Mondes Barbares (CR pour Barbarians of Lemuria dans des settings persos)

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Khanissime
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Mondes Barbares (CR pour Barbarians of Lemuria dans des settings persos)

Message par Khanissime » jeu. mars 14, 2019 4:05 pm

La dernière sorcière d’Ugariat
 
Setting: Après le Déluge

Casting:
La Diablesse d’or une gladiatrice amnésique à l’origine inconnue
Zihan’tra enfant des jungles lointaines du Che’rr et accompagnée d’un tigre à dents de sabre
Hyksôs un pirate des îles du Croissant à la stature prodigieuse

 Nos trois personnages se retrouvent embringués, bon gré mal gré, au sein d’une troupe de mercenaires à la solde de la cité d’Ephet, engagés dans une bataille contre la puissante cité conquérante d’Ussur.
 Rapidement, leur régiment se fait tailler en pièces par les redoutables chars de guerre Ussurites et les charges de leurs mortels cataphractaires.

C’est exsangues, à bout de souffle, que les trois compagnons tentent de se frayer un chemin parmi la masse grouillante des lanciers ennemis appelés pour la curée. Leur seule échappatoire se trouve au sommet d’une petite colline où Yeshir, leur compagnon d’armes, les attend en compagnie d’un petit groupe de cavaliers légers, mais celui-ci finit par tourner bride et fuir le champ de bataille aux allures de charnier, laissant les trois camarades dans une fâcheuse posture.

 ...trois semaines plus tard... nous les retrouvons attablés à la table d’un caravansérail perdu au fin fond des territoires reculés de la Kodarie, faisant une bombance bien méritée après leur fuite rocambolesque de la bataille.
Bientôt, un groupe de soudards aux allures de brigands fait irruption dans les lieux, bousculant, menaçant la population apparemment habituée à leurs venues.

 Leur chef n’est autre que ce traître de Yeshir!

 Après un rapide échange de coups, ils ont Yeshir à leur merci. Celui-ci négocie sa vie en leur révélant qu’il a capturé une noble, sans doute une quelconque héritière d’une famille de Prince-Marchand probablement de la cité d’Ur-Baâl et qu’il comptait vendre aux premiers esclavagistes de passage. Il leur offrirait alors sa captive volontiers pour sauver sa misérable vie. Ils pourront très certainement en tirer une rançon beaucoup plus conséquente que lui.

 Arrivés au campement fortifié de Yeshir où les attendent une poignée d’autres déserteurs, celui-ci leur fait amener ce qui leur avait promit en la personne d’une magnifique jeune femme au port altier et aux yeux brûlant d’un feu exprimant à la fois une profonde passion et trahissant une colère insondable contre ses geôliers. Elle dit s’appeler Nuabi.

 Soudain, des flèches tombent de toutes parts, emportant plusieurs brigands dans la plus grande panique. Yeshir git, à genoux s’étranglant dans le flot de sang jaillissant de sa gorge transpercée.
S'ensuit une course effrénée pour les trois aventuriers qui, accompagnés de la belle Nuabi, fuient le campement par un étroit canyon secret sous une averse de flèches.

 La haine dans le regard, Nuabi leur révèlera que leurs poursuivants sont les hommes de Nuram-Sû son prétendu mari qu'elle a fuit quelques temps auparavant, un homme mauvais, impitoyable qui n'hésitera pas à tous les faire exécuter ne serait-ce que pour l'avoir touchée.

 Le petit groupe parvient à fuir, se retrouvant désormais dans les vastes plaines rocailleuses de cette partie de l'Amash, épuisés et surtout à pieds. Hyksôs avertit bientôt ses compagnons de l'arrivée d'une grande troupe de cavaliers soulevant un large nuage de poussière dans leur sillage.

