[CR] Oltrée - Chroniques de la vallée du Tricol

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Momodedf
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Message par Momodedf »

Voici la carte de la satrapie du Tri-col.

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C'est une campagne pour du long terme avec une bonne douzaine de joueurs, en gros trois groupes qui se recoupent en fonction de la mission (et surtout de la disponibilité des joueurs).
Ce qui suit est le résumé de la partie d'hier plus un bout d'histoire racontée par un joueur. C'est la 6ème séance environ je suis en train d'écrire le reste, je réorganiserais les contenus en éditant les pages pour remettre en ordre chronologique.

Le seul fortin de la patrouille disponible étant en ruine, les patrouilleurs ont investi une tour abandonnée et ont pour objectif d'y consolider leur position. Ils recherchent de la main d'oeuvre et des ressources pour construire une palissade autour du périmètre de la tour et y aménager une forge, une armurerie, des baraquements, et autres bâtiments d'intendance.

Patrouilleurs présents :
  • Bhahr combattant-infiltrateur Norrois
  • Balasan combatant Cavalier
  • Dulvas combatant Norrois
  • Otherin druide Norrois
  • Gründson combatant-chroniqueur Norrois
Tertre maudit
N'ayant aucune carte de la région ils sont parti à l'aveuglette et suivent le cours d'une rivière, en espérant qu'un village se soit établi non loin du cours d'eau.
C'est alors qu'ils aperçoivent d'étranges élémentaires d'eau qui se rendent dans les terres. En suivant ces élémentaires ils arrivent en vue d'un tertre sur lequel les élémentaires se jettent, faisant émaner de dangereuses vapeurs toxiques aux alentours.
Une voix puissante résonne dans la tête des patrouilleurs, un appel au secours, une créature doté de pouvoirs psychiques serait enfermée dans le tertre. Malgré les vapeurs, qui l'affaiblissent, Dulvas avance vers le tertre.
Soudain il se met à creuser la terre de façon frénétique pour se frayer un chemin vers la tombe ensevelie. Très vite il est rejoint par Gründson qui est tout aussi possédé.
Leurs camarades finissent par les tirer de force hors de portée des vapeurs et de l’emprise mentale venant de l'intérieur du tertre, mais ils sont obligés d'attacher Dulvas à un arbre tant son esprit a été soumis.
L'odeur du sang sur les plaies de Dulvas attire une nuée de Stryges qui se jette sur les patrouilleurs. Obligés de se batter à la dague, les patrouilleurs réussissent tout de même à s'en débarrasser.

Partie de chasse en montagne
Les patrouilleurs sont blessés et l'après-midi est déjà entamée. Ils sont à cours de nourriture et doivent absolument chasser avant que la nuit tombe et que le froid leur interdise tout mouvement.
A la poursuite de gibier le groupe l'éloigne de la rivière et grimpe de plus en plus haut dans la montagne. Sans aucun pisteur expérimenté ils se retrouvent très vite perdus au milieu des rochers et de la neige.
Toujours affaibli Dulvas est victime des premiers signes du froid. Le groupe doit absolument faire demi-tour avant que la nuit ne tombe, et se contenter de ce qu'il a déjà récolté.

Mais la piste est dure à retrouver et rapidement la majorité du groupe est transi de froid. Il parviennent miraculeusement à retrouver le lit de la rivière et à installer un camp juste avant la tombée de la nuit.

Les chronique de Gründson le Norrois racontent la suite de leurs aventures.

