Les livres dont vous n'êtes pas le héros (et sans image)
- vivien
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Re: Les livres dont vous n'êtes pas le héros (et sans image)
@Morningkill je viens de regarder le pitch des nouvelles, je pense que je vais essayer de me le trouver. Pour moi c'est du bon roman de gare.
ok on a rien a se dire, mais on a tout le temps de trouver avant que le réchauffement climatique nous tue tous.
- Morningkill
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Re: Les livres dont vous n'êtes pas le héros (et sans image)
C'est fort probable ! Après, voila, c'est des petites nouvelles (a part la premiere de mémoire), ca implique une certaine concision, ce qui accèlere le rthme usuel de king : j'ai beaucoup aimé king, mais y a quand même des bouquins ou l'essentiel de l'horreur pendant 80% du livre c'est l'anticipation par le lecteur de ce qu'il va se passer (de mémoire, Simetierre)
Et je l'avais découvert ado. (moi aussi avec la couverture de frzetta qua rien a voir)
- vivien
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Re: Les livres dont vous n'êtes pas le héros (et sans image)
Justement, c'est dans les nouvelles/novellas que j'aime bien king.
ok on a rien a se dire, mais on a tout le temps de trouver avant que le réchauffement climatique nous tue tous.
- Sakagnôle
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Re: Les livres dont vous n'êtes pas le héros (et sans image)
moi aussi
(double Troll!

Vous ne l'avez sans doute pas remarqué mais j'ai changé mon avatar!
- Sammael99
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Re: Les livres dont vous n'êtes pas le héros (et sans image)
Erwan G a écrit : ↑jeu. févr. 12, 2026 10:50 am Bref, Stephen King est, sans aucun doute, un garçon intéressant. Il écrit bien. Mais ce qu'il écrit n'est pas pour moi. Je pense que je correspond plus, en tant que lecteur, à des Kurt Vonneguth ou à des Terry Pratchett. Ou à bien d'autres auteurs. Mais pas à Stephen King. Ce n'est pas bien grave.
J'ai adoré King ado, et continué à en lire adulte jusqu'à ce qu'il me perde avec l'interminabilité de la Tour Noire, que j'ai abandonné au 5è tome.
Le premier King que j'ai relu après ça (sans doute en 98 ou 99) c'est Holly l'an dernier, que j'ai beaucoup apprécié parce qu'il n'y a pas de fantastique et parce que la personnage principale a une vraie profondeur.
Dans mes souvenirs, Danse Macabre avait été une claque, et Marche ou Crève et la Peau sur les Os m'avaient vraiment secoués aussi. Avec le recul, les Simetierre, Ça et autres gros titres d'horreur, nettement moins. Et puis il y a Le Talisman et Le Fléau dont j'ai des bons souvenirs, et que j'aimerais sans doute relire, mais... ils font 700 pages...
Mozart n'a pas écrit que le Boléro de Ravel. Mais aussi plein d'autres trucs beaucoup moins connus (comme le canon de Pachelbel). - Le Grümph
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Re: Les livres dont vous n'êtes pas le héros (et sans image)
En parlant du fléau, il y a une adaptation en mini série sur m6 replay (je crois), bah c'est nul. Voilà c'est tout pour moi à la prochaine !