Nuabi leur indique alors les évasifs contours d'une série de ruines se découpant dans le soleil couchant. C'est leur chance d'échapper à leurs poursuivants car ils savent qu'ils n'ont aucune chance de leur résister dans la plaine.
 Les ruines se révèlent être celles d'une antique cité délaissée par les hommes depuis fort longtemps. Tous ses bâtiments se sont effondrés au fil des âges et seul une immense structure ressemblant à une étrange ziggourat se dresse lugubrement devant eux dans la clarté lunaire.

Ils pénètrent dans ce qui semble avoir servi jadis de temple ou de palais et s'aventurent dans ces profondeurs qu'aucun être humain n'a foulé du pied depuis des âges.
Ils finirent par trouver une vaste salle flanquée de colonnes sous l'impulsion de Nuabi qui semble être étrangement à son aise dans ces lieux. Mais ils chassent vite leur pensée devant le véritable trésor qui avait été disposé au pied d'une gigantesque statue d'un être léonin au corps et visage d'homme flanqué de deux ailes immenses.

 Des cris d'alarme se firent rapidement retentir dans le temple: leurs poursuivants étaient toujours sur leurs talons!
C'est alors que Nuabi réveilla le gardien de pierre, prononçant d'étranges mots de pouvoir dans la Langue Interdite, alors que les compagnons étaient occupés à se remplir littéralement les fouilles d'un monceau de butin!

 Le Gardien du temple réveillé, Nuabi fuit alors les lieux, parfaitement à son aise dans l'obscurité totale du temple alors que les trois compagnons luttent pour leur vie contre la monstruosité tout droit vomie des Enfers-Qui-Guètent! Les hommes de Nuram-Sû finirent par arriver et tombèrent nez-à-nez sur le tigre du Che'rr de Zihan'tra provoquant encore plus de panique et de confusion à cette scène déjà cauchemardesque.

 Hyksôs et Zihan'tra purent vaincre la bête au terme d'une mêlée sauvage alors que la Diablesse d'Or tenta de rattraper la jeune femme qui leur avait caché terriblement bien son jeu, en vain. Leur victoire fut de courte durée et ils finirent par être capturés par les soldats à la solde de Nuram-Sû qui mit le temple à sac et tenta de l'incendier ... sans succès malgré ses nombreuses tentatives, mais jamais ne retrouvèrent-ils Nuabi la sorcière.
 Nuram-Sû décida alors de la faire emmurer vivante dans cet endroit oublié de tous qui deviendrait son tombeau, car s'il ne pouvait l'avoir alors personne ne le pourra jamais.

 C'est donc enchaînés que les trois infortunés protagonistes de cette histoire partent en compagnie de leur lourde escorte en direction d'un destin qui leur réservera encore de nombreuses surprises.
Dernière modification par Khanissime le sam. mars 30, 2019 7:54 am, modifié 2 fois.

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nonolimitus
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Re: Mondes Barbares (settings persos pour Barbarians of Lemuria)

Message par nonolimitus » jeu. mars 14, 2019 4:25 pm

Très bon CR !!!

Vivement la suite...
Nonolimitus
le MJ avec du gobelin dedans !!!
"Fort heureusement, un peu de séchage et une carotte lui ont remis les idées en place." Poulpivre

Terisonen
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Re: Mondes Barbares (settings persos pour Barbarians of Lemuria)

Message par Terisonen » jeu. mars 14, 2019 8:25 pm

Ca c'est du Conan!
Bon, en fait: les jeux à niveau ça craint, les jeux à secret ça craint aussi.

Parzifal
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Re: Mondes Barbares (settings persos pour Barbarians of Lemuria)

Message par Parzifal » jeu. mars 14, 2019 9:02 pm

Bonjour, très bon CR merci, l'histoire est vraiment intéressante avec cette fausse prisonnière, est-ce que c'est un scénario de ton cru ?

Khanissime
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Re: Mondes Barbares (settings persos pour Barbarians of Lemuria)

Message par Khanissime » jeu. mars 14, 2019 9:08 pm

Merci pour vos retours! :)

Oui, c’est un scénar maison.

