve beaucoup d'élément de Mouse Guard qui ne font à mon avis plus trop sens dans l'humidité d'un donjon, l'artificialité du setting rendant difficile l'attachement à nos PJs et donc inutile la caractérisation en traits et l'usage de la nature. Sans innovation côté système je préfère l'héroïsme minuscule d'un Mouse Guard u donjon crawling un peu artificiel de Torchbearer (il parait complètement absurde que nos personnages, pourtant si faibles, acceptent de descendre dans ces souterrains, au fond l'équilibrage du jeu fonctionnerait mieux avec une accroche horrifique que dans une logique d'exploration).
Le jeu rajoute à Mouse Guard une logique, sur le papier séduisante, qui gère l'écoulement du temps en nombre de jets de dés. Après avoir lancer trop de fois les dés (4 fois), les personnages souffrant de conditions défavorable (en colère, affamé,...).
Dns les faits j'ai trouvé cette mécanique assez paralysante, décourageant les actions intéressantes au mépris parfois de la fiction.
Le meilleur moment du jeu restait notre combat contre des squelettes. Mais là encore je trouvais le calque du système de Mouse Guard peu probant. Le lieu étant clos, il nous a semblé incohérent de poser des enjeux non meurtriers (fuir les squelettes c'était risquer de les recroiser à tout moment). Cela rend les combats d'une dangerosité inouïe et pose une fois encore la question de la crédibilité de la prémisse du jeu (mais pourquoi nos personnages prennent-ils autant de risques ???).
Fan des hacks d'Apocalypse World qui commencent par la lettre "W" : Worlds in Peril, World Wide Wrestling RPG
-
Dr DANDY
- Pas connecté, pas d'amis !
Re: Père Castor, raconte-moi tes parties
Et une petite ombrelle de couleurBrand a écrit :Je ne me fais pas de soucis pour toi, il devrait t'en rester au moins deux-trois
Cela dit, c'est la dernière fois que je joue avec une perruque et des couettes.
- Udo Femi
- Dieu des langues de poulpes
- Messages : 24800
- Inscription : mer. juil. 12, 2006 4:41 pm
- Localisation : (tout près de) Genève
- Contact :
Re: Père Castor, raconte-moi tes parties
En général je commence mes one-shot par la lecture/paraphrasage de la page 4 (The Light of Civilization Flickers) ou bien le chapeau d'intro du Kickstarter:Steve J a écrit :Pour ma part j'avoue être bien plus convaincu par Mouse Guard.Whimpering Vote a écrit :Moi, moi, moi, j'ai testé Torchbearer avec une bande de joyeux cinglés.
J'espère que le MeuJeu fera un debrief sous peu.
Bon on a pas laissé beaucoup de chances au jeu et au scénario de notre pauvre chaviro, nos vannes fusant dès l'explication des règles.
Mais je retrouve beaucoup d'élément de Mouse Guard qui ne font à mon avis plus trop sens dans l'humidité d'un donjon, l'artificialité du setting rendant difficile l'attachement à nos PJs et donc inutile la caractérisation en traits et l'usage de la nature. Sans innovation côté système je préfère l'héroïsme minuscule d'un Mouse Guard u donjon crawling un peu artificiel de Torchbearer (il parait complètement absurde que nos personnages, pourtant si faibles, acceptent de descendre dans ces souterrains, au fond l'équilibrage du jeu fonctionnerait mieux avec une accroche horrifique que dans une logique d'exploration).
Le jeu rajoute à Mouse Guard une logique, sur le papier séduisante, qui gère l'écoulement du temps en nombre de jets de dés. Après avoir lancer trop de fois les dés (4 fois), les personnages souffrant de conditions défavorable (en colère, affamé,...).
Dns les faits j'ai trouvé cette mécanique assez paralysante, décourageant les actions intéressantes au mépris parfois de la fiction.