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- Erwan G
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Re: Les livres dont vous n'êtes pas le héros (et sans image)

SECONDE FONDATION
Cycle de Fondation, tome 3
Isaac Asimov
Alors, le Mulet est le roi du monde. Pardon, il est le Premier citoyen d’une nouvelle forme d’Empire, qui a réussi à soumettre Fondation et plein d’autres planètes. Mais son grand drame est de ne pas savoir où est la seconde Fondation et il continue de la chercher. Pour cela, il mandate Han Prichter, l’ex agent de renseignement de Fondation qu’il a converti à sa cause et lui adjoint l’assistance d’un membre de sa cour, l’un des rares à n’avoir pas bénéficié du traitement psy du Mulet et qui dispose, donc, d’un esprit totalement non modifié. Les deux hommes vont se mettre à la recherche de la seconde Fondation. S’en suit une novela qui va jouer sur les doutes : le jeune courtisan est-il un agent de la seconde Fondation ? Le Mulet les suit-il ? Réussira-t-il à s’imposer psychiquement face aux agents de la seconde Fondation ? Les ont-ils d’ailleurs trouvés ? Savent-ils qu’il sait qu’ils savent qu’il sait et, ce faisant, peut-il faire ce qu’il veut faire qu’ils savent qu’il veut faire ou leur plan machiavélique est-il percé à jour par le Mulet ? Et si c’est le cas, le savent-ils ? Et sait-il qu’ils savent ? Bref, à la fin, le Mulet finit seul et il meurt sur son trône de Premier citoyen.
Alors, on reprend quelques années plus tard : l’Empire du Mulet s’est effondré et Fondation a repris sa liberté. Mais certains de ses membres se doutent qu’ils ne sont que des outils entre les mains de la seconde Fondation et que leur futur ne dépend que de ce que ce double maléfique conçoit comme plan ou comme projet. Ils vont donc reprendre les recherches du Mulet pour essayer de trouver la seconde Fondation et s’en libérer. Mais voilà que la fille de l’un des principaux conspirateurs, du haut de ses 14 ans, se croit dans un film d’espionnage et décide de partir à l’aventure, en allant avec l’un des conspirateurs sur Kalgan, l’ancien siège de l’Empire du Mulet, pour trouver des réponses à leurs questions. Peu de temps après, Kalgan décide de conquérir Fondation. La guerre galactique redémarre. Et le nouveau Premier citoyen de Kalgan, chef de guerre devenu empereur, les références à la Rome antique étant légion dans ce cycle, décide de faire de cette jeune fille, descendante de la Bayta qui a empêché le Mulet de trouver la seconde fondation, son épouse pour asseoir sa légitimité. Man dieu, mais que va-t-il donc se passer ?
Alors, ce troisième tome est bien meilleur que le précédent, cela ne fait aucun doute. Les « nouvelles » dont plus des novellas, elles sont plus structurées et un peu plus passionnantes. Mais. Mais je ne suis pas un grand client des plans dans les plans dans les plans qui se confrontent aux plans dans les plans. Les éléments cachés sont trop nombreux, en apparence, mais en même temps, très visibles pour ceux qui s’en donnent la peine : le Premier orateur, dont on découvre le nom à la fin du tome, dirigeant de la seconde Fondation, n’est jamais décrit ni représenté. Ce qui permet de révéler à la fin du tome qu’en fait, il est X, le personnage secondaire dont on a vaguement entendu parler et qui n’avait pas l’air si important que cela. Et qui est donc totalement prévisible.
Je ne boude pas mon plaisir, mais je regrette un peu ce coté jeux de l’esprit un peu facile, parfois ou, à tout le moins, ce jeu de révélations trop surprenantes de la mort qui tue. Mais c’est un petit reproche pour un bon roman. Et je suis curieux de voir comment la série va développer ces éléments complémentaires.
Va prophétiser ailleurs, c'est interdit dans le centre ville !
- Silenttimo
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Re: Les livres dont vous n'êtes pas le héros (et sans image)
@Erwan G : si tu n'aimes pas le fantastique, je comprends que King te laisse froid.
Toutefois, je ne peux que conseiller quelques King, pour lire autre chose que du fantastique, parce que si le fantastique prend une part prépondérante dans son oeuvre, il n'a pas écrit que cela.
- la nouvelle "la corniche" dans "Danse macabre" : une sombre histoire de vengeance parce que le type a forniqué avec la mauvaise personne ;
- le recueil "Différentes saisons" : les 3 premières novellas (sur 4) ont toutes les 3 donné une adaptation ciné intéressante ou excellente, à savoir "Les évadés", "Stand by me", "Un élève doué".