Cthulhu rex
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Re: Mondes Barbares (settings persos pour Barbarians of Lemuria)

Message par Cthulhu rex » ven. mars 15, 2019 10:53 pm

Excellent Greg !!!👌
Comme toujours. ;)

Khanissime
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Re: Mondes Barbares (settings persos pour Barbarians of Lemuria)

Message par Khanissime » dim. mars 17, 2019 7:57 am

Les Vautours du Shem


Setting: le monde Hyborien de Conan

Le soleil. Ardent, aveuglant, impitoyable. Cela faisait des jours, des semaines ou peut-être même des mois! qu'il brûlait les chairs de l'Hyrkanien.
La morosité et le silence de la roue de la douleur étaient parfois brisés par le claquement retentissant d'un fouet ou les râles d'un autre prisonnier. Beaucoup étaient morts sous le joug des Shémites mais Toruq ne leur laisserait jamais ce bon plaisir.

Comment en était-il arrivé là? Il avait du mal à se souvenir, comme si le désert et la chaleur lui avaient jusqu'à dérobé une partie de son âme. Heureusement pour lui, ses années passées à mendier dans les rues de Shadizar lui inculquèrent l'art de passer inaperçu et ses folles années dans les steppes d'Hyrkanie à chasser le cerf ou les caravanes de marchands lui avaient endurci le corps et le coeur.

C'était un survivant, aussi féroce qu'un loup affamé et véloce qu'un faucon des steppes. Mais il était rusé et savait bien qu'il ne pourrait s'enfuir de cet enfer brûlant seul.



Avec lui il y avait Gabai, un shémite d'une tribu nomade ennemie de celle de leurs geôliers. Lui aussi était un survivant mais il commençait à ressentir la morsure du fouet qui lui était administré pour le simple plaisir des gardes. Toruq savait que sans lui, il n'aurait aucun espoir de quitter cette partie du désert, aussi s'assurait-il de partager sa part de flagellation lorsque Gabai menaçait d'y succomber.


Il y avait aussi un Argosséen, dont il n'avait jamais pu retenir le nom. Le bougre était rapide, au moins autant que lui, et s'était un véritable feu follet: qu'importaient les entraves il parvenait toujours à s'en libérer.
Les gardes, cependant, n'appréciaient pas ces tours de force et les lui rappelaient à l'occasion avec forces coups et brimades.
Mais ce diable de Barrachan semblait s'en moquer. Lui aussi pourrait lui être plus qu'utile pour s'évader.


Parmi les autres prisonniers notoires il y en a qui retenait particulièrement son attention : un vieillard Kushite à la barbe aussi blanche que ses cheveux et sa peau étaient noirs. Il parlait peu et maugréait plus qu'autre chose, ce qui n'était pas pour choquer l'Hyrkanien plutôt coutumier du fait. Mais le vieux Oki était aussi un shaman, ou seuls les dieux savaient comment on appelait les hommes de sa condition dans le Kush profond et ses yeux trahissaient d'une vigueur insoupçonnée. Ils auraient aussi besoin de la protection des esprits et de toute la magie possible pour fuir ce trou puant et aride qui pourrait tout aussi bien devenir leur tombeau.


Enfin il y avait tous les autres pauvres ères qui tentaient de survivre au jour le jour dont Yildiz, un Turanien peu bavard, un énorme Darfari aux dents aiguisées, un Ophirien aux oreilles trop lestes, et une poignée de femmes dont la belle et pure Anishka.



Ce dernier détail aurait été de peu ou pas d'importance pour Toruq, sauf qu'Anishka s'avérait être une fille de noble de Zamora où la virginité n'avait pas de prix. Ou plutôt si et il était suffisant pour motiver le chien de guerre de s'emparer de la fille comme butin compensatoire à ses récents déboires...

...et le fait que la jeune Zamorienne lui témoigne de l'affection ne rentrait certainement pas dans l'équation.



Un soir, une caravane lourdement gardée arriva au camp et causa forts tumultes chez les gardes. Cela ne pouvait signifier qu'une seule chose : la venue du maître en personne.