Le bien triomphera : Licorne et Gobelourds
De l'autre côté de la rivière (Chronique de Gründson le Norrois)
Au réveil, on n'est toujours pas remis de notre putain de détour à travers la montagne. Dulvas reste le plus mal en point. Heureusement, j'ai pu distinguer de là-haut un village, de l'autre côté de la rivière. On pourra peut-être y trouver un abri pour la nuit, de la nourriture et passer des accords pour de la main d'oeuvre, pour fortifier nos positions.
Le froid nous mord les doigts, et on frissonne déjà comme des pucelles à l'idée de traverser la rivière. Pas le choix, on y va. Sur l'autre rive, Dulvas l'impétueux crée un feu pour nous sécher et nous réchauffer.
Et là, à quelques mètres, je remarque les traces de sang d'un animal. Rouge sur blanc. Tout frais. Il ne peut pas être loin.
Sans prendre le temps de manger, on se précipite sur les traces, et la piste nous mène tout droit vers ce qui semble être un cheval couché. Transport ? Nourriture ? Certains d'entre nous rêvaient déjà d'un bon steak chevalin. Mais la créature se redresse et nous regarde... Une putain de licorne !!! Ce truc était tellement majestueux que j'en ai eu le souffle coupé. Elle a essayé de se relever, mais ses blessures l'en empêchaient. Criblée de flèches, elle était.
J'ai dû raisonner Dulvas et Bhahr pour les convaincre de ne pas l'achever. Mec, je sais pas, elle était là, apeurée, à terre, et ses grands yeux m'apitoyaient malgré son attitude farouche.
J'ai regardé aux alentours pour voir si ses tortionnaires ou son maître étaient à portée de vue. En dressant l'oreille, des bruits de fond me sont parvenus.
"Faites gaffe les gars, un groupe en approche" ai-je fait aux gars par télépathie.
Le nouveau gars, le druide Otherin, se rapproche de la licorne pour essayer de la protéger. Quant à nous autres, on se tourne vers le bruit et on tarde pas à distinguer au loin un groupe de Gobelourds visiblement en chasse.
Echange mental sur l'attitude à adopter. Les Gobelourds sont en paix avec les hommes et les elfes depuis la fin des guerres gobelines. Nous mettons les mains sur nos armes, prêts à nous défendre, mais nous savons qu'il vaut mieux privilégier le dialogue. Ils sont en surnombre et on ferait mieux d'éviter les ennuis, avec ce froid qui nous affaiblit et nos capacités diminuées.
"Hé bande de gros balourds ! Vous savez que vos mères ressemblent à des grosses truies ?!!?"
On se regarde, tétanisés. La voix est venue de notre groupe. Une voix puissante, narquoise. Balasan ! Cet enfoiré de cavalier a pas pu tenir sa langue. Il nous fout dans la merde, putain !
L'affrontement est inévitable. Je vois rouge et entre en rage. Dix gobelourds, deux chiens et leur chef. Pas le temps de réfléchir, je fonce dans le tas et commence à taillader les monstres à coup d'épée longue. Je me prends quelques flèches. Ces enfoirés me blessent sérieusement. J'ai à peine le temps de voir les autres patrouilleurs se battre à mes côtés. Si je crève aujourd'hui, j'aurai été fier de faire ce chemin avec vous les gars.
Alors que je pensais voir ma vie défiler, je remarque le chef des Gobelourds poser un genou sur le sol. L'épée de Balasan le traverse de part en part. Leur chef mort, les quelques Gobelourds encore en vie ne demandent pas leur reste et détalent comme des lapins. Dulvas l'impétueux, le fanfaron, se lance à leur poursuite. Putain de gamin, petit con imprudent. Je suis trop mal en point pour le suivre. Qu'il se démerde ! Bhahr se charge de le courser pour le ramener.
Un éclair de lucidité me traverse. La licorne ! C'est certainement ces Gobelourds qui la chassaient. Putain de barbares sans loi. Je me tourne vers elle. Elle a toujours l'air effrayée. En même temps, je dois pas avoir une gueule des plus rassurantes avec ma peau tailladée, ma barbe de trois mois et ma grosse épée. Je pose cette dernière au sol et entreprends de ramper vers la licorne en ayant l'air le plus pacifique possible. Otherin est déjà à sa portée et tente d'observer ses blessures. Elle disparaît et réapparaît quelques mètres plus loin. Redoublant de prudence, Otherin s'approche et sort une petite fiole. J'arrête ma progression, intrigué. Le petit nouveau a l'air d'en avoir sous le coude. Je me retourne. Les autres, de retour bredouilles de leur chasse aux Gobelourds, ont l'air subjugué. Balasan, comme hypnotisé, va chercher de l'eau à la rivière. Dans le même état, Bhahr se met frénétiquement à cueillir une plante à fleur mauve qui pousse par poignées dans le coin. Ils reviennent comme des putains d'automates et soignent l'animal. Elle me regarde. Elle semble nous comprendre mieux que nous-même. Je reste fasciné.
Otherin parvient à lui faire boire sa potion. Elle se rétablit un peu. Se lève. S'approche de nous. Place ses naseaux sur nos blessures. Une chaleur douce nous submerge. Nos blessures cicatrisent ! Elle nous soigne !
Mais la nuit s'avance déjà, et il nous faut trouver de la nourriture pour la nuit. Le village étant à vue, on décide de s'y diriger après avoir fait nos adieux à la licorne. Je me tourne une dernière fois vers elle. Elle nous scrute. J'ai l'impression qu'elle regarde droit à travers nos coeurs. Je suis chamboulé.
Putain de licorne.
L'Auberge de la Licorne
Un village, une auberge (Chroniques de Gründson)
Harassés, on entre enfin dans le village repéré. Il était temps ! On a quasiment plus rien à becqueter et on est crevés de nos aventures. Affamés, on trace tout droit jusqu'à la première auberge qu'on voit. L'enseigne dessine une licorne. Amusés de la coïncidence, on entre.
L'aubergiste nous propose une nuitée et un repas chaud. On en rêvait depuis plusieurs jours. On se détend tous autour d'une bonne bière, et les langues se délient. Mis en confiance par l'attitude amicale du tenancier, on raconte notre rencontre avec la licorne et les Gobelourds. Les autres clients s'approchent au fur et à mesure qu'on raconte l'histoire. Des murmures s'intensifient alors qu'ils nous encerclent. Ils nous acclament comme des héros ! Apparemment, la licorne qu'on a soignée est un emblème du village. Elle est un élément du folklore et les villageois y tiennent énormément. Quant aux Gobelourds, ce n'est pas la première fois qu'ils posent problème et les humains s'inquiètent de leur présence croissante dans les environs.
Le chef du village nous honore de sa présence et paie quelques tournées. Echange mental entre les patrouilleurs. Sourires. On peut certainement trouver un accord, de la main d'oeuvre en échange de protection.
Dulvas, comme un putain de gamin impatient, est comme d'habitude le premier à ouvrir la bouche.
"On peut vous débarrasser de vos Gobelourds en échange de quelques-uns de vos hommes pour travailler pour nous.
-Ha bé les gars d'ici sont travailleurs, ça pour sûr, mais c'est à eux de décider hein ! J'en parlerai demain au conseil du village."
Mentalement, je supplie Dulvas de se montrer prudent dans ses paroles. Elles nous ont coûté de potentielles alliances plus d'une fois.
"Et les deux gars encapuchonnés dans le coin là, c'est qui ?"
Effectivement, ils avaient aussi retenu mon attention. Deux individus ne se mêlent pas à la liesse générale. Ils se découvrent. Ce sont des Sids.
"Plaît-il ?" s'enquit l'un d'entre eux.
"Parle-leur avec respect, tu sais comment sont les Elfes, Dulvas !!! Ne va pas nous attirer d'autres ennuis" crie-je à l'imprudent par télépathie.
Mais mon inquiétude est apparemment inutile. Ils se montrent plutôt amicaux et proposent même de faire route ensemble lorsqu'ils apprennent que Dulvas a fait connaissance avec certains de leurs compatriotes.
Éreinté et éméché, je prends congé et monte m'affaler sur le lit. Demain il faudra être en pleine possession de nos moyens pour négocier.
Je ferme les yeux et m'endors d'un sommeil sans rêves.
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Paiji
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Message par Paiji »