- le roman court "La petite fille qui aimait Tom Gordon" : une jeune ado égarée dans les Appalaches au cours d'une rando doit se débrouiller, mais écouter les matchs de Tom Gordon lui donne du courage (elle a un walkman).
- le roman court "Colorado Kid" : une jeune femme vient effectuer son stage de journalisme au sein d'un journal local sur une île du Maine. Il ne se passe pas grand chose, mais les personnages sont rendus extrêmement sympathiques, notamment ses vieux mentors qui gèrent le journal de l'île depuis plusieurs décennies, et lui proposent de résoudre un mystère jamais élucidé.
Après, j'ai adoré "22/11/63", à part la fin que j'ai trouvé un cran en-dessous, mais il faut accepter UN postulat fantastique qu'on découvre assez rapidement.
L'enquête sur l'assassinat de Kennedy, et plus spécifiquement sur les années qui précèdent en suivant L.H. Oswald, ainsi que l'atmosphère du début des 60's sont très bien rendues.
Et le personnage au bout de sa peine qui retrouve goût à la vie est intéressant, et ses motivations très humaines.
Alors ce n'est pas de la grande littérature, mais cela montre une autre facette de King, et c'est très bien mené.
Toutefois, je ne peux que conseiller quelques King, pour lire autre chose que du fantastique, parce que si le fantastique prend une part prépondérante dans son oeuvre, il n'a pas écrit que cela.
- la nouvelle "la corniche" dans "Danse macabre" : une sombre histoire de vengeance parce que le type a forniqué avec la mauvaise personne ;
- le recueil "Différentes saisons" : les 3 premières novellas (sur 4) ont toutes les 3 donné une adaptation ciné intéressante ou excellente, à savoir "Les évadés", "Stand by me", "Un élève doué".
- le roman court "La petite fille qui aimait Tom Gordon" : une jeune ado égarée dans les Appalaches au cours d'une rando doit se débrouiller, mais écouter les matchs de Tom Gordon lui donne du courage (elle a un walkman).
- le roman court "Colorado Kid" : une jeune femme vient effectuer son stage de journalisme au sein d'un journal local sur une île du Maine. Il ne se passe pas grand chose, mais les personnages sont rendus extrêmement sympathiques, notamment ses vieux mentors qui gèrent le journal de l'île depuis plusieurs décennies, et lui proposent de résoudre un mystère jamais élucidé.
Après, j'ai adoré "22/11/63", à part la fin que j'ai trouvé un cran en-dessous, mais il faut accepter UN postulat fantastique qu'on découvre assez rapidement.
Spoiler:
Et le personnage au bout de sa peine qui retrouve goût à la vie est intéressant, et ses motivations très humaines.
Alors ce n'est pas de la grande littérature, mais cela montre une autre facette de King, et c'est très bien mené.
"Mieux est de ris que de larmes écrire, pour ce que rire est le propre de l'homme" (Rabelais)
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Re: Les livres dont vous n'êtes pas le héros (et sans image)
Attention : si vous êtes allergiques aux thèses dumeziliennes et au comparatisme indo-européen, et un adepte inconditionnel des thèses de J-L Bruneaux par ex, épargnons-nous mutuellement du temps et de l’énergie : sautez mon message.
Ceci étant dit :
Valery Raydon et Claude Sterckx : "Hagiographie bretonne et mythologie celtique: Le cas de saint Goëznou, avatar chrétien du dieu Dagda."
Résumé (merci Babelio)
Claude Sterckx est une référence pour ceux qui s’intéressent aux celtes et est sans doute plus connu que Valery Raydon. Donc parlons de ce monsieur :
Le Dagda (dieu druide et plus ou moins assimilable à Zeus/Jupiter chez les Gréco-Latins) est un des sujets de recherche principaux de Valery Raydon. Si j’osais je dirais que « le Dagda c’est son dada ». Il en a même fait le nom de sa page humoristique lié aux celtes sur les réseaux sociaux « Le chaudron du Dagda » et c’est aussi accessoirement (hum) le nom d’un de ses ouvrages les plus connus (je les recommande tous). Notons que le monsieur a aussi une chaîne YouTube que je recommande chaudement. Pour en revenir au Dagda, cette figure pan-celtique (un peu comme Lug, Lugh, Lugus, Lleu) se retrouverait en Gaule notamment via la figure de Sucellos (le bon frappeur).