Le meilleur moment du jeu restait notre combat contre des squelettes. Mais là encore je trouvais le calque du système de Mouse Guard peu probant. Le lieu étant clos, il nous a semblé incohérent de poser des enjeux non meurtriers (fuir les squelettes c'était risquer de les recroiser à tout moment). Cela rend les combats d'une dangerosité inouïe et pose une fois encore la question de la crédibilité de la prémisse du jeu (mais pourquoi nos personnages prennent-ils autant de risques ???).
Donc pourquoi vont-ils risquer leur peau ?Adventurer is a dirty word. You’re a scoundrel, a villain, a wastrel, a vagabond, a criminal, a sword-for-hire, a cutthroat. Respectable people belong to guilds, the church or are born into nobility. Or barring all that, they’re salt of the earth and till the land for the rest of us. Your problem is that you’re none of that. You’re a third child or worse. You can’t get into a guild—too many apprentices already. You’re sure as hell not nobility—even if you were, your older brothers and sisters have soaked up the inheritance. The temples—they’ll take you, but they have so many acolytes, they hand you kit and a holy sign and send you right out the door again: Get out there and preach the word and find something nice for the Immortal Lords. And if you ever entertained romantic notions of farming, think again. You’d end up little more than a slave to a wealthy noble.
So there’s naught for us but to make our own way. There’s a certain freedom to it, but it’s a hard life. Cash flows out of our hands as easily as the blood from our wounds. But at least it’s our life. And if we're lucky, smart and stubborn, we might come out on top. There’s a lot of lost loot out there for the finding. And salvage law is mercifully generous. We find it, it’s ours to spend, sell or keep.
Parce-que ils n'ont que ça. Et aussi qu'on est dans l'esprit old school.
Mais je ne vais pas vampiriser le sujet et laisser Chavi' en parler...
Mon blog: http://www.udo-prod.com avec La Superclique gratuite et les Aventures Spears & Sandals d'Agôn !
- chaviro
- Dieu des raleurs pour rien
- Messages : 4696
- Inscription : jeu. févr. 01, 2007 7:29 am
Re: Père Castor, raconte-moi tes parties
Waouh, des joueurs qui postent leurs premiers commentaires au saut de la table, à 1h00 du matin
Bon, oui, l'ambiance était, disons, tellement décomplexée que je me suis fait traiter de « Fabius du JDR » par les représentants de droite (de la table). Oui, je suis celui qui a eu le plus de difficultés à se faire entendre et à aligner deux phrases d'affilée au perchoir sans être interrompu par des vagues de trolleries, des bourasques de calembours et des tsunamis de remarques salaces provenant de l'hémicycle rectangulaire. Personne ne m'a semblé prêt à accepter les axiomes du dungeoncrawl, ce qui n'a pas aidé : « qu'est-ce qu'on fait là ? Pourquoi les villageois n'y vont pas, à notre place, dans le trou, puisqu'une gamine y est allé ? »
En tant que MJ, j'avais trop de choses à essayer de me rappeler pour marteler les beliefs & goals des personnages, et je ne me suis jamais autant senti perdu devant un scénario (pourtant, 10 pages à tout casser). Dire qu'on a testé Torchbearer hier soir et fait du JDR, tout ça parce que nous sommes restés assis à une table sur laquelle il y avait des feuilles de personnage, deux exemplaires du bouquin et un autocollant du kickstarter en rigolant, ce serait prétendre avoir fait le marathon de Paris alors qu'on est resté quatre heures debout à l'arrivée à regarder passer les coureurs en buvant de la bière (tiens, on a oublié la bouteille de cidre de Steve…).
En fait, je n'ai pas réussi à faire décoller les joueurs du système : dès le début et pour toute la durée de la partie, ils étaient obsédés par l'idée de ne pas faire de jet de dé, à cause de la moulinette (the grind). J'avais donc une bande d'explorateurs qui surtout ne voulaient rien toucher, vaguement regarder où ils allaient, mais surtout, ne rien faire de trop précis. Même si mes descriptions ont certainement manqué de concret, de détail ou d'ambiance (pas facile à caser entre deux blagues), cette crainte que je demande un jet de dé en réponse à une de leur question ou action a complètement plombé le déroulement du jeu.
