Nos Spadassins...
Ottavio Priorato
Né de famille relativement pauvre, très tôt il a montré de bons talents martiaux. Dans sa prime adolescence, il était le chef d'une petite équipe de forban en couche culotte qui faisait les 400 coups dans les bourgades ensoleillés autour de MonteArancia (tout petit patelin coincé dans des collines agricoles entre Cerri et Rocca), il donnait du fil à retordre à sa famille.
Durant ses années d'aventure d'ado, il avait rencontré une fille.
Anna, de la famille Renzi, influente à la cité état de Vicerezzo. Ils s'étaient rencontrés lors d'une fugue de l'enfant alors qu'ils avaient tous les deux 12 ans, une solide amitié s'était créée entre eux malgré le fait qu'elle ne puisse pas souvent venir le voir à cause de ses précepteurs. La famille elle-même d'Anna ne connaissait pas Ottavio, leur fille étant laissée à son éducation loin de la ville. Aussi quand il vient à Vicerezzo pour demander la main de leur fille, ils refusèrent. Le problème n'était pas qu'il n'était pas "de bonne famille" mais qu'il n'était personne.
A 15 ans, le voilà alors s'intégrer à l'armée de la cité. L'intégration fut compliquée. D'abord il fut accepté sans condition dans l'entraînement mais après plusieurs mois, vint le moment de l'intégrer à une unité. Il demandait l'unité de défense contre les cités voisines, réputée de grande qualité. Ce n'est que grâce à sa grande volonté qu'il a pu les cuisiner assez pour y être intégré.
Après quelques mois de dur combat mais aussi de camaraderies et de bourde, que Ottavio racontera avec joie et espièglerie, avec quelques cicatrices, il est accepté par la famille Renzi. Et put enfin s'unir à Anna.
Il avait 17 ans quand Vittoria est née. Ils vécurent plutôt bien dans les années qui suivirent, lui dans l'armée, elle devient une chanteuse et compositrice d'opéra influente. Vittoria grandissait pour être aussi tête brûlée que son père et avait du mal à subir la cage que représentaient les précepteurs de la famille Renzi.
Durant cette période, plusieurs fois Ottavio a vécu des batailles terribles, des pertes parmi ses camarades, des cicatrices nombreuses sont désormais visibles sur sa peau, une bonne partie date de cette période... mais pas les plus importantes.
Vittoria avait 5 ans lorsqu'un des nouveaux précepteurs la kidnappa. Il demandait deux choses en échange de la vie de la fille : l'exile de Anna et une forte somme d'argent. Il avait été payé par une famille influente dans le clergé qui trouvait les œuvres d'Anna dérangeantes, opposé à la vraie foi. C'est un passage très sombre de la vie d'Ottavio. L'armée ne voulait pas qu'il agisse, la famille Renzi voulait accepter les termes du contrat mais pas lui. Il prit la décision d'embaucher des spadassins pour mener un assaut sur la place forte qu'avait investi le criminel. Une ruine à quelques lieux de la cité.
Ottavio revint seul de cet assaut, alors qu'il approchait de la salle dans laquelle s'étaient retranchés les opposants, il découvrit que les spadassins avaient été soudoyés. Il doit les tuer, non sans perdre beaucoup de temps et gagner plusieurs fractures et plaies. Alors qu'il titubait pour retrouver sa fille, il se retrouvait face a une vision d'horreur : Vittoria, évanouie, maintenu au bord du vide d'une trappe dont aucune lumière ne ressortait par un homme frêle, rendu dément par l'echec de son plan. Alors que Ottavio approchait, il cria une dernière fois et sauta, laissant échapper la fille. Les deux moururent dans la chute, ils s'étaient trouvé juste au-dessus d'une vieille citerne souterraine, une parfaite oubliette. Ottavio échappa sa rage, sa colère, puis tomba de fatigue, épuisé et au bord de la mort.
Quand il se réveilla, il découvrit qu'il avait été secouru par un ami d'enfance avec qui il gardait des liens, qui avait pris peur en apprenant toute l'histoire par une lettre d'Anna et avait pressenti l'horrible conséquence de toute ceci. Il apprit dans les heures qui suivirent qu'Anna s'était donné la mort, que la famille Renzi l'avait rejetée, le considèrent responsable. La famille qui avait commandité cette affaire prit rapidement de l'influence en ville, au point où Ottavio fut jeté de la ville par la petite porte.