En résumé ultra rapide : St Goëznou est donc un saint breton, à qui un seigneur local offre un lopin de terre pour construire un monastère. Selon un motif classique des légendes européennes* : la taille n’est pas définie et c’est avec une condition spécifique (autant qu’en une journée/nuit ou avec une peau d’animal) que la surface sera établie. Dans une version de son hagiographie, St Goëznou utilise un bâton fourchu dont l’extrémité à deux branches va tracer un sillon. Le bâton trace un sillon extrêmement profond et sur une grande distance.
C’est ce premier indice original qui pousse les auteurs à s’intéresser au saint. En effet le bâton fourchu est un des attributs du Dagda et outre divers pouvoirs** ce bâton est connu pour tracer des sillons extrêmement profonds (ils pourraient servir de fossé de frontière entre les royaumes par ex.)
Bien sûr ce n’est pas le seul attribut commun et outre ce saint breton, les auteurs vont s’intéresser à des saints irlandais et écossais.
Ce livre a plusieurs avantages : le premier est qu’il met en lumière (encore une fois) le processus de christianisation de divinités païennes en saint/sainte mais pour une fois sur un exemple beaucoup moins connu (la relation « Dyonisos –> St Denis , Birgit -> Ste Brigitte de Kildare est plus connue par ex.), ce qui outre intéresser le passionné de mythologie/folklore que je suis, vient aussi titiller mon côté parpaillot et sa sainte (hu-hu-hu) horreur du culte des saints.
Un autre avantage c’est qu’il se lit facilement. Pas besoin d’avoir de grandes références et d’avoir lu X fois les mythes dont parlent les auteurs (même si en avoir connaissance est un plus bien sûr) pour apprécier sa lecture. Il est court, se focalise sur un sujet précis et n’utilise pas tout un jargon technique qui obligerait à recourir à un dico.
A titre personnel je l’ai trouvé passionnant.
D’un point de vue rôliste, ça peut donner des idées pour des scénarios dans Légendes Celtiques, Pendragon et bien-sûr #jeprèchepourmaparoisse Ynn Pryddein.
Ah j'oubliais rien que pour encourager les auteurs qui mettent leurs notes en BAS DE PAGE et pas en fin de chapitre (ça mérite la triple mort) ou en fin de bouquin (ultra chiant) vous devez acheter ce livre.
*On le retrouve par exemple pour les saxons qui s’installent en Grande Bretagne.
** Je m’en suis inspiré pour le scénario « la chasse du grand sanglier blanc » pour Ynn Pryddein #AutoPubGratuite
Ceci étant dit :
Valery Raydon et Claude Sterckx : "Hagiographie bretonne et mythologie celtique: Le cas de saint Goëznou, avatar chrétien du dieu Dagda."
Résumé (merci Babelio)
« L’hagiographie médiévale de Goëznou, saint breton dont le centre du culte était installé à Gouesnou près de Brest, présente la singularité d’avoir recyclé des motifs mythologiques propres au dieu au maillet des Celtes, appelé Dagda en Irlande et Sucellos en Gaule. À partir de ce constat, les auteurs nous convient à une passionnante enquête à la recherche de l’origine de la source exploitée et des motivations qui avaient pu conduire un monastère du Bas-Léon à façonner le personnage de son saint fondateur à partir du modèle d’un ancien grand dieu du paganisme celte.