Toth Amon n'était pas un Shémite mais un ténébreux Stygien aux yeux aussi noirs que la plus profonde des nuits sans lune. C'était un homme à l'âme desséchée et aux désirs contre nature. Un sorcier à n'en point douter se disait Toruq, ce qui rendait Toth Amon encore plus dangereux à ses yeux.

Il vint également en compagnie d'une superbe femme, Zamorienne elle aussi, répondant au nom d'Oxana et au moins tout aussi perverse que ce chacal Stygien.

Ils laissèrent aux gardes de nombreuses amphores de vin avant de s'en repartir en compagnie de la jeune Anishka, ce qui déplu fortement au voleur Hyrkanien.

Il fallait donc agir vite avant que la fortune que représentait Anishka s'évanouisse comme un mirage.


Toruq rassembla ses compagnons et ils décidèrent de profiter de l'ébriété des gardes pour s'enfuir à la faveur des ténèbres.


Durant ses longues nuits passées sous leur tente défraîchie par les intempéries du désert, Toruq avait fabriqué un poignard de bois qu'il avait gardé pour une occasion comme celle-ci et il le mit à profit en surinant le garde venu vérifier la quiétude des prisonniers en profitant de l’animosité de celui-ci envers Gabai.

Il revêtit ses vêtements et ce faisant trouva le jeu de clefs permettant d'ouvrir leurs fers! Bientôt tous les prisonniers de la tente, excepté l'Ophirien à la parole douteuse qu'il dû étrangler pour qu'il ne dévoile rien de leurs plans, furent libérés et prêts à agir.

Toruq sortit de la tente déguisé en garde Shémite en compagnie du Barrachan qui se fondit dans les ombres comme un démon de la minuit, puis ils se débarrassèrent de deux autres gardes et traînèrent leurs corps dans la seconde tente où Yildiz et les autres prisonniers l'accueillirent dans la stupeur, leurs yeux effarés.
Il les libéra eux aussi et dû calmer les ardeurs meurtrières de la bête cannibale du Darfar qui s'apprêtait à sortir sus aux gardes la bave aux lèvres.

Ce chien sauvage devenait un problème pour lui et il faudrait qu'il s'en occupe, mais plus tard. Là, ils avaient fort à faire pour s'occuper de leur fuite.


Mais un chien de guerre ne se transforme pas en chacal fuyard en l'espace d'une nuit et la soif de sang et de vengeance de l'Hyrkanien commencèrent à s'imposer en son esprit comme un maître tyrannique...

Accompagné du pirate d'Argos, ils parvinrent à pénétrer dans les tentes des gardes vidées de leur présence comme ceux-ci étaient occupés à boire et à maltraiter les femmes.
Ils y découvrirent de nombreuses armes et équipement ainsi qu'une cassette remplie d'or et d'argent dans la plus petite des tentes, trouvaille que Toruq se garda bien de dévoiler à ses autres compagnons.

La vue de tout cet or transporta son esprit dans les limbes écarlates de ses désirs de richesse, de gloire et de sang. Il fut tiré de sa rêverie par un cri de guerre bestial suivit d'un hurlement de douleur.
Il ne tarda pas à comprendre que le Darfari avait finalement pu laisser libre cours à sa frénésie dévorante. Par Erlik, cet idiot allait causer leur perte!

Les gardes commencèrent à réagir et à abandonner leurs outres et leurs amphores au profit de cimeterres et d'arc et Toruq su qu'ils devaient réagir sans perdre de temps.
Ces chiens étaient peut-être ivres mais ces diables de Shémites restaient d'excellents archers...

...Tout comme les Hyrkaniens, et Toruq leur en fit la démonstration.


Tandis que les cris de fureur et de douleur retentissaient, ses traits filèrent étincelants dans la clarté lunaire et touchèrent cible après cible avec une précision mortelle. Six gardes tombèrent, transpercés par les flèches de l'Hyrkanien pendant que les survivants furent mis en pièces par les prisonniers enragés.