C'est prometteur. Où est-ce qu'ils sont sur la carte ?
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Message par Le Grümph »

Yeah
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Momodedf
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Re: [CR] Oltrée - Chroniques de la vallée du Tricol

Message par Momodedf »

Ils sont au niveau du petit village à deux hexagones au nord-est de la tête de mort (qui correspond au tertre maudit, enfin c'est plutot un tumulus).
La tour qui leur sert de QG est 5 héxa à l'ouest de ça.

Je me rend compte que le style d'écriture est pas top, à la base j'ai écrit les petits blocs pour que les joueurs aient le récap de tout ce qu'il s'est passé. Et la joueuse de Grundson a fait un récit très personnel.
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killerklown
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Message par killerklown »

Le "Hé bande de gros balourds ! Vous savez que vos mères ressemblent à des grosses truies ?!!?", c'est le résultat d'une carte de persécution ?
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Momodedf
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Re: [CR] Oltrée - Chroniques de la vallée du Tricol

Message par Momodedf »

killerklown a écrit :Le "Hé bande de gros balourds ! Vous savez que vos mères ressemblent à des grosses truies ?!!?", c'est le résultat d'une carte de persécution ?
Oui, c'est une persécution.
Je précise que le jet d'exploration avait donné un péril en plus. J'ai fait arriver deux ligues de 5 gobelours DV3, un chef gobelours DV 4 et deux chiens de chasse DV 2. La majorité des joueurs étaient contraints. A la base je pensais faire jouer des négociations autour de la licorne, du genre les PJ arrivent à sauver la licorne mais payent un tribut aux gobelours en échange.

Pour les stryges c'est encore pire, les joueurs décrivent un tertre/tumulus sur un péril, ils s'en sortent difficilement et le joueur le plus mal en point nous sort une persécution "Vous puez", j'ai transformé ça en odeur de sang du fait de ses blessures qui attire la nuée de colibris vampires.