Les auteurs nous proposent en parallèle un voyage dans l’ancienne religion des peuples celtes, à la découverte de rituels propres au culte du dieu au maillet panceltique qui firent l’objet pour certains d’une récupération par l’Église et qui survécurent jusqu’au XIXe siècle en certains secteurs des pays celtophones : rite de passage de la vie à la mort et vice versa, mais aussi rite pour soigner les maladies mentales. »
Claude Sterckx est une référence pour ceux qui s’intéressent aux celtes et est sans doute plus connu que Valery Raydon. Donc parlons de ce monsieur :
Le Dagda (dieu druide et plus ou moins assimilable à Zeus/Jupiter chez les Gréco-Latins) est un des sujets de recherche principaux de Valery Raydon. Si j’osais je dirais que « le Dagda c’est son dada ». Il en a même fait le nom de sa page humoristique lié aux celtes sur les réseaux sociaux « Le chaudron du Dagda » et c’est aussi accessoirement (hum) le nom d’un de ses ouvrages les plus connus (je les recommande tous). Notons que le monsieur a aussi une chaîne YouTube que je recommande chaudement. Pour en revenir au Dagda, cette figure pan-celtique (un peu comme Lug, Lugh, Lugus, Lleu) se retrouverait en Gaule notamment via la figure de Sucellos (le bon frappeur).
En résumé ultra rapide : St Goëznou est donc un saint breton, à qui un seigneur local offre un lopin de terre pour construire un monastère. Selon un motif classique des légendes européennes* : la taille n’est pas définie et c’est avec une condition spécifique (autant qu’en une journée/nuit ou avec une peau d’animal) que la surface sera établie. Dans une version de son hagiographie, St Goëznou utilise un bâton fourchu dont l’extrémité à deux branches va tracer un sillon. Le bâton trace un sillon extrêmement profond et sur une grande distance.
C’est ce premier indice original qui pousse les auteurs à s’intéresser au saint. En effet le bâton fourchu est un des attributs du Dagda et outre divers pouvoirs** ce bâton est connu pour tracer des sillons extrêmement profonds (ils pourraient servir de fossé de frontière entre les royaumes par ex.)
Bien sûr ce n’est pas le seul attribut commun et outre ce saint breton, les auteurs vont s’intéresser à des saints irlandais et écossais.
Ce livre a plusieurs avantages : le premier est qu’il met en lumière (encore une fois) le processus de christianisation de divinités païennes en saint/sainte mais pour une fois sur un exemple beaucoup moins connu (la relation « Dyonisos –> St Denis , Birgit -> Ste Brigitte de Kildare est plus connue par ex.), ce qui outre intéresser le passionné de mythologie/folklore que je suis, vient aussi titiller mon côté parpaillot et sa sainte (hu-hu-hu) horreur du culte des saints.
Un autre avantage c’est qu’il se lit facilement. Pas besoin d’avoir de grandes références et d’avoir lu X fois les mythes dont parlent les auteurs (même si en avoir connaissance est un plus bien sûr) pour apprécier sa lecture. Il est court, se focalise sur un sujet précis et n’utilise pas tout un jargon technique qui obligerait à recourir à un dico.
A titre personnel je l’ai trouvé passionnant.
Ah j'oubliais rien que pour encourager les auteurs qui mettent leurs notes en BAS DE PAGE et pas en fin de chapitre (ça mérite la triple mort) ou en fin de bouquin (ultra chiant) vous devez acheter ce livre.
*On le retrouve par exemple pour les saxons qui s’installent en Grande Bretagne.
** Je m’en suis inspiré pour le scénario « la chasse du grand sanglier blanc » pour Ynn Pryddein #AutoPubGratuite
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Re: Les livres dont vous n'êtes pas le héros (et sans image)
pour des éléments cachés c’est ballot.. Les éléments cachés sont trop nombreux, en apparence
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Re: Les livres dont vous n'êtes pas le héros (et sans image)
Cuchurv a écrit : ↑ven. févr. 13, 2026 11:45 am
Résumé (merci Babelio)
« L’hagiographie médiévale de Goëznou, saint breton dont le centre du culte était installé à Gouesnou près de Brest, présente la singularité d’avoir recyclé des motifs mythologiques propres au dieu au maillet des Celtes, appelé Dagda en Irlande et Sucellos en Gaule. À partir de ce constat, les auteurs nous convient à une passionnante enquête à la recherche de l’origine de la source exploitée et des motivations qui avaient pu conduire un monastère du Bas-Léon à façonner le personnage de son saint fondateur à partir du modèle d’un ancien grand dieu du paganisme celte.