J'ai fini par placer un combat au vu de l'heure qui tournait, elle, contrairement au système. Là aussi, la question des cartes et du choix des actions (on fait un attaque, attaque, défense ? ou une attaque, feinte, feinte ?) a totalement écrasé, aplati, anéanti toute description ou immersion. On ne faisait pas un combat entre quatre paumés s'éclairant à la bougie contre des squelettes animés, on jouait au chi-fou-mi en comptant ses points de disposition.
Difficile de faire du JDR ou du roleplay quand le system matters tellement qu'il écrase tout le reste.
Là, je n'ai pas le temps de résumer le déroulement de l'aventure, ce sera pour une autre fois.
Pour moi, un flop total, et je n'ai pas tellement d'avis sur le jeu, au final
Bon, oui, l'ambiance était, disons, tellement décomplexée que je me suis fait traiter de « Fabius du JDR » par les représentants de droite (de la table). Oui, je suis celui qui a eu le plus de difficultés à se faire entendre et à aligner deux phrases d'affilée au perchoir sans être interrompu par des vagues de trolleries, des bourasques de calembours et des tsunamis de remarques salaces provenant de l'hémicycle rectangulaire. Personne ne m'a semblé prêt à accepter les axiomes du dungeoncrawl, ce qui n'a pas aidé : « qu'est-ce qu'on fait là ? Pourquoi les villageois n'y vont pas, à notre place, dans le trou, puisqu'une gamine y est allé ? »
En tant que MJ, j'avais trop de choses à essayer de me rappeler pour marteler les beliefs & goals des personnages, et je ne me suis jamais autant senti perdu devant un scénario (pourtant, 10 pages à tout casser). Dire qu'on a testé Torchbearer hier soir et fait du JDR, tout ça parce que nous sommes restés assis à une table sur laquelle il y avait des feuilles de personnage, deux exemplaires du bouquin et un autocollant du kickstarter en rigolant, ce serait prétendre avoir fait le marathon de Paris alors qu'on est resté quatre heures debout à l'arrivée à regarder passer les coureurs en buvant de la bière (tiens, on a oublié la bouteille de cidre de Steve…).
En fait, je n'ai pas réussi à faire décoller les joueurs du système : dès le début et pour toute la durée de la partie, ils étaient obsédés par l'idée de ne pas faire de jet de dé, à cause de la moulinette (the grind). J'avais donc une bande d'explorateurs qui surtout ne voulaient rien toucher, vaguement regarder où ils allaient, mais surtout, ne rien faire de trop précis. Même si mes descriptions ont certainement manqué de concret, de détail ou d'ambiance (pas facile à caser entre deux blagues), cette crainte que je demande un jet de dé en réponse à une de leur question ou action a complètement plombé le déroulement du jeu.
J'ai fini par placer un combat au vu de l'heure qui tournait, elle, contrairement au système. Là aussi, la question des cartes et du choix des actions (on fait un attaque, attaque, défense ? ou une attaque, feinte, feinte ?) a totalement écrasé, aplati, anéanti toute description ou immersion. On ne faisait pas un combat entre quatre paumés s'éclairant à la bougie contre des squelettes animés, on jouait au chi-fou-mi en comptant ses points de disposition.
Difficile de faire du JDR ou du roleplay quand le system matters tellement qu'il écrase tout le reste.
Là, je n'ai pas le temps de résumer le déroulement de l'aventure, ce sera pour une autre fois.
Pour moi, un flop total, et je n'ai pas tellement d'avis sur le jeu, au final
L'OSR est le véganisme du JDR
«Les rôlistes ont bien raison de se défendre des machines à saucisses»(Romaric B.)
«Un TPK d'entrée, c'est bon»(Dude)
«Quand les joueurs en ont marre de voir leurs PJ sodomiser des poney morts, ils commencent à jouer»(Dr Dandy)
«Les rôlistes ont bien raison de se défendre des machines à saucisses»(Romaric B.)