Ses années d'errances commençaient alors. Il devint spadassin voir criminel, s'intégrant quelque temps dans des petits groupes puis s'en trouvant exclu. Il finit par s'intégrer dans un dernier groupe, il ne les apprécie pas, mais, les années durant, il finit par en prendre la tête. C'était devenu une personne morne, solitaire, méchante, pleine de ressentiments. Il prenait toute les missions qui passaient qui s'opposait soit à Vicerezzo soit au culte du crucifié. L'alcool devint sa béquille, un démon qui le poursuit encore aujourd'hui.
Une quinzaine d'années d'errance passa, sans mouvement remarquable. La vie était misérable, chaque échec dans une mission les menaient à la mendicité et à la rapine. Un jour vint une mission, il devait tuer un Impérial, un maître d'arme dont la réputation commençait à gêner des personnes influentes. La mission se passa mal. Un premier assaut se solda par un échec, la cible n'était pas présente mais certains de ces élèves avaient mis une belle raclée au groupe. Une seconde fois, Ottavio et son groupe profita d'une expédition de l'homme pour lui tendre une embuscade. Malheureusement, ou pas, au moment décisif, ceux qui restaient du groupe prirent peur et s'enfuirent, le laissant seul. Il mena l'embuscade quand même, hargneux, vexé, déterminé.
C'était la fin de la traversée du désert. L'homme le mis au sol sans difficulté, et sans animosité, intrigué par le malfrat qu'il avait face à lui. Il lui proposa une opportunité : "Tu es seul désormais, et tu n'as rien a faire avec des criminels, rejoint mon école, tu auras une couche et tu pourras t'améliorer. Je ne sais pas ce que tu as perdu, mais je te propose aujourd'hui de te retrouver".
Kara Mustafa Pacha
Après les tensions entre le Califat et les différents royaumes, cités-États, principautés et autres fiefs durant la seconde moitié du XVIIe siècle, celui-ci a apaisé ses relations et s’est engagé dans le jeu diplomatique de la Péninsule. Afin d’entretenir de bonnes relations et de peser dans ces jeux d’influence, le Calife Mehmed Vahideddin a décidé d’envoyer des émissaires dans la Cité-État de Scavoli, grande ville d'Ital qui, grâce à sa puissante flotte militaire, a rendu difficile la conquête de l’Ibérie sans pour autant l’empêcher complètement.
C’est dans ce cadre que la famille du pacha arrive à Scavoli. Mustafa Köprülü Pacha est l’émissaire envoyé par le Calife pour gérer les relations entre le Califat et la cité. Avec lui, il emmène Kara Mustafa Pacha. Ce dernier arrive en bas âge en terre d'Ital. Il reçoit une éducation qui ne le passionne guère. D’ailleurs, il n’a jamais appris la langue de son pays d’origine, seules les traditions semblent l’intéresser. Il pense pouvoir apprendre le reste à son retour au pays.
Cependant, à l’âge de 16 ans, son père est disgracié à la suite d’une sombre affaire de « sofa », avant de disparaître.
Kara Mustafa Pacha se retrouve alors sans attaches familiales, avec une identité partagée entre deux cultures. Dans ces temps difficiles, il se tourne vers la religion. Incapable de choisir entre le culte de la Lune et le Culte du Crucifié, il devient pèlerin, en quête d’une voie capable de réconcilier ces deux foi — une forme de syncrétisme.
Il développe une fierté pour un pays qu’il n’a jamais vraiment connu, et qu’il idéalise.
Il aspire à devenir un savant, mais manque de rigueur et de discipline.
Il nourrit néanmoins une fascination profonde pour tout ce qui touche à la science et à l’ésotérisme.
Liv
Liv est une jeune femme de 21 ans
Ses cheveux sont des ondulations d'or et de cuivre
Elle mesure environ 1,57 et de constitution plutôt frêle
Elle n'est pas attirée par jeux de l'amour courtisane, les robes et les futilités habituellement attribués au monde féminin.
Elle porte des vêtements masculins sauf obligation strict. Elle se passionne particulièrement pour les arts d'apothicaire et au maniement de l'épée.
Psycho : Liv est une jeune femme taciturne et obsessionnelle, d'une haute vivacité d'esprit et elle est capable d'être d'une discrétion extraordinaire.
Histoire : Elle est la fille était la fille unique du seigneur de Tonavaig, gouverneur de l'île du même nom important seigneur de Nordia. Elle fût cependant témoin de l'assassinat de ses parents lors de la nuit du feu orchestrée par les inquisiteurs du Royaume alors qu'elle n'avait que 8 ans.