Les auteurs nous proposent en parallèle un voyage dans l’ancienne religion des peuples celtes, à la découverte de rituels propres au culte du dieu au maillet panceltique qui firent l’objet pour certains d’une récupération par l’Église et qui survécurent jusqu’au XIXe siècle en certains secteurs des pays celtophones : rite de passage de la vie à la mort et vice versa, mais aussi rite pour soigner les maladies mentales. »
St Goëznou est donc un saint breton, à qui un seigneur local offre un lopin de terre pour construire un monastère.
Un peu plus qu'un simple seigneur local, il s'agit de Konomor, le Barbe Bleue à la sauce armoricaine
2 Points de CLETCSOOEF par fidélité conjugale (erreur judiciaire qui ferait passer l'affaire Dreyfus pour un fait divers)
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Re: Les livres dont vous n'êtes pas le héros (et sans image)
Florentbzh a écrit : ↑ven. févr. 13, 2026 3:06 pmCuchurv a écrit : ↑ven. févr. 13, 2026 11:45 am
Résumé (merci Babelio)
« L’hagiographie médiévale de Goëznou, saint breton dont le centre du culte était installé à Gouesnou près de Brest, présente la singularité d’avoir recyclé des motifs mythologiques propres au dieu au maillet des Celtes, appelé Dagda en Irlande et Sucellos en Gaule. À partir de ce constat, les auteurs nous convient à une passionnante enquête à la recherche de l’origine de la source exploitée et des motivations qui avaient pu conduire un monastère du Bas-Léon à façonner le personnage de son saint fondateur à partir du modèle d’un ancien grand dieu du paganisme celte.
Les auteurs nous proposent en parallèle un voyage dans l’ancienne religion des peuples celtes, à la découverte de rituels propres au culte du dieu au maillet panceltique qui firent l’objet pour certains d’une récupération par l’Église et qui survécurent jusqu’au XIXe siècle en certains secteurs des pays celtophones : rite de passage de la vie à la mort et vice versa, mais aussi rite pour soigner les maladies mentales. »
St Goëznou est donc un saint breton, à qui un seigneur local offre un lopin de terre pour construire un monastère.
Un peu plus qu'un simple seigneur local, il s'agit de Konomor, le Barbe Bleue à la sauce armoricaine
I didn't expect some Breizh inquisition !
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Re: Les livres dont vous n'êtes pas le héros (et sans image)
Ma fille (14 ans au compteur) regarde avec fascination depuis quelques temps déjà les masterclasses d'écriture de Brandon Sanderson.
Du coup, pour son anniversaire il y a quelques mois, je lui ai offert le premier tome (éponyme) de la série Mistborn, me disant qu'il serait intéressant et utile qu'elle lise la prose de celui dont elle écoutait les conseils. Elle a adoré, et a du coup eu le second pour Noël et s'est acheté le troisième avec son argent de poche fin Décembre.
Je me suis dit que j'essaierais bien de voir de quoi il retournait et si le succès de cet auteur de ma génération mais à l'émergence relativement récente était justifiée, et j'ai donc lu ce même Mistborn.

Premier constat: j'ai beaucoup plus de mal à lire des bouquins de 700 pages que quand j'avais 25 ans. Je ne sais pas à quoi c'est du, mais il m'a fallu bien trois semaines pour en venir à bout.
Mistborn, vous vous en doutez, n'est pas de la grande littérature, mais il faut reconnaitre que ça se lit bien et que c'est fluide. Sanderson ne s'essaie pas à du grand style, mais il a le mérite de la clarté. L'écriture se laisse oublier, chose somme toute pas si rare dans la fantasy contemporaine.