Leur chef, un robuste guerrier au turban bigarré, tenta de fuir mais sa tentative se heurta à nouveau à la fureur de Toruq et de son compagnon Barrachan : la tête du capitaine transpercée d'une flèche vola dans les ténèbres du désert qu'elle teinta d'écarlate un bref instant.

Une vive clameur parcouru alors tout le camp et secoua le sable froid et humide pareille à une tempête. C'était là un concert de cris et de hurlements de rage et de joie d'hommes privés depuis trop longtemps de leur liberté et qui la récupéraient par le prix du sang de leurs geôliers.



Pour Toruq les réjouissances ne durèrent qu'un court instant, son esprit déjà occupé à réfléchir à un moyen de récupérer Anishka et de se venger de Toth Amon, mais après chaque victoire venait le butin.

Lui, le Barrachan et le vieux Oki contemplèrent le contenu de la cassette avec des yeux en reflétant le contenu scintillant. Le Darfari déboula alors dans la tente et clama sa part du butin.

Ce fut là sa dernière parole. La lame de Toruq décrivit un arc de cercle parfait et la tête aux dents limées du colosse se détacha de son corps d'ébène. Le message fut clair pour tous les autres prisonniers : nul autre que lui et ses deux compagnons ne clamera sa part du buutin ou il mourra en essayant.

Après avoir ramassés le trésor et les vivres, ils partirent à dos de chameau sillonner le désert, Gabai en tête. Malgré l’éreintante fatigue qui les submergeait, ils s’étaient lancés aux trousses de leur ancien maître avec la ténacité et la rage de prédateurs affamés.
C’est au bout de plusieurs jours d'errance qu’i retrouvèrent enfin sa piste.

Ils laissèrent Gabai aux soins de sa propre tribu qui leur offrit vivres et chevaux et se mirent en route séance tenante en direction des montagnes du Kezankan et au-delà du pastoral Khauran et de la décadente et voluptueuse Zamora.



Toruq fronça les sourcils à cette pensée car il ne connaissait que trop bien ce pays où la mort prenait des allures de paradis.



Pour info, cette Saga est assez vieille (4 ans) et a été maîtrisée par Sama64 (CasusNO) en utilisant les règles de l’édition Legendary et n’est pas de mon cru.

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Re: Mondes Barbares (CR pour Barbarians of Lemuria dans des settings persos)

Message par Khanissime » sam. mars 30, 2019 8:26 am

Les derniers jours de Q'at

[setting: Après le Déluge]



Après avoir accepté (ou plutôt avoir été contraints faute de richesse), d'escorter un individu singulier répondant au nom de Shamar Tebh et se proclamant sorcier,


Baramnon l'assassin de Nezbeth 

Kitaï le nomade Tangut 

et Zoq "la bête" barbare Wazghuli 
...

...partirent en direction des profonds cañons du Gurgesh à la recherche de la cité perdue de Q'at, l’obsession du sorcier.

Cependant, leur association avec celui-ci fut de courte durée comme ils décidèrent de quitter le groupe de mercenaires, ou plutôt de vils soudards s'étant adonné à coeur joie au pillage des différents hameaux qu'ils croisèrent sur leur route.

Pire, le lieutenant de Shamar Tebh, un colosse répondant au surnom du Fils du Dévoreur, une brute sanguinaire adepte du culte bestial de Gorgron, le Taureau-Dévoreur s'adonna à des actes de cannibalisme sur les infortunés villageois.


S'ensuivit alors une courte poursuite à laquelle une brusque tempête de poussière mit fin alors qu'ils atteignirent enfin les cañons du Gurgesh.


Leur périple éreintant dura plusieurs jours avant qu'ils finissent par découvrir par hasard la cité de Q'at, après avoir dû fuir une attaque d'hommes dégénérés où ils perdirent leur chameau transportant leurs vivres.