«Un TPK d'entrée, c'est bon»(Dude)
«Quand les joueurs en ont marre de voir leurs PJ sodomiser des poney morts, ils commencent à jouer»(Dr Dandy)
-
intylzah
- Dieu des vampires d'avant
- Messages : 3007
- Inscription : dim. mai 29, 2005 11:08 am
- Contact :
Re: Père Castor, raconte-moi tes parties
D'un autre côté quand un mj débutant (ou à la retraite depuis trop longtemps) teste un jeu qu'il a lu à moitié dans une langue qu'il ne maîtrise que sommairement, le tout dans un club avec des joueurs post-ados venus pour déconner entre deux parties de MMORPG cela ne peut que mal terminer.
Blague à part je compatis et j'avoue que c'est aussi, en tant que semi-retraité, me retiens de relancer des parties plus régulières avec mon groupe historique.
Intylzah
Blague à part je compatis et j'avoue que c'est aussi, en tant que semi-retraité, me retiens de relancer des parties plus régulières avec mon groupe historique.
Intylzah
Retrouvez mes scénarios Vampire la Mascarade sur Storytellers Vault
- Le Chacal
- Dieu sans vraiment y croire
- Messages : 4291
- Inscription : ven. sept. 28, 2007 7:55 pm
Re: Père Castor, raconte-moi tes parties
J'avais des joueurs un peu plus pro-actifs pour ce qui est de toucher des trucs et tenter des choses, mais moi aussi je me suis senti totalement écrasé par le système. Une belle mécanique à la lecture, mais je ne sais pas la faire tourner. Ma grosse déception de 2014 pour l'instant...chaviro a écrit :Waouh, des joueurs qui postent leurs premiers commentaires au saut de la table, à 1h00 du matin![]()
Bon, oui, l'ambiance était, disons, tellement décomplexée que je me suis fait traiter de « Fabius du JDR » par les représentants de droite (de la table). Oui, je suis celui qui a eu le plus de difficultés à se faire entendre et à aligner deux phrases d'affilée au perchoir sans être interrompu par des vagues de trolleries, des bourasques de calembours et des tsunamis de remarques salaces provenant de l'hémicycle rectangulaire. Personne ne m'a semblé prêt à accepter les axiomes du dungeoncrawl, ce qui n'a pas aidé : « qu'est-ce qu'on fait là ? Pourquoi les villageois n'y vont pas, à notre place, dans le trou, puisqu'une gamine y est allé ? »
En tant que MJ, j'avais trop de choses à essayer de me rappeler pour marteler les beliefs & goals des personnages, et je ne me suis jamais autant senti perdu devant un scénario (pourtant, 10 pages à tout casser). Dire qu'on a testé Torchbearer hier soir et fait du JDR, tout ça parce que nous sommes restés assis à une table sur laquelle il y avait des feuilles de personnage, deux exemplaires du bouquin et un autocollant du kickstarter en rigolant, ce serait prétendre avoir fait le marathon de Paris alors qu'on est resté quatre heures debout à l'arrivée à regarder passer les coureurs en buvant de la bière (tiens, on a oublié la bouteille de cidre de Steve…).
En fait, je n'ai pas réussi à faire décoller les joueurs du système : dès le début et pour toute la durée de la partie, ils étaient obsédés par l'idée de ne pas faire de jet de dé, à cause de la moulinette (the grind). J'avais donc une bande d'explorateurs qui surtout ne voulaient rien toucher, vaguement regarder où ils allaient, mais surtout, ne rien faire de trop précis. Même si mes descriptions ont certainement manqué de concret, de détail ou d'ambiance (pas facile à caser entre deux blagues), cette crainte que je demande un jet de dé en réponse à une de leur question ou action a complètement plombé le déroulement du jeu.
J'ai fini par placer un combat au vu de l'heure qui tournait, elle, contrairement au système. Là aussi, la question des cartes et du choix des actions (on fait un attaque, attaque, défense ? ou une attaque, feinte, feinte ?) a totalement écrasé, aplati, anéanti toute description ou immersion. On ne faisait pas un combat entre quatre paumés s'éclairant à la bougie contre des squelettes animés, on jouait au chi-fou-mi en comptant ses points de disposition.