D'autre part, il essaie de s'éloigner un peu des tropes éculés de la fantasy à papa. On aurait du mal à trouver la filiation avec Tolkien, Howard ou Vance en lisant ce Mistborn. Un point de plus pour lui, même si au final, au niveau des schémas de narration et des retournements, on reste quand même en terrain familier (voire même ça cède un peu souvent à la facilité).
Pendant un bon bout de la première partie, j'ai quand même pas mal pensé à Scott Lynch et au deux premiers tomes des Gentleman Bastards (je n'ai jamais lu le troisième) qui, dans mon souvenir, étaient par contre nettement plus efficaces.
Et c'est là le principal reproche finalement que je ferais à Mistborn: y avait-il vraiment besoin de 700 pages? Certes elles ne sont pas désagréables à lire, mais j'aurais nettement plus apprécié avec plus de concision et d'efficacité.
On me dira que ce n'est pas un bien méchant reproche, et on aura raison. Dans le détail, on a quand même pas mal de petits trucs bancals et peu plausibles, particulièrement dans le dénouement de ce premier tome qui tire un peu fort sur la corde de ma suspension d'incrédulité.
Mais bon, ça reste de la fantasy décente, ce qui, tout bien considéré, est quand même mieux que 80% de la fantasy que j'ai pu lire, même à l'époque où je m'enquillais des bouquins de 700 pages au petit déjeuner.
Du coup, pour son anniversaire il y a quelques mois, je lui ai offert le premier tome (éponyme) de la série Mistborn, me disant qu'il serait intéressant et utile qu'elle lise la prose de celui dont elle écoutait les conseils. Elle a adoré, et a du coup eu le second pour Noël et s'est acheté le troisième avec son argent de poche fin Décembre.
Je me suis dit que j'essaierais bien de voir de quoi il retournait et si le succès de cet auteur de ma génération mais à l'émergence relativement récente était justifiée, et j'ai donc lu ce même Mistborn.

Premier constat: j'ai beaucoup plus de mal à lire des bouquins de 700 pages que quand j'avais 25 ans. Je ne sais pas à quoi c'est du, mais il m'a fallu bien trois semaines pour en venir à bout.
Mistborn, vous vous en doutez, n'est pas de la grande littérature, mais il faut reconnaitre que ça se lit bien et que c'est fluide. Sanderson ne s'essaie pas à du grand style, mais il a le mérite de la clarté. L'écriture se laisse oublier, chose somme toute pas si rare dans la fantasy contemporaine.
D'autre part, il essaie de s'éloigner un peu des tropes éculés de la fantasy à papa. On aurait du mal à trouver la filiation avec Tolkien, Howard ou Vance en lisant ce Mistborn. Un point de plus pour lui, même si au final, au niveau des schémas de narration et des retournements, on reste quand même en terrain familier (voire même ça cède un peu souvent à la facilité).
Pendant un bon bout de la première partie, j'ai quand même pas mal pensé à Scott Lynch et au deux premiers tomes des Gentleman Bastards (je n'ai jamais lu le troisième) qui, dans mon souvenir, étaient par contre nettement plus efficaces.
Et c'est là le principal reproche finalement que je ferais à Mistborn: y avait-il vraiment besoin de 700 pages? Certes elles ne sont pas désagréables à lire, mais j'aurais nettement plus apprécié avec plus de concision et d'efficacité.
On me dira que ce n'est pas un bien méchant reproche, et on aura raison. Dans le détail, on a quand même pas mal de petits trucs bancals et peu plausibles, particulièrement dans le dénouement de ce premier tome qui tire un peu fort sur la corde de ma suspension d'incrédulité.
Mais bon, ça reste de la fantasy décente, ce qui, tout bien considéré, est quand même mieux que 80% de la fantasy que j'ai pu lire, même à l'époque où je m'enquillais des bouquins de 700 pages au petit déjeuner.
