Mince! Je me rends compte que j'avais oublié de poster la toute dernière partie du CR:
Les fugitifs.
Les PJs reprennent la route, avec encore plus de précautions qu’avant, passant par les chemins forestiers et même à travers champs, plutôt que par les routes.
Ils arrivent dans un village de la "France profonde", si profonde que par charité nous en tairons le nom et le nommerons "Trouducu-en-chmol".
Avec ses allées (rues ?) fleurant bon le fumier et ses indigènes au regard si adorablement torve, Trouducu-en-chmol doit pourtant être (ou avoir été) un chef-lieu de Canton car sur ce qui lui tient lieu de place centrale on trouve un vague café-chambre d’hôte, l’église, la mairie-école communale, le bureau des P&T et une brigade de gendarmerie…
C’est justement le bureau des P&T qui intéresse le lieutenant Luchiani : il s’y précipite mais ne parvient pas à obtenir sa communication, devant en plu subir les sarcasmes continuels du vieux postier, ancien combattant de 14-18, qui lui ressasse sans fin, entre deux attentes de communication, que
"en quatorze ils s'accrochaient, eux, c’est pas comme aujourd’hui…" etc, etc, etc.
A l’extérieur, le capitaine D'Arochay de Lamargue et le sergent-chef De Groot attendant dans l’Hispano-Suiza.
Cet étrange équipage attire les deux gendarmes de la brigade de gendarmerie d’en face qui viennent les renifler en inspectant leurs papiers, avant de repartir l’air dubitatif...
Pour revenir 5 minutes plus tard, mousqueton au poing, pour les mettre en état d’arrestation, rien de moins.
Résumons : les PJs ont survécu à trois attaques aériennes, ont abattu un avion (amis, certes) d’un coup de fusil et survécu à mille embûches. Sont-ce deux gendarmes ventripotents qui vont les impressionner ?
Ha. Ha.
Un round plus tard, suite à une tape amicale assénée par De Groot, un des gendarmes crachait son foie dans la poussière tandis que l’autre essayait de reprendre sa respiration suite à un "massage maison" de la pomme d'Adam asséné par le bon docteur de Lamargue…
C’est le moment que choisit le lieutenant Luchiani pour revenir du bureau de P&T d'où il n'a pas pu envoyer sa communication. Après avoir considéré la situation, les PJs collent les gendarmes dans la cellule de leur propre brigade (non sans que le bon docteur de Lamargue ne leur eût préparé une ordonnance pour soigner leurs bobos –beaucoup d’arnica, merci)
Les PJs avisent les moyens de communication de la brigade : une radio et un téléphone qui, lui, semble fonctionner. Sur la table des communications les PJs trouvent un avis de recherche à toutes les brigades de gendarmerie donnant d’eux (et de leur voiture) un signalement précis avec une mention
"TRÈS SECRET –PRIORITAIRE".
Le lieutenant Luchiani décide de prendre le risque d’un appel téléphonique destiné… au Commissaire Maigret du Quai des Orfèvres !!
En quelques mots et avec les précautions d’usage sur une ligne pouvant être sur écoute, il l’informe de la gravité de la situation et du danger encouru. Il mentionne l’Inspecteur Lecreux (dont Maigret a entendu parler) et de la nécessité vitale de se mettre d’urgence en rapport avec lui. Maigret promet de faire son possible, mais compte tenu de la situation de chaos qui règne dans l’appareil de l’État il ne peut guère promettre plus…
Par contre, lorsque Luchiani évoque l’ex-inspecteur Antoine Levesque, Maigret est stupéfait, car à sa connaissance cet individu est
"décédé à Cayenne au début de l’année dernière" (soit début 1939)…
Décidément… on ressent derrière ce genre de disparition-résurrection une cabale puissante et bien organisée.
A la sortie du poste de gendarmerie, une mauvaise surprise les attend sous la forme d’une grosse flaque d’huile et d’essence mêlées sous leur voiture. L’explication, c’est que lorsque le Potez les a manqué de peu, on se souvient que les obus de 20mm, en explosant, ont criblé d’éclats le côté gauche de leur voiture, crevant également les réservoirs d’huile et d’essence d’icelle qui a répandu goutte après goutte ses précieux liquides.
La tentative de faire réparer sommairement l’auto chez le charron du patelin se heurte à une totale mauvaise volonté doublée, au niveau du prix, d’une tentative d’extorsion même pas dissimulée… De toute façon, la voiture est grillée avec son signalement diffusé dans toutes les gendarmeries de France et de Navarre.
La solution est, finalement, "d’emprunter" la camionnette des gendarmes moins rapide mais des plus utiles pour franchir d’éventuels barrages, surtout que les PJs prennent la précaution d’échanger leurs uniformes "Armée de Terre" pour d’autres également "empruntés" au poste de gendarmerie (et aux gendarmes eux-mêmes, et à leur corps défendant).
C’est donc transformés et nantis d’une nouvelle monture que les PJs prennent la route de Tours et du Château de Cangé où le destin de la France se prépare à être joué.
(A suivre)
Paiji a écrit :Ke dois dire que je suis accro et que j'attend avec impatience de savoir ce qui va se passer, vont-ils remettre les ordres d'arrêter Pétain à qui de droit, ces ordres seront-ils exécutés ? Et si oui, le MJ va t-il partir en uchronie totale ?
Réponse au prochain épisode...
...si on arrive à le jouer!!!!
Paiji a écrit :Merlock, tu as placé la barre très haut, va falloir assurer ...
C'est pas moi qui devrai assurer, c'est les joueurs.
Qu'ils réusissent ou échouent, dans les deux cas je sais ce qui se passera.