C'était une partie vraiment hard, trois périls en tout (les Stryges, le froid intense en montagnes, les gobelours), si je fais le décompte de la partie ils ont bien moins de ressource qu'en commençant.
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killerklown
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Re: [CR] Oltrée - Chroniques de la vallée du Tricol

Message par killerklown »

D'un autre coté, c'est comme ca que je vois Oltréé : un jeu où tu en chies (en tant que joueur), où tu es souvent sur le fil du rasoir, mais où tu finis par survivre à d'énormes galères... qui deviendront des putains de souvenirs :wub:
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Momodedf
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Re: [CR] Oltrée - Chroniques de la vallée du Tricol

Message par Momodedf »

Salut !
Je ne suis pas très assidu pour écrire pourtant il s'est passé plein de choses dans cette vallée.
Un autre de mes joueurs a écrit un récit à la première personne, je vous le livre ici le journal de Dulvas le norrois.

Patrouilleurs présents : Dulvas, Otherin, Exilias, Icarius et Barkley

Trois nouvelles recrues.
"Il était peut-être costaud, mais on lui aura bien défoncé sa gueule à ce golem! Même si j'aurai pu me le faire tout seul..."

Après le combat contre le gros tas de pierre, Otherin et moi nous sommes restés un peu histoire de fouiller les alentours et ne pas passer à côté d'un truc intéressant, les autres quant à eux sont rentrés immédiatement ramener le butin à la tour.

Nous avions fini le tour des environs, il n'y avait rien de notable et on s'apprêtait à rentrer, mais alors qu'on rassemblait nos affaires, on voit s'approcher de nous trois types en tenu de patrouilleurs, ils n'ont pas l'air hostiles, plutôt amicales même et se présentent :

- Le premier, Exilias, une sorte de barde qui aurait des affinités avec le spiritisme ou un truc du genre, encore une discipline sans intérêt pour moi...

- Icarius un magicien plutôt du genre à aimer fouiner de vieilles ruines et à s'extasier devant d'anciennes reliques ou autres babioles qu'ils y trouveraient...

- Barkley un guerrier longue-barbe, sa voix insupportablement stridente va de pair avec l'inutilité de la plupart de ses propos, lui je pense que je ne vais pas trop l'aimer...

Je me dis que les deux premiers doivent être du genre intello peu utile en combat mais ils doivent surement avoir des talents intéressants dans d'autres domaines, le troisième à l'air de savoir se débrouiller avec une arme, mais il m'a surtout l'air insupportable et stupide...

Bref apparemment ce sont des jeunes patrouilleurs, ils suivaient un mentor plus expérimenté mais ils étaient restés bloqués dans le col à cause du golem, leur leader serait ensuite mort pour une raison quelconque... J'ai arrêté d'écouter leur histoire à cause de la voie stridente du longue-barbe, je ne sais pas si j'aurai pu écouter leur récit plus longtemps sans mettre mon poing dans ses gencives...

Et donc ils nous ont observé notre combat contre le golem et ont décidé ensemble qu'ils voulaient nous rejoindre,

Otherin n'a pas trouvé d'objection vu qu'on avait besoin de bras à la tour, moi non plus. (Mais je me réservais quand même le droit de faire taire définitivement le nain s'il devenait trop chiant)

Nous n'avions plus rien à faire là, alors tous les cinq on reprit enfin la route en direction de la tour.

Sur la route on ne tarde pas à rencontrer un pèlerin venant du village , il nous apprend que les villageois subissent des attaques régulièrement de la part des Gobelourds ces derniers temps.

Graah! Ces enfoirés n'ont pas compris la leçon qu'on leur avait donné avec l'histoire de la licorne, ces attaques sont probablement des représailles à la raclée qu'on leur a mis.

J'en ai laissé échappé quelques uns la dernière fois, ça m'était resté en travers de la gorge... J'avais bien envie de me rattraper en leur faisant bouffer la lame d'Enkess, les autres avaient aussi l'air partant pour enquêter là-dessus,

On décide donc finalement de faire un détour par le village avant de rentrer à la tour et de voir en quoi on pourrait aider ses habitants, après tout il s'agit de notre future main d'œuvre...

C'est donc direction vers le Nord que nous allons! En évitant le moulin, cet endroit est beaucoup trop flippant...
Deux lugubres maisons
Sur la route on aperçoit deux maisons, l'endroit est vraiment sinistre et semble abandonné, des cadavres d'oiseaux sur le sol, l'herbe et les plantations sont mortes etc. Bref cet endroit pue la mort...