Suite à ce drame, elle fût recueillie par Ernst, seigneur de Storr et sa famille composée de sa femme Brunehilde et ses deux fils Callum et Raamsey. Ernst était l'ami de son père depuis toujours. Il lui offrit un foyer aimant dans lequel elle à pu grandir à l'abri d'une vie misérable.
Cependant, Liv n'est pas franchement intéressée par ces activités, certes elles sont utiles mais elle ce qu'elle aime c'est les arts de l'épée et la botanique. Son rêve ? retrouver les assassins de ses parents et se venger. 5 noms, 5 ordures dont elle s'est promis de les éliminer quoi qu'il en coute.
Elle quitte le confort de son foyer à l'aune de ses 21 ans. La raison ? Retrouver les auteurs de la mort de ses parents. Elle s'engage alors dans une petite équipe de mercenaire avec laquelle elle gagne l'argent nécessaire à la réalisation de son objectif. Elle y rencontrera d'autres spadassins qu'elle recroisera plus tard. Pour décompresser, elle s'adonne à l'écriture et au dessin. Elle a, par ailleurs, l'habitude de faire ses activités à "la taverne du Bouc qui pue". Susceptible, elle a tendence à frapper quiconque critique son art.
Fiorenza Pieretti
Fiorenza Pieretti a la trentaine, personne ne sait où elle est née, probablement dans le nord, elle connaît depuis longtemps l’ital, le régalien, l’impérial et le normen, autant de régions par lesquelles elle est passée.
Elle n’a pas de nom par ailleurs, Fiorenza n’est que son nom du moment. Et pour tout dire elle même ne connaît pas son vrai nom. C’est une enfant des rues qui a connu la faim, le froid, la violence et la solitude. Rien d’extraordinaire malheureusement.
Alors encore jeune, elle devient malgré elle une espionne, quand on lui a promis de quoi manger en échange d’informations sur ce qu’une innocente enfant comme pouvait glaner sans attirer l’attention. Elle n’a jamais vraiment su de quoi il retournait. Elle écoutait des gens, et répétait ce qu’elle entendait à d’autres. Quoi de mal à ça ? Elle s’en ai fait une spécialité, peu importe le contrat pourvu qu’elle n’ai plus faim, ni froid.
Sa méthode ? La discrétion par la banalité. Souvent embauchée comme femme de chambre ou servante chez ceux qu’elle espionne. Toujours sage et sans un mot de travers. Elle connaît les codes, les usages, et les divers métiers des servants.
Au fil des années ses compétences s’étaient étoffées, impostures, faux, arnaques, vols, etc.... elle n’est pour autant jamais tombé dans l’assassinat, trop brouillon selon elle. Bien que l’acte ne soit pas un problème moral pour elle.
Elle a aussi servi dans divers établissements, ou chez des artisans ce qui lui procura une bonne culture générale et beaucoup de débrouillardise sans pour autant qu’elle soit resté suffisamment longtemps pour acquérir une expertise, mais bon elle sait planter un clou, et faire la différence entre un ciseau et un rabot.
Seul un épisode de 3 ans a interrompu ce train de vie au milieu de sa vingtaine, faute de contrat elle fut embauchée comme commis dans la cuisine d’une bonne demeure dans les contrée orientales du Royaume. C’est à cette occasion qu’elle se lia d’amitié pour la seule fois dans sa vie avec la « Mère », une excellente cuisinière qui avait prit notre jeune espionne au chômage sous son aile jusqu’à ce qu’elle devienne sa seconde. Cette épisode joyeux c’était terminé de façon dramatique avec la mort de la Mère, cette dernière avait été frappé d’un mal violent avant de mourir un soir, léguant son livre de cuisine à notre amie. Le lendemain matin le maître des lieux était retrouvé mort, c’était alors que Fiorenza réalisa dépitée, que la « Mère » avait été la victime collatérale d’un empoisonnement. Dépitée de n’avoir rien vu venir, et sans employeur, elle repris son activité particulière.
Pendant ces quelques mois d'errances, elle croisa de nombreux spadassins... tantôt associée, maitresse, traitresse, voleuse ou assassin, elle ne laissa aucun indifférent malgré cette impression fugace de n'avoir croisé qu'un courant d'air assassin...
Depuis quelques temps Fiorenza travaille comme servante et cuisinière dans une école d’escrime, en faisant attention a bien rester médiocre, l’endroit n’est pas propice à montrer ses talents de cuisinière. On lui a demandé de surveiller l’établissement et de signaler le retour d’un ancien élève qui repasse régulièrement quand il a besoin de « disparaître » quelques temps.