C'est donc assoiffés et affamés qu'ils se tinrent devant l'écrasante majesté de la cité troglodytique et son entrée gigantesque à la noirceur impénétrable.


Celle-ci leur révéla une architecture magnifique aux fresques et mosaïques incrustées d'une multitude de pierres précieuses rivalisant de beauté.
Elles captivèrent l'attention de Baramnon et de Zoq qui s'employèrent à en déloger le plus possible.
Kitaï, quant à lui, observa attentivement l'histoire relatée par les fresques dépeignant l'histoire du peuple de Q'at.

Il décela une odeur douceâtre aux douces effluves sucrées qu'il suivit et s’aventura, seul dans le silence et les ombres millénaires, captivé par celles-ci. Il pénétra dans une chambre semblant avoir été figée dans le temps.

...une table en bois ciselé débordant de mets et de vin se tenait proche d'une élégante couche où se tenait la plus merveilleuse créature qu'il ait jamais vu.
Adoptant une posture lascive et ne le quittant pas du regard, elle l'invita alors à se délasser et à profiter de son hospitalité. Totalement sous le charme de cette étrangère, celle-ci lui plaça alors une main sur sa poitrine et il fut instantanément transporté dans le corps d'une femme à une époque reculé où il vécut les derniers jours de Q'at avant qu'elle ne fut saccagée par d'étranges hommes aux armures noires et casques cornus.



Il finit par se défaire du rêve et de l'emprise de Yashana, cette étrange créature tentant clairement de dominer son esprit rudimentaire de nomade. il regagna ses compagnons au moment où les mercenaires de Shamar Tebh firent irruption dans la cité.

Ils eurent à peine le temps de se cacher avant que Zoq ne fuit à nouveau, ses instincts superstitieux de barbare ébranlés par la malfaisante présence du sorcier.


S'ensuivit une nouvelle course-poursuite au cours de laquelle ils défirent plusieurs mercenaires avant d'atteindre une gigantesque nécropole dans les entrailles de la montagne.

Là, ils réveillèrent une créature féline et prédatrice faite d'ombres mouvantes. Attaqués par ce rôdeur intangible semblant invincible comme leurs lames ne faisaient que passer au travers, ils durent aussi à la fois affronter les hommes de Shamar Tebh ainsi que le Fils du Dévoreur qui, au terme d'un violent corps-à corps fut défait par le poignard de Zoq planté jusqu’à la garde au milieu de son casque taurin.

Kitaï entendit une voix dans les méandres de son esprit enfiévré par la bataille lui répétant Akasha, Akasha et il reconnut celle-ci comme celle de Yashana. À peine avait-il prononcé ce mot de pouvoir que le rôdeur des ombres prit forme mortelle avant d'être terrassé par l’assaut fébrile de Baramnon qui préleva néanmoins le prix du sang sur l’assassin.
Kitaï fit sauter une étrange sphère de métal poli des mains du sorcier et ils luttèrent un bref instant pour le contrôle de celle-ci avant que le Tangut ne la récupère pour de bon.



Shamar Tebh prononca alors un autre mot de pouvoir et aussitôt tous les os de la gigantesque nécropole se mirent à bouger en une gigantesque vague ensevelissant tout sur son passage.
Zoq et Kitaï parvinrent à s'enfuir in extremis mais ce ne fut malheureusement pas le cas de Baramnon qui fut enseveli sous des tonnes d'ossements allant rejoindre ceux des anciens habitants de Q'at pour l'éternité.

Quant au sorcier, celui-ci disparut sans laisser de traces après avoir jeté son maléfice. 

Kitaï et Zoq laissèrent derrière eux la maudite cité et les restes de leur compagnon profitant des vivres de leurs ennemis vaincus pour quitter les traitres cañons du Gurgesh.

Ils ne s'aperçurent pas de la silhouette féminine qui les contempla avec envie depuis l'entrée de la cité maudite jusqu'à ce que leurs silhouettes ne s'évanouissent à l'horizon.


Où leur route allait-elle les mener?

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