Exilias confirme l'impression que donne cet endroit, il détecte des auras maléfiques aux alentours grâce à ses dons. On se regarde tous, on se demande ce qu'on fait, est ce qu'il faut contourner ses maisons ou les visiter ?

Ces mecs réfléchissent trop. Ils ont peur et n'osent pas prendre de risque alors sans attendre le consentement de mes camarades, je rentre dans la première maison en m'attendant au pire...

Aucune lumière... Je lance un sors de feu pour m'éclairer. Il y a un couple autour d'une table, les deux sont morts mais, tout comme les oiseaux dehors, aucune trace de blessure sur eux, je remarque quand même des traces bien visibles de nécrose sur leurs corps, qu'est ce qui les a tués? Une maladie? Un sort? Un empoisonnement? Dans tous les cas ça n'annonce rien de bon...

En fouillant un peu la pièce je trouve une trappe, en l'ouvrant je découvre qu'elle mène vers un garde-manger...

Putain de spectacle horrible! Je vois devant moi, par terre, les cadavres de trois enfants, dans le même état que le couple du haut, ils ont surement été planqué là par leurs parents mais ils n'ont pas échappé à ce qui les a tué.

La situation dans cette maison est vraiment sordide, un couple et trois enfants morts, je fais le point avec les autres et malgré l'horreur de la première maison je décide de visiter la deuxième...

De l'extérieur j'entends du bruit, comme des grattements sur la porte depuis l'intérieur,

"Il y a peut-être des survivants à l'intérieur! Il faut qu'on ouvre!"

Je prends mon arme en main, Barkley se met en position à côté de moi, les autres se préparent aussi au pire... J'ouvre!

Dans une pièce sans lumière, trois morts-vivants juste devant moi! Putin je ne m’attendais pas à ça!

Leurs regards sans vie se posent sur moi comme si j'étais un bout de viande qu'ils attendaient depuis des heures...

Merde! Je referme la porte et je me retourne vers mes compagnons! Les morts-vivants commencent à frapper sur la porte derrière moi, je ne sais pas si elle tiendra...

Je vois dans le regard de mes alliés qu'ils n'ont pas l'air rassurés, Ahah! Tant mieux moi non plus après tout! Mais un combat ne me fait pas peur, que l'ennemi soit vivant ou pas il suffit de taper suffisamment fort dessus pour qu'il tombe, et ça me permettra jauger mes trois nouveaux compagnons.

Je frappe la porte d'un coup d'Enkess, elle vole en éclat et les trois morts-vivants sont juste devant nous. C'est parti!

Barkley qui était à côté de moi devant la porte ne se dégonfle pas et balance un coup d'épée de haut en bas sur le zombie le plus proche et le coupe en deux. Pas mal petit! Quand il n'ouvre pas sa bouche pour sortir des conneries il peut finalement se montrer utile...

J'entends derrière moi Icarius qui nous demande de sortir de l'entrée, il prépare un sort et a besoin d'espace pour le lancer.

Ok! Je recule tout en balançant une javeline qui transperce la tête d'un mort-vivant et l'abat.

Il n'en reste plus qu'un devant nous mais d'autres sortent de l'obscurité de la pièce, bordel il y en a combien la dedans?! Ca va peut-être être plus compliqué que prévu...

Un des morts-vivants attaque Barkley, mais ce dernier réussit à esquiver et même à répliquer, il pourfend aussitôt son assaillant qui tombe immédiatement sur le coup et recule lui aussi.

L'entrée et maintenant dégagée, je m'attends à voir sortir ces zombies un par un et à trancher leurs chairs putréfiées.

Mais... je sens une chaleur derrière moi, je ne quitte pas l'entrée de yeux mais je vois soudain une grosse boule de feu passer devant moi, entrer dans la pièce et exploser tout ce qui s'y trouve, je me retourne et vois les mains d'Icarius encore fumante du sort qu'il vient de jeter... Whaou! C'était donc ça qu'il préparait! Génial!

Son sort a abattu tous les morts-vivants. On retrouve une demi-douzaine de leur cadavre à l'intérieur, la pièce a aussi été entièrement calcinée.

Barkley y trouve des chaines d'esclaves encore brulante et tient à les emporter, je ne pense pas qu'elles serviront à quelque chose mais si ca lui fait plaisir.

En tout cas elles nous indiquent que ce qui se passait ici ne devait vraiment pas être très beau à voir... Une famille retrouvée morte, des morts-vivants, des esclaves, des auras maléfiques...

J'en sais suffisamment pour ne pas vouloir rester là plus longtemps, on reprend notre route.
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