Tout ce passait le plus discrètement du monde jusqu’à ce que ce vieux spadassin ivre mort tenta de « lui tâter la cuisse » selon ses dire. Ni une ni deux, Fiorenza le repoussa mais le bougre pas bien lucide sorti sa rapière pour défendre son égo blessé. Armée d’une simple louche en métal Fiorenza para sans effort les attaques du vieillard éméché.
Malheureusement elle fut surprise par le maître qui remarqua que notre ami avait des prédisposions pour le combat, et que je cite : « honnêtement elle fait meilleure spadassin que cuisinière ».
De prime abord, question discrétion ça n’arrangeait pas Fiorenza, mais elle commençait à devenir folle à mal cuisiner, alors bon, l’essentiel c’est de s’intégrer à tout prix.
Adolfo Muzolini
Adolfo Muzolini est né au cœur du pays d’Italica, dans une cité marchande. Fils unique d’un noble marchand de tissus, Don Emilio Muzolini, il grandit entouré de richesses et de privilèges. Son père, fin négociant, rêvait pour lui d’un mariage avantageux pour l’empire familial mais Adolfo, pourtant, n’avait d’yeux que pour la belle et douce Livia Orsini, fille cadette d’une famille mineure de la noblesse locale avec qui il entretenait une relation depuis 2 ans.
Mais trois mois plus tard, alors qu’elle rentrait d’une soirée chez sa tante, on la retrouva égorgée dans une ruelle près des quais. La garde classa l’affaire comme un simple vol qui avait mal tourné. Adolfo, fit embaumer le crâne de son épouse, y grava lui-même son prénom en lettres d’or "Livia" et le conserva dans une boîte d’ébène. Il jura devant sa tombe de retrouver qui l'avait assassiné. Il vendit une partie de son héritage, quitta la demeure familiale, enleva le "Don" et partit vers la capitale d’Italica.
Là, il se fit mercenaire. On l’appelait « l'ange de la mort Crâne », car même si il tuait ses ennemies avec efficacité parfois certain camarades pouvaient être blessé voir mourir a ses côtés sans raison, il se plongea dans la sorcellerie et fit un pacte avec KAZOUM une entité obscure basée sur la magie noire et la connaissance. Son nom commença à circuler dans le sud du pays.
Lors d’une mission dans des ruines oubliées il rencontra Ottavio Priorato. Ce dernier était à la recherche un codex de nécromancie. Mais dès la première nuit, une société secrète criminelle connue sous le nom de Médusa les prit en chasse.
Quelques mois plus tard, lors d’une autre mission il croisa Fiorenza Pieretti. Une seule nuit de passion violente, sans promesse, sans lendemain. Fiorenza disparut à l’aube avec sa troupe, ne laissant derrière elle qu’un poignard gravé de son nom et le souvenir d’un corps brûlant contre le sien. Adolfo ne la revit jamais.
Aujourd’hui, Adolfo Muzolini a trente-deux ans. Il réside aux Démons du Prince, une école d'escrime où les meilleurs bretteurs d’Italica viennent parfaire leur art.
Il attend sa prochaine mission.
Il attend surtout le moment où il pourra enfin poser la question qui le ronge depuis treize ans.
Qui a assassiné son premier amour ?
Errol Desleep
Errol est un descendant de la famille Desleep de Britania, jeune il est déjà curieux de la nature qui l’entoure. Il passe ses études à étudier les plantes et les animaux. Sa famille et sa jeunesse l'empêchent de partir dans le Nouveau Monde avant le début de la guerre. Les rares scientifiques qui sont revenus du Nouveau Monde sont devenu les idoles de Errol. Avant l’aide de sa famille, il se rend en Italica qui est une plaque tournante pour le commerce du monde civilisé. Plus précisément dans la ville de Scavoli qui se développe dans le domaine de la science avec une rumeur d'appartenance du prince à une société de scientifiques laïcs.
En arrivant sur Scavoli, Errol apprend que Madame Ottilia Del'Ursa est présente en ville, une des scientifiques revenues du Nouveau Monde. Il décide de s’inscrire dans la même école d'escrime qu’elle afin d’augmenter les chances de pouvoir lui parler et peut être en apprendre plus sur les formes de vie du Nouveau Monde !
Il en manque 2... qui me livreront leurs BG cette semaine !