Dr Hiatus a écrit : ↑ven. juil. 31, 2026 4:23 pm.
Quand on regarde le graph posté par @cdang au-dessus, on peut remarquer que le pétrole et le charbon ont commencé à croitre nettement moins vite autour de 2010, quand les pentes des autres courbes se maintiennent (sauf pour le bois).
En y repensant... Je me demande si cette inflexion, c'est pas la suite de la crise financière de 2007-2008.
Les États ont pu avoir chaud aux caisses, et cherché des moyens de dépenser moins en énergies.
Tu vois un moment un peu comparable sur la courbe post 1974 : la crise du pétrole.
La production en énergie croit alors visiblement moins vite.
Traduction : les fossiles coûtent trop cher, faut trouver un moyen d'économiser.
Ce qui s'est fait à cette période, c'est pas de chercher à produire moins d'énergie, mais de continuer à en produire avec moins de pétrole.
Sur ce segment, courbes de charbon et de pétrole ne sont pas parallèles, on a besoin d'énergie moins chère.
Mais surtout, on rationalise, on cherche sa s doute des économies sur l'extraction et la chimie, à obtenir plus d'efficience pour les centrales... J'imagine que sur cette période, la conso en barrils et la production en Twh d'énergie doivent avoir des courbes qui s'écartent, plus ou moins selon les pays.
Bref : quand c'est trop cher, on achète moins.
Ce qui est intéressant sur les années actuelles, c'est justement le coût de telle ou telle source.
Quand installer des capacités de renouvelables :
- te donne une source moins chère à l'heure
- qu'est renouvelable, justement, parce qu'une fois installée t'as besoin de faire bouger watmille
moins de tonnes de matos pour qu'elle continue à produire -"renouvelable", quoi
ptett qu'acheter moins de la source plus chère c'est envisageable, et que ça se pense un peu différemment que lorsque une énergie non-renouvelable venait en concurrencer une autre plus ancienne.
C'est pas le tgcm des GES, hein, je sais bien que le capitalocène et l'extractivisme peuvent parfaitement suivre la tendance et nous étouffer avec.
Je pense juste que c'est en train de se faire, que c'est un assez gros changement (probablement plus de modalité que de nature, mais ça ça se constate pas au présent) et qu'il a un potentiel de mieux ou de moins pire dedans.
Le moins pire ou le mieux : j'en veux bien !
Tiens, au passage une vidéo pas loin de mon mood sur laquelle je suis tombé :
Le parallèle entre droits civiques et écologie est.. vite validé, mais je crois au point au besoin de travail politique, de pas rester dans son coin.