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Re: Les livres dont vous n'êtes pas le héros (et sans image)
Plaît-il ?
Tout le monde s'attend à l'inquisition bretonne.
Dès qu'il est question d'histoire, de gastronomie, de musique ou de langue bretonne, tu peux être sûr que chaque évocation donnera lieu à une correction pointilleuse précision érudite.
Elle-même pouvant donnant lieu une fois sur deux à une contre-précision, un démenti basé sur une légende hyper locale, ou une blague à base de beurre ou de chouchen. Et ainsi de suite.
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Re: Les livres dont vous n'êtes pas le héros (et sans image)
Sammael99 a écrit : ↑ven. févr. 13, 2026 3:41 pm Ma fille (14 ans au compteur) regarde avec fascination depuis quelques temps déjà les masterclasses d'écriture de Brandon Sanderson.
Du coup, pour son anniversaire il y a quelques mois, je lui ai offert le premier tome (éponyme) de la série Mistborn, me disant qu'il serait intéressant et utile qu'elle lise la prose de celui dont elle écoutait les conseils. Elle a adoré, et a du coup eu le second pour Noël et s'est acheté le troisième avec son argent de poche fin Décembre.
Je me suis dit que j'essaierais bien de voir de quoi il retournait et si le succès de cet auteur de ma génération mais à l'émergence relativement récente était justifiée, et j'ai donc lu ce même Mistborn.
Premier constat: j'ai beaucoup plus de mal à lire des bouquins de 700 pages que quand j'avais 25 ans. Je ne sais pas à quoi c'est du, mais il m'a fallu bien trois semaines pour en venir à bout.
Mistborn, vous vous en doutez, n'est pas de la grande littérature, mais il faut reconnaitre que ça se lit bien et que c'est fluide. Sanderson ne s'essaie pas à du grand style, mais il a le mérite de la clarté. L'écriture se laisse oublier, chose somme toute pas si rare dans la fantasy contemporaine.
D'autre part, il essaie de s'éloigner un peu des tropes éculés de la fantasy à papa. On aurait du mal à trouver la filiation avec Tolkien, Howard ou Vance en lisant ce Mistborn. Un point de plus pour lui, même si au final, au niveau des schémas de narration et des retournements, on reste quand même en terrain familier (voire même ça cède un peu souvent à la facilité).
Pendant un bon bout de la première partie, j'ai quand même pas mal pensé à Scott Lynch et au deux premiers tomes des Gentleman Bastards (je n'ai jamais lu le troisième) qui, dans mon souvenir, étaient par contre nettement plus efficaces.
Et c'est là le principal reproche finalement que je ferais à Mistborn: y avait-il vraiment besoin de 700 pages? Certes elles ne sont pas désagréables à lire, mais j'aurais nettement plus apprécié avec plus de concision et d'efficacité.
On me dira que ce n'est pas un bien méchant reproche, et on aura raison. Dans le détail, on a quand même pas mal de petits trucs bancals et peu plausibles, particulièrement dans le dénouement de ce premier tome qui tire un peu fort sur la corde de ma suspension d'incrédulité.
Mais bon, ça reste de la fantasy décente, ce qui, tout bien considéré, est quand même mieux que 80% de la fantasy que j'ai pu lire, même à l'époque où je m'enquillais des bouquins de 700 pages au petit déjeuner.
C’est à lui que la veuve de Jordan a confié la fin de la Roue du temps (3 tomes de 1000 pages). Même si la fin est un peu abrupte (je soupçonne que quand il dit « j’ai repris le chapitre prévu par Jordan » ça veut dire « le brouillon tel quel »), la différence de style est imperceptible entre la fin du tome 11 et le début du 12, ce qui est très fort. L’Ultime Bataille est aussi très bien (même si bon c’est Austerlitz avec des Réprouvés et de la magie) et les petits tricks de la toute fin sont bien trouvés.
Bref un préjugé favorable (est-ce encore un préjugé après 3000 pages ?), il faudrait que je creuse.