Difficile de faire du JDR ou du roleplay quand le system matters tellement qu'il écrase tout le reste.
Là, je n'ai pas le temps de résumer le déroulement de l'aventure, ce sera pour une autre fois.
Pour moi, un flop total, et je n'ai pas tellement d'avis sur le jeu, au final
- Humphrey B
- Dieu des physiciens wargamers
- Messages : 5442
- Inscription : sam. avr. 03, 2010 7:35 pm
- Localisation : Troyes
- Contact :
Re: Père Castor, raconte-moi tes parties
Encore un mythe qui s'effondre : Chaviro joue.chaviro a écrit :Waouh, des joueurs qui postent leurs premiers commentaires au saut de la table, à 1h00 du matin![]()
Bon, oui, l'ambiance était, disons, tellement décomplexée que je me suis fait traiter de « Fabius du JDR » par les représentants de droite (de la table). Oui, je suis celui qui a eu le plus de difficultés à se faire entendre et à aligner deux phrases d'affilée au perchoir sans être interrompu par des vagues de trolleries, des bourasques de calembours et des tsunamis de remarques salaces provenant de l'hémicycle rectangulaire. Personne ne m'a semblé prêt à accepter les axiomes du dungeoncrawl, ce qui n'a pas aidé : « qu'est-ce qu'on fait là ? Pourquoi les villageois n'y vont pas, à notre place, dans le trou, puisqu'une gamine y est allé ? »
En tant que MJ, j'avais trop de choses à essayer de me rappeler pour marteler les beliefs & goals des personnages, et je ne me suis jamais autant senti perdu devant un scénario (pourtant, 10 pages à tout casser). Dire qu'on a testé Torchbearer hier soir et fait du JDR, tout ça parce que nous sommes restés assis à une table sur laquelle il y avait des feuilles de personnage, deux exemplaires du bouquin et un autocollant du kickstarter en rigolant, ce serait prétendre avoir fait le marathon de Paris alors qu'on est resté quatre heures debout à l'arrivée à regarder passer les coureurs en buvant de la bière (tiens, on a oublié la bouteille de cidre de Steve…).
En fait, je n'ai pas réussi à faire décoller les joueurs du système : dès le début et pour toute la durée de la partie, ils étaient obsédés par l'idée de ne pas faire de jet de dé, à cause de la moulinette (the grind). J'avais donc une bande d'explorateurs qui surtout ne voulaient rien toucher, vaguement regarder où ils allaient, mais surtout, ne rien faire de trop précis. Même si mes descriptions ont certainement manqué de concret, de détail ou d'ambiance (pas facile à caser entre deux blagues), cette crainte que je demande un jet de dé en réponse à une de leur question ou action a complètement plombé le déroulement du jeu.
J'ai fini par placer un combat au vu de l'heure qui tournait, elle, contrairement au système. Là aussi, la question des cartes et du choix des actions (on fait un attaque, attaque, défense ? ou une attaque, feinte, feinte ?) a totalement écrasé, aplati, anéanti toute description ou immersion. On ne faisait pas un combat entre quatre paumés s'éclairant à la bougie contre des squelettes animés, on jouait au chi-fou-mi en comptant ses points de disposition.
Difficile de faire du JDR ou du roleplay quand le system matters tellement qu'il écrase tout le reste.
Là, je n'ai pas le temps de résumer le déroulement de l'aventure, ce sera pour une autre fois.
Pour moi, un flop total, et je n'ai pas tellement d'avis sur le jeu, au final
“Harry, I’m going to let you in on a little secret. Every day, once a day, give yourself a present. Don’t plan it. Don’t wait for it. Just let it happen. It could be a new shirt at the men’s store, a catnap in your office chair, or two cups of good, hot black coffee.” – Agent Dale Cooper





